Utopie

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Thomas More, 1527, Frick Collection, New York L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. Cela se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal (qui gouvernerait les hommes parfaitement), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Socrate) ou encore une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie (l'abbaye de Thélème, dans Gargantua, de Rabelais, en 1534). Devant la menace de la censure politi
Utopie

Thomas More, 1527, Frick Collection, New York L'utopie est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. Cela se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal (qui gouvernerait les hommes parfaitement), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Socrate) ou encore une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie (l'abbaye de Thélème, dans Gargantua, de Rabelais, en 1534). Devant la menace de la censure politique ou religieuse, les auteurs situent l'action dans un monde imaginaire, île inconnue par exemple (L'Île des esclaves, Marivaux, 1725), ou montagne inaccessible (la découverte de l'Eldorado, dans Candide, 1759). Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d'utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel. Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste de la lutte entre deux croyances, l'une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel.

Origine du terme utopie

Le terme dutopia est un néologisme grec forgé par Thomas More en 1516 pour désigner la société idéale qu'il décrit dans son œuvre Utopia. Il est traduit en français par utopie. Ce terme est composé du préfixe privatif u et du mot topos qui signifie lieu. Le sens dutopie est donc, approximativement, "sans lieu", "qui ne se trouve nulle part". Cependant, dans l'en-tête de l'édition de Bâle de 1518 d'Utopia, Thomas More utilise, exceptionnellement, le terme d' Eutopia pour désigner le lieu imaginaire qu'il a conçu. Ce second néologisme ne repose plus sur le préfixe privatif u mais sur le préfixe eu, que l'on retrouve dans euphorie et qui signifie bon. Eutopie signifie donc "le bon lieu". Si de ces deux mots, seul le premier passera à la postérité, ils n'en sont pas moins complémentaires pour décrire l'originalité de Utopia de More. En effet, cette œuvre a pour caractéristique d'être, d'une part, un récit de voyage et la description d'un lieu fictif (utopia) et, d'autre part, un projet d'établissement rationnel d'une société idéale (eutopia). Ces deux aspects du texte de Thomas More ont amené à qualifier d'utopie des œuvres très différentes.

Définition

L'utopie (eutopia) est la description d'une société idéale. Elle procède d'ailleurs d'une tradition que l'on fait remonter à La République de Platon. Plus spécifiquement l'utopie (utopia) est un genre littéraire s'apparentant au récit de voyage mais ayant pour cadre des sociétés imaginaires. Ces deux définitions ne s'excluent pas : Utopie de Thomas More, La Cité du Soleil de Campanella ou La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon remplissent ces deux conditions et sont à la fois des récits et des descriptions de sociétés originales. Cependant, dès le , de nombreux auteurs s'empareront de ce nouveau genre littéraire et en développeront l'aspect romanesque et satirique au détriment du projet politique. C'est ainsi que des œuvres telles que Les voyages de Gulliver (1721) de Jonathan Swift furent qualifiées en leur temps d'utopies. Thomas More inventa le genre littéraire de l'utopie, il avait l'ambition d'élargir le champ du possible et non de l'impossible comme ce mot est synonyme aujourd'hui. Il est ici à noter que, dans son essai consacré aux premières utopies, celles d’avant les récits de More, de Campanella ou de Cabet (les Premières utopies, les Primaires, 1938), Régis Messac donne une définition restrictive du terme Utopie. « Le mot d’Utopie, forgé par Thomas More, et de nom propre devenu générique, est d’usage courant pour désigner les œuvres littéraires qui, sous une forme fictive et narrative, nous offrent l’image d’un État idéal, où tous les maux et les torts de la société présente sont guéris et redressés. Ce genre littéraire fut longtemps le principal véhicule des idées réformatrices, mais ces écrits se répètent beaucoup, on y retrouve cent fois les mêmes banalités, cent fois les mêmes lacunes ou les mêmes erreurs. » Autrement dit, Régis Messac considère l’utopie comme une œuvre purement romanesque, nécessairement progressiste, constituée de deux éléments : « le cadre, c’est-à-dire le récit d’aventures fantaisistes ou fantastiques, le roman merveilleux ou géographique ; le contenu, c’est-à-dire la représentation d’une société idéale. » Cependant, si l’un ne va pas sans l’autre, « l’un ou l’autre des deux éléments peut prédominer ». Pour Messac, il va sans dire que ne peuvent être considérées comme de véritables utopies les œuvres où domine le second élément, le contenu, c'est-à-dire la représentation d’une société parfaite ou du moins perfectionnée. C'est pourquoi Messac ne reconnaît ni la République de Platon ni la Cyropédie de Xénophon comme appartenant exactement au genre utopique ; il dissipe à ce propos certaines équivoques et considère ces œuvres comme relevant de la catégorie des traités de politique pareils à ceux de Bodin, Machiavel et Montesquieu. « Tout au plus, dit-il, peut-on ranger, si l’on veut, la Cyropédie dans la catégorie des utopies pédagogiques et le mettre à côté de Télémaque, auquel il servit d’ailleurs de modèle. » Par ailleurs, Régis Messac observe que les récits utopiques répondent à un besoin social. « Il est sans doute permis de dire, écrit-il, dans l’ensemble, que ce sont les périodes d’incertitude, d’inquiétude, voire de souffrance, qui sont surtout favorables à l’apparition de récits de ce genre. Lorsque beaucoup d’hommes, la majorité des hommes, peut-être, sont contraints de se replier sur eux-mêmes, ils cherchent dans leur imagination ce que la réalité leur refuse, et l’on voit fleurir les utopies. » Théodore Monod, de son coté, écrit « L'utopie est simplement ce qui n'a pas encore été essayé! »

Histoire de l'utopie

Les précurseurs de l'utopie

Platon (tableau de Raphaël) Platon le premier grand "idéaliste" de la pensée occidentale. On peut en effet rapprocher l'utopie (au sens moderne que prit ce mot) du concept d'idée de Platon. La pensée de Platon est exposée dans l’ouvrage classique la République, dont le titre même est un programme. Par République, Platon entend Politeia, c’est-à-dire État, Constitution. Platon voulut donc tracer les grandes lignes de ce que devait être une cité organisée de manière idéale. C’est cette volonté de constituer une cité idéale qui fait de Platon le grand fondateur du concept d'idée, qui fut repris ultérieurement par les "utopistes" du . Il est très important de noter que, même si Platon a réfléchi aux questions économiques, sa pensée ne fut pas aussi aboutie sur ce thème que celle de son successeur Aristote, qui écrivit un ouvrage dédié à l'économie : Économiques. Voir : Histoire de la pensée économique

Genèse du genre : L'Utopie de Thomas More

L'Utopie de Thomas More, gravure de Holbein pour une édition de 1518 L'avocat et homme de lettres Thomas More s'inscrit, à l'instar de son ami Érasme, dans le cadre du mouvement humaniste qui redécouvre la littérature antique grecque et latine et s'en inspire. More connaissait les œuvres d'Aristote et de Platon et le projet de cité idéale qui occupe une partie de La République peut être considéré comme l'une des sources d'inspiration de Utopie. Le texte de More est cependant également tributaire de son époque : il emprunte en partie sa forme aux récits de voyage de Vasco de Gama ou de Magellan. La découverte du Nouveau monde en 1492 a mis les Européens en contact avec d'autres peuples, très différents, et permet à More d'imaginer une civilisation originale située aux confins du monde connu. De manière plus générale, son projet de société s'inscrit dans le courant philosophique de la Renaissance qui place l'Homme au centre du monde. Le premier livre de L'Utopie rapporte une conversation entre le narrateur et plusieurs autres personnages, dont Raphaël Hythloday un navigateur qui a découvert l'île d'Utopie. La discussion porte principalement sur les injustices et les défauts de la société, injustices auxquelles Raphaël Hythloday oppose les sages coutumes du pays dont il a fait la découverte. Le second livre rapporte la description par Hythloday de l'Utopie. Cette description, assez détaillée, porte sur les lois, les coutumes, l'histoire, l'architecture et le fonctionnement économique de l'île. La société utopienne est foncièrement égalitaire et ignore toute propriété privée. On peut la qualifier de communiste. Elle repose en outre sur un ensemble de lois et sur une organisation très rationnels et précis. Elle est présentée comme la plus aboutie des civilisations. On peut voir dans cette œuvre avant tout une critique de la société anglaise (et européenne) du . Les vertus de l'Utopie sont en quelque sorte des réponses aux injustices du monde réel : elles les soulignent par contraste (l'égalité de tous les citoyens utopiens met en lumière l'extrême misère, à cette époque, de nombre de paysans anglais sans terres) et montrent que les maux de l'Angleterre ne sont peut-être pas des fatalités puisque les Utopiens les ont résolus. L'Utopie, qui se présente comme une œuvre de fiction, affirme néanmoins que l'homme a la possibilité d'influer sur son destin et est donc porteuse du concept d'histoire. More s'abstient pourtant de présenter son utopie comme un programme politique. Il considère la réalisation d'une telle société comme souhaitable mais affirme ne pas même l'espérer. Ainsi, le genre littéraire crée par Thomas More repose sur un paradoxe. Il se présente en effet comme une œuvre de fiction sans lien avec la réalité : le nom de l'île ("nulle part") mais aussi du fleuve qui la traverse (Anhydre, c'est-à-dire "sans eau") ou du navigateur Hythlodee (qui signifie : "raconteur de balivernes") sont là pour nous le rappeler. Cependant, l'utopiste se refuse à tout recours au merveilleux ou à la fantaisie et le bonheur qui est censé régner en Utopie se doit de reposer sur la cohérence du projet. Nul climat paradisiaque, nulle bénédiction divine, nul pouvoir magique n'a contribué à la réalisation de la société parfaite. Il s'agit donc d'une fiction dont la valeur repose sur la cohérence du discours.

Les utopies de la renaissance

François Rabelais
-L'Utopie de Thomas More, 1516.
-L'abbaye de Thélème dans Gargantua de Rabelais, 1532.
-La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon, fin , début .

Les utopies de la période classique

-La Cité du Soleil de Tommaso Campanella, 1623.
-Le Criticon de Baltasar Gracián, 1651-1657.
-L'Autre Monde ou les États et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac, 1657.
-La Terre Australe connue de Gabriel de Foigny, 1676.
-
Histoire des Sévarambes de Denis Veiras, 1677-1679.
-Les Aventures de Télémaque de Fénelon, 1699.

Les utopies des Lumières

-Libertalia dans « Histoire Générale des Pyrates de typiak » de Daniel Defoe, 1724.
-L'Île des esclaves de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1725.
-
Voyage au pays de Houyhnhnms, quatrième des Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, 1726.
-L'Eldorado dans Candide (Chapitre XVIII) de Voltaire, 1759.
- La Vérité, ou le Vrai système de Léger Marie Deschamps (Ca. 1750-1760)
-
Le Pays des Gangarides dans La Princesse de Babylone de Voltaire, 1768.
-L'an 2440 de Louis Sébastien Mercier, 1786 (2nde édition).
-Paul et Virginie de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, 1789.

Les utopies au siècle

François Marie Charles Fourier
-Le Phalanstère de Charles Fourier v. 1830.
-Voyage en Icarie d'Étienne Cabet, 1840.
-Les Cinq Cents Millions de la Bégum, de Jules Verne, 1879.
-
Nouvelles de Nulle Part ou Une Ère de Repos (News from Nowhere or An Epoch of Rest) de William Morris, 1890.

Les utopies au siècle

-
Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien d'Alfred Jarry, 1911.
-
Nous Autres de Ievgueni Zamiatine, 1924.
-
Le Meilleur des Mondes de Aldous Huxley, 1932.
-
Le jeu des perles de verre de Hermann Hesse, 1943.
-
1984 (roman) de George Orwell, 1949.
-
Fondation d'Isaac Asimov, 1951.
-
Ile de Aldous Huxley, 1962.
-Le monde de Gondawa dans La Nuit des temps et Ravage de René Barjavel, 1968.
- L'An 01 de Gébé, 1973.
-La planète Annares dans Les Dépossédés de Ursula Le Guin, 1974.
-
Écotopie de Ernest Callenbach, 1975 (:en:Ecotopia)
-
Adieux au prolétariat, d'André Gorz (surtout la dernière partie)
-
La Québécie de Francine Lachance, 1990.
- Lois Lowry : Le passeur 1994
-
L'Île des Gauchers, Alexandre Jardin, 1995.
-
Les Fourmis de Bernard Werber, 1996.
-
La Belle Verte, film de Coline Serreau, 1996. On notera, qu'il s'agisse d'Orwell, Huxley ou Houellebecq, que leurs œuvres respectives renvoient plus à la notion de "contre-utopie" (ou dystopie).

Les utopies au

-
Saint-Pantel de Xavier Tacchella, 2003.
-L'Île de la Tranquilité dans Nous les dieux de Bernard Werber, 2004.
-
La possibilité d'une île, Michel Houellebecq, 2005.
-
Mon utopie de Albert Jacquard, 2006.
-
Utopiapolis de Hermanns Christophe, 2005.
-
La Deuxième Terre de Mario Salerno, 2004
-Sur la route des Utopies, Christophe Cousin, 2007.

Utopistes célèbres

|border="0" cellpadding="8" style="font-size: 0.9em;" |- valign="top" | width="33%" style="border-right: 0px solid
-999" |
-Gracchus Babeuf
-Francis Bacon
-René Barjavel
-Edward Bellamy
-Walter Benjamin
-Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre
-Ernst Bloch
-Étienne Cabet
-Tommaso Campanella
-Auguste Comte
-Marquis de Condorcet
-Denis Diderot
-Fénelon
-Charles Fourier
-William Godwin
-Aldous Huxley
-George Orwell | width=33%|
-Joachim de Flore
- Jean Journet
-Bernard Lazare
-David Lazzaretti
-Claude Nicolas Ledoux
-Pierre Leroux
-Emmanuel Levinas
-John Locke
-Karl Mannheim
-Marivaux
-Karl Marx
-Louis Sébastien Mercier
-Thomas More
-Étienne-Gabriel Morelly
-William Morris
-Thomas Müntzer
-Robert Owen | width=33%|
-Platon
-François Rabelais
-Nicolas Restif de La Bretonne
-Jean-Jacques Rousseau
-Marquis de Sade
-Saint Augustin
-Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon
-Jonathan Swift
-Tiphaigne de la Roche
-Gabriel Tarde
-Flora Tristan
-Voltaire
-Mary Wollstonecraft
-Ievgueni Zamiatine
-Abbé Prévost

Portée du concept d’Utopie

Intérêt politique

- L’Utopie a double fonction dans le discours politique: celle de proposer une rupture radicale avec un système existant et de plus de proposer un modèle de société idéale. Ce n’est pas un simple progrès qui intéresse les Utopistes mais une rupture nette et un saut qualitatif radical. L'utopie peut donc s'inscrire également sur du long terme, voire du très long terme sans tomber dans une radicalité qui elle-même permettrait des résistances, l'empêchant d'être et restant donc dans le vide qui est son sens premier. Comment alors préserver l'altérité du phénoméne révolutionnaire utopique? Et si l'utopie était ce vide à emplir ? Et si l'utopie était l'idéalisme qui peu à peu passe du rêve à la réalité ? Car si la réalité change, l'utopie serait possible...

Mythes à l'origine de la notion d'utopie

L'Atlantide

L'Athènes ancienne

L'Age d'or

Le Millénarisme

La Cité de Dieu

Voir aussi

- Histoire de la pensée économique
- Ingénierie du paradis
- Cité idéale
- Cité-jardin
- Hétérotopie (concept forgé par Michel Foucault en 1967)
- Cocagne
- Contre-utopie
- Paix perpétuelle
- Révolution
- Socialisme utopique
- Anarchisme, communisme
- Dadaïsme, surréalisme
- ’Pataphysique
- L’internet comme utopie
- la diffusion d'informartion comme utopie
- élément B
- élément C
- Un concept voisin : l'uchronie
- Utopiapolis ==
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