Pierre Péladeau

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Pierre Péladeau ( - ) est un éditeur et homme d'affaires québécois. Il a fondé le groupe Quebecor.
Pierre Péladeau

Pierre Péladeau ( - ) est un éditeur et homme d'affaires québécois. Il a fondé le groupe Quebecor.

Biographie

Né à Outremont d'un père entrepreneur en matériaux de construction qui a fait faillite au cours de la Grande dépression, Pierre Péladeau fait des études en philosophie à l'Université de Montréal et en droit à l'Université McGill, avant de débuter une carrière d'homme d'affaires qui durera près d'un demi-siècle. Il a débuté comme camelot et continua sa carrière comme éditeur en 1950, en faisant l'acquisition d'un hebdomadaire diffusé dans le quartier montréalais de Rosemont, avec 1500 $ qu'il a emprunté à sa mère. Très tôt, il s'intéresse à l'intégration verticale de ses différentes entreprises. Il démarre successivement plusieurs journaux — hebdomadaires de quartier et journaux à potins — qui sont composés et imprimés dans une imprimerie dont il s'est porté acquéreur. Ensuite, il met sur pied un service de messagerie de presse, les Messageries dynamiques, pour diffuser ses publications. Il fonde Quebecor en 1965, afin de regrouper l'ensemble de ses entreprises dans le domaine de l'édition. Profitant d'un conflit de travail qui paralyse le journal La Presse, Péladeau lance un nouveau quotidien, Le Journal de Montréal, le 15 juin 1964. De format tabloïd, le nouveau journal développe une formule inspirée de la presse populaire britannique, qui repose sur quatre éléments, les quatre S : sexe, sang, sport et spectacles. Au fil des ans, il recrute des journalistes vedettes : certains sont au chômage en raison des vicissitudes de la vie politique, comme René Lévesque, d'autres seront arrachés à la concurrence; ce fut le cas de Jacques Beauchamp et d'André Rufiange. Le Journal, comme on le surnomme, devient progressivement le quotidien francophone le plus vendu en Amérique avec un tirage quotidien de . Le , Péladeau fonde un autre quotidien du matin, Le Journal de Québec, qui propose la même formule que son homologue montréalais. D'abord imprimé à Montréal, Le Journal de Québec est imprimé sur place dès 1972. Comme Le Journal de Montréal, il devient le quotidien le plus vendu dans la Vieille capitale, avec un peu plus de 100 000 exemplaires. Au cours des trois décennies suivantes, Péladeau, qui dirige son groupe d'une main de fer, multipliera les acquisitions, dans le domaine de la presse et de l'imprimerie, et lancera des dizaines de nouvelles publications. En 1977, il tente sa chance en ouvrant un premier quotidien aux États-Unis, le Philadelphia Daily News. Le 15 mars 1988, il s'associe à Rupert Murdoch afin de lancer un tabloïd de langue anglaise à Montréal pour concurrencer The Gazette. Le Montreal Daily News fermere ses portes après 21 mois d'opération en raison de son faible tirage, qui n'a atteint que 12 000 exemplaires. Bien que les quotidiens québécois qu'il a fondé n'ont jamais publié d'éditoriaux, Pierre Péladeau était personnellement en faveur de la souveraineté du QuébecRobert Dutrisac, Pierre Péladeau, un pur entrepreneur, dans Le Devoir, samedi 27 décembr 1997, p. 1. Christian Desmeules, , dans Le Devoir, samedi 22 et dimanche 23 avril 2006.. Il est par ailleurs venu en aide à quelques felquistes, tels que Denis Lamoureux et Pierre SchneiderJASMIN, Claude. « Nos jeunes Felquistes : Des rebelles ignorés ? C'est assez, ça suffit ! », journal Le Québécois, octobre 2005, Montréal.. Son patois commun était "clisse".

Mécénat

Fervent admirateur de la prose de Balzac, de la philosophie de Platon et de la musique de Beethoven, Péladeau a généreusement contribué au redressement de l'Orchestre métropolitain du Grand Montréal, dont il fut successivement le bienfaiteur, à raison de par annéeClaude Gingras, L'homme qui aimait Beethoven, La Presse, samedi 27 décembre 1997, p. A23., puis le président, en 1987. En 1991, il donne à l'Université du Québec à Montréal en vue de la construction d'une salle de spectacle, le Centre Pierre-Péladeau. En 1996 il a remis une somme de au fond d'aide pour les sinistrés du déluge du Saguenay. Aux prises avec un problème d'alcoolisme et membre avoué des Alcooliques Anonymes, Péladeau finance pendant plus de 20 ans un centre de traitement de cette maladie à Ivry-sur-le-Lac, dans les Laurentides. Après son décès, le centre de traitement a été renommé Pavillon Pierre-Péladeau. Il a également présidé plusieurs campagnes de financement pour des organismes charitables, dont l'Hôtel-Dieu de Montréal, où il est décédé.

Honneurs

-1984 - Prix Chomedey-de-Maisonneuve de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
-1985 - Doctorat honorifique de l'Université du Québec
-1987 - Membre de l'Ordre du Canada
-1988 - Membre de l'Ordre du Mérite
-1989 - Officier de l'Ordre national du Québec
-1997 - Doctorat en sciences de l'administration honoris causa de l'Université Laval
-1998 - Chevalier de la Légion d'honneur (à titre posthume)
- ???? - Médaille de la Fondation Édouard-Montpetit de l'Université de Montréal

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Alcooliques Anonymes   Alcoolisme   André Rufiange   Denis Lamoureux   Dollar canadien   Droit   Front de libération du Québec   Homme d'affaires   Honoré de Balzac   Hôtel-Dieu de Montréal   Imprimerie   Intégration verticale   Ivry-sur-le-Lac   Jacques Beauchamp   La Presse (Canada)   Laurentides (région administrative)   Le Devoir   Le Journal de Montréal   Le Journal de Québec   Ludwig van Beethoven   Légion d'honneur   Montréal   Mouvement souverainiste du Québec   Ordre du Canada   Ordre du Mérite (Québec)   Ordre national du Québec   Outremont   Philosophie   Pierre Karl Péladeau   Pierre Schneider   Platon   Quebecor   Québec   Québec (ville)   René Lévesque   Rosemont–La Petite-Patrie   Royaume-Uni   Rupert Murdoch   Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal   Tabloïd   The Gazette   Université Laval   Université McGill   Université de Montréal   Université du Québec   Université du Québec à Montréal  
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