Arles

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Arles (en occitan provençal : Arle selon la norme classique ou la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, située sur un axe Nîmes (à 27 km à l'ouest) - Marseille (à 80 km à l'est). Cette ville date de plus de 2500 ans et ses habitants sont appelés les Arlésiens. Aujourd'hui, la commune d'Arles présente la particularité d'avoir la plus grande s
Arles

Arles (en occitan provençal : Arle selon la norme classique ou la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, située sur un axe Nîmes (à 27 km à l'ouest) - Marseille (à 80 km à l'est). Cette ville date de plus de 2500 ans et ses habitants sont appelés les Arlésiens. Aujourd'hui, la commune d'Arles présente la particularité d'avoir la plus grande superficie de France métropolitaine.

Etymologie, héraldique et devises

Origine

Le nom d’Arles dérive d’Arelate, mot d’origine celte signifiant lieu situé près de l'étang Lieu situé près (are) de l'étang (late), par référence aux terrains marécageux qui entourent la cité. Vers 50 av. J.C., Jules César appelle encore la cité Arelate dans le Bellum Civile (I, 36, 4) : :Naves longas Arelate numero XII facere instituit :(Il fit construire à Arles douze vaisseaux de guerre)

Héraldique

Devises

Caesar de Nostradamus Cf. site gaso, la banque du blason dans son Histoire et chronique de Provence, Lyon, 1614, in-folio, page 189, parle d'un sceau de cette ville figurant dans une ancienne charte. Ce sceau de plomb porte d'un côté la figure d'un lion contourné, avec cette devise : NOBILIS IN PRIMIS DICI SOLET IRA LEONIS ; de l'autre côté, un château à trois tours, celle du milieu plus élevée, avec cette autre devise : URBS ARELATENSIS EST HOSTIBUS HOSTIS ET ENSIS Voir aussi La Provence au Moyen Âge de Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, pages 100, 101 - ISBN 2853996174. Il semble que la devise la plus connue : AB IRA LEONIS fut une devise de défi ; la ville menaçait ses ennemis de la colère du lion qui la personnifiait. Certains auteurs admettent que la devise : AB IRA LEONIS doit se compléter ainsi : DEFENDE NOS DOMINE ! (de la colère du lion , défendez-nous Seigneur !) Elle devient, dans ce cas, devise d'invocation; cette interprétation est toutefois minoritaire. On trouve également
- ALMA LEONIS URI ARELATENSIS HOSTIBUS EST, NISI AB IRA LEONIS.
- SENATUS POPULUSQUE FLORENTINUS. Mais le texte : AB IRA LEONIS, URBS ARELATENSIS EST HOSTIBUS HOSTIS ET ENSIS, plus complet, correspond à la devise généralement admise de la ville. Frédéric Mistral la commente et en critique la prétention.

Géographie

Situation

arènes en direction du nord La ville Arles est sur le Rhône, là où commence son delta, et constitue donc la porte de la Camargue. On l'appelle la capitale camarguaise. La ville initiale construite au sur un rocher dominant la rive gauche du Grand Rhône (coordonnées géographiques : ) s'est développée ensuite à l'ouest, sur la rive droite (quartier de Trinquetaille) puis au Sud (quartiers du Vieux-Bourg, de la Roquette et de Barriol) et au Nord (quartiers Montplaisir et du Trébon). La présence de marais à l'Est a limité son développement dans cette direction. La ville d'Arles est fortement marquée par la présence du Rhône qui coupe la ville en deux et qui reste encore même de nos jours, une menace lors des crues. La commune La commune d'Arles est la plus étendue de toutes les communes de France métropolitaine. Avec environ 759 km², elle est plus étendue que le Territoire de Belfort (102 communes), et autant que Paris et les trois départements de sa proche banlieue réunis (124 communes). Son territoire comprend trois espaces naturels remarquables :
- au nord, les Alpilles,
- au sud, la Camargue dont elle possède la plus grande partie de la superficie (avec les Saintes-Maries-de-la-Mer, deuxième plus vaste commune de France métropolitaine, moitié moins étendue qu'Arles),
- et à l'est, la Crau. Outre la ville proprement dite située au nord du territoire, la commune d'Arles inclut de nombreux bourgs et hameaux éloignés, notamment Salin-de-Giraud et Raphèle-lès-Arles ainsi que Saliers, Gimeaux, Moulés et Mas-Thibert.

Climat

Un climat méditerranéen Arles est soumis au climat méditerranéen avec une longue période estivale, chaude et sèche, des hivers doux, un ensoleillement important et des précipitations irrégulières. Son climat comporte des particularités liées à la situation géographique de la ville au sud du couloir rhodanien entre Cévennes et Alpes du Sud. Ainsi les automnes, et dans une moindre mesure les périodes avril-début mai, sont arrosés avec des précipitations brèves mais importantes et les hivers parfois rigoureux à cause du mistral, vent violent et froid qui donne aux paysages arlésiens leur luminosité exceptionnelle. Les pluies méditerranéennes sont liées à des dépressions qui se forment sur le golfe de Gênes ou au large des Baléares. Des vents d'est à sud-est chauds, chargés d'eau puisque traversant la Méditerranée, rencontrent l'obstacle des Cévennes, ou moins souvent, des Alpes, s'élèvent au contact de l'air froid d'altitude en cumulo-nimbus parfois énormes et éclatent en orages brutaux. Ces orages, qui se produisent généralement en automne, peuvent provoquer des précipitations de 200 mm par jour et parfois plus. La pluviométrie mensuelle présente également une grande variabilité. La localisation des pluies varie selon l'implantation respective de l'anticyclone et de la dépression et leur intensité dépend du volume de nuages créé par l'humidité des vents et bien sûr des différences de températures. En hiver les températures descendent fréquemment sous zéro sur des périodes pouvant dépasser parfois plusieurs semaines. On peut rappeler les hivers 1929, 1944, 1956, 1963, 1986 avec des records autour de –15°/-18°. Températures Nombre de jours de gel : Au niveau des extrêmes : le 1 août 2001, à la station Arles Tour de Valat, 38, 7°C Pluviométrie Hauteur annuelle : 524 mm/an, une des plus faibles de France Nombre de jours de pluie (+ 1 mm/jour) : environ 60 jours/an La variabilité des pluies est très importante : ainsi les chiffres vont de 344 mm en 1945 à 1063 mm en 1960, soit des variations de plus de 200%; de même les statistiques révèlent que les périodes sèches ou très sèches peuvent s'étendre sur deux ou trois ans, comme entre 1945 et 1947 Cf. L. Stouff, Arles à la fin du Moyen Âge, page 42. Au niveau des extrêmes :
- le 8 septembre 2005, 111 mmm d'eau Cf. ,
- le 22 septembre 2003 à la station Arles Trinquetaille, 265 mm (RRmax en 24h de 6hTU-6hTU). Ensoleillement Ensoleillement : > 2900h /an

Histoire

Avant les Romains

La province romaine de Narbonnaise créée en 118 av. J.C. Oppidum Celto-Ligure, le site d’Arles est fréquenté par des commerçants méditerranéens. Avec la fondation de Marseille (600 av. J.-C.), la ville s'organise à la fin du d'abord en emporion grec puis en colonie appelée Théliné. Lors de la poussée celte du début du , la cité revient sous domination autochtone et reprend son patronyme dArelate. Au cours du , les conflits qui opposent Marseille et la confédération salyenne occasionnent à la cité d’importants dégâts. Après l'écrasement de la confédération en 122 av. JC, les Romains s'installent en Provence. Arles se trouve probablement rattachée à la Gaule narbonnaise fondée en 118 av. JC, bien que certains historiens incluent dès cette époque la cité arlésienne dans la zone d'influence de Marseille.

Epoque romaine

Carte de l'Europe en 476 avec la Provence wisigothique, après la chute de l'Empire romain Soutenant en 49 av. JC Jules César contre Marseille, Arles en est récompensée et devient une colonie romaine dès 46 av. JC. Sa fortune initiale date de cette époque. Elle bénéficie pendant presque trois siècles de plusieurs plans d’urbanisme successifs au cours desquels elle s’embellit de ses nombreux monuments et se protège avec ses remparts. Le christianisme s’installe dans la cité et son premier évêque historiquement connu, Marcianus, est mentionné dès 254 dans une lettre de saint Cyprien. Après les destructions des années 250-270, que la tradition historique impute aux Alamans, le développement urbain ne reprend qu'au début du , sous l'empereur Constantin, avec une nouvelle croissance politique et administrative, la cité devenant alors une résidence de l'empereur. Il y séjourne à plusieurs reprises et y organise le concile de 314. Probablement en 407, l'administration impériale déplace la préfecture du prétoire des Gaules située jusqu'alors à Trèves, sur Arles qui connaît en conséquence une véritable renaissance politique puis ecclésiastique un siècle exactement après Constantin Ier. Toutefois, ce nouveau rôle n’exclut pas les menaces d’invasions des fédérés Wisigoths installés en Aquitaine depuis 418. Finalement, après de nombreuses tentatives, Arles est prise par Euric et devient ville wisigothique en 476.

Haut Moyen Âge

Royaume de Théodoric le Grand, annexant la Provence
Arles, ville mérovingienne Après une situation confuse au début du , Arles passe sous protectorat Ostrogoth en 508, puis devient ville franque en 536. Elle subit la peste de Justinien dès 543 ainsi que de nombreux sièges. Elle est investie à plusieurs reprises notamment en 570, 574, 587 et la population se regroupe alors dans une enceinte réduite. On signale également une crue dévastatrice en 580 et des famines, en particulier celle de 585. Le siècle suivant, la cité est administrée par les représentants des branches mérovingiennes, soit dans le cadre d'une Provence unifiée, soit de manière individualisée par un duc. Dès la fin du , le commerce entre l'Occident et l'Orient ne se fait plus que par les négociants juifs, probablement des Radhanites, seuls liens entre l'Islam et la Chrétienté qui utilisent les ports francs d'Arles et de Marseille. Reprise en mains carolingienne Vers le milieu des années 710, des troubles sont signalés Révolte du patrice Antenor de Provence. , suivis à partir des années 720 par des raids sarrasins. Après la révolte en 735-739 du duc Mauronte allié aux Maures, Arles et Avignon sont pillées et mises au pas avec rigueur par le pouvoir carolingien. Toutefois à la fin du siècle, apparaît la Renaissance carolingienne qui se traduit dans la cité par le développement du commerce et la remise en culture du territoire. Les voyages des Normands : celui de 859-860 en Méditerranée Création du royaume de Provence Mais dès la mort de Charlemagne, l’histoire d’Arles s’inscrit dans le processus de désagrégation de l'Empire carolingien. Au grè des successions apparaît un territoire autonome appelé royaume de Provence. Des ducs turbulents dirigent alors successivement la région d’Arles pillée en 842 et 850 par les Sarrasins puis en 859 par les Normands. Finalement le 15 octobre 879, Boson se fait sacrer Roi de Provence. I dynastie des comtes de Provence Au siècle suivant, Hugues d'Arles s'installe dès 911 à Arles dont il fait la capitale de son royaume. Après la mort d'Hugues en 948, on voit apparaître sous l'autorité distante de Conrad, la I dynastie des comtes de Provence, avec le comte Guillaume Ier, qui en chassant les Sarrasins en 973, s'émancipe de la suzeraineté du roi de Bourgogne et fonde la féodalité arlésienne. Dès 980, la paix revenue apporte les conditions d'un renouveau économique et la renommée du comte, un éphémère rayonnement politique. Arles, capitale du comté de Provence, entre dans le Moyen-Âge.

Moyen Age

: affaiblissement du pouvoir comtal Dès les premières années du , les comtes de Provence Les comtes Guillaume II et Roubaud de Provence, son oncle qui se partagent indivis le comté de Provence. ne sont plus en mesure de tenir les grands lignages en respect et à la mort de Roubaud En 1008. s'ouvre une période de troubles Les deux branches de la famille comtale sont alors représentées par des filles ou des garçons en bas âge ; et les conseils de régence sont rapidement dépassés par les évènements. Le pouvoir comtal vacille notamment, entre 1018 et 1035, devant les révoltes des seigneurs de Fos, aggravée par la puissance des grandes familles Notamment celles des Baux et des Vicomtes de Marseille., la militarisation de la société arlésienne Les différentes factions de la noblesse tentent d'imposer leur loi en recourant au recrutement de guerriers professionnels. Ainsi à Arles, les couches aisées de la population se militarisent (miles) à l'instar des Porcelet et le bâti de la ville se transforme avec la construction de nombreux bastions privés et le rattachement, en 1032, au Saint Empire romain germanique Des liens sont alors établis directement entre l'Empire et la cité, en dehors des relations avec le comte.. Autre facteur d'affaiblissement : la Réforme grégorienne. Suivant la Paix de Dieu En 1037 et 1041, les conciles tenus à Arles présidés par Raimbaud de Reillanne, archevêque d'Arles, précisent les règles de la Paix de Dieu, elle conduit après 1078 à une véritable crise politiqueAnibert, dans ses Mémoires historiques et critiques sur l'ancienne République d'Arles (page 62) voit dans cette crise le ferment des idées d'émancipation de la cité qui se concrétiseront cinquante ans plus tard par le consulat, entre le comte affaibli il se place sous la suzeraineté papale reniant ainsi ses liens de vassalité avec l'Empereur et l'archevêque d'Arles Aicard Il appartient à la puissante famille provençale des vicomtes de Marseille excommunié mais soutenu par la cité et le comte de Toulouse, qui ne sera réglée qu'après 1096 Ce n'est qu'après 1096 que l'Église profitant de l'absence des dynasties locales parties en croisade, pourra mettre de l'ordre dans sa hiérarchie.. Sur le plan économique, le mouvement de reprise amorcé dès la fin du continue après l'an 1000. Des terres sont remises en culture et la cité se développe à l'extérieur des murs Une charte de l'année 1015 (cartulaire de Saint-Victor) signale la présence de maisons à l'extérieur des murs de la ville, non loin de la porte Saint-Étienne. Après 1050 Après les tensions et les conflits des années 1015-1040., les défrichements Essentiellement sous la forme d'assèchements de marais, notamment autour de l'abbaye de Montmajour, comme par exemple ceux sur lesquels les moines et la ville d'Arles s'opposent avant de conclure un compromis en 1067 et en Crau où en 1073, selon un document, les moines de Saint-Victor peuvent assécher les marais de Vaquières. reprennent et la ville s'ouvre aux commerçants italiens Ils remplacent les marchands juifs (Radhanites) des siècles précédents à l'époque où Gênes et Pise deviennent des puissances en Méditerranée. Un acte authentique précise : :les Pisans, les Génois et les autres Lombards qui viennent à Arles. Arles, le faubourg des Templiers encore mentionné sur une carte du début du XXe siècle (en haut et à droite de l'image) : création du consulat et essor économique Le XII siècle arlésien est occupé par des péripéties complexes où s'affrontent Gènes et Pise et où s'opposent les familles de Barcelone et de Toulouse soutenues par leurs alliés arlésiens respectifs Principalement l'archevêque ainsi que les Baux et les Porcelet. Dans ce contexte d'instabilité politique lié en partie à l'installation contestée en 1112 Le 3 février 1112 à Saint-Victor de Marseille, le comte de Barcelone Raimond Bérenger épouse Douce la fille aînée de Gerberge de Provence, comtesse de Provence : c'est le début officiel de la deuxième dynastie des comtes de Provence. Par ce mariage, à l'initiative supposée de l'Eglise (Cf. Edouard Baratier dans son Histoire de la Provence, page 135) le comté de Provence passe grâce à une série de donations, de la comtesse Gerberge de Provence à Raimond Berenger. L'Eglise profite de l'absence de la maison de Toulouse dont le comte est alors en croisade (le comte Bertrand meurt en Palestine en 1112) pour sécuriser l'héritage de la Provence dans des mains plus dociles en unissant l'héritière de cette province aux comtes de Barcelone. de la 2 dynastie des comtes de Provence qui sera une des causes des guerres Baussenques, Arles voit naître dès 1131 un mouvement d'émancipation urbaine appelé consulat Les Arlésiens, soutenus par leur archevêque d'Arles, Bernard Guerin (1129-1138), s'inspirent des villes italiennes Pise et Gênes dont les marchands fréquentent leur port, des mouvements en Languedoc et de leur voisine Avignon qui a instauré un consulat deux ans plus tôt. D’après Anibert, historien arlésien du , le consulat aurait été créé en réponse à la montée des menaces de conflit entre la Maison des Baux et celle des comtes de Provence. Un historien moderne, Jean Pierre Poly précise : c’est la force et la puissance des chevaliers citadins qui donnent naissance aux premières communes provençales, avant le milieu du .. Préoccupation de l'empereur Frédéric Barberousse Il est suzerain de la Provence qui s'y fait sacrer Roi d'Arles en 1178, la ville en contrepartie perd vers 1180 son rôle de capitale comtale au profit d'Aix jugée moins turbulente. En prolongement de la prospérité précédente Arles bénéficie durant ce siècle d'un développement économique avec notamment l'essor de ses activités maritimes et le commerce du sel et du vermillon qui enrichit la caste des chevaliers urbains. Sur le plan juridique, de nouvelles techniques apparaissent CF. Sous la direction d'Edouard Baratier - Histoire de la Provence, page 160 et au niveau religieux, la ville accueille dès les années 1140 les ordres militaires et s'embellit de nombreuses églises romanes. Fra Angelico, Saint Dominique de Guzmàn, fondateur de l'ordre des Dominicains qui s'installent à Arles en 1231 : avènement de la 1 dynastie d'Anjou et fin des velléités d'autonomie Le mouvement d'émancipation urbaine se poursuit au toujours favorisé par l'empereur germanique et contrarié par de nouveaux acteurs tels l'Église confrontée aux Albigeois, les princes franciliens et la royauté française. Ainsi après les conflits de 1203-1218 liés au contexte de la première croisade des Albigeois, la cité s'oriente en 1220 vers un type de gouvernement particulier, la podestarie qui encourage l'extension territoriale de la communauté Arles entre alors en conflit avec la ville de Marseille, qui elle aussi essaye d'agrandir son territoire. . En 1235-1238 avec la confrérie des bailes puis en 1246-1250 lorsque la cité alliée à Avignon, Marseille et Barral des Baux fonde une ligue Les cités-états profitent d'une vacance du nouveau comte de Provence Charles d'Anjou, parti en croisade (1247-1250), Arles revendique une autonomie à tendance anti-cléricale L'archevêque d'Arles Jean Baussan, menacé, doit s'exiler à Salon. avant de capituler en 1251 Le 30 avril 1251 devant Charles d'Anjou Le frère du roi Louis IX. Il avait mis la main sur le comté de Provence par son mariage avec Béatrice de Provence, comtesse de Provence et de Forcalquier en 1246.. Les Capétiens après avoir mis en place une administration efficace et tatillonne Principalement vis-à-vis des grandes communautés, telles Arles ou Marseille, de la noblesse et du clergé, partent en Italie accompagnés de la noblesse arlésienne en 1265. Sur le plan politique, 1251 marque une rupture. La ville perd ses consuls remplacés par des fonctionnaires comtaux Dont le principal est le viguier, ainsi que tous ses biens Elle conserve toutefois quelques privilèges qu'elle va désormais défendre âprement. et sa noblesse, autrefois fière, va désormais rechercher les honneurs en Italie, centre du nouveau pouvoir comtal. Le arlésien est également celui des ordres mendiants qui s'installent en nombre dans la ville Par exemple, les Trinitaires en 1200, les Dominicains en 1231. La présence de ces ordres doit s'examiner en perspective des troubles politico-religieux agitant la Provence et le comté de Toulouse. Le pape Grégoire IX, se méfiant du manque d'efficacité pastorale des évêques, confie ainsi l'Inquisition dès sa création par la bulle Excommunicamus (1223) aux dominicains, deux ans après la mort du fondateur de l'Ordre.. Enfin, sur le plan économique la prospérité continue et à la fin du siècle Arles atteint son optimum démographique du Moyen Âge avec environ 15.000 habitants.

Moyen Âge tardif

Commencé en 1306 avec l'accueil des juifs chassés du Languedoc Au début du , la ville d'Arles accueille les juifs chassés du Languedoc. Le rabbin et philosophe juif averroïste Joseph ibn Caspi (Yossef ibn Kaspi ou Yossef Kaspi) ben Abba Mari, (1279, L'Argentière - 1340) également connu sous son nom provençal de Sen Bonfos ou Don Bonafoux de l'Argentière, s'installe ainsi en Provence d'abord à Tarascon en 1306 puis à Arles en 1317. D'après Louis Stouff, la ville aurait alors compris environ 250 feux de confession juive, chiffre qui ne sera jamais plus égalé et qui restera le plus important dans l'histoire d'Arles , le Moyen Âge tardif arlésien se termine par le pogrom de 1484 Sac de la juiverie d’Arles le 7 juin 1484. suivi de l'expulsion des juifs de la cité Le 23 septembre 1493, un édit de Charles VIII ordonne l'expulsion des juifs d'Arles., après le rattachement de la ville au Royaume de France en 1483. Entre ces deux dates, Arles va vivre un profond déclin avec un plus bas démographique de 5.000 habitants à la fin des années 1430 avant que n'apparaisse une lente reprise dans la seconde moitié du . Carte de diffusion de la peste noire, 1347-1351 Les difficultés : la trilogie du Moyen Âge tardif Après l'installation de la I dynastie Angevine en 1250, la cité subit un reflux général : d'abord politique au profit d'Aix, capitale du Comté, puis ecclésiastique au profit d'Avignon Arles devient initialement une succursale de la papauté qui s'installe en 1309 à Avignon puis en 1475, la cité voit se réduire son diocèse au profit d'Avignon et enfin commercial au profit d'Avignon et de Marseille. Ce phénomène se trouve amplifié à compter des années 1340-1350 par un effondrement démographique lié à la trilogie célèbre : guerres, pestes et disettes. Pour Arles, la disette est un accident, la peste un mal périodique À partir du début de 1348 (peste noire) et ensuite de façon épisodique jusqu'à la fin du XVe siècle. Depuis Marseille (novembre 1347), la peste noire gagne rapidement Arles (janvier 1348) puis Avignon (mars 1348), alors cité papale et carrefour du monde chrétien, ce qui lui donne une formidable plateforme de diffusion. L'épidémie tue environ 40 % des arlésiens et la guerre une menace permanente, venant du continent au Ces guerres commencent en 1355 et se terminent en 1399 :
- 1355 : le sénéchal de Provence, Fouques d'Agout, fait le siège du château des Baux où s'est réfugié Robert de Duras qui meurt en 1356 à la bataille de Poitiers.
- 1357-1358 : présence des bandes de Routiers, conduites par Arnaud de Cervole dit Archiprêtre et appelées par les comtes des Baux. Ils franchissent le Rhône le 13 juillet 1357 et ne repartent de Provence qu'en octobre 1358.
- 1357-1358 : le 1 octobre, pour lutter contre les Routiers, le sénéchal fait appel au comte d'Armagnac qui amène entre Arles et Tarascon mille sergents. Leur intervention sera aussi terrible que celle des Routiers.
- 1361 : les troupes d'Henri de Trastamare venant d'Espagne arrivent jusque sous les murs d'Arles.
- 1368 : du 11 avril au 1 mai, la ville est assiégée sans succès par des troupes conduites par Duguesclin, représentant les intérêts et les ambitions de Louis d'Anjou en Provence.
- 1382-1387 : guerre de Union d'Aix
- 1384 : au printemps, le chef tuschin, Étienne Augier plus connu sous le nom de Ferragut, s’installe dans les Alpilles et fait régner la terreur jusqu'au Rhône.
- 1384 : prise de la ville par les Tuschins avec des complicités internes. Le viguier de la ville est tué. Après quelques heures de troubles, les habitants se révoltent contre les Tuschins et les chassent de la cité. Le lendemain, une répression sévère est menée contre leurs partisans.
- 1389 : Raimond Roger de Beaufort, dit Raymond de Turenne, fait régner la terreur dans la Provence occidentale ; Arles est rançonnée deux fois, en 1392 et 1396. Finalement les arlésiens se mobilisent et avec l'aide de Louis II et son frère Charles de Tarente de retour de Naples en août 1399, pacifient définitivement le comté entre 1398 et 1399. puis de la mer jusqu'à la fin des années 1460 Le danger vient alors des Catalans.. Ainsi Arles est assiégée en 1368 par Duguesclin représentant les intérêts du capétien Louis d'Anjou, prise en 1384 par les Tuchins lors de la guerre de succession de la reine Jeanne et menacée à plusieurs reprises au par les galères catalanes. Le 4 juin 1365, entre deux conflits, Charles IV roi de Bohême, voulant restaurer le Royaume d’Arles, s'y fait couronner roi dans la cathédrale Saint-Trophime. Les transformations Cette période difficile entraîne une solidarité communale plus grande, qui exclut toutefois les juifs Louis Stouff : Arles au Moyen-Âge, page 216 :Cette triple séparation (note : entre les chrétiens et les juifs de la ville d'Arles) politique, religieuse, géographique est renforcée par une série d'interdits fréquemment proclamés par les autorités religieuses., avec la multiplication des confréries, sortes d'associations laïques, charitables et funéraires qui structurent au quotidien la vie des arlésiens. Sur le plan politique, les guerres liées à l’installation de la seconde dynastie Angevine, permettent à la ville de retrouver en 1385 Essentiellement en 1385, lors du ralliement de la ville d'Arles au roi Louis II d'Anjou, après les premières concessions octroyées par la reine Jeanne une partie de ses droits aliénés en 1251. Et paradoxalement dans ce contexte déprimé, le pays d'Arles fort demandeur en main d'œuvre devient un centre d'immigration Arles est demandeur en main d'œuvre pour les travaux agricoles et souhaite faire venir des artisans. La cité accueille d'abord des populations de la Provence occidentale, puis du sillon rhodanien jusqu'à Genève et enfin du Cantal et de la Lozère.. Ces flux migratoires seront à l'origine de la reprise et du repeuplement des années 1470. La crise démographique de la fin du XIV siècle, transforme toutefois l'économie arlésienne avec une agriculture qui décline au profit de l'élevage et du commerce des peaux et de la laine. Attirés par ce commerce, la présence de la papauté à Avignon et les fermes fiscales, des négociants italiens s'installent dans la cité et certains y fondent de puissantes familles Tels les Florentins Matteo Benini, Johan de Donino et au milieu du , le génois Jacques Grille (cf. Louis Stouff - Arles au Moyen Âge, pages 152, 153).. À la fin du Moyen Âge, quand la Provence est rattachée au Royaume de France, la société arlésienne est devenue une société pastorale, avec une noblesse nombreuse et riche qui va dominer la ville jusqu'à la Révolution.

Ancien régime

Buste d’Adam de Craponne et bassin de distribution de son canal à Lamanon, Bouches-du-Rhône ' L'annexion d'Arles à la France se fait sans difficulté et en 1536 les Arlésiens témoignent de leur attachement à leur récente patrie en arrêtant la seconde invasion de la Provence de Charles Quint. La paix revenue, Arles s'enrichit grâce à son vaste terroir progressivement remis en culture. C'est de cette époque que datent les premières tentatives modernes de dessèchement des marais et d'irrigation avec notamment le canal de Craponne creusé dans les années 1550 Il relie la Durance au Rhône en aval d'Arles. Cette période de prospérité se traduit par le développement artistique de la cité. Plusieurs monuments publics Cf. La Tour de l'Horloge couronnée de la fameuse statue de Homme de Bronze coulée en 1555, la porte de la Cavalerie en 1558, … et des hôtels particuliers de style Renaissance sont alors édifiés. Toutefois cette prospérité s'achève au début des années 1560 avec les guerres de religion Cf. Principalement entre 1561-1562 où Arles est menacée à ses portes (Saint-Gilles, Beaucaire, Les Baux) et entre 1588 -1594, années au cours desquelles la ville suit le parti de la Ligue et la société arlésienne s'entre déchire dans une véritable guerre civile. . Ces troubles religieux et politiques, ponctués par la visite royale de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis en automne 1564 ne prendront fin qu'avec le couronnement d'Henri IV Le 27 février 1594. À cette guerre civile se rajoutent des calamités naturelles, pestes Cf. En particulier celle de 1579-1580) et inondations. Après toutes ces épreuves la situation financière d'Arles est catastrophique et la cité doit dès lors se résoudre à vendre une partie des biens communaux. Arles, la place de la République avec l'Hôtel de ville et l'obélisque ' La vente par la ville d'une partie de son immense territoire à la suite des Guerres de Religion, fait apparaître en Camargue de vastes domaines fonciers qui participent à la reconquête agricole de ce terroir déserté depuis des décennies. Vers 1625, des conditions climatiques favorables permettent un accroissement de la production et relancent l'idée de l'assèchement des marais Une convention est ainsi passée le 16 juillet 1642, entre les consuls, une association et Jean Van Ens, ingénieur hollandais, pour le dessèchement des terres marécageuses. Toutefois diverses difficultés (conception insuffisante, conflits locaux, recrudescence des crues du Rhône) ruinent le succès initial de l'entreprise.. En retour à l'enrichissement des classes nobles et bougeoises, les arts se développent La vie artistique et intellectuelle s'inspire de la Cour à la suite du passage du roi Louis XIII en octobre 1622, puis plus tard en 1660 de celui du roi Soleil. C’est de cette époque que date, en 1666 la création de la première académie royale de province à l’imitation de l'Académie française. et la ville se pare d’un grand nombre d’hôtels particuliers. De même, des modifications notables sont apportées aux établissements religieux Cf. Capucins, Carmes. Dans ce renouveau architectural émerge le nouvel hôtel de ville Il est conçu par l’architecte arlésien Jacques Peytret aidé de Jules Hardouin-Mansart achevé en 1675 Cette construction est complété par l'érection face au nouveau monument de l’obélisque qui ornait autrefois le cirque romain., puis à compter de 1679, les consuls entreprennent une politique d’alignement qui modifie considérablement l’aspect du centre-ville. Déchue de tout rôle politique, Arles ne brille plus que par l'éclat de son archevêché. L'élan pastoral impulsé par le Concile de Trente est relayé dans la cité par des archevêques actifs. Il en résulte une multiplication de congrégations religieuses tandis que la poussée démographique incite à une rénovation des paroisses. Fin de l'ancien régime Au tournant du siècle, Arles va renouer avec un épisode de tensions et de catastrophes avec les risques d'invasion des troupes du duc de Savoie En 1706, puis en 1707 la ville entreprend la réfection des remparts (Porte du Marché-neuf et façade du Rhône) sous la direction de M. de Saxy gouverneur du Mont-Royal, contre une invasion possible des troupes du duc de Savoie., l'hiver 1709, les intempéries et les inondations des années 1700 et 1710 et surtout la peste de 1721 qui emporte plus de 40 % de la population La grande peste venue de Marseille provoque un désastre démographique : elle emporte environ 10.000 habitants sur 23.000 (Cf. Charles-Roux Arles, page 130). Toutefois, à partir de 1725 l'agriculture bénéficie de conditions plus clémentes et la ville continue son embellissement architectural. La noblesse fait un accueil favorable aux modèles parisiens et les hôtels de grandes familles arlésiennes sont alors construits tels que ceux de Quiqueran de Beaujeu ou du Roure. Cet embellissement se retrouve également dans la construction publique Cf. la Grande Boucherie (1724), la Grande Poissonnerie (1728) ou la maison consulaire (1731) sur la place du Forum. Cette richesse s'accompagne de quelques crises de subsistance comme celle du 2 janvier 1752 qui éclate à la suite d'une pénurie de blé générée par la spéculation. Dans les dernières années de l'Ancien régime, la ville se tourne vers l'industrie Les fermiers généraux des tabacs créent une de leurs manufactures dans le quartier de la Roquette qui prospère jusqu'à la Révolution En 1781, le maître verrier J.F. Grignard de la Haye (1745-1793) s'installe à Arles et s'associe avec Pierre Boulouvard, négociant arlésien pour développer la verrerie de Trinquetaille spécialisée dans la production de verre noir.. L'activité portuaire liée pour l'essentiel au trafic de bois, pierres, charbon, fourrages et blés, assure également la prospérité de la ville. En conséquence la ville s'étend et des travaux communaux significatifs, pour la première fois depuis le début du , sont réalisés à l'extérieur de l'enceinte médiévale avec notamment en 1775 le comblement des fossés de la Lice et en 1781, le transfert des cimetières urbains à l'extérieur de la cité.

Révolution

En 1788-1789, un rude hiver plonge dans une profonde misère une population accablée par l’impôt. Des émeutes éclatent, et après avoir récusé leurs députés aux États Généraux, les Arlésiens se rendent maîtres de la municipalité. Le 4 août ils déposent leurs consuls et un nouveau conseil est formé, composé de représentants de la noblesse, du clergé, de la bourgeoisie et de diverses corporations. Dès les premiers mois de la Révolution, Pierre-Antoine Antonelle, d’origine aristocratique et chef mythique des Monnaidiers (partisans de la Révolution) devient le plus important protagoniste de la Révolution française à Arles. Élu le 15 février 1790 maire de la ville, grâce aux voix des artisans et des marins, et farouchement anti-clérical, il s’oppose dans la cité à l’archevêque Monseigneur du Lau et à ses partisans, les Chiffonistes. Au cours de son mandat, le village de Fontvieille devient commune autonome par déduction du territoire arlésien. Dans ce climat de violence quotidienne, les deux clans s’affrontent. Les élections de novembre 1791 donnent la victoire à la Chiffone emmenée par le nouveau maire Pierre Antoine Loys. Les monnaidiers pourchassés quittent la ville pour se cacher en Camargue et les vainqueurs transforment la ville en camp retranché royaliste. Le 21 mars 1792, Arles est déclarée en état de rébellion contre la République. Une armée de Marseillais se met alors en route et entre le 27 mars dans une ville désertée durant la nuit par les chiffonistes. En punition des sentiments légitimistes de la cité, la Convention nationale condamne la ville d'Arles à raser ses remparts, ce qui ne sera réalisé que partiellement. ....

Après la Révolution

Les quais du Rhône édifiés après l'inondation de 1856. van Gogh en 1888. L'ancien Hôtel des Postes, édifié en 1898. XIX siècle : la mutation en ville ouvrière Au , Arles est marquée par les épidémies de choléra La cité subit 9 épidémies successives correspondant aux 2, 3, 4 et 5 pandémies de cette maladie. La cité subit également de profondes mutations : elle redécouvre son passé historique et se transforme de gros bourg agricole et portuaire, en ville ouvrière. Vers 1824 le baron de Chartrouse, maire d'Arles entreprend de remettre en valeur la patrimoine bâti en dégageant les Arènes, puis le théâtre antique. Port encore important Arles possède 104 bateaux en 1804, ce chiffre passant à 152 en 1847. En 1837, le port de la cité est au 13 rang national devant des villes maritimes comme Brest, Saint-Malo ou Cherbourg au début du , Arles perd dès 1848 son monopole de la navigation sur le Bas-Rhône à cause des chemins de fer (ligne Paris-Lyon-Marseille) puis de la concurrence de Saint-Louis Port créé à l'embouchure du Rhône à partir de 1882. La Cité se vide ainsi de ses marins qui représentaient avec leurs familles près du tiers de la population. La ville trouve cependant un second souffle dans l’industrie. Les ateliers des chemins de fer qui recouvrent les Alyscamps attirent dès 1848 une nouvelle population. Un peu plus tard, des ateliers de construction navale apparaissent à Barriol. La population rurale, qui constituait encore 40% des habitants de la ville vers 1850, quitte la cité. En moins d’un demi-siècle Arles devient une ville ouvrière. Dès les années 1830, la cité se transforme en se dotant de nouveaux équipements On voit s’élever les Haras, le canal d’Arles à Bouc est creusé, la promenade des Lices aménagée, les Arènes et le Théâtre antique ont été dégagés. Les crues des années 1840 et surtout celle de 1856, entraînent la construction de quais qui protègent la ville du fleuve. L'urbanisme du Second Empire se traduit dans la cité par le percement de nouvelles artères (rue Gambetta...), l’aménagement de deux ponts sur le Rhône, un pour le train en 1850 et l’autre en 1875, pour relier la ville à Trinquetaille en remplacement du pont de bateaux, et la construction de nouveaux bâtiments à usage collectif : poste, écoles, théâtre, magasins. Mais le décor architectural, néoclassique au début du , devient plus éclectique après 1850. La ville se développe également en périphérie par extension de faubourgs et son territoire est mis en valeur. En 1856, des industriels bâtissent Salin-de-Giraud au sud de la commune pour l'exploitation du sel puis en 1892, deux lignes de chemin de fer sont créées pour le développement de la Camargue En particulier pour le transport du sel, de produits agricoles, de matériaux de construction et de voyageurs. Il y a deux lignes : la première ligne assure la liaison avec Salin-de-Giraud et la seconde avec les Saintes-Maries-de-la-Mer. XX siècle Le début du , marqué par les crises vinicoles et la guerre de 14-18, voit un retrait des cultures sur le territoire arlésien au bénéfice de l’élevage. La ville qui célèbre le poète du félibre Frédéric Mistral et son musée Arlaten, se dote de quelques grands hôtels, notamment sur la place du Forum, qui préfigurent l’orientation touristique de la cité. Au sud de la ville le quartier Chabourlet, un nouveau quartier à l’architecture inspirée du style Art Floral, apparaît. En 1944, les bombardements de la Seconde Guerre mondiale Victime de cinq bombardements aériens en l’été 1944, la ville perd sa gare, ses deux ponts et 28 % de son habitat. Détruites également deux églises (Saint-Julien et Saint-Pierre-de-Trinquetaille), alors que l'amphithéâtre, les remparts et Notre-Dame-de-la-Major sont gravement endommagés détruisent plus d’un quart de son habitant, principalement dans les quartiers de Trinquetaille, de la Cavalerie et du Trébon, c’est-à-dire autour des ponts et de la gare ferroviaire. La reconstruction est dirigée par les architectes Pierre Vago et Jean Van Vigom. Au niveau agricole, la riziculture se développe en Camargue dès la fin des années 40. Très éprouvée dans les années 1980 par des suppressions d’emplois industriels, la ville s’oriente vers des activités culturelles et acquiert une forte notoriété dans les domaines liés à l’image. Les Rencontres Internationales de la Photographie, créées en 1970 deviennent une manifestation internationale et des maisons d’éditions, littéraires et musicales, s’installent dans la cité Cf. Harmonia Mundi, Actes Sud..

Ville et quartiers

Urbanisme

Tout en subissant de nombreux plans d'urbanisme, de l'antiquité à l'époque contemporaine, le centre ville de la cité, fixé géographiquement dès la fin du , a su conserver une richesse patrimoniale qui en fait un des lieux touristiques les plus fréquentés de Provence. Les quartiers périphériques de la cité plus récents, hormis celui de Trinquetaille, reflètent les aménagements entrepris aux s et les transformations sociales de la cité. Antiquité La ville est un des principaux sites de la Celtique méditerranéenne/Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 2877722864). Elle a été aménagée dès l'époque grecque, mais le premier plan d'urbanisme connu remonte au , sous l'empereur Auguste. Il structure encore de nos jours le centre ville. Remaniée plusieurs fois sous les flaviens, le Haut Empire à l'époque des Antonins, l'empereur Constantin et les empereurs de l'Antiquité tardive, la cité garde une incomparable trace de son riche passé romain, puisqu'elle devint résidence impériale. La ville se dote aussi dès les s de lieux cultuels chrétiens qui se substituent aux temples romains. Au plus fort de son expansion, vers le premier quart du la ville est probablement plus peuplée que de nos jours. Moyen Âge Le Haut Moyen Âge est une période d'insécurité et d'épidémies. La cité se réorganise dans une enceinte réduite en exploitant comme carrières les monuments de la ville et en transformant l'amphithéâtre en place forte lotie. La fin du marque le début d'un renouveau économique au cours duquel Arles va se développer hors de ses murailles; de nouveaux quartiers appelés bourgs se construisent ainsi à proximité immédiate de la ville qui va à la fin du les intégrer dans de nouveaux remparts entourant une cité agrandie, dont les limites sont encore visibles de nos jours au travers des vestiges de l'enceinte médiévale et des boulevards entourant la vieille ville. La fin du se caractérise également par un embellissement urbain avec de nombreuses églises romanes. Après l'installation en 1251 de la première dynastie Angevine en Provence, le déclin de la cité et surtout la terrible peste de 1348 stoppent brutalement le développement de la communauté. Pendant plus de deux siècles, la ville va vivre enfermée dans ses murs avec comme principales préoccupations urbanistiques, l'amélioration du bâti religieux et l'entretien des remparts sollicités jusqu'aux guerres de religion. Temps modernes La ville se transforme initialement dans la qualité du bâti et le réaménagement du centre ville, avec les premières restructurations de la Renaissance Agrandissement de la place en face de l'église Saint-Trophime, l'actuelle place de la République)., les hôtels particuliers des s de nobles et de bourgeois enrichis par l'exploitation de domaines agricoles en Camargue et en Crau, la rénovation du bâti diocésain lors de la Contre-Réforme et en 1675, l'édification de l'hôtel de ville. À compter de 1679, une politique d’alignement est entreprise par les consuls. Cette politique d’alignement qui se poursuit jusqu’à la Révolution, modifie considérablement l’aspect du centre-ville. Depuis la Révolution La ville redécouvre ses monuments qui sont progressivement dégagés. Elle s'agrandit au delà de son enceinte médiévale, s’industrialise et se dote de nombreux équipements publics lui permettant de se transformer de gros bourg agricole en une ville ouvrière, puis touristique. Le voit ainsi la réalisation d'importants travaux d'aménagement urbain : dégagement et restauration des monuments romains Arènes, théâtre antique dès les années 1820-1830, construction d'édifices publics Postes, écoles, théâtre… et de nouveaux ponts sur le Rhône, aménagement de lieux publics Jardins , cours des Lices, réalisation des infrastructures ferroviaires de la ligne PLM vers 1845-1850, édification des quais après les inondations catastrophiques de 1841 et 1856 et percement de voies nouvelles En particulier la rue Gambetta. Au , l'urbanisme arlésien se concentre sur l'amélioration de la voirie, le lotissement de nouveaux quartiers résidentiels à la périphérie de la ville médiévale (Trébon, Montplaisir, Alyscamps, Barriol…) et les travaux de reconstruction à la suite des bombardements de 1944 Notamment les quartiers de la Cavalerie, Trébon, Trinquetaille.. Des infrastructures sont également réalisées à partir des années 1970 En particulier l'hôpital Joseph-Imbert, le nouveau pont, la voie autoroutière … afin d'améliorer la vie des arlésiens et le transit automobile urbain et interurbain. Situation actuelle et projets Arles, plan de la ville au début du Situation actuelle On distingue traditionnellement les quartiers de la vieille ville (Cité, Hauture, Méjan, Roquette et Cavalerie/Portagnel), c'est-à-dire ceux situés à l'intérieur de l'enceinte médiévale, des quartiers périphériques pour la plupart d'un développement plus récent, réalisé en deux vagues principales : fin du et années 1960-1970. Ainsi sur le plan ci-contre du début du , seuls les quartiers du centre-ville et celui de Trinquetaille sur la rive droite du Rhône apparaissent. Projets À la date du 29 avril 2003, les projets définis par la municipalité s’articulent autour d’une meilleure adaptation de la cité aux voies de circulation automobiles, d’un développement des activités et des zones d'habitation, et d’une amélioration des équipements On peut citer ainsi :
- la création d’une autoroute de contournement de la ville avec à terme la possibilité de réaménager la RN113 en voie urbaine pour supprimer la coupure entre le centre-ville et les quartiers périphériques.
- les aménagements des entrées de la ville : désenclavement des quartiers et nouvelles activités
- l'aménagement des anciens ateliers de la SNCF en articulation avec la nouvelle ZAC des Minimes dans le quartier des Alyscamps (Les anciens ateliers du chemin de fer adossés à la nécropole antique des Alyscamps représentaient 13 hectares en cours de reconquête par la ville. Le premier acte de cette transformation , la rénovation du bâtiment principal, la chaudronnerie, en une halle d’environ 5000 m2 a été réalisé en 2007 sous la direction des architectes Alain Moatti et Henri Rivière) : équipements universitaires, habitat, hôtel d’entreprises, espaces de loisirs et équipements culturels d’une part et création d’un nouveau quartier d’autre part
- les nouveaux équipements (Médiapôle, nouveau collège Frédéric-Mistral…) et la réhabilitation du parc social..

Le quartier de l'Hôtel de ville

Quartier de la Cité - La place du Forum L’ancien quartier de la Cité est situé au centre de la ville, entre les quartiers du Méjan et de la Roquette à l’ouest, de l’Hauture à l'est et de Portagnel et de la Cavalerie au nord-est. Au nord, il s’étend jusqu’au Rhône et au sud il est limité par le boulevard des Lices. Le quartier de la Cité est le centre politique et religieux de la cité depuis l’Antiquité. Cette dénomination, d’origine médiévale, est désormais rarement utilisée; on l'appelle maintenant quartier de l'hôtel de ville en référence à l’un de ses édifices les plus connus. Aujourd’hui, c’est un quartier qui se distingue à la fois par sa richesse architecturale et par son animation notamment lors de la Féria, ce qui explique qu'il soit aussi prisé des Arlésiens que des visiteurs. Comme l’ensemble du centre ville, il fait partie du secteur sauvegardé.

L'Hauture

Quartier de l'Hauture - Une ruelle Le quartier de l’Hauture (ou Auture) est situé sur la plus haute proéminence de la ville surplombant la plaine deltaïque environnante. Au sud-est du centre historique, il est limité au nord par les quartiers Portagnel/Cavalerie, à l’ouest par la Cité, à l’est par le Mouleyres et au sud par le boulevard des Lices. Il s’agit du plus vieux quartier d’Arles. Occupé dès le par des indigènes qui commercent avec la colonie grecque de Marseille, il s’organise au en une proto-cité salyenne. Aujourd’hui l’Hauture, comme l’ensemble du centre ville figure dans le périmètre du secteur sauvegardé. La richesse de son passé, son agrément et la tranquillité de ses petites rues en font un quartier très prisé des touristes.

Le Méjan

Quartier du Méjan - Le Méjan et ses quais, vus du Rhône Le quartier du Méjan (« du milieu ») situé entre les quartiers de la Cité à l’est et au sud, de la Roquette à l’ouest et du Rhône au nord occupe une surface modeste du centre de la ville; son habitat qui se distingue peu des quartiers voisins en gomme son identité historique. Son histoire remonte à la renaissance médiévale de la ville. Aujourd’hui, avec l’arrivée des éditions Actes Sud, le quartier a pris une orientation culturelle. Le quartier du Méjan s’inscrit également dans le périmètre du secteur sauvegardé.

La Roquette

Le quartier de la Roquette, appelé autrefois, Bourg des Porcelet ou Vieux-Bourg correspond à la partie sud-ouest de la ville médiévale. Il se situe de nos jours entre le Rhône, le boulevard Clemenceau et la rue Gambetta. Le nom de Bourg des Porcelet remonte au quand ce quartier était tenu en fief par ces seigneurs arlésiens. Le terme de Vieux-Bourg lui est attribué par opposition au quartier du nord d’Arles créé peu après et appelé le Bourg-Neuf. Le toponyme de la Roquette pourrait quant à lui faire écho soit aux ruines du cirque dont les substructions se retrouvent à l'extrême sud de ce quartier, soit à une plante poussant sur les murs Il faut noter que la Roquette n’est pas un nom typiquement provençal ; on le retrouve à Paris : rue de la Roquette, etc.. Après avoir été un quartier de pêcheurs et de métiers liés au fleuve jusqu’à l’arrivée du chemin de fer ie au milieu du , le quartier de la Roquette perd de sa vitalité et devient une zone d’accueil pour les nombreux arrivants. Aujourd'hui, tout en conservant son identité avec ses maisons étroites et ses hôtels particuliers, ce quartier de quelque 2.500 habitants présente un caractère particulièrement hétérogène et des allures de village ; il connaît également un renouveau spectaculaire avec ses restaurations et l’implantation de nombreuses boutiques et commerces.

La Cavalerie/Portagnel

Maison Jaune où résida van Gogh en 1888-1889. Ce bâtiment a été détruit lors des bombardements de 1944 - Aquarelle de Paul Signac, 1933 Le quartier de la Cavalerie/Portagnel, appelé autrefois le Bourg-Neuf, se situe au nord du centre ville en prolongement des quartiers de la Cité et de l’Hauture. Au nord et à l'est, la place Lamartine et les voies de chemin de fer en marquent la frontière avec le quartier du Trébon / Montplaisir. Enfin, le Rhône le limite à l'ouest. Ce quartier date du , lorsque la ville a commencé à se développer hors de son enceinte du Haut Moyen Âge. Deuxième extension urbaine après le Vieux-Bourg, il a pris bien naturellement le nom de Bourg-Neuf. Le nom de Cavalerie, plus tardif, évoque la présence des Templiers qui s'installent au nord de la ville vers 1140, et celui de Portagnel le nom d'une ancienne porte de la ville, la Porte Agnel. À la suite des bombardements de 1944 Le quartier jouxtant les ponts sur le Rhône et la gare d'Arles, cibles en août 1944 des bombardiers alliés, une grande partie du quartier a été détruite en effet en quelques jours., le quartier de la Cavalerie/Portagnel présente un double visage. Dans la partie sud, on retrouve les ruelles bordées de maisons étroites du centre ancien et dans la partie nord on observe le bâti moderne hérité des reconstructions de l'après-guerre.

Les quartiers périphériques

Au sud : les quartiers de Chabourlet, Barriol/Plan-du-Bourg et Fourchon pont de Langlois, peint par van Gogh en 1888 - Ce pont est aujourd'hui détruit Le nom du quartier de Barriol, au sud-ouest de la cité, provient probablement d’Antoine Barriol, patron de barque et plus tard négociant, qui habite près de la porte de la Roquette au D’autres soulignent que l’origine de ce nom se situe peut-être dans le mot provençal Barri signifiant « rempart » ou par extension dans celui de « bourg » (protégé d’un rempart, comme c’était le cas de la Roquette). De nos jours, c'est un quartier résidentiel voué essentiellement à l’habitat collectif. Sur le plan économique le quartier de Barriol abrite le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie ainsi que le Palais des Congrès et depuis 1995, le Musée de l'Arles et de la Provence antiques. Séparé du centre ville par la voie rapide Marseille-Nîmes (RN113), ce quartier est malheureusement peu intégré à l'agglomération urbaine. En 1999, sa population, avec celle des quartiers voisins des Semestres et du Plan-du-Bourg, approche les 7.000 habitants. Au nord : les quartiers du Trébon et de Montplaisir Quartier Montplaisir - Le vieux Moulin du Chemin de la Fortune, peint par van Gogh en 1888 - Le quartier alors rural, est aujourd'hui totalement urbanisé Le Trébon Le Trébon D’après Rue d’Arles, qui êtes-vous ? d’Annie Tuloup-Smith, l’origine de ce nom remonte au Moyen Âge, lorsqu’il existait sur ce territoire, trois canaux et trois ponts (tripontius ager, ie territoire aux trois ponts devenu Trébon)., au nord d’Arles, est dès l’antiquité une terre agricole. Au , il s’urbanise à proximité immédiate de la ville et bénéficie au des travaux d’assèchement du Hollandais Jean Van Ens. Le quartier se peuple ensuite lentement et ce n’est qu’après 1960 que le quartier trouve sa physionomie résidentielle actuelle, avec un important parc d’habitat collectif. Montplaisir Le quartier voisin de Montplaisir, situé au nord-est d’Arles, a lui aussi connu un développement relativement tardif, essentiellement rural. Il n’est loti qu’à partir du début du , principalement avec de nombreuses résidences pavillonnaires et doté dans les années 1960, de plusieurs équipements (église, école, cimetière). Aujourd’hui, ces deux quartiers sont complétés au nord de l’agglomération par une vaste zone industrielle. Au recensement de 1999, avec plus de 9.000 habitants, ils représentent environ un quart de la population urbaine de la commune d’Arles. À l'est
- Les Alyscamps/Bigot
- Mouleyrès/Griffeuille À l'ouest, sur la rive droite du Grand Rhône, à la tête du delta et de la Camargue
- Trinquetaille

Campagnes arlésiennes

Les campagnes arlésiennes sont très étendues et représentent la majeure partie du territoire communal. Elles sont organisées en quatre ensembles naturels bien distincts :
- au nord, la plaine du Trébon et les Alpilles,
- à l'est, la Crau,
- et au sud, la Camargue dont la commune d'Arles possède la plus grande partie de la superficie (avec les Saintes-Maries-de-la-Mer, deuxième plus vaste commune de France métropolitaine, moitié moins étendue qu'Arles).

La plaine du Trébon

Les Alpilles

Les Alpilles arlésiennes, qui correspondent au sud de ce petit massif, commencent à partir du monastère de Montmajour, bâti sur un îlot surplombant une plaine marécageuse asséchée à plusieurs reprises sous les Romains, au puis aux s et enfin au . Elles longent du nord à l'est, les villages de Fontvielle, avec le moulin de Daudet, du Paradou, de Maussane-les-Alpilles et de Mouriès. Il s'agit essentiellement d'une zone rocailleuse vallonnée avec un habitat clairsemé, principalement orientée vers le tourisme et des productions agricoles comme les plantations d'oliviers.

La Crau

La Crau en 2007. La Crau est une zone alluviale constituée par la Durance avant que celle-ci ne soit capturée par le Rhône vers 70000 av JC, située à l’est d’Arles et s'étend jusqu'à l'étang de Berre. La Crau arlésienne comprend les villages de Pont-de-Crau, Raphèle et Moulès et jouxte à l'est la commune de Saint-Martin-de-Crau. Elle s’étend sur environ 20 000 hectares de terres agricoles consacrés aux cultures maraîchères et fruitières, à la production de foin AOC et à l'élevage ovin. L’importance des cultures fruitières (environ 3.000 hectares de pêchers et d’abricotiers) et maraîchères, la plupart sous serres, classe ce territoire parmi l’une des principales régions européennes exportatrices de primeurs. Le foin de Crau, qui bénéficie d’une AOC, contribue également à la renommée du territoire d’Arles-Crau. 100.000 tonnes y sont produites annuellement sur environ 13 000 hectares de prairies. La Crau depuis toujours terre pastorale, élève aujourd’hui plus de 100 000 moutons qui transhument chaque année de la plaine vers les alpages. La race ovine la plus répandue est le Mérinos d'Arles. La renommée de l'agneau Crau-Alpilles tient à son mode d'élevage : en plein air, à l'herbe et aux céréales produites sur place.

La Camargue

Fourques sur le Petit-Rhône La Camargue arlésienne, terre deltaïque, dépend administrativement du canton-ouest de l'arrondissement d'Arles. Elle s'étend environ sur 40.000 hectares du nord au sud-est du delta du Rhône et sur la rive gauche du Grand-Rhône. Elle est limitée au nord et à l'ouest par le Petit-Rhône, au sud par la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, le Vaccarès, la Méditerranée et la commune de Fos et à l'ouest par le canton d'Arles-Est(la plaine de la Crau). Elle comprend les villages de Gimeaux, Saliers, Albaron, Le Paty, Gageron, Mas-Thibert, le Sambuc et jusqu'en 2008, Salin-de-Giraud Par lettre en date du 15 février 2007, le Ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux a autorisé l'émancipation administrative de Salin-de-Giraud qui prendra ainsi son indépendance par rapport à la ville d'Arles. Dès 2008, Salin-de-Giraud deviendra la 120 commune des Bouches-du-Rhône, et se classera au 7 rang national des communes les plus étendues territorialement. Les habitants de Salin-de-Giraud avaient formulé 6 demandes d'autonomie, en 1904, 1945, 1947, 1971, 1982 puis 2001. Véritable île, seuls cinq ponts et un bac la relient au Languedoc et au reste de la Provence : le pont de Saint-Gilles, les deux ponts de Fourques et les deux ponts d'Arles au nord, et le bac de Barcarin au sud. En raison des risques d'inondation, son habitat est clairsemé, constitué principalement de mas et de quelques villages pour la plupart très anciens bâtis sur les ségonaux ou des buttes artificielles datant généralement de l'époque romaine. L'agglomération la plus importante Salin-de-Giraud, la seule à avoir une vocation industrielle, est récente : elle n'a été créée qu'en 1856 pour loger la population exploitant les salins. Pendant longtemps, de l'époque grecque au , les Arlésiens y construisent des tours pour contrôler le commerce et les navires remontant les bras du Rhône. La tour la plus récente, dite la tour Saint-Louis, est visible dans la commune voisine de Port-Saint-Louis-du-Rhône; elle date du début du . Champ de riz en CamargueLa Camargue arlésienne est structurée du nord-ouest au sud-est en fonction de la nature des terrains et de leur salinité. On trouve ainsi des terres céréalières, maraichères et d'élevage, des rizières, des zones marécageuses et des salins. Des efforts sont faits pour labelliser et qualifier les productions de Camargue. L’AOC Taureau de Camargue reconnaît la qualité de la viande des taureaux élevés dans le delta. Malgré les difficultés récentes, la filière riz (11.200 ha sur la commune d’Arles en 2003) se développe grâce à une nouvelle usine réalisée par Sud Céréales en 2005. Montagne de sel à Salin-de-Giraud en Camargue Le village de Salin-de-Giraud et ses salins, avec Solvay Le groupe Solvay est spécialisé dans la production de carbonate de chaux et de principes actifs pharmaceutiques. Le groupe Salins extrait chaque année presque un million de tonnes de sel destinés à l'alimentation humaine, animale ou à l'industrie chimique. et le groupe Salins est le pôle chimique d'Arles La pérennité de cette industrie se pose compte tenu que les sociétés exploitant les salins, propriétaires de milliers d'hectares, pourraient être tentées par une spéculation immobilière. Contrairement à la commune voisine des Saintes-Maries-de-la-Mer, la Camargue arlésienne n'a pas encore des activités touristiques très développées. En effet, elle ne bénéficie ni d'un village littoral ni d'accès très aisés à la mer Le remplacement du bac de Barcarin par un pont pourrait bientôt changer cette situation. Pourtant, sa plage dite d'Arles reçoit un tourisme populaire et le site de Beauduc, composé de cabanes construites illégalement La préfecture maritime a fait détruire une partie de ces constructions en 2005, quelques résidents à l'année et des estivants locaux. Cet isolement toutefois a été un argument essentiel lors de la création du Parc naturel régional de Camargue, qui attire avec les marais environnants les amateurs ornithologistes. L'avenir économique de cette région dépend de l'aménagement de la Camargue : la gestion des ressources, notamment de l'eau douce du Rhône entre des acteurs aux intérêts parfois opposés (producteurs de riz et exploitants des salins, par exemple), en sera un défi majeur.

Économie

Démographie

Évolution historiqueSources relatives à la démographie arlésienne :
- Moyen Age : Arles au Moyen Age de Louis Stouff,
- Ancien Régime : Histoire de la Provence, sous la conduite d'Edouard Baratier
- Depuis 1790 : Dès l'an 310 Arles, ville impériale, compte plus de 10.000 habitants et un siècle plus tard, devenue préfecture des Gaules, au moins 40 000 habitants. Ce chiffre ne sera plus dépassé jusqu'au début des années 1960. Évolution récente Sources : Cassini , de 1946 à 1999; INSEE , au 1 janvier 2005. Après la seconde guerre mondiale la croissance démographique est relativement importante, en particulier dans les années 1960 à la suite du rapatriement des Français d'Algérie. En revanche à partir de 1975, contrairement à la majorité des agglomérations voisines qui voient leur population croître, celle d'Arles reste pratiquement stable, reflétant ainsi la relative stagnation économique de la cité. Toutefois la croissance se manifeste à nouveau après 1999. Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.6, 0.7, 0.8) ImageSize = width:480 height:280 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:60000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:10000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:5000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1000 text: bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 bar:2005 text:2005 PlotData= color:barra width:20 align:left bar:1000 from:0 till: 0 bar:1946 from:0 till: 35017 bar:1954 from:0 till: 37443 bar:1962 from:0 till: 41932 bar:1968 from:0 till: 45774 bar:1975 from:0 till: 50059 bar:1982 from:0 till: 50500 bar:1990 from:0 till: 52058 bar:1999 from:0 till: 50426 bar:2005 from:0 till: 52600 PlotData= bar:1000 at: 0 fontsize:S text: bar:1946 at: 35017 fontsize:S text: 35 017 shift:(-10, 5) bar:1954 at: 37443 fontsize:S text: 37 443 shift:(-10, 5) bar:1962 at: 41932 fontsize:S text: 41 932 shift:(-10, 5) bar:1968 at: 45774 fontsize:S text: 45 774 shift:(-10, 5) bar:1975 at: 50059 fontsize:S text: 50 059 shift:(-10, 5) bar:1982 at: 50500 fontsize:S text: 50 500 shift:(-10, 5) bar:1990 at: 52058 fontsize:S text: 52 058 shift:(-10, 5) bar:1999 at: 50426 fontsize:S text: 50 426 shift:(-10, 5) bar:2005 at: 52600 fontsize:S text: 52 600 shift:(-10, 5) TextData= fontsize:S pos:(30, 20) Principales caractéristiques Sources : documents INSEE de 1999 Origine et mobilité :Les 50.500 Arlésiens recensés en 1999 aiment leur région et ont du mal à en partir : en dix ans (1990-1999), seul 20% de la population a quitté la commune contre une moyenne de 34% au niveau national. Répartition de la population :En 1999, 75% des arlésiens vivent sur à peine 10% du territoire communal. L'occupation humaine de la plus grande commune de France est particulièrement irrégulière. Les densités peuvent y dépasser 10 000 h/km², alors qu'elles atteignent à peine 10 h/km² en Camargue ou en Crau. Structure de la population :Le vieillissement général de la population française se retrouve à Arles. Entre 1990 et 1999, le pourcentage des moins de 20 ans a diminué tandis que celui des plus de 60 ans a progressé jusqu'à représenter 23% de la population de la commune. Mais ces situations restent contrastées selon les quartiers : si à Barriol, 40% de la population a moins de 20 ans, ce chiffre n’est plus que de 16% dans le centre-ville. :En 1999, le recensement INSEE montre que la ville d'Arles est légèrement plus féminisée et plus âgée que la moyenne nationale Respectivement 51, 8% de femmes contre 51, 4% et 8, 8% de plus de 75 ans / 14, 6% entre 60-74 ans contre 7, 7% de plus de 75 ans / 13, 6% entre 60 et 74 ans -. Emploi Sources : documents INSEE de 1999 La population active ayant un emploi s'élève à 17.057 dont 7.320 femmes, ce qui montre un emploi relativement féminisé. Ces emplois situés à 78% dans la commune correspondent essentiellement à des emplois salariés (14.563). Globalement la population active ayant un emploi, et ce dans toutes les catégories, a diminué entre 1990 et 1999. La structure professionnelle de la commune est caractérisée par une proportion d’ouvriers/employés, d’artisans/commerçants/chefs d’entreprise supérieure à celle constatée au niveau national. Par contre, les cadres sont relativement moins nombreux à Arles qu’ailleurs en France (10% contre 13%). Enfin, les agriculteurs restent bien représentés, surtout en comparaison du reste du département : 3% contre 1%. Le chômage y reste supérieur à la moyenne nationale même si dans la commune, ce chiffre a connu une baisse sensible pour atteindre 12% fin 2003 Les données INSEE de 2005 indiquent toutefois une remontée du chômage à plus de 14%. Formation et diversSources : documents INSEE de 1999 Au niveau de la formation, les chiffres de 1999 reflètent une tendance observée depuis longtemps à Arles et dans la région : 25 % des Arlésiens sont sans diplôme et seuls 13 % ont fait des études supérieures (contre respectivement 18 % et 16 % au niveau national). En ce qui concerne les modes de transport, les arlésiens privilégient la voiture particulière (13.095), la marche à pied (1.861) et les deux roues (981); détail intéressant : un nombre important d'arlésiens (977) travaillent sur le lieu même de leur résidence.

Infrastructures de transports

La route Arles est reliée à Nimes et à Marseille dans le sens Ouest-Est par l'autoroute A54 (E80) qui est entrecoupée entre Arles et Saint-Martin-de-Crau par la voie rapide N113. Au nord, la route nationale N570 permet d'accéder à Avignon et à l'autoroute A7. Le chemin de fer La gare d'Arles, située au nord de la ville dans le quartier du Trébon, a pour origine une intervention de l'écrivain-député Lamartine. Elle est bâtie en 1848 lors de la création de la ligne Avignon-Marseille devenue ensuite la ligne Paris-Lyon-Marseille ou PLM. Elle est totalement détruite en 1944 par les bombardements alliés mais reconstruite peu après. Le trafic ferroviaire, autrefois important, a fortement chuté depuis que la création du nouveau tracé TGV Paris-Marseille qui passant par Aix, ne dessert plus la ville. Des trains utilisant les anciennes lignes permettent toujours l'accès au réseau de la SNCF avec un accès quotidien direct à Paris dans les deux sens. Des bus assurent toutefois les navettes avec la gare TGV d'Avignon. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Pays d'Arles. Les voies maritimes Premier port en aval du Rhône, le port fluvial d'Arles s'étend au nord de la ville sur 11 hectares et comprend 4 000 m² d'entrepôts clôturés et gardés. Il dispose également de 40 hectares pour l'accueil des entreprises du transport et de la logistique. Il peut accueillir des navires jusqu'à 3 000 tonnes, et assure plus de trente liaisons : pays de l'Est, Maghreb, Europe du Nord et du Sud, Proche Orient. Sa conception, avec les voies ferrées à bord de quai, permet la liaison eau-rail en acceptant le trafic ferroviaire du wagon isolé au train complet. Les voies aériennes Arles ne possède pas son propre aéroport. Toutefois, compte tenu de sa situation géographique particulièrement favorable, la ville dispose de plusieurs accès aux lignes aériennes. Elle n'est en effet située qu'à 25 km de Garons (aéroport de Nîmes), 65 km de Marignane (aéroport de Marseille), et 75 km de Fréjorgues (aéroport de Montpellier). De plus, l'accès à tous ces aéroports est très pratique car ne nécessitant aucune traversée urbaine.

Activités

L'économie arlésienne, favorisée dès l'Antiquité par la proximité du Rhône puis par la ligne ferroviaire Paris-Lyon-Marseille (PLM) créée au milieu du , n'a pas bénéficié dans les années 1960 des grandes politiques d'aménagement comme Fos à l'est et le littoral languedocien à l'ouest. De plus, elle reste à l'écart du nouveau tracé TGV Paris-Marseille qui passe par Aix. Toutefois, située au carrefour des axes rhodanien et méditerranéen, la ville offre un potentiel très diversifié à conforter. Arles, troisième ville des Bouches-du-Rhône, n'est avec 18.640 emplois Chiffres 2004 que le cinquième pôle d'emploi du département. Les emplois arlésiens sont en grande majorité des emplois de services qui représentent en effet plus de 75% des emplois. L'agriculture intensive et l'industrie en difficulté n'offrent de leur côté qu'un peu plus de 4.000 emplois salariés. Depuis 1999, l’emploi salarié privé progresse plus rapidement. Au début 2007, il y a environ 2100 entreprises, dont environ 380 établissements secondaires situés dans la commune d’Arles Cf. Source CCI . Sur ce nombre, moins de deux douzaines dépassent les 50 salariés. Dans le cadre de son développement, Arles a participé en janvier 2004 à la création de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette. Cette communauté peuplée de 75.939 habitants (recensement 1999) regroupe outre Arles, 4 autres communes : Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues et Tarascon. AOC Agriculture L’agriculture de la commune d’Arles constitue un support pour de nombreuses activités industrielles. Elle bénéficie de conditions climatiques exceptionnelles (300 jours d'ensoleillement annuel) et d’un savoir-faire hérité d'une longue tradition. Elle se caractérise par la traçabilité de sa production (ce qui lui permet d'être dès aujourd'hui en phase avec les attentes des acteurs de la chaîne alimentaire soucieux de sécurité), le choix de la productivité avec des cultures intensives en Camargue, au nord de la cité entre Arles et Tarascon et en Crau du côté de Saint-Martin-de-Crau et le choix de la qualité par des AOC (Foin de Crau, Taureaux de Camargue) et une IGP (Riz de Camargue). Elle s’organise principalement autour des productions suivantes : les fruits et légumes, le riz et les céréales, le foin de Crau, la viande (taureaux, ovins), la transformation et la conservation. Arles dans le cadre de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette propose également des productions agricoles complémentaires telles que celles associées aux olives (olives, huiles) ou à la vigne de la vallée des Baux. Industrie Les activités industrielles d'Arles qui représentent environ 2.000 emplois salariés concernent principalement les secteurs de la chimie, des constructions mécaniques, de la papeterie et des industries alimentaires. Services Les services représentent la majorité des emplois. Sous-préfecture, la ville offre plus de 2 600 emplois dans l'administration, et 4 300 dans l'éducation ou la santé. En tant que ville touristique, elle bénéficie également d'un équipement commercial important qui propose plus de 2 700 emplois. Enfin presque 4 900 emplois sont liés aux autres services marchands : assurances, banques, activités immobilières… Arles est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Pays d'Arles. Elle gère le port fluvial d’Arles ainsi que le Palais des Congrès qui accueille aussi bien des congrès, séminaires, conventions que des salons professionnels ou grand public. Elle gère aussi plusieurs centres de formation dont l'IRA et Supinfocom situés à Arles.

Administration

Maires d'Arles

La charge de maire perpétuel dont Louis XIV établit les offices dans toutes les villes du royaume est créée en 1693, puis supprimée en 1708, date à laquelle réapparaissent les consuls. La fonction de maire est rétablie à la Révolution et depuis 1790, les maires sont élus. Jusqu'en 1900 Parmi les anciens maires d'Arles, il y a deux personnages illustres : au , Pierre-Antoine d'Antonelle, maire de 1790 à 1791, qui est le premier maire élu et qui présente la particularité d'être à la fois aristocrate et jacobin, et au siècle suivant, le baron de Chartrouse, maire de 1824 à 1830 et botaniste éclairé, qui entreprend les premiers travaux de dégagement des monuments romains. Depuis 1900 Le mandat du socialiste Charles Raymond Privat (1947-1971) qui a duré 24 ans est le plus long de l'histoire d'Arles. Parmi les curiosités de la vie politique locale, la ville traditionnellement à gauche élit en 1983 un maire de droite peu de temps après le basculement à gauche de la France. Et en 1995 un phénomène similaire, cette fois-ci en sens inverse, se reproduit.
- 1900-1908 : Honoré Nicolas radical, ingénieur
- 1908-1919 : Jean Granaud, propriétaire-exploitant en Camargue
- 1919-1932 : Joseph Vulcran Morizot radical-socialiste, médecin
- 1932-1934 : Noë Masson, inspecteur primaire honoraire
- 1934-1936 : Sixte-Quenin socialiste, journaliste
- 1936-1939 : Joseph Imbert socialiste, médecin
- 1939-1940 : Bonnard
- 1940-1944 : Pierre du Lac
- 1944-1945 : Pierre Boudin, dit Pouly, manadier
- 1945-1947 : Cyprien Pilliol PCF, instituteur
- 1947-1971 : Charles Raymond Privat SFIO, enseignant
- 1971-1983 : Jacques Perrot PCF, intendant de lycée
- 1983-1995 : Jean Pierre Camoin RPR, médecin
- 1995-1998 : Michel Vauzelle PS, avocat
- 1998-2001 : Paolo Toeschi PS, directeur territorial
- 2001-....... : Hervé Schiavetti PCF, attaché territorial, conseiller général Sources

Structures administratives

Cantons Arles est le chef-lieu de deux cantons : le canton d'Arles-Est et le canton d'Arles-Ouest Arrondissements Arles est le siège d'un arrondissement des Bouches-du-Rhône, l'arrondissement d'Arles, qui comprend 9 cantons et 36 communes dont 4 de plus de 10.000 habitants pour une population totale de 180.948 habitants (recensement 1999). Communauté d'agglomération Arles fait partie de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette depuis sa création en janvier 2004. Cette communauté peuplée de 75.939 habitants (recensement 1999) regroupe outre Arles, 4 autres communes : Boulbon, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues et Tarascon.

Services et activités

Transports urbains Les transports urbains, interurbains et les dessertes scolaires sont gérés à Arles depuis 1984 par la STAR, filiale du groupe KEOLIS, qui a la responsabilité du réseau de transports en commun de la Communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette. En 2004, la société dispose de 18 bus qui parcourent chaque année plus de 600.000 kilomètres en transportant 2.000.000 de voyageurs, et son effectif comprend 47 personnes dont 29 conducteurs et 7 conductrices, 2 hôtesses d’accueil, un atelier d’entretien mécanique et les services administratifs.À Arles, il y a 6 lignes de bus urbaines et la plupart des agglomérations voisines sont accessibles par ce moyen de transport. Enseignement En 2003-2004, 11.529 Arlésiens étaient scolarisés Année 2003-2004, source . Enseignement primaire :A Arles, trente-et-un établissements accueillent plus de 5.000 enfants, de la maternelle au primaire Année 2003-2004, source . Enseignement secondaire :La ville est dotée de quatre collèges publics (Ampère, Mistral, Morel et Van Gogh) et d'un collège privé (Saint-Charles) qui accueillent presque 3.000 élèves Année 2003-2004, source . :Arles possède également trois lycées (Montmajour, Pasquet et Jeanne d’Arc) et les deux lycées professionnels (Privat et Perdiguier) qui accueillent de leur côté près de 2.000 élèves Année 2003-2004, source . Enseignement supérieur :L'enseignement supérieur arlésien comprend de nombreux BTS, des formations universitaires (premier et second cycle en droit, conservation du patrimoine, activités culturelles et traitement des images), et des écoles spécialisées, dont la plus connue est l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. En 2004, environ 1.000 étudiants suivent une formation supérieure dans la cité. :La liste déroulante ci-dessous contient une liste plus complète des formations supérieures de la ville d'Arles. Santé La ville d'Arles dispose d'un centre hôpitalier et de deux cliniques : Le centre hospitalier Joseph Imbert Il remplace l'ancien hôpital situé dans le centre ville qui abrite désormais la médiathèque de la ville; pour des informations complémentaires sur le nouvel hôpital, on peut consulter la fiche gouvernementale : : Commandé par le ministère de la santé et conçu par les architectes Paul Nelson (1895-1979) avec A. Remondet, P. Devinoy et J.P. Sabatie, le centre hospitalier Joseph Imbert, nom d’un ancien maire de la ville d’Arles, est construit entre 1965 et 1974 sur une parcelle de vingt hectares à environ deux kilomètres du centre historique dans le quartier de Fourchon. Il regroupe sur un même site un hôpital général de 490 lits, un hôpital psychiatrique, des services de consultations externes, et un pôle important de « prévention » destiné à l’éducation de la santé : médecine préventive, information médicale et planning familial La clinique Jeanne-d’Arc : Elle est située dans le quartier des Alyscamps (7, rue Nicolas-Saboly) La clinique médicale mutualiste Jean-Paoli : Œuvre sociale de la mutuelle MCM (19, rue Pierre-Renaudel) Sports
- 20 pxAthlétic Club Arlésien :La ville d'Arles compte un club de football nommé l'AC Arles évoluant pour la saison 2007-2008 en National. Elle la ville d'origine des footballeurs Djibril Cissé et Gaël Givet
- Rugby Club Arlésien

Budget communal

Source : Budget de 2004 sur le site de la mairie d'Arles Source : site de la mairie d'Arles Le budget communal de 2004 a été le premier calculé en fonction de l'entrée en exercice de la communauté d'agglomération (Arles-Saint- Martin-de-Crau, Tarascon, Boulbon, Saint- Pierre-de-Mézoargues) Ainsi la taxe professionnelle d'Arles est perçue par la communauté d'agglomération (35, 8 millions d'euros) qui en reverse la plus grande partie à la commune (21, 3 millions d'euros).. En 2004, le budget se présentait ainsi : Les recettes (taux de fiscalité locale)
- Taxe d'habitation : 24, 33 %
- Taxe foncière sur le bâti : 27, 65 %
- Taxe foncière sur le non-bâti : 55, 79 %
- Taxe professionnelle perçue par la communauté d'agglomération : 27, 04 % Les dépenses Budget de fonctionnement
- 81 millions pour le fonctionnement des services municipaux dont 44 millions en dépenses de personnels, avec comme principaux postes l’éducation-jeunesse-sports (15, 3 millions) et la propreté-espaces verts (11, 3 millions).
- 11 millions distribués en subventions et participations diverses
- 7 millions au titre des charges de santé confiées par la municipalité au Centre communal d'action sociale.
- 15 millions pour le service de la dette. Budget Investissement
- 18 millions au titre des opérations inscrites, dont 8 millions aux projets structurants (Médiapôle, réfection de l'amphithéâtre et et du théâtre antique, nouveau collège Mistral, ….)
- 1, 4 million au plan sécurité pluvial
- 7, 8 millions en projets de développement et de proximité, dont écoles et voirie.

Patrimoine et activités culturelles

Arles est classée ville d'Art et d'Histoire. Une douzaine de monuments sont inscrits sur la liste de 1840 dressée par Prosper Mérimée. Une grande partie des monuments est protégée dès la première moitié du . Sur le territoire d’Arles il y a 44 monuments historiques classés et 48 monuments inscrits à l’inventaire supplémentaire au 1 janvier 2006. La grande majorité de ces édifices est située dans le centre historique. Les monuments romains et romans de la ville d’Arles sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981. Depuis l'automne 2006, c'est l'ensemble du centre ancien de la ville d'Arles qui est inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco. Le label "Arles, monuments romains et romans" est désormais le libellé exact du patrimoine arlésien.

Patrimoine public

Le patrimoine public historique arlésien se compose essentiellement de monuments romains et médiévaux. Il est complété par quelques réalisations majeures de la Renaissance et de la période classique; il comprend également des édifices plus contemporains. La plupart sont classés ou inscrits comme monuments historiques et figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Principaux édifices du patrimoine public arlésien : Le forum :Le forum d’Arles est la première grande réalisation urbaine vers 30-20 av. J-C de la colonie romaine fondée en 46 av. J.-C pour remercier Arelate de son soutien à César. Les cyptoportiques :Substructions du forum construites en même temps que ce dernier. Le théâtre antique :Le théâtre antique d'Arles est construit à la fin du I siècle av. JC, juste après la fondation de la colonie romaine. Commencé vers 40/30 av. J.-C, il est achevé vers l’an 12 av.J.-C; le théâtre s'inscrit dans le quadrillage romain, sur le decumanus et fait partie du plan d'urbanisme Augustéen. Des premières fouilles en 1651 surgira la fameuse "Vénus d'Arles" (statue en marbre, actuellement au Louvre) Les arènes :Les arènes d'Arles sont un amphithéâtre romain construit vers 80/90, peu après le Colisée de Rome dont elles reprennent les principales caractéristiques. Elles comprennent un système d'évacuation par de nombreux couloirs d'accès, une scène centrale de forme elliptique entourée de gradins, des arcades, ici sur deux niveaux, le tout pour une longueur totale de 136 mètres. Cet édifice accueille aujourd'hui des manifestations essentiellement taurines. Le cirque :Le cirque romain d'Arles est le plus vaste édifice romain de la cité; il est édifié à partir de 149, sous les Antonins pour les courses de chars. Les Alyscamps :Initialement, de l'époque romaine au Moyen Âge, les Alyscamps ont été une nécropole païenne puis chrétienne située à l'entrée sud-est de la cité d'Arles sur la voie Aurélia, c'est-à-dire en dehors de la cité comme la plupart des nécropoles romaines. Ils comprenaient de très nombreux sarcophages dont il ne subsiste hélas aujourd'hui, à la suite de pillages et de travaux, que peu de choses. Les thermes de Constantin :Ils sont construits au début du sur les bords du Rhône, lorsque Constantin Ier résidait à Arles; ils ont été longtemps interprétés à tort comme les ruines d'un palais romain. Une liste plus complète des monuments publics est accessible par la liste déroulante ci-dessous.

Patrimoine religieux

Le patrimoine religieux arlésien comprend de nombreux édifices et vestiges, de l'époque romaine jusqu'au , dont une grande partie sont classés aux monuments historiques (CMH) ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques (IIMH); quelques-uns figurent également au patrimoine mondial de l'Unesco (PMU). Portail de l'Église Saint-Trophime Principaux édifices religieux arlésiens :
- Enclos de Saint-Césaire et cathédrale paléo-chrétienne, les plus vieux édifices et vestiges religieux de la ville
- Église de la Major
- Église Saint-Césaire
- Église Saint-Trophime
- Cloître de Saint-Trophime
- Commanderie Sainte-Luce
- Grand prieuré de Malte, aujourd'hui devenu le musée Réattu
- Église des Dominicains
- Église Sainte-Anne Une liste plus complète des monuments religieux est accessible par la boîte déroulante ci-dessous.

Patrimoine privé

Le patrimoine privé arlésien comprend essentiellement des hôtels particuliers bâtis pour la plupart à la Renaissance ou à la période classique. Une grande partie de ces édifices est classée aux monuments historiques (CMH) ou inscrite à l'inventaire des monuments historiques (IIMH). Principaux édifices du patrimoine privé arlésien :
- Hôtel Laval Castellane, autrefois collège des jésuites, aujourd’hui musée Arlaten
- Hôtel Courtois de Langlade, aujourd’hui siège de la sous-préfecture d'Arles
- Hôtel Quiqueran de Beaujeu, aujourd’hui Ecole nationale supérieure de la photographie
- Rotonde, initialement club de la noblesse arlésienne, transformée en temple protestant
- Hôtel Barrême de Manville
- Verrerie de Trinquetaille, un rare exemple d'architecture industrielle du . Une liste plus complète des édifices composant le patrimoine privé arlésien est accessible par la liste déroulante ci-dessous.

Patrimoine culturel

Les musées Musée de l'Arles et de la Provence antiques Musée de l'Arles et de la Provence antiques :Le musée de l'Arles et de la Provence antiques est un musée construit en 1995, dans un bâtiment moderne conçu par l'architecte Henri Ciriani, sur la presqu'île où se trouvait l'ancien cirque romain pour abriter les collections archéologiques particulièrement riches de la ville.. Il contient de nombreux sarcophages, en particulier la deuxième collection de sarcophages paléochrétiens après celle des musées du Vatican. Museon Arlaten :Le Museon Arlaten se trouve au centre de la cité (29, rue de la République) et contient des collections représentatives des arts, de l'ethnologie et de l'histoire du pays d'Arles. Il a été fondé par Frédéric Mistral, après qu'il eut reçu le prix Nobel de littérature en 1904. Musée Réattu :Musée situé sur les quais du Rhône (10, rue du grand Prieuré) et passé en 1868 dans le patrimoine municipal, il est essentiellement consacré à l'œuvre du peintre arlésien Jacques Réattu, grand prix de Rome, à la photographie et à l'architecture. Ce musée abrite également une collection de dessins de Picasso. Il a été précurseur en France en s'ouvrant à la photographie dès 1965 grâce à l'initiative de Jean-Maurice Rouquette et de Lucien Clergue. Il l'est à nouveau en 2007, en créant le premier fonds d'art sonore dans un musée des beaux-arts, en collaboration avec l'association Phonurgia Nova. Fondation Vincent van Gogh :Située au 24 bis, rond-point des Arènes, cette fondation-musée comprend une exposition permanente des artistes contemporains rendant hommage à van Gogh. Musée de la Camargue :Situé au Mas du Pont de Rousty, à environ 10 km d’Arles sur la route en direction des Saintes-Maries-de-la-Mer, ce musée retrace l’évolution géologique et les activités humaines du delta. Un chemin pédestre permet de découvrir de nombreuses facettes de la Camargue actuelle. Autre patrimoine Spécialités gastronomiques : Saucisson d'Arles, viande de taureau grillée, bœuf gardiane, catigot d'anguille, tome d’Arles (fromage de brebis qui porte en fonction de son affinage les noms d'Arlésienne, Lou Gardian ou Lou Pastre), … Élection des reines d'Arles : Depuis 1930, la municipalité d'Arles organise l'élection d'une reine d'Arles. Voir l'article Liste des reines d'Arles. Image:050501063.jpg|Élection de Nathalie Chay, 19 reine d'Arles Image:050604011.jpg|Nathalie Chay, 19 reine d'Arles

Activités culturelles et festives

Un environnement favorable Arles est un carrefour culturel ouvert aux cultures méditerranéennes dans tous les domaines de la création. La ville est le siège de plusieurs maisons d’édition (Harmonia Mundi, Actes Sud, Picquier, Phonurgia Nova), de l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) et de l’Université d'été de la radio. Elle comprend deux théâtres, le théâtre municipal d’Arles et celui de la Calade, ainsi que deux cinémas, le Fémina et le Méjan Comme dans de nombreuses villes, le nombre de salles de cinéma s'est réduit à Arles: on en a compté quatre à la fin des années 1970 (le Fémina, Odéon, le Capitole et le Studio). Tout le long de l’année, la ville est animée par les fêtes traditionnelles (l’élection de la reine d’Arles, la feria de Pâques et tous les autres évènements taurins, le salon des santonniers), les rencontres photographiques et de nombreux festivals (festival de musique du monde des "Suds, à Arles", festival de musique Actes Sud, festival du film Peplum, festival de photos de nu…). Arles dispose aussi d'un important marché qui se tient deux fois par semaine, le mercredi et samedi, le long des anciens remparts de la ville. Corrida à Arles Agenda des principales manifestations
- Pâques : féria pascale
- Juillet-août : Rencontres internationales de la photographie
- Début juillet : festival des Suds, musiques du monde
- Fin août : festival du film Peplum
- Mi-septembre : féria des prémices du riz
- Fin septembre : salon des antiquités et de la brocante
- Fin octobre : journées de la harpe
- Fin novembre-début janvier : salon international des santonniers

Jumelages

-York Pennsylvanie, , depuis le 4 juillet 1954; il s'agit du 1 jumelage franco-américain
-Wisbech , depuis le 1 mai 1964
-Fulda , depuis le 5 septembre 1964
-Verviers , depuis le 18 juin 1967
-Vercelli , depuis septembre 1970
-Pskov , depuis septembre 1976
-Jerez de la Frontera , depuis septembre 1980
-Sagné , depuis 1986
-Kalymnos , depuis 2004
-Zhouzhuang , depuis mai 2006

Personnalités arlésiennes

Nées à Arles

Antiquité et Moyen Âge
-Marcus Mettius Rufus (c.50 - ?), préfet d'Égypte puis de l'annone.
-Favorinus (c.85 - c.150), philosophe sceptique ou appartenant à la Nouvelle Académie.
-Constantin II (7 août 314 - 340), fils de Constantin I et empereur romain
- Ennodius (473-521), évêque de Pavie
- Constance d’Arles (986-† juillet 1032), fille de Guillaume Ier (c.950-†993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (†1026), reine de France par son mariage avec Robert II.
- La Maison des Porcellets, illustre dynastie noble de Provence. Renaissance et période classique
-Pierre Quiqueran de Beaujeu (1526-1550), écrivain et évêque de Senez. Il nous a laissé un témoignage de son époque dans un ouvrage curieux De laudibus Provinciae (Éloge de la Provence) dans lequel il décrit la chasse, la pêche et les cultures d'alors.
-Trophime Bigot (1579-1650), peintre.
-François Vautier (1589-1652), médecin et botaniste, médecin personnel de Marie de Médicis puis de Louis XIV.
-Jean-Louis Roullet (1645-1699), graveur.
-Jean Dedieu (1646-1727), sculpteur, grand-oncle d'Antoine Raspal et arrière grand-oncle de Jacques Réattu.
-Jean-Antoine de Barras de la Penne (1650-1730), officier et écrivain de marine, commandant du port de Marseille.
-Jean-Jacques Balechou (1715-1765), graveur.
-Guillaume de Barrême de Châteaufort (1719-1775), aristocrate et peintre, père naturel du peintre Jacques Réattu.
-Alexandre Savérien (1720-1805), ingénieur de marine et philosophe.
-Jean-Baptiste Marie de Piquet (1729-1786), dit marquis de Méjanes, aristocrate, homme politique et bibliophile.
-Joseph Patrat (ou Patras) (1733-1801), acteur et dramaturge.
-Antoine Raspal (1738-1811), peintre.
-Mathieu Louis Anibert (1742-1782), avocat, poète et historien.
-Pierre-Antoine Antonelle (1747–1817), aristocrate jacobin, 1 maire élu de la cité et président du Club des Jacobins lors de la Terreur révolutionnaire.
-Jacques Réattu (1760-1833), peintre, grand prix de Rome en 1790. Époque moderne
-Baron de Chartrouse (1772–1843), maire d'Arles, restaurateur des arènes et du théâtre romain, également botaniste et ornithologiste.
- Amédée Pichot (1795-1877), écrivain français.
- Jean-Joseph-Louis-Auguste Loiseleur des Longchamps Deville, dit "Docteur Deville", né en 1797 à Arles et mort en 1872 à Paris, médecin français.
-Jean Baptiste Marie Fouque (1819-1880), peintre.
- Jacques Marie Trichaud (1823–1894), chanoine, prédicateur et historien arlésien.
-Dominique Roman (1824-1911), photographe.
-Auguste Véran (1839–1927), architecte des monuments historiques.
-Jean Turcan (1846-1895), sculpteur
-Jeanne Calment, née le 21 février 1875 à Arles (Bouches-du-Rhône) et morte le 4 août 1997 à l'âge de 122 ans à Arles, ville où elle aura passé l'intégralité de sa longue vie. Elle a été pendant de longues années la doyenne de l'humanité.
-Jean Étienne Laget (1896-1990), peintre.
-Suzet Maïs (1907-?), actrice.
-Louis Feraud (1921-1999), couturier.
-Pierre Cour (1924-1997), auteur de chansons pour Dalida, Enrico Macias, Zanini (tu veux ou tu veux pas ?) et autres… Lien :.
-Lucien Clergue, photographe, né le 14 août 1934 - Voir .
-Christian Lacroix, couturier né le 16 mai 1951.
-Anne-Marie David, chanteuse lauréate du prix de l'Eurovision 1973 (Tu me reconnaîtras) Grand prix du disque de l'Académie Charles Cros (1972) ("Aimer"), née le 23 mai 1952.
-Patrick de Carolis, présentateur, rédacteur et président de France Télévision (depuis juillet 2005) né le 19 novembre 1953.
-Henri Guaino, haut fonctionnaire et homme politique français né le 11 mars 1957
-Juan Bautista, matador, né le 12 juillet 1981.
-Djibril Cissé, footballeur international né le 12 août 1981.
-Gaël Givet, footballeur international né le 9 octobre 1981.
-Fabien Camus, footballeur français né le 28 février 1985.
-Fanny Valette, actrice française, née le 4 juillet 1986.
-Mehdi Savalli, matador, né le 1 novembre 1989.

Ayant vécu à Arles

- Maximien, empereur romain entre 285 et 305 puis usurpateur en 310, se réfugie dans la cité de 308 jusqu'en 310.
- Jean-Marie du Lau, martyr (30 octobre 1738 - 2 septembre 1792), béatifié par le pape Pie XI le 17 octobre 1926.
- Vincent Van Gogh, peintre (30 mars 1853 à Groot-Zundert, Pays-Bas - 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise).
- René Iché, sculpteur moderne (21 janvier 1897 - 23 décembre 1954).
- Yvan Audouard, journaliste et écrivain
- Guy Debord, écrivain français.
- François-David Cardonnel, vainqueur de l'édition 2006 de Koh-Lanta, a habité dans le quartier de Barriol de 1986 à 1990.
- Le groupe de metal Your Shapeless Beauty a résidé dans son ensemble en Arles de 1995 à 2001. Certains de ses membres vivent aujourd'hui sur la commune.

Voir aussi

Galerie d'images

Image:Arles St Trophime Kreuzgang 20040828-237.jpg|Cloître de Saint-Trophime Image:Arles St Trophime Kreuzgang 20040828-240.jpg|Cloître de Saint-Trophime Image:Arles Hotel und Forum 20040828-255.jpg|Place du Forum Image:Montmajour Kreuzgang Detail 20040828-224.jpg|Cloître de l'abbaye de Montmajour Image:Arles Roman amphitheatre pillar ruins.jpg|Ruines du théâtre romain, au fond le clocher de Saint-Trophime Image:France Arles Theatre Antique Tower South.jpg Image:Arles1.jpg| Arles en 1914 Image:France_Arles_Arena_North_Night.jpg|Arènes d'Arles (nuit) Image:Arles_St_Trophime_night.jpg|Saint-Trophime (nuit) Image:Arles-PlaceDuForum.jpg|Arles - la place du Forum Image:Arlesienne etude.aquarelle.png|coiffe d'arlesienne etude Image:France_Arles_Quai_du_Rhone_1.jpg ===
Sujets connexes
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