The Clash

Infos
The Clash est l'un des groupes majeurs de l'histoire du rock et du punk rock britannique. Le groupe a commencé sa carrière en 1976 et s'est dissout en 1985. En 2003, le groupe entre au Rock and Roll Hall of Fame. Les deux personnalités les plus importantes en étaient Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant. Son style, généralement rattaché au mouvement punk, est aussi décrit comme un rock de combat. C'est un groupe qui se caractérise é
The Clash

The Clash est l'un des groupes majeurs de l'histoire du rock et du punk rock britannique. Le groupe a commencé sa carrière en 1976 et s'est dissout en 1985. En 2003, le groupe entre au Rock and Roll Hall of Fame. Les deux personnalités les plus importantes en étaient Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant. Son style, généralement rattaché au mouvement punk, est aussi décrit comme un rock de combat. C'est un groupe qui se caractérise également par sa capacité à intégrer à sa musique des styles différents dans l'esprit de puiser à la source des racines musicales de ses membres, parmi lesquels le punk, le rock, le rockabilly, le reggae, le ska ou encore le dub . Le Clash a été un des premiers groupes blancs à assimiler le reggae (reprise de Police & Thieves de Junior Murvin sur leur premier album et leur composition (White Man) In Hammersmith Palais en 1979).

Histoire

Mick Jones, l'un des fondateurs du groupe.

Formation et succès britannique (1976-1978)

Au départ composé de Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon, Keith Levene et Terry Chimes (crédité, avec un jeu de mot, sur leur premier LP en tant que ), The Clash se forme à Ladbroke Grove (banlieue ouest de Londres) en 1976, à l'époque de la première vague du punk britannique. Après l'échec de leur bref groupe punk au nom provocateur de London SS avec Tony James (futur Generation X),
Jones
et Simonon commencent par recruter Joe Strummer sur les conseils de leur manager Bernie Rhodes tout en lui disant qu'il + Article HOMMAGE à JOE STRUMMER, leader de CLASH de Hugo Cassavetti - Télérama n°2764 du 4 janvier 2003 . Joe Strummer, l'un des fondateurs du groupe. Strummer, de son vrai nom John Graham MellorAprès avoir eu le pseudonyme de Woody Mellor, il décide de se faire appeler "Joe Strummer" en référence à ses compétences rudimentaires en guitare ( : gratter une guitare)., est alors légèrement plus âgé qu'eux et le chanteur des The 101'ers, un groupe de pub rock à la renommée naissante. Après deux jours de réflexion, il accepte séduit par l'énergie et le potentiel offert par ce nouveau mouvement musical. De son côté, Keith Levene (qui plus tard intégrera Public Image Limited) est un ami de Mick Jones. Il participe en tant que guitariste et compositeur au sein du groupe. Une fois Terry Chimes recruté, le groupe trouve le nom de "The Clash" grâce à Paul Simonon qui note que ce mot est régulièrement répété dans le journal Evening Standard. Le groupe fait son premier concert le , en première partie des Sex Pistols et à l'automne, ils signent chez CBS records. Keith Levene est viré début septembre pour manque de travailDans le documentaire Westway to the World (Don Letts, 1999), Mick Jones explique que Keith Levene a été renvoyé parce qu'il ne venait jamais aux répétitions. et n'enregistre pas sur le premier album du groupe bien qu'il soit crédité. Terry Chimes quitte le groupe fin novembre de la même année, remplacé brièvement par Rob Harper durant l’Anarchy Tour de décembre 1976, mais revient pour permettre au groupe l'enregistrement de leur premier album éponyme. Ils sortent le simple "White Riot / 1977" et l'album en 1977. Le succès est rapidement au rendez-vous au Royaume-Uni. Cependant CBS ne publie pas cet album aux États-Unis, attendant 1979 pour y sortir une version modifiée après qu'il ait été la plus grosse vente en importation de tous les temps. À la suite de la sortie de leur premier album The Clash, Chimes quitte de manière amicale mais définitivement le groupe, en raison de différences personnelles avec les membres principauxDans le documentaire Westway to the World, Mick Jones parle de lui comme (. Après une période de tests avec différents batteurs, le choix s'arrête finalement sur Nicholas Bowen Headon, surnommé "Topper" Headon par le groupe en raison de sa ressemblance avec un singe de dessin-animé. Doué, Topper sera même surnommé par le producteur de Give 'Em Enough Rope, Sandy Pearlman, grâce à son impeccable timing et ses qualités. Ce musicien doté d'un don pour la batterie a en réalité prévu de ne rester que brièvement dans le groupe, le temps pour lui de se faire une réputation avant de rejoindre un meilleur groupe. Mais, face au potentiel du groupe, il change ses plans et décide de rester. Exemple de Dripping - Composition no. 16 de Jackson Pollock Au départ, les membres de The Clash se font connaître pour leur vision politique de gauchiste véhémente et leurs vêtements caractéristiques, peints par eux-mêmes dans le style « éclaboussure » de Jackson Pollock et arborant des slogans révolutionnaires tels que , , . Pendant l'année 1977, Strummer et Jones rencontrent des ennuis avec la police pour une série de délits mineurs allant du petit vandalisme au vol en BBC., tandis que Simonon et Headon sont brièvement arrêtés pour avoir tiré sur des pigeons voyageurs avec des pistolets à air comprimé du toit de leur studio d'enregistrement. Cette dernière histoire est d'ailleurs la source d'inspiration de la chanson Guns On The Roof .

Succès américain (1978-1982)

Le deuxième album du groupe, produit par Sandy Pearlman et intitulé Give 'Em Enough Rope, est le premier dont Headon est crédité sur tous les titres. Il sort en 1978 et atteint la deuxième place des charts britanniques, bien qu'il échoue à rentrer dans le Top 100 aux États-Unis. Au Royaume-Uni, il est accueilli avec beaucoup de déception par les critiques, qui lui reprochent une production trop « léchée » et lisse en comparaison de l'excitation brute de l'album des débuts. Cependant, il est encore bien reçu par le public britannique. Give 'Em Enough Rope est le premier album du Clash qui sort officiellement aux USA. D'ailleurs, le groupe réalise sa première tournée sur le sol américain pour sa promotion au début de l'année 1979. Peu après, en juillet 1979, leur premier album sort à son tour officiellement aux États-Unis, mais en se délestant des titres 48 Hours, Cheat, Protex Blue et Deny, remplacés par quelques singles sortis entre l'album original de 1977 et Give 'Em Enough Rope. The Clash contient donc en plus une version de I Fought The Law de Sonny Curtis (qui sortira plus tard sur leur EP Cost Of Living), Clash City Rockers, Complete Control et (White Man) In Hammersmith Palais.

London Calling

Le troisième album, London Calling, un double album vendu au prix d'un simple sur l'insistance du groupe, sort en 1979 et reste le sommet de leur succès commercial. Au départ, il est accueilli au Royaume-Uni avec suspicion par les fans des débuts, du fait que les doubles albums étaient généralement associés aux groupes de rock progressif. Il contient un plus large panel de styles et influences musicaux que les albums précédents, parmi lesquels le rockabilly à la sauce américaine et le reggae jamaïcain qui faisait écho aux styles dub et ska populaires en Grande-Bretagne. L'album est considéré comme l'un des meilleurs de rock jamais produit, apparaissant au 8 rang du classement référençant les 500 plus grands albums de tous les temps selon le magazine Rolling Stone. Il a aussi été déclaré numéro 1 du classement des 25 albums des 25 dernières années de Entertainment Weekly sur le site de Entertainment Weekly. Les titres qui le composent, tels que Train in Vain, Clampdown et London Calling, sont encore aujourd'hui régulièrement diffusés sur les ondes des stations de radio. Lors de sa sortie, Train in Vain devint d'ailleurs le premier tube du groupe à se classer dans le Top 40 américain, bien qu'il était initialement un titre caché sur le vinyl original. La police de caractères utilisée sur la pochette est un hommage au premier RCA LP éponyme d'Elvis Presley, tandis que la photo prise par Pennie Smith montre un Paul Simonon frustré fracassant sa guitare basse contre le sol lors du show au Palladium de New York en 1979. Selon Simonon, qui au départ était contre l'utilisation de cette photo sur la pochette, il s'agit de la seule fois où il cassa une guitare sur scène. Cette basse est aujourd'hui au musée Rock and Roll Hall of Fame, avec la légende .

Sandinista!

Drapeau du Front sandiniste. À la fin de l'année 1980, The Clash, après le double album London Calling, sortit le triple album intitulé Sandinista! (avec le numéro de catalogue "FSLN1" pour les initiales espagnoles du mouvement politique nicaraguayen Sandinista : ). Une nouvelle fois, le groupe insista pour que l'album sorte au même prix qu'un album simple, payant la différence en baissant ses propres royalties.
Sandinista! explorait divers styles musicaux différents et fut reçu par les critiques et les fans par des réactions très opposées. Si certains trouvaient l'album confus, dispersé et très complaisant, il atteignit tout de même le sommet de la liste Pazz & Jop des meilleurs albums de l'année selon The Village Voice par Robert Christgau. Enregistrant chaque idée qu'ils avaient, les membres du groupe devinrent moins intéressés par la conception traditionnelle du punk que par leurs expérimentations dans le reggae et le dub (One More Time) et élargirent leur spectre musical avec le jazz (Look Here), le hip-hop (The Magnificent Seven), la musique de chambre (Rebel Waltz), le gospel (Hitsville UK & The Sound of the Sinners), le chant du bébé de Mickey Gallagher, le joueur de synthétiser. Bien que les fans furent troublés et que les ventes chutèrent, le groupe marcha plus aux États-Unis que précédemment, principalement en surfant sur le précédent succès de London Calling. Suite à la sortie de Sandinista!, The Clash fit sa première tournée mondiale, avec des dates en Asie de l'Est et en Australie. C'est à ce moment que la combinaison du calendrier démentiel de la tournée et l'enregistrement d'un nouvel album fit apparaître de plus en plus de frictions au sein du groupe.

Tensions et séparation (1982-1983)

Les tensions et conflits au sein du groupe menèrent à la conclusion d'une séparation, spécialement depuis que le batteur du groupe, Topper Headon, était devenu instable à cause de son addiction à l'héroïne. Cependant, en pleine tournée, le groupe réussit à enregistrer un album supplémentaire Combat Rock, qui devint même la meilleure vente mondiale de The Clash. Avec des titres tels que Rock the Casbah et la double face A Should I Stay or Should I Go/
Straight to Hell, le disque entra en force dans les hit-parades américains et britanniques. Crête iroquoise ou À cette période, l'unité de The Clash commence à s'effriter. Il est demandé à Topper Headon de quitter le groupe juste avant la sortie de ce cinquième album. Le batteur du groupe est alors incapable de faire face à sa toxicomanie continue, qui a un impact négatif à la fois sur sa santé et sur sa technique de batterie. La véritable raison du départ de Headon fut cachée par Bernie Rhodes qui parla d'une divergence de point de vue politique - article retraçant l'histoire du rock sur cosmosonic.com. Le batteur des débuts, Terry Chimes, fut rappelé pour les mois qui suivirent. La tournée du Combat Rock tour fut paradoxalement un énorme succès. En mélangeant avec la première partie de la tournée d'adieu de The Who, le groupe joue dans les plus grands stades américains (JFK Stadium de Philadelphie, Pontiac Silverdome de Detroit, Shea Stadium de New York, Coliseum d'Oakland...). À cette époque, après une période de recherche d'identité vestimentaire et capillaireLast Gang in Town: The Story and Myth of the Clash par Marcus Gray. ., Joe Strummer arbore une crête iroquoise, symbole alors quelque peu démodé des punks, et relance la mode chez la "génération MTV" Article A life of revolution rock par Geoff Edgers, publié dans The Boston Globe le 24/12/2002.. La perte de Headon, membre fédérateur et apprécié de tous, apporte beaucoup de frictions au sein du groupe. Jones et Strummer commencent à se quereller sans cesse, bien qu'il est parfois dit que cette animosité venait du fait que Bernie Rhodes n'aimait pas Jones, le trouvant arrogant, et aurait monté Strummer contre lui. Les membres du groupe communiquent à peine, s'évitant même du regard, à la fois pendant les concerts qu'en coulisse. À la veille de la tournée au Royaume-Uni, Joe Strummer disparaît, obligeant le groupe à annuler les premières dates. The Clash continue néanmoins à tourner, mais en 1983, après des années de tournées et d'enregistrements continuels, en paie le prix. Bien qu'ayant mûri en tant que musiciens et individus, les membres sont encore assez jeunes (Paul Simonon et Mick Jones ont seulement 26 et 27 ans, Strummer 30) et ne savent pas faire face à de telles situations difficiles et tendues. Simonon, un ami de longue date de Jones, se rapproche plus de Strummer parce qu'il est frustré par les expérimentations musicales de Mick Jones. Chimes claque la porte après le Combat Rock tour de 1982-1983, convaincu qu'il ne peut continuer à supporter les incessantes querelles internes de la bande. En 1983, après une recherche intensive d'un nouveau batteur, Pete Howard est recruté et accompagne le trio sur scène lors de plusieurs dates américaines au style dépouillé et finalement au festival US de San Bernardino, Californie. Tête d'affiche du festival aux côtés de David Bowie et Van Halen, le Clash donne là le plus gros concert de sa carrière devant près d'un demi-million de spectateurs. Cette date sera aussi la dernière apparition de Mick Jones avec le groupe. En septembre 1983, poussés par Rhodes, Strummer et Simonon vire Jones du groupe, prétextant son attitude problématique et ses aspirations musicales divergentes. Après une série d'auditions, le groupe annonce que Nick Sheppard, ex-membre des Cortinas, une formation de Bristol, et Vince White sont les nouveaux guitaristes. Howard continue en tant que batteur, malgré les rumeurs selon lesquelles Headon ou Chimes pourraient revenir le remplacer. La nouvelle formation joue son premier concert en janvier 1984 avec un ensemble de nouveau matériel et se lance dans une tournée autoproduite, appelée le Out of Control tour. Cette formation restera tout de même un échec artistique. Joe Strummer préfèrait d'ailleurs l'appeler The Clash Mark TwoStrummer on Man, God, Law and The Clash par Richard Cromelin - Interview du pour le Los Angeles Times. À ce propos, répondant à la question de savoir si cette version du groupe était une erreur, il déclara : . En 1988, dans une autre interviewInterview de Joe Strummer par Sean O'Hagan, du NME, pour la sortie de l'album retrospectif The Story of the ClashThe Clash - Combat Rock par Marcus Gray - page 310, Joe Strummer avoue qu'il pensait encore de temps en temps à ces musiciens : . Le Clash tourne de l'hiver jusqu'au début de l'été. À l'occasion de Scargill's Christmas Party, un spectacle caritatif donné en décembre 1984 à l'attention des mineurs, le groupe annonce la sortie de son prochain album dans le courant de l'année qui arrive.

Cut the Crap et la dernière tournée (1984-1986)

Les sessions d'enregistrement de Cut the Crap sont chaotiques, surtout avec Bernie Rhodes et Strummer travaillant à Munich. La plupart des morceaux musicaux sont joués par des musiciens de studio, que Sheppard et plus tard White survolent en enrichissant de bouts de guitare. Luttant contre Rhodes pour avoir le contrôle du groupe, Strummer, concernant le projet, décide de s’en laver les mains et retourne chez lui. A la même période, le groupe part en tournée. Appliquant des règles strictes qui leur permettaient de transporter uniquement 10 livres sterling et des sous-vêtements de rechange, le groupe voyage séparément ou par deux et rencontre dans des espaces publiques dans des villes à travers le Royaume Uni où ils jouent des versions acoustiques de leurs tubes ainsi que des reprises telles que Twist and Shout et Stepping Stone. Après un concert à Athènes, Strummer s'exile en Espagne pour retrouver ses esprits. À son retour, il dissout officiellement le groupe. Tandis que Strummer est parti, le premier single This Is England issu de Cut the Crap sort avec un accueil principalement négatif. La chanson, comme la plupart du reste de l'album qui suit plus tard la même année, a été en grande partie remixée par Rhodes, ajoutant des synthétiseurs, des boites à rythme et des chants aux enregistrements inachevés de Strummer. D'autres chansons jouées lors de la tournée restent inédites aujourd'hui, parmi lesquelles figurent Jericho, Glue Zombie et In the Pouring Rain. Bien qu'Howard fût un batteur émérite, paradoxalement toutes les pistes à la percussion ont été produites à l'aide de boîtes à rythme.

Engagement politique

L'étoile rouge, symbole souvent repris par The Clash À l'image de nombreux groupes de la première vague punk, les Clash protestent contre la monarchie et l'aristocratie au Royaume-Uni et à travers le monde. Néanmoins, les Clash ne partagent pas la même vision nihiliste de la politique qu'ont la plupart de ces groupes. Ceci leur attire d'ailleurs de nombreuses critiques de la part d'autres groupes influents tels que Crass et Angelic Upstarts. Leur vision politique s'exprime explicitement dans leurs paroles, dès leurs premiers enregistrements tels que White Riot dont le texte encourage la jeunesse blanche désabusée à s'engager politiquement de façon active à l'instar de la minorité noire. Career Opportunities en est un autre exemple, dénonçant les emplois sous-payés, le style d'emplois en usine et le manque d'alternatives. La chanson London's Burning, quant à elle, traite de la complaisance politique. L'aspect politique de leurs textes est un des traits caractéristique du groupe (
Guns of Brixton'', Something about England, Straight to Hell...). Logo de la Fraction armée rouge En 1978, à l'occasion du spectacle Rock Against Racism organisé par l'Anti-Nazi League, Joe Strummer porte un tee-shirt controversé portant la mention "Brigate-Rosse" accompagnée de l'insigne de la Fraction armée rouge (Andreas Baader-Ulrike Meinhof). Il affirmera plus tard que ce geste n'avait pas pour but d'apporter son soutien aux brigades terroristes d'extrême gauche d'Allemagne et d'Italie, mais seulement faire parler de lui. De même, dans la chanson Tommy Gun, son attitude est ambiguë. Caroline Coon apporte un éclairage sur ce que les Clash faisaient en réalité à cette époque : Passion is a Fashion: The Real Story of The Clash, p. 190 Le groupe apportera aussi son soutien à d'autres concerts caritatifs, dont les plus célèbres sont ceux de décembre 1979 pour la population du Cambodge, organisé par Paul McCartney. L'album sorti à la suite de ces concerts contient d'ailleurs une chanson de The Clash, "Armagideon Time". Les Clash offrirent également leur soutien à Sandinista et à d'autres mouvements marxistes d'Amérique latine (comme en témoigne le titre de leur album de 1980, Sandinista!). A l'époque de leur album London Calling, sorti en décembre 1979, le groupe essaie de garder l'énergie punk tout en développant de plus en plus d'expérimentations musicales. Bien que particulièrement méfiants vis-à-vis de leur célébrité naissante, ils réservent toujours un bon accueil à leurs fans en coulisse après leurs concerts, faisant preuve d'ouverture d'esprit, d'intérêt intellectuel et de compassion dans leurs relations avec eux. Le titre de London Calling évoque la devise du journaliste radio américain Edward R. Murrow durant la Seconde Guerre mondiale. Ses paroles annoncent d'ailleurs : . Elle met en garde ceux qui espèrent qu'ils soient les sauveurs : , dresse un sombre portrait de l'époque : mais appelle ceux qui écoutent à sortir de leur hébétude droguée et à reprendre le combat sans constamment se tourner vers les Clash eux-mêmes pour des réponses — — demandant finalement, . Ils ne furent jamais guidés par l'argent. Même contre leurs intérêts, les tickets pour leurs concerts étaient vendus à des prix raisonnables. Le groupe insista également auprès de CBS pour que leurs double et triple albums, London Calling et Sandinista!, soient vendus au prix d'un simple (environ £5). Pour cela, ils cédèrent leurs royalties jusqu’à atteindre les 200 000 ventes. Cette logique du "En avoir pour son argent" eut pour effet de les laisser toujours sous l'emprise de leur label. Ce n'est qu'à partir de 1982 qu'ils purent maîtriser complètement leur propre carrière musicale.

Membres du groupe

La composition du groupe varie peu au cours de sa carrière : TimeAxis = orientation:horizontal format:yyyy ImageSize = width:750 height:270 PlotArea = width:700 height:200 bottom:50 left:20 Legend = columns:4 left:50 top:20 columnwidth:160 Colors = id:canvas value:rgb(0.97, 0.97, 0.97) id:grid1 value:rgb(0.86, 0.86, 0.86) id:grid2 value:gray(0.8) id:bars value:rgb(0.93, 0.93, 0.93) id:bg value:white id:Batterie value:lavender legend:Batterie id:Chant value:skyblue legend:Chant_et_guitare id:Guitare value:gray(0.93) legend:Guitare id:Basse value:limegreen legend:Basse BackgroundColors = canvas:bg Period = from:1976 till:1985 ScaleMajor = unit:year increment:1 start:1976 gridcolor:grid1 BarData= barset:Bandmembers barset:Chimes PlotData=
- set defaults width:20 fontsize:m textcolor:black align:left anchor:from shift:(10, -4) color:bars fontsize:8 barset:Bandmembers color:Chant from:1976 till:1985 text:"Joe Strummer" color:Chant from:1976 till:1983 text:"Mick Jones" color:Basse from:1976 till:1985 text:"Paul Simonon" color:Guitare from:1976 till:1977 text:"Keith Levene" color:Guitare from:1983 till:1985 text:"Nick Sheppard" color:Guitare from:1983 till:1985 text:"Vince White" color:Batterie from:1977 till:1982 text:"Topper Headon" color:Batterie from:1983 till:1985 text:"Pete Howard" barset:Chimes color:Batterie from:1976 till:1977 text:"Terry Chimes"
-Recommencer l'indentation en haut barset:break color:Batterie from:1982 till:1983 text:"Terry Chimes"

Les carrières post-Clash

Joe Strummer

Joe Strummer sur scène. En 1986, Strummer collabore avec son ancien compère Mick Jones sur le second album de BAD, No. 10 Upping St.. Il le coproduit et coécrit sept chansons. Strummer joue la comédie dans quelques films, notamment dans Walker d'Alex Cox et Mystery Train de Jim Jarmusch. Il effectue également une apparition caméo pour Aki Kaurismäki dans I hired a Contract Killer où il chante Burning Lights/Afro-Cuban Be-Bop. Il se fait remarquer à cette période pour sa participation à des bandes originales, dont Love Kills pour le film Sid and Nancy. Il coproduit plus tard celle de Grosse Pointe Blank avec John Cusack qui rencontre du succès. Après quelques expérimentations avec des groupes de soutien au succès limité, il refait surface en 1989 en réalisant son premier album solo. Earthquake Weather n'est ni un succès critique, ni un succès commercial. Strummer part néanmoins en tournée avec une nouvelle troupe de musiciens, le Latino Rockabilly War, avant de sortir le single Trash City. En 1991/1992, Strummer rejoint les Pogues après l'éviction de l'ancien chanteur Shane MacGowan pour une série de concerts à travers l'Europe. Finalement, à la fin des années 1990, Joe Strummer rassemble des musiciens de haut vol sous le nom de The Mescaleros. Le , Joe Strummer & The Mescaleros donne un concert caritatif pour les pompiers londoniens (FBU) à l'Acton Town Hall de Londres. À cette occasion, Mick Jones rejoint le groupe sur scène sur Bankrobber, White Riot et London's Burning. La dernière fois que Strummer monte sur scène est le 22 novembre 2002 à la Liverpool Academy. Il meurt subitement le mois suivant d'une crise cardiaque à l'âge de 50 ans. L'album des Mescaleros sur lequel il travaillait sort à titre posthume en 2003. Sa réception critique est élogieuse. Mick Jones avouera plus tard à la presse que cette mort est intervenue alors que les ex-membres de The Clash songeaient sérieusement à se remettre ensemble pour une tournée mondiale. Leurs retrouvailles pour le documentaire Westway to the World de Don Letts (2001) leur avait redonné l'envie. Don Letts en mars 1987 avec BAD

Mick Jones

Après son expulsion de The Clash, Jones forme Big Audio Dynamite (ou BAD) en 1984 accompagné de Don Letts, réalisateur de plusieurs vidéos sur les Clash. Leur premier album, This is Big Audio Dynamite, sort l'année suivante. E=MC², qui en tiré, s'écoute alors dans les dance clubs. Le disque suivant, No. 10 Upping St., réunit Jones et Strummer. 3 albums plus tard, Jones décide de modifier complètement sa formation et la renomme Big Audio Dynamite II. Et au milieu des années 1990, le groupe s'appelle Big Audio. Producteur, Mick Jones travaille avec les Libertines pour leurs deux albums studio et Babyshambles pour leur premier. Depuis, il se joue et enregistre avec son nouveau groupe : Carbon/Silicon.

Paul Simonon

Paul Simonon avec The Good, the Bad and the Queen Suite à l'éclatement des Clash, Simonon forme un groupe appelée Havana 3am, lequel enregistre seulement un album au Japon avant de rapidement abandonner. Il retourne alors à ses racines en devenant artiste peintre, exposant dans plusieurs galeries d'art et contribuant à la couverture du troisième album de Mick Jones et BAD, Tighten Up Vol. 88. Le refus de Simonon de rejouer de la musique est l'une des principales explications données pour laquelle The Clash est l'un des quelques groupes punks des années 1970 à ne pas s'être reformé lors de la période nostalgique punk de la fin des années 1990. Actuellement, Simonon collabore avec Damon Albarn de Blur et de la formation virtuelle Gorillaz, Simon Tong de The Verve et Tony Allen, principal fondateur de l'afrobeat et batteur de Fela Kuti. Ensemble, ils ont créé The Good, the Bad and the Queen. Leur premier concert a été donné le 26 octobre 2006 au Roundhouse.

Topper Headon

La contribution de Headon à The Clash n'est pas uniquement limitée à son jeu à la batterie. Il compose et arrange la musique pour Ivan Meets G.I. Joe (où il chante aussi) et Rock The Casbah pratiquement tout seul. Ce dernier titre est d'ailleurs leur plus gros hit aux États-Unis où il atteint la 8 place du Billboard en 1982. À cette époque cependant, Headon est viré du groupe pour son addiction à l'héroïne. À l'exception d'un petit groupe de R&B avec qui il enregistre un LP intitulé Walking Up et le 12" E.P. Drumming Man en 1986, Headon disparaît du milieu musical jusqu'au documentaire rétrospectif de Don Letts Westway to the World. Il y fait son mea culpea au sujet de sa toxicomanie. Après plusieurs années d'échec dans sa quête d'une réhabilitation, il est maintenant sain et monte sur scène à nouveau.

Les autres membres

Terry Chimes
Chimes joue avec divers autres groupes entre et après ses participations avec the Clash. Il est le batteur de Black Sabbath pendant deux ans au milieu des années 1980. Retiré de la scène musicale, il devient ensuite chiropraticien. Depuis 1994, il exerce dans son propre cabinet à Woodford dans la banlieue sud de Londres.
Pete Howard
Howard joue pour Fiction Records dans le groupe Eat, avant de former Vent 414 avec Miles Hunt en 1996. Il rejoint Queen Adreena en 2002.
Keith Levene
Après son départ des Clash et peu après la séparation des Sex Pistols, Levene co-fonde Public Image Limited (PiL) avec John Lydon (alias Johnny Rotten). Son style de jeu à la guitare a été beaucoup imité par plusieurs punk rockers ou autre, tels que The Edge de U2. Sur des enregistrements suivants de PiL, Levene échange parfois sa guitare pour le synthétiseur. Il quitte PiL définitivement en 1983 suite à une altercation avec Lydon.
Nick Sheppard
De 1986 à 1989, il s'associe à Gareth Sager (ancien de The Pop Group et de Rip Rig & Panic) dans Head, mais leurs trois albums ne rencontrent pas leur public. Sheppard travaille ensuite avec Koozie Johns dans Shot et signe avec IRS Records en 1991 avec Miles Copeland pour manager. Cependant, aucun enregistrement du groupe n'est jamais sorti en disque. Sheppard déménage en Australie en 1993 et joue pour Heavy Smoker and the New Egyptian Kings.

Discographie

Vidéographie

- Rude Boy
- Westway to the World
- The Essential Clash
- Up Close And Personal (Documentaire) (Prévision de sortie : 12/03/07)
- The Future Is Unwritten (Documentaire) (sortie en France : 11 juillet 2007)

Tournées

Anecdotes

- Pendant les trois premières années de leur carrière, les membres du groupe étaient basés dans ce qui s'appelle maintenant "The Stables" Market à Camden Town, à Londres. Guns On The Roof (de l'album Give Em Enough Rope) a été écrit au sujet d'un incident qui eut lieu à cet endroit. Lors d'un enregistrement, les membres du groupe s'amusèrent à tirer sur des pigeons à l'aide d'une carabine. Or, il s'avéra que ces pigeons étaient des pigeons voyageurs d'une grande valeur.
- Babyshambles, The Paddingtons, Dirty Pretty Things, Guillemots, The Kooks et environ 20 autres artistes ont sorti une reprise de Janie Jones pour le Strummerville Music Charity.
- Martin Munsch, un producteur américain propriétaire de Punk Rock Records, a travaillé avec Joe Strummer sur une version dub de Revolution Rock, sortie en 2002 sur le site de Punk Rock Records.
- Les Clash apparaissent dans le film de Martin Scorsese La Valse des pantins (1983) avec Robert De Niro. Strummer, Jones et Simonon peuvent être aperçus dans une foule. Au générique, ils sont crédités sous le nom de "bande de loubards".

Bibliographie

The Clash. les inrocks 2. 2006.

Voir Aussi

===
Sujets connexes
Addiction   Afrobeat   Air comprimé   Aki Kaurismäki   AlloCiné   Amérique latine   Andreas Baader   Angelic Upstarts   Aristocratie   Athènes   Australie   Babyshambles   Big Audio Dynamite   Black Sabbath   Blur   Brigades rouges   Camden Town   Caméo   Career Opportunities   Chant   Chiropraticien   Combat Rock   Compositeur   Crass   Crass (groupe)   Crête iroquoise   Cut the Crap   Damon Albarn   David Bowie   Dirty Pretty Things (groupe)   Don Letts   Dripping   Dub   Décembre   Edward R. Murrow   Elvis Presley   Entertainment Weekly   Espagnol   Evening Standard   Extrême gauche   Face A / Face B   Fela Kuti   Fraction armée rouge   Front sandiniste de libération nationale   Gareth Sager   Generation X (groupe)   Give 'Em Enough Rope   Gorillaz   Gospel   Grande-Bretagne   Guillemots   Guitare basse   Guitariste   Génération Y   Head   Hip-hop   Hit-parade   Hommage   Héroïne   IRS Records   Jackson Pollock   Jamaïque   Jazz   Jim Jarmusch   Joe Strummer   Junior Murvin   Keith Levene   La Valse des pantins   Les 500 plus grands albums de tous les temps   Liste de groupes punk de la première vague   Livre sterling   Logotype   London's Burning (chanson)   London Calling   London Calling (chanson)   London SS   Londres   Los Angeles Times   Martin Scorsese   McAfee Coliseum   Mick Jones   Monarchie   Munich   Musique de chambre   Mystery Train   New York   Nicaragua   Nick Sheppard   Nihilisme   Norvège   Oakland   Oslo   Paul McCartney   Paul Simonon   Pennie Smith   Pete Howard   Philadelphie   Pontiac Silverdome   Pseudonyme   Public Image Limited   Punk   Queen Adreena   Reggae   Robert De Niro (acteur)   Rock Against Racism   Rock and Roll Hall of Fame   Rock progressif   Rock the Casbah   Rockabilly   Rolling Stone   Royaume-Uni   Sandinista!   Sandy Pearlman   Seconde Guerre mondiale   Sex Pistols   Shane MacGowan   Shea Stadium   Should I Stay or Should I Go   Simon Tong   Single (musique)   Ska   Something about England   Sonny Curtis   Station de radio   Straight to Hell (musique)   Terry Chimes   The 101'ers   The Boston Globe   The Clash (album)   The Edge   The Essential Clash   The Good, the Bad and the Queen   The Kooks   The Mescaleros   The Verve   The Village Voice   The Who   This Is England (chanson)   Tommy Gun   Tony Allen   Tony James   Topper Headon   Train in Vain   U2   Ulrike Meinhof   Van Halen   Vandalisme   Vince White   White Riot  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^