Michel Ney

Infos
Michel Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal d'Empire, né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis, dans la Sarre (aujourd'hui en Allemagne) et mort le 7 décembre 1815 à Paris, place de l'ObservatoireIl était surnommé par ses hommes puis par Napoléon lui-même, le « Brave des braves » après la bataille d'Iéna. D'autres surnoms lui ont été aussi donnés, tels que « Le Lion rouge » ou « Le Rougeaud », tous en rapport avec ses cheveux roux et sa peau rougie
Michel Ney

Michel Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal d'Empire, né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis, dans la Sarre (aujourd'hui en Allemagne) et mort le 7 décembre 1815 à Paris, place de l'ObservatoireIl était surnommé par ses hommes puis par Napoléon lui-même, le « Brave des braves » après la bataille d'Iéna. D'autres surnoms lui ont été aussi donnés, tels que « Le Lion rouge » ou « Le Rougeaud », tous en rapport avec ses cheveux roux et sa peau rougie par le soleil. Il avait pour habitude de charger à la tête de ses troupes. Son commandement favori était : « Direction, le trou du cul de mon cheval, chargez ! ».

Sous l'Ancien Régime

Fils d’un ouvrier tonnelier, il abandonna un paisible travail de bureau pour entrer fort jeune au service, comme simple hussard dans le régiment de Colonel-Général à Metz, en 1787, contre l'avis de son père. Après avoir passé par tous les grades inférieurs, il était devenu sous-officier à la Révolution française.

Guerres de la Révolution

Le général Kléber le fit nommer lieutenant de l'armée du Rhin en 1792, capitaine en 1794, puis chef d'escadron et adjudant-général. C'est un des premiers généraux à repérer ses talents. Il dit en 1796, en parlant du capitaine Ney : :"Ce Ney est un preneur de villes, avec des tels hommes, un général peut se dispenser de compter le nombre de ses ennemis". Ses hommes lui ont déjà donné un surnom : «l’Infatigable». Général de brigade sur le champ de bataille en 1796, il venait de prendre Wurtzbourg avec 100 hommes de cavalerie seulement, et avait forcé le passage de la Rednitz et pris Forcheim, 70 pièces de canon et d’immenses approvisionnements. En 1797, il contribue à la tête de ses hussards aux victoires de Neuwied et de Dierdoff. En 1798, Ney réédite son exploit et s’empare de Manheim par la ruse, avec seulement cent cinquante hommes. Il est promu général de division. Général de division en l’an IV. En septembre 1799, il commanda provisoirement l'armée du Rhin. Le coup d'État du 18 brumaire n'eut pas son soutien total. Il épousa Aglaé Auguié, amie de pension d'Hortense de Beauharnais. Puis, Kléber parti avec les troupes de la campagne d'Égypte, le futur maréchal Ney servit sous les ordres du non moins prestigieux général Moreau. Tous deux mirent fin aux guerres de la Révolution, en remportant la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800. Le général Ney y joua un rôle majeur : enfoncer le centre ennemi pendant qu'une opération de contournement était entreprise. Mais un léger incident vint refroidir l'entente entre les deux hommes. Le général Ney entra seul dans une redoute où ses hommes effrayés ne l'avaient pas suivi. Il y reçut plusieurs coups de baïonnettes aux cuisses et au bras. Avant son rapatriement, le général Moreau fit un discours légèrement critique, pensant qu'un général n'avait pas à prendre de tels risques. On peut supposer qu'il s'agit de la raison pour laquelle le général Ney vexé, n'intervint pas en faveur de son ex-chef, lors du procès du général Moreau en 1804. Le général Lecourbe eut plus de moralité, au prix de sa carrière qui resta en suspens jusqu'en 1815, et son rappel par le maréchal Ney, justement. Le champ de bataille devant le monastère d'Elchingen

Premier Empire

Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire auprès de la République helvétique en 1802, il sut imposer le gouvernement unitaire voulu par le Premier Consul et pacifier ce pays menacé de la guerre civile. Ce qui lui valut l'estime de Talleyrand. Puis, commandant de l’armée de Compiègne en 1803, il commanda le Camp de Montreuil et fit partie de la promotion de maréchaux d'empire du 19 mai 1804, et grand aigle le 1er février 1805. Le 14 octobre 1805, il gagna la bataille d'Elchingen, qui fut décisive pour la reddition de la forteresse d'Ulm, le 21 octobre 1805.Il reçut le titre de duc d’Elchingen, en mémoire de la bataille de ce nom qu’il avait gagnée. La capitulation d’Ulm ne fut que le prélude d’Austerlitz. Pendant que Napoléon Ier frappait ce grand coup, Ney, détaché vers le Tyrol avec la droite de la grande armée, terminait la campagne en chassant du Tyrol l’archiduc Jean, en s’emparant d’Innsbruck et de la Carinthie. Bientôt s’ouvrit la campagne de Prusse. Présent à Iéna, le 14 octobre, il emmène ses divisions à l’assaut des lignes prussiennes. Mais, emporté par son élan, il se retrouve encerclé. Lannes le tire de ce mauvais pas. Le lendemain, il prend Erfurt et quelques jours plus tard entame le siège de Magdebourg, siège qui va durer moins de 24 heures. La bataille d'Eylau (8 février 1807), si elle n'est pas perdue grâce aux charges du maréchal Murat, est gagnée grâce à l'arrivée propice et inespérée du 6 corps commandé par le Maréchal Ney. Avec seulement 14 000 soldats, il contraint les 70000 soldats Russes à se replier, à Guttstadt. Le 6 corps, était chargé de poursuivre le Prussien Lestocq au nord. Mais le contact avec Lestocq n'étant pas établi, Ney décida en entendant le bruit de canon de rejoindre le combat, parcourant 80 kilomètres en une seule journée. La victoire de Friedland peut aussi être mise à son crédit et il est fait duc d'Elchingen le 6 juin 1808. En Espagne, sous les ordres de Masséna, il fut moins heureux à cause de son caractère jaloux et ses disputes avec Jomini, son chef d'état-major, et surtout la haine réciproque qu'il entretenait avec le maréchal Soult. Fait unique pour un maréchal, il fut démis de son commandement et rejoignit Paris où Napoléon ne lui fit étrangement aucun reproche. Mais l'image d'Épinal, représente à tout jamais le maréchal Ney lors de son héroïque campagne de Russie en 1812. Il y dirigeait le 3 corps d'armée. Pendant la phase offensive de la campagne, il occupait le centre du front de l'armée, et participa à des combats sanglants et frontaux tels que Smolensk ou Moskowa, le 6 septembre 1812 où il reçut une balle dans le cou. Ce dernier combat lui valut le titre de prince de la Moskowa. « Au retour de la campagne de Russie, Napoléon se montrait si frappé de la force d’âme qu’il disait avoir été déployée par Ney, qu’il le nomma prince de la Moskowa, et qu’il répéta alors à plusieurs reprises : « J’ai 200 millions dans mes caves, je les donnerais pour Ney. » (Las Cases.) Puis pendant la phase défensive, il se dévoua à l'arrière-garde de l'armée. Pendant 40 jours, il protégea les débris de l'armée donnant le plus de temps possible aux civils et aux blessés pour suivre la retraite. Laissé à l’extrême arrière-garde après la bataille de Krasnoïe, surnommée par les russes la bataille des héros, il n’avait que 6 000 hommes et se vit attaquer par des masses énormes qui lui fermaient la marche ; il se retire devant elles, surprend le passage du Dniepr, se fait jour à travers des nuées de Cosaques et rejoint, après trois jours et par d’audacieuses manœuvres, Napoléon, qui disait hautement qu’il donnerait 300 millions pour sauver le Brave des braves. Lors de la Bataille de la Bérézina, il remporta une magnifique victoire. En faisant charger des cuirassiers sur des tireurs embusqués dans une forêt, il réussit l'exploit de faire 5 000 prisonniers avec seulement 7 000 hommes. Il sauva les débris de l’armée, et n’arriva aux frontières de la Russie qu’après des marches forcées et des périls sans nombre. « Après la sortie de Wilna, dit M. de Ségur, Ney traverse Kowno et le Niémen, toujours combattant, reculant et ne fuyant pas ; marchant toujours après les autres, et pour la centième fois depuis quarante jours et quarante nuits, sacrifiant sa vie et sa liberté pour sauver quelques Français de plus. Il sort enfin de cette fatale Russie, montrant au monde l’impuissance de la fortune contre les grands courages, et que, pour le héros, tout tourne en gloire, même les plus grands désastres. »

Restauration

À Fontainebleau, il incita fortement l'Empereur à abdiquer et se rallia aux Bourbons, ce qui lui valut d'être nommé pair de France par Louis XVIII.En effet, Napoléon projeta de s'appuyer sur les zones occupées de l'Est de la France pour soulever le peuple contre les alliés. Il en avisa ces maréchaux qui après un concertation s'en offusquèrent. Le maréchal Berthier notamment, incita le maréchal Ney à parler à l'Empereur.« Ney ne s’est jamais permis un langage hautain en ma présence ; au contraire, il était toujours très-soumis ; quoiqu’il se livrât parfois en mon absence à des excès de violence, S’il se fût permis un langage inconvenant à Fontainebleau (comme on l’a écrit), les troupes l’eussent déchiré en pièces. Lors d'un échange verbal célèbre, Napoléon s'écria : "L'armée m'obéira !", et le Maréchal Ney de lui répondre : "L'armée obéira à ses chefs !". Napoléon demanda : "Mais que voulez-vous de moi ?", et le maréchal Ney répondit "Abdiquez en faveur de votre fils !" Ce que Napoléon fit. Le maréchal Ney accompagné du maréchal Macdonald et du grand écuyer Coulaincourt, alla soumettre cette abdication aux alliés et notamment à Alexandre 1, Empereur de Russie. Mais à ce moment éclata la terrible nouvelle de la défection du corps d'armée du maréchal Marmont. L'accès à Paris était maintenant offert aux alliés. Les conditions de Napoléon n'avait plus de poids, et la Sénat proclama sa déchéance. Ney ne crut pas nécessaire, à l'inverse de Macdonald et Coulaincourt de revenir donner la réponse des alliés à Napoléon. On dit que cette relative "défection" du maréchal Ney entraîna la tentative de suicide de Napoléon.. Il fut le premier des maréchaux qui abandonna Napoléon après la capitulation de Paris. La Restauration fut une période contrastée pour le maréchal Ney comme tous les autres "parvenus" de la Révolution française. La France le comblait d'honneurs (Commandant en chef de la cavalerie de France, gouverneur de la 6e division militaire), mais les milieux aristocrates et les anciens émigrés, raillèrent cette nouvelle noblesse fabriquée par l'"usurpateur". On dit que la maréchale Ney, Aglaé Auguié, était victime de moqueries et rentrait en pleurs chez son mari, qui ne goûtait que très moyennement cet affront. Peut être aussi, cet homme de guerre, n'ayant cessé de combattre depuis près de 30 ans, comprenait bien l'inutilité qu'était la sienne en période de paix.

Les Cent-jours

Lors du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan le 1815, il proposa au roi Louis XVIII de ramener Napoléon « dans une cage de fer » « Quant à la proclamation que Ney a prétendu avoir reçue de moi en 1815, c’est une fausseté : j’aurais supprimé cette proclamation, si cela eût été en mon pouvoir, car elle était indigne de moi. Ney n’aurait pas dû la publier, ou du moins il aurait dû agir différemment qu’il n’a fait ; car, quand il a promis au roi de m’amener dans une cage de fer, il parlait dans la sincérité de son âme, et ses intentions étaient conformes à ses discours ; il y persista pendant deux jours, après quoi il se joignit à moi. Il aurait dû faire comme Oudinot, qui demanda à ses troupes s’il pouvait compter sur leur fidélité ; elles lui répondirent unanimement : Non ; nous ne voulons pas nous battre contre Napoléon. » (O'Meara.)mais au contraire se rallia à l'Empereur. Contrairement à de nombreuses idées reçues, il n'y eut pas d'affrontement entre les troupes du maréchal Ney et de Napoléon. Durant la nuit agitée du 13 au 14 mars 1815, à Lons-le-Saunier, le maréchal Ney décida, après maintes réflexions, de rallier l'empereur. De toutes parts, les témoignages de ralliement populaire en faveur de Napoléon abondaient. Les canons étaient poussés dans les fossés, et différents bataillons abdiquaient. Le général Bertrand aurait aussi envoyé un courrier menaçant le maréchal Ney. Ce dernier prétendit aussi durant son procès, avoir reçu du général Bertrand, l'assurance que les alliés acceptaient le retour de Napoléon. Quoi qu'il en soit, il est clair maintenant que les forces en présence étaient à peu près équivalentes, et le maréchal Ney se refusa à déclencher un bain de sang franco-français. Sa décision prise, le maréchal Ney fit afficher une célèbre proclamation de Lons-le-Saunier, dans laquelle il dit avec emphase : Soldats ! La cause des Bourbons est à jamais perdue. La dynastie légitime, que la nation française a adoptée, va remonter sur le trône. C'est à l'empereur Napoléon, notre souverain, qu'il appartient de régner sur notre beau pays… La fameuse rencontre d'Auxerre entre le maréchal Ney et Napoléon, fut en fait une rencontre à huis clos. Les témoignages divergent. Il semble que les deux hommes aient fortement haussé le ton. Certains prétendent que Napoléon aurait fortement tancé son maréchal pour sa « défection » de 1814. Le maréchal Ney a soutenu pendant son procès avoir exigé de Napoléon : Qu'il ne joue plus au tyran. En tout cas, les deux personnages emblématiques semblèrent fâchés et ne se revirent plus jusqu'au 12 juin 1815, quand Napoléon rappela le maréchal Ney pour commander les 1 et 2 corps d'armée dans la campagne de Belgique qui commençait.Napoléon avait besoin de « grands noms » pour son armée et le maréchal Ney, quant à lui, voulait laver la honte de sa « défection », et montrer qu'il était toujours le héros de la campagne de Russie.

Waterloo et la campagne de Belgique

La campagne de Belgique fut mal menée du début à la fin. Le maréchal Ney, appelé de dernière minute, n'arriva aux Quatre-bras que le 15 juin 1815. Et de plus, il arriva seul, sans état-major, et transporté dans une charrette de paysan. Dès le lendemain commença la bataille des Quatre-Bras où un faible détachement de Britanniques et Hollandais résista malgré de faibles troupes et un manque de munitions. Pour le Mullié, le maréchal Ney prétendit n'avoir pas reçu d'ordre précis d'attaque, et Napoléon dit avoir envoyé un courrier précis exigeant cette attaque. Rétrospectivement on peut dire http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Michel_Ney&action=submit Chargement…que cet ordre est un mensonge de Napoléon. Le maréchal Soult, chef d'état-major durant cette campagne et ennemi personnel du maréchal Ney, avoua sur son lit de mort au fils de Ney n'avoir jamais eu connaissance de cet ordre. Or, tous les ordres passaient normalement entre ses mains. Cette bataille manquée est probablement, à ce jour, un des seuls reproches qu'on puisse faire au maréchal Ney. in S'ensuit la bataille de Waterloo.« À Waterloo, Ney était tout hors de lui ; on pouvait lire sur son front, pêle-mêle, les remords de Fontainebleau et ceux de Lons-le-Saulnier. » (Las Cases.) Immense et complexe bataille, qu'il est difficile de développer en quelques lignes. Néanmoins, on peut dire, que Napoléon est très malade ce jour-là. Il fut surpris plusieurs fois vomissant et somnolant loin du champ de bataille. Le maréchal Ney quant à lui fit preuve à son habitude d'une activité débordante. On dit qu'il avaient les vêtements lacérés, le visage souillé de boue et de sang, et le chapeau perdu. Pour certains, le maréchal Ney est le perdant de Waterloo, et pour d'autres il en est le vrai vainqueur.Pour le Mullié, tout se résume à un moment bien précis. Vers 15 h 30, la 1 ligne britannique amorce un recul stratégique derrière le chemin d'Ohain au fort dénivelé. Le maréchal Ney croit alors à une retraite britannique, et lance toute sa cavalerie à la charge. Et ce avec d'autant plus d'empressement que l'on sait déjà que les Prussiens s'approchent. La charge est énorme. Une des plus grosses charges de cavalerie de l'histoire. Napoléon déplore cette charge, mais la soutient néanmoins avec la cavalerie sous ses ordres. La cavalerie est trop nombreuse, d'autant plus que des bataillons suivent spontanément ce mouvement d'ampleur. Mais malgré cela la charge réussit. Wellington donne des ordres pour préparer un embarquement. Il pleure même. La ferme de la Haie Sainte passe aux Français. Le maréchal Ney fait demander un renfort d'infanterie à Napoléon qui refuse en disant : Des renforts ? Mais où veut-il que je les trouve ? Cette erreur historique fut fatale et d'autant plus surprenante, que Napoléon disposait alors du corps de Mouton-Duvernet. in En quelques instants la bataille bascule, les carrés britanniques se reforment, et peu après, la cavalerie prussienne arrive au contact.L'infanterie britannique avance maintenant, et le maréchal Ney repart à l'attaque, à pied, à la tête de l'infanterie restante. Il tenta à nouveau une charge désespérée à la tête de la division Durutte, en s'écriant : Venez voir comment meurt un maréchal de France ! Mais sans réussite. Son sublime entêtement, échoua, accentuant d'autant plus les pertes françaises. Il eut ce jour-là cinq chevaux tués sous lui. Tous les témoins présents, dirent qu'il cherchait la mort, mais que la mort ne voulut pas de lui. Après la défaite, vint le temps des règlements de comptes. Napoléon dès son retour à l'Élysée culpabilisa ses maréchaux et notamment le maréchal Ney, et le maréchal de Grouchy. Le maréchal Davout prit la défense du maréchal Ney en disant : Sire, il s'est mis la corde au cou pour vous servir ! Analyse juste, et prémonitoire...

L'arrestation

La réécriture de l'histoire de Napoléon, et la vengeance des royalistes fit son œuvre. À la seconde Restauration, le maréchal Ney est détesté par tous les partis, sauf par les Républicains qui étaient alors trop minoritaires. Il fut décidé que ceux qui s'étaient mis au service de l'Empereur avant le 20 mars 1815, date à laquelle Louis XVIII avait quitté la capitale, étaient des traîtres. Joseph Fouché fut chargé d'en établir la liste. Talleyrand déclara à son sujet : « Il y a une justice à rendre à Monsieur le duc d'Otrante, c'est qu'il n'a oublié sur la liste aucun de ses amis ». Un seul maréchal sur cette liste (ordonnance du 24 juillet 1815) et tout en haut : le maréchal Ney.— « La défense politique de Ney semblait toute tracée : il avait été entraîné par un mouvement général qui lui avait paru la volonté et le bien de la patrie ; il y avait obéi sans préméditation, sans trahison ; des revers avaient suivi ; il se trouvait traduit devant un tribunal ; il ne lui restait rien à répondre sur ce grand événement. Quant à la défense de sa vie, il n’avait rien à répondre encore, si ce n’est qu’il était à l’abri derrière une capitulation sacrée qui garantissait à chacun le silence et l’oubli sur tous les actes, sur toutes les opinions politiques. Si, dans ce système, il succombait, ce serait du moins à la face des peuples, en violation des lois les plus saintes, laissant le souvenir d’un grand caractère, emportant l’intérêt des âmes généreuses, et couvrant ses bourreaux de réprobation et d’infamie ; mais ce zèle était peut-être au-dessus de ses forces morales. « Il est certain que Ney quitta Paris tout au roi ; qu’il n’a tourné qu’en voyant tout perdu. Si, alors, il s’est montré ardent en sens contraire, c’est qu’il sentait qu’il avait beaucoup à se faire pardonner. « La situation de Ney était comparable à celle de Turenne, Ney pouvait être défendu ; Turenne était injustifiable, et pourtant Turenne fut pardonné, honoré, et Ney allait probablement périr. En 1649, Turenne commandait l’armée du roi. Malgré qu’il eût prêté serment de fidélité, il corrompit son armée, se déclara pour la Fronde et marcha sur Paris ; mais dès qu’il fut reconnu coupable de haute trahison, son armée repentante l’abandonna, et Turenne poursuivi se réfugia auprès du prince de Hesse pour échapper à la justice. « Ney, au contraire, fut entraîné par le vœu, par les clameurs unanimes de son armée. Si sa conduite au 20 mars n’est pas honorable, elle est du moins explicable, et, sous quelques rapports, excusable. » (Las Cases.) Malgré des complaisances de Fouché, alors ministre de la Police, qui lui donna deux passeports pour fuir en Suisse ou aux États-Unis, le maréchal Ney, resta en France, chez une cousine de sa femme. Il est alors arrêté au château de Bessonies, près d'Aurillac. Le Roi, qui avait appliqué à la situation la fermeté que réclamaient à la fois les alliés et la sûreté de son trône, n'en déclara pas moins : « L'arrestation de Ney nous fera plus de mal que sa trahison du mois de mars ».On dit qu'il fut reconnu grâce à un sabre égyptien que Napoléon lui avait offert et qu'il laissa en vue de tous. Le maréchal arrive à Paris sous escorte le 19 août. Il est aussitôt incarcéré à la Conciergerie. Il est transféré à la prison du Luxembourg en traversant des villes où l'on souhaite soit le lyncher, soit le délivrer. Mais il ne tente pas de s'enfuir, et rassure même les deux gendarmes effrayés qui sont chargés de le garder. En chemin, le général Exelmans, lui proposa de le délivrer et de l'escorter où il le souhaite, mais il refusa. On dit que des officiers vinrent le libérer à la prison du Luxembourg, mais qu'il refusa aussi.

Le conseil de guerre

Le Conseil de guerre devait juger le maréchal Ney. Il restait cependant à composer. Il devait nécessairement comprendre des maréchaux de France et la présidence en revenait de droit à leur doyen, le maréchal Moncey, duc de Conegliano. Mais celui-ci se récusa dans une lettre adressée au Roi :«...Qui, moi ? J'irais prononcer sur le sort du maréchal Ney ? Mais, Sire, permettez-moi de demander à Votre Majesté où étaient les accusateurs tandis que Ney parcourait les champs de bataille ?... ». Mécontent, le Roi destitua Moncey et lui infligea trois mois de prison. Le maréchal Jourdan fut alors désigné pour présider le Conseil de guerre. Ney est assisté par Berryer père et Dupin. Berryer, connu pour ses opinions monarchistes, est désavoué par ses collègues : :« Que vous vous disposiez à défendre le maréchal du crime de haute trahison dont il est forcé de s'accuser lui-même, c'est ce que personne ne veut croire... ». Le maréchal Ney ne souhaite pas être jugé par ses anciens camarades dont il craint la rancune à la suite d'incidents passés. Ney a été élevé à la pairie par Louis XVIII ; il peut donc exiger d'être jugé par la Chambre des pairs. Si juridiquement l'idée est défendable, elle l'est beaucoup moins d'un point de vue tactique car la Chambre des pairs est en effet constituée de royalistes convaincus et, par conséquent, dans leur majorité farouchement hostiles à l'accusé. Cependant Berryer et Dupin acceptent le point de vue de leur client et cherchent à gagner du temps. Ainsi, devant le parterre de maréchaux et de généraux qui composent le Conseil de guerre, l'accusé dédaigne de répondre à l'interrogatoire d'identité et déclare, à la stupéfaction générale, décliner la compétence du tribunal. Pair de France au moment où se sont déroulés les faits dont il est accusé, il demande, en se fondant sur les articles 33 et 34 de la Charte, son renvoi devant la Chambre des pairs. Le conseil se retire et par 5 voix contre 2 se prononce pour l'incompétence. Ney est ravi et félicite son défenseur : :« Ah ! Monsieur Berryer, vous m'avez rendu un grand service ! Voyez-vous, ces gens-là m'auraient fait fusiller comme un lapin. ». On comprend mal sa satisfaction, car la défense vient de laisser échapper la seule chance qu'avait Ney d'éviter le peloton d'exécution. Ainsi que Lamartine l'observe : :« Les maréchaux et les généraux pouvaient se souvenir de ses exploits : les pairs ne connaîtraient que son crime ». De même Augereau sur son lit de mort confirmera l'état d'esprit de clémence qui animait les membres du Conseil de Guerre. Ainsi, le 10 novembre, le Conseil de guerre, faisant droit à la requête des défenseurs de Ney, se déclarant incompétent, Ney fut jugé par la Chambre des pairs.

Le procès

C'est donc la Chambre de Pairs qui juge le maréchal Ney. Plusieurs éminents personnages se font dispenser. Notamment Talleyrand, qui dit ne vouloir participer à un tel crime. Le débat est évidemment à sens unique, la Chambre des pairs étant à forte majorité monarchiste. Aussi la défense aborde peu la discussion des faits, et fait porter son effort sur un moyen de droit. Le maréchal Davout avait signé avec les Alliés le 3 juillet une convention dont l'article 12 spécifiait qu'aucune poursuite ne pourrait être exercée contre les officiers et soldats pour leur conduite pendant les Cent-jours. Condamner le maréchal Ney revenait à violer cette convention. La Chambre des pairs décida d'interdire à la défense de développer ce moyen, car «il aurait dû être plaidé avant tout débat sur le fond». Un ultime rebondissement survient le 6 décembre. La ville de naissance de Ney, Sarrelouis, vient de devenir prussienne depuis le traité de Paris du 20 novembre. Dupin déclare donc que Ney ne peut être jugé, car il est maintenant prussien. Évidemment, le maréchal Ney, se lève, interrompt son avocat, et dit : « Je suis français et je resterai français ! » La cause est entendue. Trois questions de fait sont donc d'abord posées. Leur formulation est telle que la condamnation paraît inévitable. Première question : le maréchal Ney a-t-il reçu des émissaires dans la nuit du 13 au 14 mars ? L'appel nominal donne les résultats suivants : 111 voix pour, 47 contre. Le comte Lanjuinais, le marquis d'Aligre et le comte de Nicolaï s'abstinrent, protestant qu'ils ne pouvaient juger en conscience, attendu qu'on avait refusé à l'accusé le droit de se faire entendre sur la convention de Paris. Deuxième question : le maréchal Ney a-t-il lu, le 14 mars, une proclamation invitant les troupes à la défection ? Trois membres, ceux qui venaient de protester, votent contre, et 158 votent pour. Troisième question : le maréchal Ney a-t-il commis un attentat contre la sûreté de l'État ? Le résultat donne 157 voix pour, 3 voix pour avec atténuation et 1 voix contre. Lanjuinais a répondu « oui » mais en ajoutant « couvert par la capitulation de Paris » ; d'Aligre et de Richebourg « oui » mais en faisant appel à la générosité de la Chambre. Le vote négatif est celui du duc de Broglie, le plus jeune des pairs de France qui déclare : « Je ne vois dans les faits justement reprochés au maréchal Ney ni préméditation ni dessein de trahir. Il est parti très sincèrement résolu de rester fidèle. Il a persisté jusqu'au dernier moment. » Et dans ses Mémoires il se souvient : : « Nous délibérions dans une atmosphère d'intimidation dont le poids était étouffant. » La dernière question porte sur la peine à appliquer. Lanjuinais, soutenu par Malville, Lemercier, Lenoir-Laroche et Cholet, tente de faire adopter la peine de déportation que 17 pairs votèrent. Parmi eux, le duc de Broglie. Cinq pairs, le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville, tout en s'abstenant, proposent de recommander le maréchal à la clémence du Roi. Finalement, 139 voix, réduites à 128, à cause d'avis semblables entre parents, réclament la peine de mort.Parmi ceux qui ont voté la mort : 5 maréchaux d'Empire : Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor et Marmont (au contraire, le maréchal Davout est venu le défendre), le vicomte de Chateaubriand, le comte Ferrand surnommé « le Marat blanc » et le comte Lynch nommé par Napoléon maire de Bordeaux, comte de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, qui ira jusqu'à réclamer la guillotine. En outre, non content d'avoir obtenu la condamnation du maréchal, Bellart requiert qu'il soit rayé des cadres de la Légion d'honneur. Une petite phrase circule sur l'avocat Bellart à l'époque : « Si l'éloquence est un bel art, Bellart n'est point l'éloquence. » La sentence est rendue à onze heures et demie du soir. Les pairs appliquent la règle du conseil de guerre et la lisent en l'absence de l'accusé. Les défenseurs ayant compris que tout espoir est perdu n'assistent pas à la lecture de l'arrêt et se rendent dans la cellule qu'occupe depuis deux jours le maréchal, au Palais du Luxembourg. C'est une petite pièce située au troisième étage sous les combles, à l'extrémité ouest de la galerie où le Sénat conservateur avait installé ses archives, au-dessus de l'actuelle salle des conférences. Une plaque de marbre y a été apposée en 1935.

La fin

Pendant la lecture de la sentence, les défenseurs du maréchal vont le voir dans sa cellule Ils le trouvent en train de dîner très tranquillement : « Je suis sûr que M. Bellart ne dîne pas avec autant d'appétit que moi » leur déclare-t-il. Puis il embrasse ses défenseurs et les remercie chaleureusement de leurs efforts. . Après leur départ, il se met à rédiger ses dernières dispositions et se jette tout habillé sur son lit pour y dormir paisiblement. À 3 heures du matin, le secrétaire-archiviste de la Chambre des pairs, Cauchy, le réveille pour lui communiquer la sentenceOn raconte qu'il interrompit la longue énumération de ses titres et dit «Passez. Dites Michel Ney et bientôt un peu de poussière». Le général de Rochechouart, qui commande la place de Paris, l'informe qu'il peut recevoir trois visites : sa femme, son notaire et son confesseurLa maréchale vient rendre visite à son mari dans la cellule avec leurs quatre enfants. Elle s'évanouit en apprenant la sentence. C'est en vain qu'elle implora sa grâce auprès de Louis XVIII. Celui-ci aurait dit qu'il était favorable à cette requête, mais que seuls Wellington ou la duchesse d'Angoulême (fille de Louis XVI), pouvaient en prendre la décision. La maréchale alla alors, demander grâce à Wellington qui accepta tout d'abord, puis renonça devant les difficultés et les obstacles. Puis, elle alla voir la duchesse d'Angoulême qui refusa sèchement. Cette dernière dit plus tard, après avoir lu les témoignages du comte de Ségur, regretter son geste. Et que s'il elle avait su qui était réellement le maréchal Ney, elle aurait demandé sa grâce.. On proposa un confesseur à Ney qui répliqua, « Vous m'ennuyez avec votre prêtraille ! » Puis il accepta finalement, convaincu par un ancien soldat de la campagne de Russie, devenu croyant à cette occasion. Ney écrit une dernière fois à son beau-frère : « ...Avant 24 heures je paraîtrai devant Dieu avec des regrets amers de ne pas avoir pu être plus longtemps utile à ma patrie ; mais il saura, ainsi que je l'ai dit devant les hommes, que je me sens exempt de remords... ». Puis il s'entretient avec le curé de Saint-Sulpice. A 8 h 30 une voiture vient chercher Ney. Il porte non pas sa tenue de maréchal mais un simple costume bourgeois. Une pluie fine tombe. Au curé de Saint-Sulpice qui se range pour le laisser passer, il déclare : « Montez monsieur le curé, tout à l'heure je passerai premier ». Le cortège s'arrête avenue de l'Observatoire. Le maréchal refuse qu'on lui bande les yeux et, s'adressant aux soldats : « Camarades, tirez sur moi et visez juste ! ». Rochechouart rapporte qu'il prononça également les paroles suivantes : « Français, je proteste devant Dieu et la patrie contre le jugement qui me condamne. J'en appelle aux hommes, à la postérité, à Dieu. Vive la France ! ». Puis il s'écroule sous les balles. La phrase qu'on lui prête « Soldats, visez droit au cœur ! » semble plus romanesque que véridique. Une dernière fois, la maréchale alla demander grâce à Louis XVIII, et son frère le comte d'Artois, futur Charles X, la reçut et lui dit sèchement : « Madame, votre demande n'a plus d'objet. » Il tombe face contre terre. Conformément à la coutume, la dépouille resta quinze minutes seule. Un incident survint. Un cavalier britannique fit bondir son cheval par-dessus le cadavre. Un officier russe, qui avait exprimé ostensiblement sa joie, fut rayé des listes de l'armée russe par Alexandre I qui appréciait beaucoup le maréchal Ney. Apprenant la nouvelle, Napoléon aurait dit « C'était un brave, personne ne l'était plus que lui; mais c'était un fou! Il est mort sans emporter l'estime de personne ».

La légende

Tombe du maréchal Ney au cimetière du Père-Lachaise, édifiée en 1903 Mais les héros ne meurent pas. Et c'est ici que commence la légende du maréchal Ney. Comme Masséna, Louis XVIII et Wellington, le maréchal Ney était franc-maçon. Et certains prétendent que Wellington aurait persisté dans son envie de sauver son valeureux adversaire. Avec l'aide d'un cousin de Napoléon et de Louis XVIII lui même, une mise en scène aurait été préparée pour faire croire à l'exécution. Le maréchal Ney aurait porté un gilet rempli de sang de porc, qu'il aurait crevé lorsqu'il ordonna aux soldats de tirer. De plus, on dit que le mur contre lequel il a été fusillé, aurait été criblé d'impacts de balles, laissant présumer que les tireurs auraient volontairement manqué leur cible. Il aurait ensuite, grâce à des complicités franc-maçonnes, rejoint les États-Unis où il aurait entamé une carrière d'enseignant. Un homme se réclamant de son identité est mort à Brownsville en Caroline du Nord en 1846. Il s'appelait Peter Stuart Ney. Nom troublant car, Pierre était le prénom du père du maréchal Ney, et l'on dit que sa mère descendait de la dynastie des Stuart écossais. Ce Peter Stuart Ney enseignait le français, l'allemand, l'hébreu et les mathématiques. Il ne révéla son identité qu'à deux reprises Tout d'abord, lorsqu'un élève lui apporte un journal français annonçant la mort de Napoléon. Il s'évanouit et est transporté chez lui. Quelques heures plus tard, l'élève vient lui rendre visite, pour prendre de ses nouvelles. Il découvre un Peter Stuart Ney ensanglanté dans son lit, avec les veines tranchées. Peter Stuart Ney survécut. Et la seconde révélation eut lieu sur son lit de mort. Il dit en anglais : "By all that is holy, I am Marshal Ney of France!" Plusieurs soldats vinrent identifier ce mystérieux personnage, et furent catégoriques, il s'agissait bien pour eux du maréchal qui les avait menés au combat. Deux expertises graphologiques eurent lieu. Elles donnèrent des résultats contradictoires. La tombe de Peter Stuart Ney arbore un petit drapeau français et une inscription équivoque :"In memory of Peter Stuart Ney, a native of France and soldier of the French Revolution under Napoleon Bonaparte, who departed this life November 15, 1846, aged 77 years." Ce que l'on peut dire, c'est que plusieurs choses sont troublantes. Tout d'abord des témoins présents lors de l'exécution trouvèrent surprenant qu'il s'écroule face contre terre. Mais le principal mystère est le suivant : en 1903, la Troisième République française décide de donner au maréchal Ney une sépulture digne. En effet, il était depuis 1815 enterré sous une simple dalle. On construit donc l'actuelle tombe, massive et digne. Pour cela, le cercueil est exhumé. Le fossoyeur qui ouvre le cercueil constate et témoigne à qui veut bien l'écouter, que le cercueil est vide ! On lui dit que la raison en est la mauvaise qualité du cercueil en sapin qui s'effrite facilement. Le squelette serait recouvert par ces fragments de sapin. Il est troublant qu'un professionnel connaissant son métier ne sache pas reconnaître un cercueil vide d'un cercueil plein. Ce témoin est décédé subitement quelque temps après. Peut-être les techniques modernes, telles que l'analyse ADN, pourraient-elles lever ce grand mystère de l'histoire de France.

Postérité

Plusieurs monuments célèbrent le maréchal Ney. La tombe officielle au Cimetière du Père-Lachaise, division 29, à l'angle du chemin des Acacias et du chemin Masséna. En 1831 Louis Philippe 1, réhabilite le maréchal Ney et le réintègre sur les listes de la Légion d'honneur. En 1848, le gouvernement provisoire de la Seconde République française, décide de construire une statue du maréchal Ney à l'emplacement même où il a été fusillé. L'œuvre est confiée au sculpteur François Rude. Cette statue est terminée en 1853, et inaugurée sous Napoléon III. L'Empereur est absent et le discours est très tiède. Cette statue peut se voir actuellement place de l'Observatoire à Paris. Elle a été légèrement déplacée lors de construction du RER B.

Voir aussi

Descendance

Il eut quatre fils:
-Napoléon Joseph, prince de la Moskowa
-Michel Louis Félix, dit "Alloys", duc d'Elchingen
-Eugène, comte Ney (1808-1845), diplomate.
-Edgar, prince de la Moskowa La descendance du maréchal Ney s'est éteinte avec Laetitia Ney, duchesse d'Elchingen, princesse de la Moskova (1940-2005). La descendance indirecte du Maréchal Ney est avec Suzanne Bétain

Source partielle

-
- Evariste Dumoulin, Histoire complète du procès du maréchal Ney (deux volumes, Paris, 1815)
- Henri Welschinger, Le maréchal Ney, 1815, (deuxième édition, Paris, 1893)
- Henri Bonnal, La vie militaire du maréchal Ney (Paris, 1910)

Notes et références

Catégorie:Personnalité de la Révolution française Catégorie:Premier Empire Catégorie:Franc-maçon Catégorie:Général de la Révolution ou du Premier Empire Catégorie:Maréchal de France Catégorie:Pair de France Catégorie:Noblesse d'Empire Catégorie:Naissance en 1769 Catégorie:Décès en 1815 Catégorie:Personne fusillée bg:Мишел Ней cs:Michel Ney da:Michel Ney de:Michel Ney el:Μισέλ Νέϋ en:Michel Ney es:Michel Ney fi:Michel Ney fy:Michel Ney gl:Michel Ney he:מישל ניי hu:Michel Ney id:Michel Ney it:Michel Ney ja:ミシェル・ネイ ka:მიშელ ნეი la:Michael Ney nl:Michel Ney no:Michel Ney pl:Michel Ney ro:Michel Ney ru:Ней, Мишель sl:Michel Ney sr:Мишел Неј sv:Michel Ney vi:Michel Ney zh:米歇尔·内伊
Sujets connexes
Adjudant-général   Alexandre Ier de Russie   Allemagne   Alphonse de Lamartine   André Masséna   Antoine de Jomini   Armée du Rhin   Arthur Wellesley de Wellington   Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont   Aurillac   Auxerre   Bataille d'Austerlitz   Bataille d'Elchingen   Bataille d'Eylau   Bataille d'Iéna   Bataille d'Ulm   Bataille de Friedland   Bataille de Hohenlinden   Bataille de Smolensk (1812)   Bataille de Waterloo   Bataille de la Bérézina   Bataille de la Moskowa   Bon Adrien Jeannot de Moncey   Camp de Montreuil   Campagne d'Égypte   Caroline du Nord   Catherine-Dominique de Pérignon   Cent-Jours   Chambre des pairs   Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord   Charles X de France   Chef d'escadron   Cimetière du Père-Lachaise   Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul   Claude Jacques Lecourbe   Conciergerie   Conseil de la Guerre   Consulat (histoire de France)   Convention nationale   Coup d'État du 18 brumaire   Cuirassier   Directoire   Dniepr   Duc de Broglie   Duché de Carinthie   Edgar Ney   Elchingen   Emmanuel de Grouchy   Erfurt   Espagne   Fontainebleau   Franc-maçonnerie   France   François-René de Chateaubriand   François Christophe Kellermann   François Rude   Golfe-Juan   Grande Armée   Guillotine   Général de brigade   Hortense de Beauharnais   Hussard (cavalerie)   Image d'Épinal   Innsbruck   Isidore Exelmans   Jean-Baptiste Jourdan   Jean-Baptiste Kléber   Jean-Baptiste Lynch   Jean Mathieu Philibert Sérurier   Jean Victor Marie Moreau   Joachim Murat   Joseph Fouché   Lannes   Lemercier   Ligne B du RER d'Île-de-France   Lons-le-Saunier   Louis-Alexandre Berthier   Louis-Victor-Léon de Rochechouart   Louis Nicolas Davout   Louis XVIII de France   Louis XVI de France   Légion d'honneur   Magdebourg   Malville   Mannheim   Maréchal d'Empire   Maréchal de France   Metz   Michel Louis Félix Ney   Monarchie constitutionnelle française   Napoléon III   Napoléon Ier   Napoléon Joseph Ney   Nicolas Jean-de-Dieu Soult   Niémen   Observatoire de Paris   Ohain   Pair   Pairie   Palais de l'Élysée   Palais du Luxembourg   Paris   Premier Empire   Rednitz   Restauration française   Royaume de France   Russie   Régiment Colonel-Général   Régis Barthélemy Mouton-Duvernet   République helvétique   Révolution française   Sarre (Land)   Sarrelouis   Suisse   Sénat (France)   Tonnelier   Traité de Paris (1815)   Troisième République   Tyrol   Ulm   Vilnius   Wurtzbourg  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^