Maximilien de Robespierre

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Anonyme, École française du XVIIIe siècle, Portrait de Maximilien Robespierre musée Carnavalet. Maximilien Marie Isidore de RobespierreGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 14 : « Mme Robespierre met au monde un enfant de sexe masculin qui reçoit les prénoms de Maximilien-Marie-Isidore. », né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris place de la Concorde, était un avocat et un hom
Maximilien de Robespierre

Anonyme, École française du XVIIIe siècle, Portrait de Maximilien Robespierre musée Carnavalet. Maximilien Marie Isidore de RobespierreGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 14 : « Mme Robespierre met au monde un enfant de sexe masculin qui reçoit les prénoms de Maximilien-Marie-Isidore. », né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris place de la Concorde, était un avocat et un homme politique français. Principale figure des Montagnards sous la Convention, il incarna la « tendance démocratique » de la Révolution française. Il demeure également l’un des personnages les plus controversés de cette période, surnommé « l’Incorruptible » par ses partisans, « la chandelle d’Arras » par RivarolDans les Actes des Apôtres, n° 5, novembre 1789, par référence au « flambeau de Provence », surnom de Mirabeau., l'un de ses adversaires, et qualifié de « tyran » ou de « dictateur sanguinaire » par ses ennemis pendant la Terreur et après Thermidor.

Vie

Enfance et formation

Portrait de Maximilien Marie Isidore de Robespierre par Adélaïde Labille-Guiard, peint en 1791. Maître Maximilien-Barthélémy-François (dit plus simplement "François") de Robespierre, avocat au Conseil supérieur d'Artois, et Mlle Jacqueline-Marguerite Carraut, se rencontrèrent en 1757 ; ils se marièrent le 2 janvier 1758. Conçu hors mariage, Robespierre naquit à Arras le 6 mai 1758Sur les conditions de la naissance de Robespierre, voir Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 14. Il était l’aîné d’une famille de vieille bourgeoisie. Par son père, il descendait d'une famille de gens de robe artésiens ; son grand-père maternel était un brasseur d'Arras. Le couple eut quatre autres enfants : Charlotte en 1760, Henriette-Eulalie-Françoise en 1761 et Augustin en 1763. Le 4 juillet 1764, un cinquième enfant vit le jour. Mais la mère mourut dix jours après, à vingt-neuf ans, suivie de près par le nouveau né. Robespierre avait six ans. Contrairement à ce qu'affirment les Mémoires de Charlotte, François de Robespierre n'abandonna pas immédiatement ses enfants. On trouve des traces de lui à Arras jusqu'en mars 1766, puis de nouveau en octobre 1768. Puis des documents nous confirment sa présence à Mannheim, en Allemagne en mai 1770 et en octobre 1771. L'année suivante, il était de retour à Arras, où il reprenait ses fonctions d'avocat. En mars 1778, à la mort de son beau-père, un ultime document prouve qu'il était absent d'Arras. Par la suite, on perd sa traceVoir Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 15-17. D'autres auteurs affirment que François de Robespierre mourut à Munich le 6 novembre 1777. Après la mort de leur mère, les deux filles furent recueillies par leurs tantes paternelles, les garçons par leur grand-père maternel, Jacques Carraut. Maximilien entra, en 1765, au collège d'Arras (qui n'appartenait pas encore aux Oratoriens). Charlotte, dans ses Mémoires, affirme que Maximilien était devenu grave et sérieux. En 1769, grâce à l'intervention du chanoine Aymé auprès de l'évêque d'Arras, il obtint une bourse de 450 livres annuelles de l'abbaye de Saint-Vaast et entra au collège Louis-le-Grand, à ParisGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 17-19 et 25. La bourse de Robespierre lui apportait 450 livres et lui donnait droit à une chambre, un châlit, une table et une chaise.. Malgré son extrême dénuement, il fit de brillantes études au collège Louis-le-Grand (1769-1781), où il eut pour condisciples Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron. D'après l'abbé Proyart, c'était un élève studieux, se consacrant uniquement au travail, solitaire et rêveur, peu expansif. Très bien vu par ses maîtres, en 1775, il fut choisi pour prononcer le compliment en vers du nouveau roi Louis XVIGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 19-28, qui cite l'abbé Proyart, La Vie et les crimes de Robespierre, 1795.. Reçu bachelier en droit de la Faculté de Paris le 31 juillet 1780, il obtint son diplôme de licence le 15 mai 1781 et s'inscrivit sur le registre des avocats du Parlement de Paris deux semaines après. Le 19 juillet, sur rapport du principal du collège, une récompense de 600 livres lui fut octroyée. Par ailleurs, sa bourse à Louis-le-Grand passa à son frère cadet, Augustin.

Un jeune avocat de province

De retour à Arras, la situation de sa famille avait changé : sa grand-mère était morte en 1775, son grand-père maternel en 1778, sa sœur Henriette en 1780. Quant à ses deux tantes paternelles, elles s'étaient mariées l'une et l'autre à 41 ans, Eulalie le 2 janvier 1776 avec un ancien notaire devenu négociant, Henriette le 6 février 1777 avec le médecin Gabriel-François Du Rut. Jacques Carraut laissait livres à ses petits-enfants. Installé dans une petite maison de la rue Saumon avec sa sœur Charlotte, Maximilien s'inscrivit le 8 novembre 1781 au Conseil provincial d'Artois, comme son père et son grand-père paternel, et commença à plaider le 16 janvier 1782Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 29-31. Le 9 mars 1782, il fut nommé par l'évêque, Monseigneur de Conzié, juge au Tribunal épiscopalGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 31-32. Composée d'un bailli et de cinq avocats, la Salle épiscopale d'Arras, ou Prévôté de l'évêché, assurait la haute, moyenne et basse justice dans la ville d'Arras, le bourg de Vitry, le village de Marcœuil et, en partie, 26 paroisses de la région.. Après un passage chez les Du Rut, fin 1782, il s'installa avec sa sœur rue des Jésuites, fin 1783 ; c'est là qu'il vécut jusqu'à son départ pour Paris. Dans ses fonctions, il se distingua, notamment lors de l'affaire du paratonnerre de M. de Vissery, où il fit un plaidoyer devenu célèbre, en mai 1783, et de l'affaire Deteuf, qui l'opposa aux bénédictins d'AnchinGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 33-41 et 49-55. Le 15 novembre 1783, Robespierre fut accueilli dans l'Académie d'Arras, patronné par son collègue Maître Antoine-Joseph Buissart, avec lequel il avait collaboré dans l'affaire du paratonnerre, et M. Dubois de Fosseux, qui fut son ami, ainsi que celui de Babeuf. Il participa à plusieurs concours académiques. En 1784, un de ses mémoires, envoyé à l'Académie de Metz, lui vaut une médaille, ainsi qu'un prix de 400 livres. Publié, ce mémoire fit l'objet d'un article de Lacretelle dans le Mercure de France. De même, il rédigea un Éloge de Gresset pour le concours de l'Académie d'Amiens de 1785, qui ne fut pas primé, mais qu'il publia lui aussi. Le 4 février 1786, l'Académie royale des Belles-Lettres d'Arras l'élut comme directeur ; parmi ses collègues, on comptait Louise de Kéralio. De même, en décembre, il fut nommé parmi les trois commissaires chargés de l'examen des mémoires envoyés au concours. À la même époque, les Rosati d'Arras, petit cénacle poétique fondé en 1778, l'accueillirent dans leurs rangsGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 41-48. Maximilien de Robespierre resta célibataire. Toutefois, à Arras, il cultiva les relations féminines : il eut une ébauche d'idylle avec Mlle Dehay, amie de sa sœur, une jeune Anglaise inconnue et une certaine Mlle Henriette, correspondit avec une « dame très haut placée », peut-être Mme Necker, selon Gérard Walter, fut reçu chez Mme Marchand, future directrice du Journal du Pas-de-Calais, etc. D'après sa sœur Charlotte, une Mlle Anaïs Deshorties aima Robespierre et fut aimée de lui ; en 1789, il la courtisait depuis deux ou trois ans. Elle se maria avec un autre, tandis qu'il était à ParisVoir Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 34 et 57-58, et Charlotte Robespierre, Mémoires, 1834, rééditées en 2006 par le Nouveau Monde Éditions). À Paris, il a été dit qu'il était fiancé avec la fille de son logeur, Éléonore DuplayVoir Charlotte Robespierre, Mémoires, chapitre III. La sœur de Maximilien affirme que l'épouse de Maurice Duplay désirait marier sa fille à l'Incorruptible, mais que cette espérance ne fut jamais concrétisée..

Carrière politique

L'Assemblée constituante

Le Serment du jeu de paume, par Jacques-Louis David (1791). Robespierre est parmi le groupe de députés à la gauche de Bailly, les mains contre la poitrine. Derrière lui, Dubois-Crancé, debout sur une chaise, le bras droit tendu. Imprégné des idées idéalistes des philosophes du , notamment de Rousseau, il participa à la vie politique dans sa province à la veille de la Révolution, faisant paraître un mémoire intitulé À la Nation artésienne, sur la nécessité de réformer les États d'Artois. Puis, appuyé par sa famille et ses amis, il se porta candidat à la représentation du Tiers-État aux États généraux ; la corporation des savetiers mineurs, la plus pauvre mais la plus nombreuse, lui confia la rédaction de leur cahier de doléances le 25 mars 1789. Élu le 26 avril 1789 parmi les huit députés du Tiers état de l’Artois, il se rendit à Versailles, où il s'installa avec trois collègues, cultivateurs, à l'hôtellerie du Renard, rue Sainte-Elisabeth. Parmi ses premiers contacts, on compte Necker, qui le reçut à dîner chez lui en mai. Toutefois, le ministre, auquel il avait adressé de nombreuses louanges dans son mémoire, le déçut. Au contraire, il noua des relations avec Mirabeau, dont il fut quelque temps proche. Il se rapprocha également de Barère, qui publiait un journal très lu dans les milieux politiques. Par ailleurs, des liens amicaux le liaient au comte Charles de LamethGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 66-76 et 135. À l'Assemblée constituante, Robespierre avança avec assurance et sérénité, poursuivant, selon Gérard Walter, « la réalisation d'un plan mûrement réfléchi et soigneusement étudié ». Sa première intervention à la tribune parlementaire date du 18 mai 1789 ; il prit la parole environ soixante fois de mai à décembre 1789, une centaine de fois en 1790 et autant de janvier à la fin de septembre 1791. Son discours contre la loi martiale du 21 octobre 1789 en fit l'un des principaux animateurs de la Révolution et la cible d'attaques de plus en plus acharnées de ses adversaires, particulièrement de son ancien professeur, l'abbé Royou, et l'équipe de journalistes des Actes des Apôtres. Il fut l’un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits, s'opposant au marc d'argent, le 25 janvier 1790Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 79-97. La proposition, fondée sur le fait qu'en Artois, l'essentiel des contributions étaient indirectes, lança une campagne de calomnie dirigée par son ennemi, le député de la noblesse, M. de Beaumetz, qui prétendait que Robespierre avait demandé une hausse de l'imposition de la province. et défendant le droit de vote des comédiens et des juifs. Au second semestre, ses interventions à la tribune devinrent de plus en plus fréquentes : en une année, il avait vaincu l'indifférence et le scepticisme de ses collèguesGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 104. De novembre 1790 à septembre 1791, il joua un rôle de premier plan dans les débats sur l'organisation des gardes nationalesGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 80. Il participa à l’élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu’à la première constitution française en 1791. Particulièrement, le 16 mai 1791, il fit voter le principe de la non-rééligibilité des députés de l'Assemblée constituante dans l'Assemblée suivante, qui visait principalement le triumvirat du parti patriote, Duport, Barnave et Lameth. Toujours contre le triumvirat, il défendit l'abolition de l'esclavage et le droit de vote des gens de couleur et défendit les Sociétés populaires. Par la suite, il prononça un discours pour l’abolition de la peine de mort, resté célèbre, le 30 mai 1791. Quatre jours après, il manqua de peu d'être élu à la présidence de l'AssembléeGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 104-133.

Le Club des Jacobins

Robespierre par Louis Léopold Boilly. Dès les premiers mois de l'Assemblée constituante, Robespierre avait participé aux réunions du Club breton, au café Amaury. Lors de l'installation de l'Assemblée à Paris, en octobre 1789, il rejoignit la Société des Amis de la Constitution, plus connue sous le nom de club des Jacobins, située près des Tuileries, dans le couvent des Jacobins rue Saint-Honoré. Lui même était installé dans un meublé, au troisième étage, du n°9 de la rue de Saintonge, dans un quartier éloigné des Tuileries ; en 1790, un certain Pierre Villiers (1760-1843), officier de dragons et auteur dramatique, partagea son appartement sept mois en qualité de secrétaire. De plus en plus éloigné de Mirabeau, qui avait dit de lui en 1789 : , il rompit avec lui lors d'une séance particulièrement vive aux Jacobins, le 6 décembre 1790Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 134-148. Il devint bientôt le principal animateur des Jacobins, nouant de précieuses relations avec les groupements patriotes de province. Lors de la fuite du roi à Varennes, le 20 juin 1791, Robespierre était chez les Amis de la Constitution de Versailles. Nommé accusateur public de Paris, il venait de démissionner de sa charge de juge au tribunal de Versailles, qu'il occupait, théoriquement, depuis le 5 octobre 1790 et devait leur expliquer ses raisons. Apprenant la nouvelle le lendemain, il prononça un discours au club des Jacobins dans lequel il accusait l'Assemblée de trahir les intérêts de la nation. Quelques semaines après, le 14 juillet, dans son discours sur la fuite du roi, prononcé devant l'Assemblée, il ne réclama pas le jugement de Louis XVI, mais se prononça en faveur de sa déchéanceGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 178-183. Le lendemain, le club des Cordeliers lança l'idée d'une pétition réclamant la République, qui recueillit signatures et fut déposée sur l'autel de la patrie, haut lieu de la Fête de la Fédération de 1790, sur le Champ-de-Mars. La loi martiale proclamée, La Fayette fit mitrailler la foule. Tandis que la répression s'abattait sur les Sociétés populaires, une campagne accusa Robespierre d'avoir été l'instigateur de la manifestation. La veille de la journée, la quasi totalité des députés - hormis Robespierre, Pétion, Antoine et Coroller - et les trois quarts des sociétaires parisiens (1 800 sur 2 400) avaient quitté les Jacobins pour fonder le club des Feuillants ; la grande majorité des sociétés affiliées de province restèrent fidèles au club de la rue Saint-HonoréGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 183-196, et Michel Vovelle, La Chute de la monarchie, 1787-1792, tome 1 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le seuil, collection Points, 1999, p. 182-184. Menacé après la fusillade du Champ-de-Mars, il accepta l'offre de Duplay, un entrepreneur de menuiserie, qui lui proposait de loger chez lui, rue Saint-Honoré. Il vécut dans cette maison jusqu'à sa mort. Avec la clôture de la session parlementaire, Robespierre rentra dans la vie civile le 1791. Durant ce mois, de nombreuses adresses affluèrent rue Saint-Honoré, pour lui rendre hommage. Après la séance inaugurale de l'Assemblée législative, il fit un voyage vers l'Artois, où il fut accueilli avec enthousiasme par le peupleGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 199-215. Rentré à Paris le 28 novembre, il dut s'imposer au sein du club des Jacobins, où s'étaient inscrits les nouveaux députés girondinsGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 216 et 222-225. À l'époque, la question des émigrés incitait les dirigeants révolutionnaires à déclarer la guerre aux allemands qui les accueillaient ; l'un de ses plus ardents défenseurs était Brissot, nouveau député de Paris. Avec Billaud-Varenne, Robespierre dénonça l’entrée en guerre de la France contre l'Autriche à la tribune des Jacobins le 18 décembre 1791, puis le 2 et le 11 janvier 1792, jugeant imprudente une telle décision, qui faisait le jeu de Louis XVI. Pour lui, en particulier, l'armée française n'était pas prête à mener la guerre, qui devait renforcer un roi et des ministres hostiles à la Révolution, et d'ailleurs la véritable menace n'était pas parmi les émigrés, à Coblentz, mais en France, la guerre était ruineuse pour les finances de la France et il valait mieux favoriser les droits du peupleGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 235-274. Surtout, il mit en avant la menace d'une dictature militaire, représentée par La Fayette, responsable de la répression des suisses de Châteauvieux par Bouillé en 1790 et de la fusillade du Champ-de-Mars en 1791, et auquel était lié BrissotGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 297-301. Confronté à une attaque combinée de journalistes et de pamphlétaires (notamment Sylvain Maréchal), il commença l'édition de son propre journal Le Défenseur de la Constitution en mai 1792, afin de défendre ses idéesGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 301. Robespierre avait déjà collaboré brièvement aux Révolutions de Paris de Prudhomme.. À la même époque, il démissionna du poste d'accusateur public (14 avril 1792)Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 301-305. Confronté à la question du régime politique, entre Brissot et ses amis, qui le disaient vendu à la Cour, et les journaux de droite, qui le considéraient comme le chef des « républicains », il refusa de se prononcer, affirmant : Jugeant l'Assemblée législative incapable de préserver le pays de l'invasion étrangère et d'une dictature militaire, il prit le parti d'une insurrection. Il reprochait notamment à l'Assemblée de n'avoir pas réagi quand, le 28 juin, La Fayette avait abandonné son armée pour dénoncer devant elle les Jacobins, se bornant à déclarer la patrie en danger. Il participa à la Commune insurrectionnelle de Paris, peu après la prise des Tuileries lors de la journée du 10 aoûtGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 320-338.

La Commune insurrectionnelle de Paris

Diverses versions existent, sur le rôle de Robespierre lors de l'insurrection du 10 août. Dans un discours, en mai 1793, Vergniaud prétend qu'il était caché dans sa cavePierre Victurnien Vergniaud, Réponse aux accusations à la Convention nationale le 31 mai 1793. Albert Mathiez, au contraire, affirme qu'il est le principal inspirateur de la journéeAlbert Mathiez, La Gironde et la Montagne, tome 2 de Révolution française, Denoël, 1993 ; Le Dix Août, Éditions de La Passion, 1989. Quant à Gérard Walter, il considère que Robespierre était plutôt partisan d'une solution légale et considérait l'insurrection avec scepticismeGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 320-332. Le 28 mai 1792, le ministre de la guerre girondin Servan demanda devant l'Assemblée que pour défendre le pays. Puis, une semaine après, il appela chaque canton à envoyer cinq fédérés vêtus et équipés (soit hommes, au total) à Paris, afin de prêter un serment civique à Paris. Robespierre vit dans cette mesure une manœuvre pour réduire l'agitation démocrate de la capitale, sentiment que sembla confirmer l'intervention de La Fayette devant l'Assemblée, le 28 juin. Aussi proposa-t-il aux Jacobins, le 11 juillet, un projet d
'Adresse aux Fédérés des 83 départements saluant fraternellement les fédérés et incitant les Parisiens à les accueillir avec amitié. Le lendemain des célébrations, le 15 juillet, il appela les fédérés à se méfier des « émissaires et complices de la Cour » et à défendre légalement la constitutionGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 320-332. Plutôt que de défendre l'insurrection, il demanda la rédaction de pétitions ; lui-même rédigea celle du 17 juillet qui, bien loin d'appeler à la déchéance du roi, réclamait le strict respect de la constitution et dénonçait ceux qui la trahissent, dont il demandait la destitution et la mise en accusation, laissant dans le flou le sort du pouvoir exécutifGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 330-332 ; Albert Mathiez, de son côté, affirme, dans Le Dix Août, p. 59, que . En réponse aux pétitions, l'Assemblée vota le 23 juillet, sur proposition de Brissot, la création d'une commission chargée d'examiner pouvant entraîner une échéance et la rédaction d'une adresse au peuple le prévenant contre « les mesures inconstitutionnelles et impolitiques ». Hostile à l'Assemblée, dont il était persuadé de la trahison, Robespierre répliqua, dans un discours aux Jacobins, le 29 juillet, en demandant la tenue de nouvelles électionsGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 335-338. Le 10 août, dans l'après-midi, il se rendit à l'assemblée de sa section, la section de la place Vendôme, qui le nomma, le lendemain, son représentant à la Commune insurrectionnelle, puis aux Jacobins, où il esquissa, dans un discours, les mesures urgentes à prendre : le peuple ne devait pas se démobiliser, mais exiger la convocation d'une Convention nationale, La Fayette devait être déclaré traître à la patrie, la Commune devait envoyer des commissaire dans tous les départements pour leur expliquer la situation, les sections devaient abolir la distinction entre "citoyens actifs" et "citoyens passifs" et créer des sociétés populaires, afin de faire connaître la volonté du peuple à ses représentants. Pour Gérard Walter, « son souci primordial a été de discipliner le mouvement déclenché, de lui enlever son caractère chaotique et, au moyen d'une tactique ferme et intelligente, d'obtenir que le sacrifice fourni porte des fruits. » Par ailleurs, il note qu'aucune de ses recommandations ne fut négligée par la CommuneGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 338-340. Le 12 août, dans l'après-midi, Robespierre parut à la barre de Assemblée, où il obtint la reconnaissance de la Commune insurrectionnelle. Par ailleurs, devant la décision de l'Assemblée, le 11 août, de créer une cour martiale pour juger les Suisses capturés lors de l'assaut du château des Tuileries, il rédigea, au nom de la Commune, une adresse demandant le jugement de tous les « traîtres » et « conspirateurs », en premier lieu La Fayette, qu'il présenta le 15 août devant les députés, très rétifs devant un « tribunal inquisitorial » (selon Choudieu) et attentatoire aux libertés (selon Thuriot). Après une seconde délégation du Conseil général de la Commune, le 17 août, un tribunal criminel extraordinaire fut créé, dont Robespierre refusa la présidence. « Je ne pouvais être le juge de ceux dont j'ai été l'adversaire » devait-il expliquer par la suiteGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 341-344. Ces propos sont parus dans Le Moniteur le 28 août 1792.. Toutefois, les Girondins, autour de Brissot et de Roland, ministre de l'intérieur, sabotèrent cette extension de compétence. Pour de nombreux historiens (et d'abord Albert Mathiez et Gérard Walter), la mauvaise volonté du tribunal à juger les causes dont on le saisissait fut à l'origine des massacres de septembre. Selon Pétion, alors maire de Paris, Robespierre avait pris « de l'ascendant dans le Conseil » et « entraînait sa majorité ». Si, entre le 23 et le 29 août, il participa surtout aux séances pré-électorales de sa section, constituée en assemblée primaire, le 30 août, le 1 et le 2 septembre, il joua un rôle directeur au Conseil général de la Commune, s'opposant au décret de la Législative qui sommait la Commune de se démettre, refusant la réouverture des barrières de la ville et dénonçant les GirondinsGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 345-348. Président de l'assemblée générale de la section de la place Vendôme, constituée en assemblée primaire le 27 août, Robespierre fut élu le lendemain premier électeur par sa section, puis premier député de Paris, au premier tour de scrutin, par l'Assemblée électorale (par 338 voix sur 525). Puis il contribua à l'élection de Marat, contre le savant Priestley, présenté par les Girondins, Panis et Robert, contre Tallien. De même, son frère cadet, Augustin, fut élu député de ParisGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 353-360.

La Convention nationale

À l’origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, Robespierre était l'une des principales figures de la Montagne avec Danton et Marat. D'emblée, les Girondins attaquèrent les députés de Paris, et en premier lieu Robespierre, accusés d'aspirer à la dictature. Après une première offensive, le 25 septembre, menée par les marseillais Rebecqui et Barbaroux, Robespierre se tint éloigné de la tribune, peut-être malade, et n'intervint que le 28 octobre, devant les Jacobins, pour témoigner de son pessimisme : « Otez le mot de République, je ne vois rien de changé. Je vois partout les mêmes vices, les mêmes calculs, les mêmes moyens, et surtout la même calomnie. » Le lendemain, Roland, chargé de présenter un tableau de la situation de Paris, fit lire une lettre qui laissait entendre que Robespierre aurait préparé une liste de proscriptionGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 369. L'auteur, un journaliste du nom de Roch Marcandier, écrit au vice-président du tribunal criminel pour lui rapporter une conversation avec Fournier l'Américain.. Monté à la tribune pour se défendre, l'Incorruptible fut interrompu par Louvet, qui profita de l'occasion pour prononcer le réquisitoire qu'il préparait depuis des semaines. Ayant obtenu un délai de huit jours, Robespierre répliqua, le 5 novembre, par un discours qui réduisit au silence ses adversairesVoir Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 361-377, et la .. Le lendemain, Valazé présenta son rapport sur « l'affaire Louis Capet », suivi les trois jours suivants par cinq autres orateurs, dont Saint-Just, l'abbé Grégoire et Robert. Robespierre, lui, demeura silencieux, peut-être malade, comme le laissent penser les Mémoires de sa sœur, selon Gérard Walter. Durant le mois de novembre, tandis que les débats sur le procès diminuaient, le peuple était confronté à une pénurie des subsistances, et des troubles éclatèrent dans de nombreux départements. Considérant que les Girondins cherchaient à sauver Louis XVI pour le rétablir sur le trône, il intervint lors de la séance du 30 novembre, afin de ramener en avant la question du procès. Puis, comme l'Assemblée menaçait de traîner en longueur sur des questions légales, il prononca un nouveau discours, le 3 décembre, dans lequel il expliqua qu'il n'y avait « pas de procès à faire », que la journée du 10 août avait déjà réglé la question et que Louis XVI devait être immédiatement déclaré traître à la nation française. La Convention rejeta cet avis, mais l'acquittement devenait invraisemblableGérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 377-383. En réaction, le girondin Salle proposa le 27 décembre de renvoyer le procès devant les assemblées primaires. Mais l'« appel au peuple » fut rejeté par la Convention par 424 voix contre 283, le 15 janvier 1793, et la peine capitale fut votée par 366 voix contre 355 le lendemain, puis, après des réclamations, par 361 voix contre 360Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989, p. 383-386. Par la suite il contribua à l'éviction des Girondins (voir : Journée du 2 juin 1793) après la trahison de Charles-François Dumouriez (3 avril 1793).
La Terreur
Maximilien Robespierre par Jean Urbain Guérin. Entré au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l’âme de la « dictature jacobine », imposant un régime de terreur, dont les mesures d’exception étaient jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l’intérieur (insurrection en Vendée, insurrections fédéralistes, notamment soulèvement de Lyon) comme à l’extérieur (guerre contre les monarchies européennes coalisées). Il participa à l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire fondé à la fois sur les principes de vertu et de terreur, selon ses propres termes. Après l’élimination des ultras (Hébertistes et Enragés, 24 mars 1794), jugés « démagogiques », puis des Indulgents (groupés autour de Georges Danton, 5 avril 1794), Robespierre tenta d’imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituée de petits propriétaires libres et égaux en droits, lui donnant un couronnement spirituel avec l’institution du Culte de l'Être suprême (qui se veut être une sorte de restauration de la religion civique des républicains romains).

La chute

Deux attentats furent perpétrés contre Robespierre. Le premier est dû au royaliste Henri Admirat qui, le 22 juin 1794, traqua Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussit pas à le rencontrer et déchargea, en vain, deux coups de pistolets sur Jean-Marie Collot d'Herbois. Il fut arrêté et exécuté en compagnie d’un groupe de personnes qu’il ne connaissait pas, mais que l’on accusa d’avoir comploté avec lui. Scène de l'arrestation des robespierristes à l'Hôtel de Ville, le 10 thermidor. Au centre de l'image, le gendarme Merda tire sur Robespierre. L'autre fut celui de Cécile Renault le 23 mai 1794. Inspirée par le geste de Charlotte Corday, elle quitta son domicile avec deux petits couteaux cachés au fond d’un panier, et se rendit à la maison des Duplay. Eléonore Duplay, la jugeant suspecte, l’empêcha d’entrer et appela la garde. Emmenée au Comité de Salut public, où elle est interrogée, Cécile Renault se montre évasive sur ses motivationsSur l'épisode Cécile Renault, voir Gérad Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard, 1989 2 partie, chapitre VI, sous-partie « Ombres de prairial », p. 439-441.. Elle fut néanmoins condamnée à mort, en même temps que sa famille et ses voisins, dans un climat d’hystérie meurtrière. Souvent malade (il était dépressif) et absent des réunions du Comité de salut public, Robespierre inquiéta ses collègues de la Convention, aussi bien les plus radicaux comme Fouché et Barras, envoyés en mission rappelés à Paris, que ceux du Marais, après l’instauration de la Grande Terreur (Loi de Prairial - 10 juin 1794) jugée inutile après l’éclatante victoire de Fleurus, le 26 juin 1794. Le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre est empêché de s’exprimer à la Convention et est invectivé de toutes parts quand un certain Louchet demande le décret d’accusation contre lui. La proposition est votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie de Saint-Just et de Couthon. Augustin Robespierre et Le Bas se joignent volontairement à eux et le groupe est emmené par les gendarmes. Toutefois aucune prison n'accepte d'enfermer les prisonniers qui se retrouvent libres à l'Hôtel de Ville de Paris. La Commune de Paris fait sonner le tocsin et s'apprête à l'insurrection mais Robespierre tergiverse à donner l'ordre du soulèvement. Affolés, les députés votent la mise hors-la-loi de celui-ci, ce qui équivaut à une mort sans procès. La nuit avançant et l'ordre d'insurrection ne venant pas, les rangs de la Commune finissent par se clairsemer et, vers deux heures du matin, une troupe dirigée par Barras fait irruption dans l'Hôtel de Ville sans rencontrer beaucoup de résistance. Lors de cette arrestation mouvementée, Le Bas se suicide et Augustin de Robespierre saute par la fenêtre et se brise la jambe. Maximilien, lui, est gravement blessé à la mâchoire sans que l'on sache précisément si c'est le gendarme Merda qui lui a tiré dessus ou s'il s'agit d'une tentative de suicide.

L'exécution

Le lendemain après-midi, les prisonniers sont conduits au Tribunal révolutionnaire où Fouquier-Tinville fait constater l’identité des accusés qui, mis hors-la-loi, ne bénéficient pas de défense. Exécution de Robespierre et de ses partisans. Ainsi Robespierre est condamné sans procès et guillotiné l'après-midi même du 10 thermidor, sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just et Couthon. Les vingt-deux têtes sont placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charrette. On jettera le tout dans une fosse commune du cimetière des Errancis et l’on répandra de la chaux afin que le corps du « tyran » Robespierre ne laisse aucune trace. Le lendemain, 80 partisans de Robespierre furent également guillotinés. En 1840, des partisans de Robespierre fouillèrent le sol du cimetière des Errancis, alors fermé depuis une trentaine d’années, sans découvrir aucun corps. Sa chute mit fin à la Terreur et brisa l’élan démocratique de la République : ceux qui avaient organisé la Terreur et en avaient largement profité en mettant la main sur les biens des nobles et des banquiers exécutés chargèrent Robespierre de tous leurs méfaits, n'hésitant pas à falsifier les documents historiques. Dès sa chute, tous les Duplay furent emprisonnés, parfois pour des années. Eléonore Duplay ne se maria jamais et vécut le reste de sa vie dans le regret de son grand homme.

Citations

Anecdotes

- Maximilien de Robespierre est le seul révolutionnaire présent dans le classement très controversé des « 100 plus grands Français de tous les temps ». Danton, Saint Just, Marat et Mirabeau n’y figurent pas.
- Certains lui attribuent l'adage « On ne fait pas d'omelette sans casser d'œufsCitation reprise dans E. Stevenson, The Book of Quotations, New York, éd. Dodd, Mead & co, 1967, p. 532. Cette citation, à l'historicité infondée, est attribuée chez de nombreux auteurs anglo-saxons tantôt à Robespierre tantôt à Napoléon.. »

Œuvres

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Œuvres complètes de Maximilien Robespierre, 10 volumes, Société des études robespierristes, 1910-1967 ; réédition en fac-similé (10 volumes) avec une nouvelle introduction de Claude Mazauric, coédition SER/Phénix Éditions, 2000.
-Tome 1 : Œuvres littéraires, prose et vers, s.d. Eugène Déprez et Émile Lesueur, 1910.
-Tome 2 : Robespierre à Arras, œuvres judiciaires (1782-1786), s.d. Émile Lesueur et Ernest Leroux, 1913.
-Tome 3 : Correspondance de Maximilien et Augustin Robespierre, s.d. Georges Michon et F. Almcan, 1926.
-Tome 4 : Les journaux : « le Défenseur de la Constitution », s.d. Gustave Laurent, 1939.
-Tome 5 : Les journaux : « Lettres à ses commettans », s.d. Gustave Laurent, 1961.
-Tome 6 : Discours, première partie (1789-1790), s.d. Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, 1950.
-Tome 7 : Discours, deuxième partie (janvier - septembre 1791), s.d. Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, 1952.
-Tome 8 : Discours, troisième partie (octobre 1791 - septembre 1792), s.d. Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, 1954.
-Tome 9 : Discours, quatrième partie (septembre 1792 - 27 juillet 1793), s.d. Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre, Jean Dautry et Albert Soboul, 1959.
-Tome 10 : Discours, cinquième partie (27 juillet 1793 - 27 juillet 1794), s.d. Marc Bouloiseau et Albert Soboul, 1967.
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Discours, éditions La Fabrique, 2000
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Discours sur la religion, la République et l'esclavage'', éditions de l'aube, 2006

Voir aussi

Notes et références

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Sujets connexes
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