Victor Hugo

Infos
Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française. Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.
Victor Hugo

Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française. Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

Biographie

Enfance et jeunesse

Il est né le 26 février 1802 à Besançon dans le Doubs, en Franche-Comté, où son père est en garnison, puis passe son enfance à Paris. Victor est le fils du comte et général napoléonien du Premier Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1773–1828) et de Sophie Trébuchet (1772–1821) et cadet de trois enfants Abel Joseph Hugo (1798–1855) et Eugène Hugo (1800–1837). De fréquents séjours à Naples et en Espagne, à la suite des affectations militaires de son père, marqueront ses premières années. Vers 1813, il s’installe à Paris avec sa mère qui s’est séparée de son mari, car elle entretient une liaison avec le général d'Empire Victor Fanneau de la Horie. Âgé de quatorze ans à peine, Victor, en juillet 1816, note sur un journal : « Je veux être Chateaubriand ou rien »Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, Adèle Hugo, 1863. La phrase aurait été notée dans un cahier d'écolier. Il aurait écrit ces mots à la suite d'un concours de poésie perdu - le jury ne pouvant croire qu'un individu si jeune ait réalisé un tel poème. Sa vocation est précoce et ses ambitions sont immenses . En 1817, il participe à un concours donné par l'Académie des jeux floraux. Le jury est à deux doigts de lui adresser le prix mais le titre de son poème ("Trois lustres à peine") suggère trop son jeune âge et l'Académie en est effrayée. Le prix est donc attribué à quelqu'un d'autre. Avec ses frères Abel et Eugène, il fonde en 1819 une revue, « le Conservateur littéraire », qui attire déjà l'attention sur son talent. La même année, il remporte le concours de l'Académie des Jeux floraux (voir Clémence Isaure). Deux fois lauréat (1819 et 1820), également primé par l’académie, Victor Hugo délaisse les mathématiques, pour lesquelles il a un goût marqué (il suit les cours des classes préparatoires), et embrasse la carrière littéraire. Son premier recueil de poèmes, Odes, paraît en 1821 : il a alors dix-neuf ans et ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de faire connaître rapidement cet ouvrage. Il participe aux réunions du Cénacle de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal, berceau du Romantisme, qui auront une grande influence sur son développement. Dès cette époque, Hugo est tout à la fois poète, romancier, dramaturge et même journaliste : il entreprend tout et réussit beaucoup.

Le jeune écrivain

Victor Hugo jeune homme C’est avec Cromwell, publié en 1827, qu’il fera éclat. Dans la préface de ce drame, Victor Hugo s’oppose aux conventions classiques, en particulier à l’unité de temps et à l’unité de lieu. Il met véritablement en pratique ses théories dans la pièce Hernani (1830), pièce qui inaugure le genre du drame romantique. Cette œuvre est la cause d’un affrontement littéraire fondateur entre anciens et modernes, ces derniers, au premier rang desquels Théophile Gautier, s’enthousiasmant pour cette œuvre romantique — combat qui restera dans l’histoire de la littérature sous le nom de « bataille d’Hernani. » Dès lors, la production d’Hugo ne connaît plus de limites : romans (Notre-Dame de Paris, 1831) ; poésie (Les Chants du crépuscule, 1835) ; théâtre (Ruy Blas, 1838). Il épouse, le 12 octobre 1822, Adèle Foucher qui lui donne cinq enfants :
- Léopold (16 juillet 1823–10 octobre 1823)
-Léopoldine (28 août 1824–4 septembre 1843)
-Charles (4 novembre 1826–13 mars 1871)
-François–Victor (28 octobre 1828–26 décembre 1873)
-Adèle Hugo (24 août 1830–21 avril 1915), la seule qui survivra à son illustre père mais dont l'état mental, très tôt défaillant, lui vaudra de longues années en maison de santé. De 1826 à 1837, il séjourne fréquemment au Château des Roches à Bièvres, propriété de Bertin l'Aîné, directeur du Journal des débats. Au cours de ces séjours, il y rencontre Berlioz, Chateaubriand, Liszt, Giacomo Meyerbeer et rédige des recueils de poésie dont le célèbre ouvrage des Feuilles d'automne. Il aura, jusqu’à un âge avancé, de nombreuses maîtresses. La plus célèbre sera Juliette Drouet, actrice rencontrée en 1833, qui lui consacrera sa vie et le sauvera de l’emprisonnement lors du coup d’état de Napoléon III. Il écrira pour elle de nombreux poèmes. Tous deux passent ensemble l'anniversaire de leur rencontre et remplissent, à cette occasion, année après année, un cahier commun qu'ils nomment tendrement le « Livre de l’anniversaire » Victor Hugo / Juliette Drouet, 50 ans de lettres d’amour 1833-1883 : Lettres de l'anniversaire, présentation de Gérard Pouchain, préface de Marie Hugo, Collection « Écrits », 2005. Voir aussi La date anniversaire du 16 février, sera désormais fêtée chaque année par un message de Victor Hugo dans le petit livre rouge de Juliette, baptisé le « Livre de l'Anniversaire ». Hugo accède à l’Académie française en 1841. En 1843, Léopoldine meurt tragiquement à Villequier, noyée avec son mari Charles Vacquerie dans le naufrage de leur barque. Hugo sera terriblement affecté par cette mort qui lui inspirera plusieurs poèmes des Contemplations — notamment, son célèbre « Demain, dès l'aube... »

L'exil

Le Pigeon
, à Bruxelles Hauteville House, maison de Victor Hugo en exil à Guernesey Élevé par sa mère vendéenne dans l’esprit du royalisme, il se laisse peu à peu convaincre de l’intérêt de la démocratie (« J’ai grandi », écrit-il dans un poème Les Contemplations, Livre V - En marche, « Écrit en 1846 ». où il s’en justifie). Son idée est que « là où la connaissance n’est que chez un homme, la monarchie s’impose. Là où elle est dans un groupe d’hommes, elle doit faire place à l’aristocratie. Et quand tous ont accès aux lumières du savoir, alors le temps est venu de la démocratie ». Au début de la Révolution de 1848, il est élu député de la deuxième République en 1848 et siège parmi les conservateurs. Il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte élu Président de la République en décembre, avec qui il rompt en 1849 et il se bat progressivement contre ses anciens amis politiques dont il réprouve la politique réactionnaire. Hugo s’exile après le coup d'État du 2 décembre 1851 qu’il condamne vigoureusement pour des raisons morales (Histoire d'un crime). Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey et enfin à Guernesey. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l’amnistieActes et paroles - Pendant l'exil, 1859, I. « L'amnistie. » décidée quelque temps après (« Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là » Les Châtiments, « Ultima verba »). Pendant ces années difficiles, il publiera notamment Les Châtiments (1853), œuvre en vers qui prend pour cible le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des Siècles (1859), ainsi que Les Misérables, roman (1862). Le souvenir douloureux de Léopoldine — ainsi que sa curiosité — le pousse à tenter à Jersey, d’étranges expériences de spiritisme consignées dans Les Tables tournantes de Jersey. Pendant les années 1860, il traverse plusieurs fois le Grand-Duché de Luxembourg comme touriste, alors qu'il se rend sur le Rhin allemand (1862, 1863, 1864, 1865). En 1871, après la Commune de Paris, tandis qu'il est expulsé de Belgique pour y avoir offert asile aux communards poursuivis dans la capitale française, il trouve refuge pendant trois mois et demi dans le Grand-Duché (1 juin–23 septembre). Il séjourne successivement à Luxembourg, à Vianden (deux mois et demi), à Diekirch et à Mondorf, où il suit une cure thermale.

Le retour en France et la mort

L'enterrement de Victor Hugo Après la chute du Second Empire consécutive à la guerre franco-prussienne de 1870, c’est l’avènement de la Troisième République : Hugo peut enfin rentrer après vingt années d’exil. Jusqu'à sa mort, en 1885, il restera une des figures tutélaires de la république retrouvée — en même temps qu'une référence littéraire incontestée. Il décède le 22 mai 1885 , prononçant, selon la légende, ces derniers mots : « Ceci est le combat du jour et de la nuit. » Conformément à ses dernières volontés« Le 2 août 1883, Victor Hugo avait remis à Auguste Vacquerie, dans une enveloppe non fermée les lignes testamentaires suivantes, qui constituaient ses dernières volontés pour le lendemain de sa mort : Je donne cinquante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l'oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu. » Actes et paroles - Depuis l'exil 1876-1885, 1885, I. «Mort de Victor Hugo», Extrait du Rappel. , c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'eut lieu la cérémonie. Il est d'abord question du Père Lachaise mais le premier juin il sera finalement conduit au Panthéon, la jeune Troisième République profitant de cet évènement Détail de la cérémonie des funérailles sur la page Wikipédia du Panthéon de Paris : . pour retransformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage.

Une œuvre monumentale

L'ensemble de ce qui a survécu des écrits de Victor Hugo (plusieurs lettres personnelles ont été volontairement détruites par ses exécuteurs testamentaires Paul Meurice et Auguste Vacquerie) a été publié chez Jean-Jacques Pauvert et représente presque quarante millions de caractères ! « L’ensemble de mon œuvre fera un jour un tout indivisible. Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi . » (Lettre du 9 décembre 1859) À travers ces mots, on devine une volonté farouche de pratiquer tous les genres : roman, poésie, théâtre, essai, etc. — autant qu’une passion du Verbe, à condition toutefois que ce dernier soit ancré dans l’Histoire. Par conséquent, distinguer la fiction proprement dite de l’engagement politique est, chez Hugo plus que chez tout autre écrivain, une gageure.

Le romancier

Un romancier inclassable

Hugo a laissé neuf romans. Le premier, Bug-Jargal a été écrit à seize ans ; le dernier, Quatrevingt-treize, à soixante-douze. L’œuvre romanesque a traversé tous les âges de l’écrivain, toutes les modes et tous les courants littéraires de son temps sans jamais se confondre totalement avec aucun. En effet, on trouve toujours chez Hugo une volonté de parodie et de décalage : Han d'Islande en 1823, Bug-Jargal publié en 1826, Notre-Dame de Paris en 1831 ressemblent aux romans historiques en vogue au début du mais n’en sont pas vraiment ; c'est que Hugo n’est certainement pas Walter Scott ; chez lui en effet, les temps modernes pointent toujours derrière l’Histoire.
Le Dernier Jour d'un condamné en 1829 et Claude Gueux en 1834 ne sont pas plus aisés à définir. Ce sont des romans à la fois historiques et sociaux qui sont, surtout, engagés dans un combat — l’abolition de la peine de mort — qui dépasse de loin le cadre de la fiction. On pourrait en dire autant des Misérables qui paraît en 1862, en pleine période réaliste, mais qui lui emprunte peu de caractéristiques. Ce succès populaire phénoménal embarrassera d'ailleurs la critique car il louvoie constamment entre mélodrame populaire, tableau réaliste et essai didactique… Cosette, illustration pour Les Misérables par Émile Bayard De la même façon, dans Les Travailleurs de la mer (1866) et dans L'Homme qui rit (1869), Hugo se rapproche davantage de l’esthétique romantique du début du siècle, avec ses personnages difformes, ses monstres et sa Nature effrayante. Enfin, en 1874, Quatrevingt-treize signe la concrétisation romanesque d’un vieux thème hugolien : le rôle fondateur de la Révolution française dans la conscience littéraire, politique, sociale et morale du .

Une œuvre de combat

Le roman hugolien n’est pas un « divertissement » : il est — presque toujours — au service du débat d’idées. On l’a vu avec les romans abolitionnistes de sa jeunesse, on le voit encore dans sa maturité, à travers de nombreuses, et parfois envahissantes, digressions sur la misère matérielle et morale, dans Les Misérables . Toutefois, dans ce dernier roman commencé en 1845 et 1848, on a détecté l'influence de Balzac notamment celle du Curé de village avec lequel Monseigneur Myriel a des points communs. Et la parenté entre Vautrin et Jean Valjean (le second étant l'envers positif de l'autre) est assez évidente , le monde et les coutumes des bagnards étant décrit dans Splendeurs et misères des courtisanes.Les Misérables .Dictionnaire des oeuvres. Laffont Bompiani et voir aussi : citée par Annette Rosa dans Victor Hugo, l'éclat d'un siècle, Editions Messidor, 1985 .

Combats sociaux

Victor Hugo a pris des positions sociales très tranchées, et très en avance sur son époque.

La question sociale

Dénonçant jusqu'à la fin la ségrégation sociale, Hugo déclare lors de la dernière réunion publique qu'il préside : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! ». Il s'agissait précisément de récolter des fonds pour permettre à 126 délégués ouvriers de se rendre au premier Congrès socialiste de France, à Marseille.

La peine de mort

Hugo est un farouche abolitionniste. Dans son enfance, il a assisté à des exécutions capitales et toute sa vie, il luttera contre. Le dernier jour d’un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux romans de jeunesse, soulignent à la fois la cruauté, l’injustice et l’inefficacité du châtiment suprême. Mais la littérature ne suffit pas, Hugo le sait. Chambre des Pairs, Assemblée, Sénat : Victor Hugo saisira toutes les tribunes pour défendre l’abolition : « La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. » (discours du 15 septembre 1848 devant l'Assemblée nationale constituante)

Discours

Victor Hugo a prononcé pendant sa carrière politique plusieurs grands discours ; la plupart d'entre eux sont regroupés dans Actes et paroles :
- contre le travail des enfants (Chambre des pairs, 1847)
- contre la misère (
, 9 juillet 1849) ;
- sur la condition féminine (aux obsèques de George Sand, 10 juin 1876) ;
- contre l'enseignement religieux et pour l'école laïque et gratuite (
Discours à propos du projet de loi sur l’enseignement, 15 janvier 1850 , et extraits );
- plusieurs plaidoyers contre la peine de mort (
Que dit la loi ? « Tu ne tueras pas ». Comment le dit-elle ? En tuant !);
- plusieurs discours en faveur de la paix (
Discours d’ouverture du Congrès de la paix, 21 août 1849);
- pour le droit de vote universel ;
- sur la défense du littoral. Œuvres complètes de Victor Hugo, Actes et paroles - Avant l'exil 1841-1851, Chambre des Pairs (1845-1848), « II. Consolidation et défense du littoral. »
- contre l'invalidation de l'élection de Garibaldi à l'Assemblée nationale en 1871, qui fut à l'origine de sa propre démission (
Contre l'invalidation de Garibaldi, Discours à l'Assemblée nationale, 8 mars 1871, )

La paix par le commerce

Victor Hugo ne cesse d'insister sur le fait que le commerce remplacera la guerre. Dans cette vision de l'ordre commercial remplaçant l'ordre militaire, il annonce en germe le philosophe Alain. Cette vision positive de la mission de l'homme est condensée dans un de ses vers les plus célèbres : « Collabore avec Dieu. Prévois. Pourvois. Prends soin. »
Toute la lyre - nouvelle série, LXVIII, « Collabore avec Dieu ».

La colonisation et l'esclavage

Victor Hugo s'est peu exprimé sur la question de la colonisation de l'Algérie, qui a constitué pourtant la principale aventure coloniale de la France de son époque. Ce silence relatif ne doit pourtant pas être trop rapidement assimilé à un acquiescement de la part de l'auteur des Misérables. En effet, si Hugo a été sensible aux discours légitimant la colonisation au nom de la « civilisationVoir son discours de 1879 au banquet commémorant l'abolition de l'esclavage sur wikisource : (II. Discours sur l'Afrique) », une analyse attentive de ses écrits - et de ses silences - montre qu'à propos de la « question algérienne » ses positions furent loin d'être dénuées d'ambiguïtés : sceptique à l'égard des vertus civilisatrices de la « pacification » militaire, il devait surtout voir dans l'Algérie colonisée le lieu où l'armée française s'est « faite tigre », et où les résistants au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte ont été déportésLire à ce sujet Franck Laurent, Victor Hugo face à la conquête de l'Algérie, Paris, Maisonnneuve & Larose, coll. « Victor Hugo et l'Orient », n°6, 2001. . Sur la question de l'esclavage, celui qui, dans les années 1820, montrait à travers Bug-Jargal qu'il partageait dans sa vision des peuples noirs les mêmes préjugés que ses contemporains, et qui garda un silence étonnant lors de l'abolition de l'esclavage en 1848Cf. , devait intervenir pour demander la grâce de l'abolitionniste américain John Brown
Actes et paroles - Pendant l'exil, 1859, II. « John Brown ».Cf l'article de .

Hugo et ses contemporains

Le temps des rivaux

Hugo entretient des relations d’estime et d’admiration mutuelles avec Balzac (un peu de méfiance, l’ego des grand créateurs y pourvoit) ou Nerval. Relations d’amitié avec Dumas, son compagnon de romantisme, qui dureront, avec beaucoup de hauts et quelques bas, toute la vie. La rivalité est plus exacerbée avec Lamartine, auquel Hugo ne cesse de proclamer son admiration mais ne lui concède plus, le succès venant, de réelle prééminence artistique. Devant le talent d’Hugo, son originalité et sa brillante ascension, il est cependant difficile de ne pas s'incliner. De plus, sa grandeur d’âme et son intégrité forcent l’admiration : vingt années d’exil, en partie volontaire, ce n’est pas rien et fait taire bien des détracteurs...

La statue du commandeur

Victor Hugo par Rodin À partir des années d’exil, et plus encore à son retour, Hugo devient une sorte de statue du commandeur : populaire, admiré par ses pairs et craint par les politiques, Victor Hugo est incontournable. Que l’on soit romancier, poète ou dramaturge, on se définit par rapport à lui – pour ou contre cette figure décidément trop imposante... Hugo, on le voit, a trop de pouvoir pour n’être pas haï par certains. Quant à la politique, les républicains les plus à gauche doutent de sa conversion, tandis que les monarchistes ne pardonnent pas facilement à celui qui a trahi son milieu. Le public, lui, voue déjà un culte au vieil homme et les jeunes poètes continuent de lui envoyer leurs vers – tandis que d'autres se montrent volontiers irrévérencieux... « Hugo : l’Homme apocalyptique, L’Homme-Ceci-tûra-cela, Meurt, gardenational épique ; Il n’en reste qu’un — celui-là — » – Tristan Corbière, « Un jeune qui s'en va », Les Amours jaunes (1873) Baudelaire admire éperdument Hugo, mais éprouve parfois de l’irritation devant ce poète qui fait des vers « politiques » : cet agacement traduit la relation ambiguë qui sera celle, au fond, de bien des écrivains de la fin du . Zola lui reprochera sa tiédeur à l’égard des communards – il ne sera pas le seul – comme d‘autres lui reprocheront au contraire ses positions trop sociales. Flaubert, s’il admire le romantique de 1830, se méfie du « vieux crocodile » dont il juge les digressions philosophiques, dans les Misérables notamment, indigestes. Baudelaire et Verlaine partagent ce point de vue comme tous ceux qui pensent que l’art et l’engagement politique ne doivent pas être mêlés. En fin de compte, Hugo est un homme capable d'exaspérer ses admirateurs et d'être admiré de ses ennemis. Quoi de plus naturel pour un maître de l’antithèse... Même longtemps après sa mort, Hugo continuera, par son œuvre ou son action, de susciter les réactions les plus diverses : exécration de Maurras, admiration de Mauriac qui déclare, en 1952 : « Il commence à peine à être connu. Le voilà au seuil de sa vraie gloire. Son purgatoire est fini. » Mauriac répond à une enquête de la revue « Liberté de l'esprit» à l'occasion du cent-cinquantenaire de la naissance d'Hugo. .

Les dessins de Victor Hugo

Le rocher de l'Ermitage, 1855, dessin de Victor Hugo Aux nombreux talents de l'écrivain, il faut ajouter le dessin. L'artiste n’a certes pas éclipsé le poète, mais on continue néanmoins de redécouvrir le travail pictural de Victor Hugo – auquel on a consacré de nombreuses et prestigieuses expositions au cours des vingt dernières années (lors du centenaire de sa mort, en 1985, « Soleil d'Encre » au Petit Palais et « Dessins de Victor Hugo » place des Vosges dans la maison qu'il habita sous la Monarchie de juillet ; mais aussi, plus récemment, à New York, Venise, Bruxelles, ou Madrid). En bon autodidacte, Hugo n’hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales : il mélange à l'encre le café noir, le charbon, la suie de cheminée, peignant du bout de l'allumette ou au moyen des barbes d'une plume. Ses œuvres sont, en général, de petite taille et il s’en sert tantôt pour illustrer ses écrits (
Les Travailleurs de la mer), tantôt pour les envoyer à ses amis pour le jour de l’an ou à d’autres occasions. Cet art, qu'il pratiquera toute sa vie, le divertit. Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste ; mais avec l’exil et la confrontation mystique du poète avec la mer, ils acquerront une dimension presque fantastique. Cette facette du talent d'Hugo n'échappera pas à ses contemporains et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire : « Je n'ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel. Je parle de ses dessins à l'encre de Chine, car il est trop évident qu'en poésie, notre poète est le roi des paysagistes Baudelaire, Curiosités esthétiques (1868) - IX. Salon de 1859. « Lettres à M. le Directeur de la revue française VIII. » ».

Adaptations

Les œuvres d'Hugo ont donné lieu à d'innombrables adaptations au cinéma, à la télévision ou au théâtre. Les plus grands acteurs se sont battus pour incarner les héros hugoliens, en tête desquels Jean Valjean, interprété, en France, par Harry Baur, Jean Gabin, Lino Ventura ou Gérard Depardieu.

Cinéma

Près d'une centaine d'adaptations au total dont plus d'une quarantaine pour Les Misérables, suivi de près par Notre-Dame de Paris. L'universalité d'Hugo s'y manifeste de façon éclatante car les cinémas les plus divers se sont emparés de son œuvre : américain (1915, Don Caesar de Bazan, tiré de Ruy Blas) ; anglais, indien (
Badshah Dampati, en 1953, adaptation de Notre-Dame de Paris) ; japonais (en 1950 Re Mizeraburu : Kami To Akuma : adaptation dans un cadre japonais, sous l'ère Meiji) ; égyptien (ex :1978, Al Bo'asa adaptation des Misérables) ; italien (1966, L'Uomo che ride, adaptation de L'Homme qui rit), etc. On y ajoutera les films inspirés de la vie de Victor Hugo, L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut étant l'un des plus connus.

Télévision

Un nombre très important d'adaptations, plus ou moins fidèles. En France, on retiendra le succès considérable des Misérables de Robert Hossein (1985) avec Lino Ventura, Jean Carmet et Michel Bouquet.

Opéra

-
Lucrezia Borgia, de Gaetano Donizetti, 1833, d'après Lucrèce Borgia.
- Il Giuramento, Saverio Mercadante, 1837, d’après Angelo, tyran de Padoue.
-
Ernani de Verdi, 1844, tiré de la pièce Hernani.
-
Rigoletto de Verdi, 1851, d'après la pièce Le Roi s'amuse. De façon générale, Victor Hugo n'est guère friand de telles adaptations qui lui auraient inspiré cette cruelle injonction : « Défense de déposer de la musique au pied de mes vers ! » « On n'a jamais trouvé la fameuse formule que l'on prête à Hugo: « Défense de déposer de la musique au pied de mes vers ». Il n'était sans doute pas si hostile que cela à la mise en musique de ses textes comme en témoigne La Esmeralda de Louise Bertin.» Arnaud Laster, Néanmoins, son ami Franz Liszt compose plusieurs pièces symphoniques inspirées de ses poèmes : Ce qu’on entend sur la montagne, tiré des Feuilles d'automne, et Mazeppa, tiré des Orientales. Bien d'autres compositeurs s'affranchiront de l'interdit hugolien, de Bizet à Wagner en passant par Camille Saint-Saëns ou Fauré.

Comédies musicales

Les Misérables à Broadway (Imperial Theater, New York, février 2003)
- Les Misérables, (adaptation d'Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg) en 1980, est devenue l'une des plus célèbres comédies musicales : jouée dans 29 pays et près de 200 villes, traduite en 18 langues et vue par 42 millions de spectateurs au total !
- Notre-Dame de Paris, 1999 (adaptation Luc Plamondon et Richard Cocciante).

Films d'animation

Plusieurs succès, dont Le Bossu de Notre-Dame (1996) (
The Hunchback of Notre Dame, par les studios Disney) ou Les Misérables (1979), film d'animation japonais.

L'œuvre

Note : l'année indiquée entre parenthèses est la date de la première parution

Théâtre

- Cromwell (1827)
- Amy Robsart (1828)
-
Hernani
(1830)
- Marion Delorme (1831)
- Le Roi s'amuse (1832)
- Lucrèce Borgia (1833)
- Marie Tudor (1833)
- Angelo, tyran de Padoue (1835)
- Ruy Blas (1838)
- Les Burgraves (1843)
- Torquemada (1882)
- Théâtre en liberté (posthume : 1886)

Romans

Luc-Olivier Merson (1846-1920), illustration pour Notre-Dame de Paris, 1881
- Han d'Islande (1823)
- Bug-Jargal (1826)
- Le Dernier Jour d'un condamné (1829)
- Notre-Dame de Paris (1831)
- Claude Gueux (1834)
- Les Misérables (1862)
- Les Travailleurs de la mer (1866)
- L'Homme qui rit (1869)
- Quatrevingt-treize (1874)

Poésies

- Odes et poésies diverses (1822)
- Nouvelles Odes (1824)
- Odes et Ballades (1826)
- Les Orientales (1829)
- Les Feuilles d’automne (1831)
- Les Chants du crépuscule (1835)
- Les Voix intérieures (1837)
- Les Rayons et les ombres (1840)
- Les Châtiments (1853)
- Les Contemplations (1856)
- Première série de la Légende des Siècles (1859)
- Les Chansons des rues et des bois (1865)
- L'Année terrible (1872)
- L'Art d'être grand-père (1877)
-
Nouvelle série de la Légende des Siècles (1877)
- La Pitié suprême
- Le Pape (1878)
- L'Âne (1880)
- Religions et religion (1880)
- Les Quatre Vents de l'esprit (1881)
- Série complémentaire de la Légende des Siècles (1883) Recueils posthumes :
- La Fin de Satan (1886)
- Dieu (1891, 1941) Choix de poèmes parmi les manuscrits de Victor Hugo, effectués par Paul Maurice :
- Toute la Lyre (1888, 1893, 1897, 1935-1937),
- Nouvelle série de Toute la Lyre (1893)
- Les Années funestes (1898)
- Dernière Gerbe (1902, 1941, le titre n'est pas de Victor Hugo)
- Océan. Tas de pierres (1942)

Autres textes

- Étude sur Mirabeau (1834)
- Littérature et philosophie mêlées (1834)
- Le Rhin (1842)
- Napoléon le Petit (pamphlet, 1852)
- Lettres à Louis Bonaparte (1855)
- William Shakespeare (1864)
- Paris-Guide (1867)
- Mes Fils (1874)
- Actes et paroles - Avant l'exil (1875)
- Actes et paroles - Pendant l'exil (1875)
- Actes et paroles - Depuis l'exil (1876)
- Histoire d'un crime - 1re partie (1877)
- Histoire d'un crime - 2 partie (1878)
- L'Archipel de la Manche (1883)

Œuvres posthumes

- Choses vues - 1re série (1887, mémoires et commentaires pris sur le vif, le titre n'est pas de Victor Hugo)
- Choses vues - 2 série (1900)
- Alpes et Pyrénées (1890, carnets de voyage)
- France et Belgique (1892, carnets de voyage)
- Correspondances - Tome I (1896)
- Correspondances - Tome II (1898)
- Post-scriptum de ma vie (1901, recueil de textes philosophiques des années 1860)
- Mille Francs de récompense (1934, théâtre)
- Pierres (1951, fragments manuscrits) Image:Victor_Hugo-Setting_Sun.jpg|
Crépuscule (Jersey 1853-1855) Image:Victor_Hugo-Bridge.jpg|Ville avec le pont de Tumbledown (1847) Image:Victor_Hugo-Octopus.jpg|Pieuvre avec les initales V. H. (1866) Image:Hugo lerocherdelermitage.jpg|Le Rocher de l'Ermitage'' dans un paysage imaginaire Image:Hugo.jpg|Le phare

Bibliographie

- Pour une bibliographie exhaustive : ainsi que

Œuvres complètes, éditions de référence

- Édition Hetzel – Quantin, dite « ne varietur », 1880-1892. Œuvres complètes de Victor Hugo. Édition définitive d’après les manuscrits originaux. – J. Hetzel et Cie ; A. Quantin, 1880-1889. – 48 vol. in-8°. I. Poésie (16 vol.) – II. Philosophie (2 vol.) – III. Histoire (3 vol.) – IV. Voyages (2 vol.) – V. Drame (5 vol.) – VI. Roman (14 vol.) – VII. Actes et paroles (4 vol.) – VIII Œuvres diverses (2 vol.)
- Éditions Rouff, 18??-1880. L'Œuvre de Victor Hugo. Édition populaire, 227 volumes in-32°.
- 1904-1952 : Éditions Ollendorff et Albin Michel, dite « de l’Imprimerie nationale » Œuvres complètes de Victor Hugo – P. Ollendorff ; Albin Michel ; Imprimerie Nationale, 1902-1952. – 45 vol. – Portraits, planches en noir et en couleurs, fig. fac-similés, couvertures imprimées. Éditeurs intellectuels successifs : Paul Meurice (1904-1905), Gustave Simon (1905-1928) et Cécile Daubray (1933-1952). Edition critique, avec pour la première fois la Correspondance de Victor Hugo ainsi que de nombreux textes inédits.
- 1967-1970 : Édition chronologique Massin, au Club Français du livre Œuvres complètes de Victor Hugo : édition chronologique publiée sous la direction de J. Massin. Club Français du Livre, 1967-1970. – 18 vol.
-Collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Textes proches de l’édition Massin, et revus pour le centenaire de la mort de Hugo. Œuvres complètes de Victor Hugo dirigée par Jacques Seebacher et Guy Rosa ; en collaboration avec le Groupe Inter-universitaire de travail sur Victor Hugo-Paris VII. R. Laffont, 1985 – 18 volumes.

Sur l'homme

- Victor Hugo contre la peine de mort, Jérôme Picon et Isabel Violante, avant-propos de Robert Badinter, Paris, éditions Textuel, 2001.
- Victor Hugo, Alain Decaux, Editions Perrin, 2001.
- Victor Hugo I, Avant l'exil : 1802-1851, Jean-Marc Hovasse, Fayard, 2001.
- Victor Hugo, un révolutionnaire, Jean-François Kahn, Fayard, 2001.
- Victor Hugo et l'Idée des États-Unis d'Europe, Frank Wilhelm, Luxembourg, éd. par les Amis de la Maison de Victor Hugo à Vianden, 2000.
- Les Fous de Guernesey ou les amateurs de littérature, Frédéric Lenormand, Robert-Laffont, sur l'exil à Saint-Pierre-Port, 1991.
- Der Dichter in der Politik. Victor Hugo und der deutsch-französische Krieg von 1870/71. Untersuchungen zum französischen Deutschlandbild und zu Hugos Rezeption in Deutschland., Martin Feller, Thèse Marburg, 1988.
- Olympio ou la Vie de Victor Hugo, André Maurois, Hachette, 1985.
- Victor Hugo, sa vie, son œuvre, Danièle Gasiglia, Frédéric Birr, 1984.
- Pleins feux sur Victor Hugo, Comédie-Française, 1981 ; Victor Hugo, Arnaud Laster, Pierre Belfond, 1984.
- Mille et une lettres d'amour à Victor Hugo choisies, préfacées et annotées par Paul Souchon, Juliette Drouet, coll. « L'Imaginaire », Gallimard, 1951.
- la Légende de Victor Hugo, Mille et une nuits, Paul Lafargue, (texte original : La Légende de Victor Hugo de 1817 à 1873, parue dans la Revue socialiste, ). Pamphlet virulent, écrit par un ancien communard, et à contre-courant, accusant l'écrivain de n'être qu'un bourgeois opportuniste, 1891.

Hommages

-
- Avenue Victor-Hugo (Paris et de nombreuses villes de France)
- Statues de Victor Hugo à Paris, Guernesey entre autres.
- La station de métro Victor Hugo (Paris)
- Transfert de ses cendres au Panthéon de Paris
- Plusieurs chanteurs ont repris des poèmes de Victor Hugo. Citons :
- Georges Brassens (Gastibelza, La Légende de la Nonne)
- Julos Beaucarne (Je ne songeais pas à Rose)
- Colette Magny, Les Tuileries, Chanson en canot.

Voir Aussi

Notes

Liens Internes

- Dix francs Victor Hugo : une pièce commémorative de dix francs français a été émise en 1985 à l'occasion du centenaire du décès de l'écrivain.
-L'Inde et l'Occident ===
Sujets connexes
Académie   Académie des Jeux floraux   Académie française   Actes et paroles - Avant l'exil   Actes et paroles - Depuis l'exil   Actes et paroles - Pendant l'exil   Adolphe Thiers   Adèle Hugo   Alain (philosophe)   Alain Boublil (auteur)   Alain Decaux   Alexandre Dumas   Algérie   Allemagne   Alphonse de Lamartine   André Maurois   Angelo, tyran de Padoue   Années 1860   Aristocratie   Assemblée nationale (IIIe République)   Assemblée nationale constituante (Deuxième République)   Auguste Vacquerie   Autodidacte   Avenue Victor-Hugo   Bataille d'Hernani   Belgique   Besançon   Bibliothèque de l'Arsenal   Bièvres   Booz endormi   Bourgeoisie   Broadway   Bruxelles   Bug-Jargal   Camille Saint-Saëns   Chambre des députés (France)   Chambre des pairs   Chanson   Charles Baudelaire   Charles Hugo   Charles Marie René Leconte de Lisle   Charles Maurras   Charles Nodier   Charles Vacquerie   Charles X de France   Château des Roches (Bièvres)   Cimetière du Père-Lachaise   Cinéma   Claude-Michel Schönberg   Claude Gueux   Colette Magny   Colonisation   Communard   Commune de Paris (1871)   Comte   Congestion (médecine)   Constitution française de 1848   Correspondance   Cosette   Coup d'État du 2 décembre 1851   Cromwell (Hugo)   Dessin   Deuxième République (France)   Diekirch   Dieu (Hugo)   Dix francs Victor Hugo   Doubs (département)   Dramaturge   Drame (théâtre)   Drame romantique   Droits de l'homme   Démocratie   Député   Encre   Encre de Chine   Espagne   Essai   Eugène Delacroix   Exposition   Fable   Fantastique   Franc français   France   France Inter   Franche-Comté   Frank Wilhelm   Franz Liszt   Français   François-René de Chateaubriand   François-Victor Hugo   François Mauriac   François Truffaut   Frédéric Lenormand   Gabriel Fauré   Gaetano Donizetti   George Sand   Georges Bizet   Georges Brassens   Giacomo Meyerbeer   Giuseppe Garibaldi   Giuseppe Verdi   Gouvernement provisoire de 1848   Grand-Place de Bruxelles   Grèce   Guernesey   Guerre franco-allemande de 1870   Gustave Flaubert   Général   Gérard Depardieu   Gérard de Nerval   Han d'Islande   Harry Baur   Hauteville House (maison)   Hector Berlioz   Hernani   Histoire d'un crime   Honoré Daumier   Honoré de Balzac   Inde et Occident   Intellectuel   Jean-François Kahn   Jean-Jacques Pauvert   Jean Carmet   Jean Gabin   Jean Valjean   Jersey   John Brown   Joseph Léopold Sigisbert Hugo   Journal des débats   Journaliste   Juliette Drouet   Julos Beaucarne   L'Année terrible   L'Art d'être grand-père   L'Histoire d'Adèle H.   L'Homme qui rit (Hugo)   L'Âne   La Fin de Satan   La Légende des siècles   La Pitié suprême   Le Bossu de Notre-Dame   Le Curé de village   Le Dernier Jour d'un condamné   Le Pape (Hugo)   Le Roi s'amuse   Les Burgraves   Les Chansons des rues et des bois   Les Chants du crépuscule   Les Châtiments   Les Contemplations   Les Feuilles d'automne   Les Misérables   Les Orientales   Les Quatre Vents de l'esprit   Les Rayons et les Ombres   Les Travailleurs de la mer   Les Voix intérieures   Lino Ventura   Loi Falloux   Lord Byron   Louis-François Bertin   Louis Eugène Cavaignac   Louis Rossel   Luc-Olivier Merson   Luc Plamondon   Lucrèce Borgia   Lucrèce Borgia (Hugo)   Luxembourg (pays)   Luxembourg (ville)   Lycée Louis-le-Grand   Léopoldine Hugo   Madrid   Manichéisme   Marie Tudor (Hugo)   Marion Delorme   Marseille   Mathématiques   Mer   Michel Bouquet   Monarchie   Monarchie de Juillet   Monarchisme   Mondorf-les-Bains   Mysticisme   Naples   Napoléon III   Napoléon Ier   New York   Notre-Dame de Paris (Hugo)   Notre-Dame de Paris (comédie musicale)   Népomucène Lemercier   Odes et Ballades   Odilon Barrot   Otto von Bismarck   Pairie de France   Panthéon de Paris   Paris   Paul Lafargue   Paul Meurice   Paul Verlaine   Paysagiste   Peine de mort   Personnalité politique   Petit Palais   Philosophie   Place des Vosges   Plume   Politique   Poète   Poésie   Poésie lyrique   Premier Empire   Prose   Quasimodo   Quatrevingt-treize   Religion   Restauration française   Rhin   Richard Cocciante   Richard Wagner   Rigoletto   Robert Badinter   Robert Hossein   Roman (littérature)   Romantisme   Ruy Blas   Réalisme (littérature)   Révolution française   Révolution française de 1848   Saverio Mercadante   Second Empire   Socialisme   Sophie Trébuchet   Splendeurs et misères des courtisanes   Sénat (France)   Théophile Gautier   Théâtre   Théâtre (bâtiment)   Théâtre de la Renaissance   Théâtre en liberté   Torquemada (Hugo)   Toute la Lyre   Tristan Corbière   Troisième République   Télévision   Université Paris VII-Denis-Diderot   Vautrin   Venise   Vers   Vianden   Victor Claude Alexandre Fanneau de Lahorie   Victor Hugo (métro de Paris)   Villequier   Walt Disney Pictures   Walter Scott   William Shakespeare (Hugo)  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^