Conseil ouvrier

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Les conseils ouvriers sont des assemblées d'ouvriers fonctionnant selon les principes de la démocratie directe, et s'organisant en pouvoir insurrectionnel.
Conseil ouvrier

Les conseils ouvriers sont des assemblées d'ouvriers fonctionnant selon les principes de la démocratie directe, et s'organisant en pouvoir insurrectionnel.

Histoire

Les premiers conseils ouvriers (ou soviets) apparaissent en Russie au cours de la révolution de 1905. En février 1917, la reformation des soviets aboutit au renversement du régime tsariste. Mais les soviets n’exerceront jamais réellement le pouvoir : de février à octobre 1917, le pouvoir est détenu par un « gouvernement provisoire » dirigé par Kerensky. Le mot d'ordre défendu par les bolcheviks est alors : « Tout le pouvoir aux soviets ! ». À partir d'octobre 1917, le pouvoir est détenu par des « commissaires du peuple » dirigés par Lénine. Les conseils ouvriers apparaissent aussi en Allemagne en novembre 1918. Ils obligent l'armée à signer un armistice avec la France. Les conseils ouvriers d'Allemagne sont battus en janvier puis en mars 1919 (voir aussi : révolution allemande). Ils apparaissent au même moment en Alsace, Hongrie et en Italie en 1920. A chaque fois, ces insurrections prolétariennes ne durent que quelques semaines ou quelques mois et sont rapidement anéantis par la bourgeoisie. En 1921, les marins de Kronstadt se révoltent contre le pouvoir bolchevik pour défendre celui des soviets : ils seront écrasés par la répression. On voit plus tard réapparaître des conseils ouvriers en Hongrie en 1956 (contre le pouvoir stalinien), en France en mai 1968, ainsi qu'à nouveau en Italie en 1969. A partir de 1968, le terme de conseils ouvriers commence à être remplacé par celui d' assemblées ouvrières, puis d' Assemblées Générales. A partir de 1973, on parle en Italie d' assemblées autonomes, dans le sens où ces assemblées ne sont pas contrôlées par les syndicats. Les assemblées autonomes subsistent en Italie jusqu'en 1979 : elles regroupent toutes sortes de travailleurs, mais aussi des chômeurs et des étudiants. En France, c'est le terme de coordinations qui est utilisée en 1987 pour désigner les assemblées de cheminots et d'infirmières en grève. Mais contrairement aux conseils ouvriers du début du siècle, ces assemblées de travailleurs ne prennent pas une forme insurrectionnelle. L'Assemblée Générale est seulement considérée comme une forme d'organisation. Il en est en de même pour les assemblées de grévistes qui se sont constituées en 1995. Parfois contrôlées par les syndicats, ces assemblées se sont limitées à un cadre purement revendicatif.

Fonctionnement

Les conseils ouvriers fonctionnent selon les principes de la démocratie directe. Ils rassemblent l'ensemble des travailleurs dans des assemblées de base. Les élus de ces assemblées sont mandatés pour des tâches impératives, ne possèdent pas de pouvoir décisionnel, doivent rendre compte de leurs activités devant l'assemblée, et sont révocables à tout moment par l'assemblée.

Le conseillisme

Les conseillistes sont ceux qui prônent le pouvoir des conseils ouvriers. Courant d'extrême gauche, ses théoriciens les plus connus sont Anton Pannekoek et Paul Mattick (ce courant se revendique aussi parfois de Rosa Luxemburg). ==
Sujets connexes
Allemagne   Alsace   Anton Pannekoek   Armistice   Bourgeoisie   Communisme   Communisme de conseils   Conseil des commissaires du peuple (URSS)   Démocratie directe   France   Gouvernement provisoire (Russie)   Hongrie   Insurrection de Budapest   Italie   Kronstadt   Mouvement autonome   Mouvement social   Mouvements révolutionnaires   Paul Mattick   Rosa Luxemburg   Russie   Révolte de Kronstadt   Révolution   Révolution allemande   Révolution d'Octobre   Révolution de Février   Révolution russe   Socialisme   Soviet   Syndicalisme  
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