Adénopathie

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L'adénopathie est le terme scientifique désignant l’état pathologique d’un ganglion lymphatique (du grec Adéno Adên, Adenos = Glande) dont l'inflammation peut avoir plusieurs origines étiologiques. Il s'agit de l'hypertrophie d'un ganglion lymphatique. Les signes d'orientation clinique, le bilan biologique et parfois radiologique minimum, les résultats d'une éventuelle ponction ganglionnaire orientent le diagnostic d'une maladie.
Adénopathie

L'adénopathie est le terme scientifique désignant l’état pathologique d’un ganglion lymphatique (du grec Adéno Adên, Adenos = Glande) dont l'inflammation peut avoir plusieurs origines étiologiques. Il s'agit de l'hypertrophie d'un ganglion lymphatique. Les signes d'orientation clinique, le bilan biologique et parfois radiologique minimum, les résultats d'une éventuelle ponction ganglionnaire orientent le diagnostic d'une maladie.

Physiopathologie

Les ganglions sont des organes de drainage et de filtration de la lymphe provenant d'un territoire anatomique. Ils mettent précocement en contact les antigènes et les lymphocytes, assurant une veille immunitaire permanente. L'architecture normale du ganglion montre des follicules de lymphocytes B, et des zones interfolliculaires de lymphocytes T, le tout limité par une capsule. La prolifération tumorale remanie totalement cette architecture. L'hypertrophie ganglionnaire fait suite à :
- une prolifération lymphocytaire réactionnelle due à une stimulation antigénique locale (infectieuse ou tumorale) ou générale (infectieuse ou dysimmunitaire)
- une prolifération tumorale primitive du tissu lymphoïde (lymphome hodgkinien ou pas)
- une accumulation de cellules pathologiques filtrées par le ganglion (bactéries ou cellules tumorales).

Diagnostic clinique

1) Les adénopathies L'adénopathie est palpée au niveau des aires ganglionnaires superficielles. Il nous faut les énumérer :
- jugulo-carotidienne
- sous-mandibulaire
- cervicales post
- sus-claviculaire
- axillaire
- épitrochléenne
- inguinale
- rétrocruale Si le diagnostic est simple, déterminer leur nature pathologique est plus difficile. Les caractères en faveur sont :
- une taille > 1 cm
- souvent isolé
- unilatéralité
- la fermeté, voire la dureté et plus rarement la fixation au plan profond évoquant une origine maligne
- la sensibilité voire l'inflammation orientant vers une cause infectieuse Il faut savoir que les adénopathies inguinales bilatérales sont banales et fréquentes chez "l'enfant et l'adolescent", ainsi que les adénopathies axillaires bilatérales de "la femme préménopausée". Certaines localisations cervicales plus profondes peuvent bénéficier d'une échographie. Les caractères précédant sont pris en défaut s'il s'agit d'un ganglion banal et la ponction est alors pratiquement impossible. Si le doute persiste, l'enquête étiologique et une surveillance évolutive sont indiquées. La découverte d'une adénopathie entraîne la palpation systématique de toutes les aires ganglionnaires, la recherche d'une hépatosplénomégalie et un examen ORL (amygdales). Cela se termine par un schéma notifiant toutes les constatations exprimées en cm. Dès le départ, il faut préciser le caractère isolé ou groupé, la taille, l'évolution et la symptomalogie associée :
- existence d'une porte d'entrée infectieuse dans le territoire de drainage
- signes généraux comme une fièvre, un prurit, des sueurs, un amaigrissement 2) Le diagnostic différentiel clinique
- les lipomes et nodules sous-cutanés d'origine diverse sont mous et de siège variable
- l'hypertrophie des glandes salivaires
- un kyste du tractus thyréoglosse
- un anévrisme carotidien battant
- un relief osseux comme une côte cervicale
- une hidrosadénite axillaire
- une hernie inguinale impulsive à la toux
- un abcès froid

Éléments paracliniques d'orientation

1) Biologie
- La formule leucocytaire peut montrer une lymphocytose voire une hyperlymphocytose, un syndrome mononucléosique, une lymphoblastose ou une polynucléose.
- La recherche d'un syndrome inflammatoire est classique.
- La cytoponction est simple et permet une orientation diagnostique rapide. Elle permet aussi la culture microbiologique de la tuberculose p. ex.. 2) Imagerie Elle permet la recherche des adénopathies profondes, médiastinales, abdominales ou pelviennes inaccessibles à l'examen clinique. On réalisera, dans un premier temps, une radiographie pulmonaire, une échographie abdominale, voire un scanner thoraco-abdomino-pelvien. 3) Biopsie ganglionnaire Ses indications sont développées dans les étiologies et devraient être élargies. Elles permettent une étude immunohistologique et bactériologique.

La démarche du diagnostic étiologique

1) Adénopathie aiguë isolée Leur diagnostic est le plus souvent évident : elles sont inflammatoires, sensibles et se situent dans le territoire de drainage d'un foyer infectieux. 2) Polyadénopathies bénignes Elles surviennent en contexte infectieux évocateur : ce sont surtout les adénopathies de la mononucléose infectieuse (MNI), de la rubéole et de la toxoplasmose. L'existence d'adénopathies cervicales post et spinales, leur caractère inflammatoire et sensible sont évocateurs. Le diagnostic est assuré par la formule hémoleucocytaire et les sérodiagnostics, en sachant que pour la toxoplasmose seule la présence d'Ig M permet d'affirmer une infection récente. En cas de suspicion de leucémie aiguë lymphoblastique chez un enfant, on peut éliminer cette suspicion en l'absence de blastes dans la formule hémoleucocytaire. On retrouve aussi des polyadénopathies bénignes dans les infections à cytomégalovirus (CMV) et à HSV 2. 3) Adénopathie chronique isolée sans point d'appel évident Devant ce tableau, il convient de rechercher « méthodiquement » une lésion dans le territoire de drainage. a) Adénopathie cervicale haute ou sous-mandibulaire Le panoramique dentaire recherche une infection dentaire chronique de même que des radiographies des sinus recherchent une sinusite chronique, toutefois elles peuvent mettre en évidence une tumeur cutanée céphalique, en particulier l'exceptionnel mélanome malin du cuir chevelu. b) Adénopathie cervicale et basse Elles sont évocatrices des tumeurs du larynx, du pharynx, de l'œsophage et de la thyroïde. c) Adénopathie sus-claviculaire, dont l'orientation diagnostique selon la latérisation n'a pas de valeur formelle
- A gauche, c'est le ganglion de Troisier pouvant témoigner de tous les cancers digestifs, rénaux, testiculaires, pelviens et des lymphomes abdominaux.
- A droite, s'il s'agit de lymphomes médiastinaux et de cancers bronchiques : notons alors l'importance de la radiographie pulmonaire. d) Adénopathies axillaires On doit penser d'abord au cancer du sein. Une recherche négative fait rechercher un mélanome malin du membre supérieur. Enfin, une hypothèse est la possibilité de minimes plaies chroniques du travailleur manuel. e) ''Adénopathies inguinales… 4) Adénopathies chroniques disséminées… ... La clé du diagnostic est la biopsie chirurgicale en privilégiant les localisations cervicales voire axillaires. 5) Au terme d'un bilan négatif… ...il s'agit de refaire une nouvelle biopsie chirurgicale dans la hantise d'un problème tumoral.

Étiologies

1) Les hémopathies malignes a) Maladie de Hodgkin b) Lymphomes malins non hodgkiniens c) LLC (Leucémie Lymphoïde Chronique) ganglionnaire d) Leucémies aiguës tumorales e) LMC 2) Les métastases ganglionnaires des cancers solides 3) Les infections a) Infection au VIH b) Tuberculose ganglionnaire c) Tularémie d) Brucellose : diagnostic sérologique e) Syphilis secondaire : diagnostic sérologique 4) Les autres étiologies a) Sarcoïdose b) Maladies auto-immunes : LED et PCA pour lesquelles il existe d'autres symptômes évocateurs c) Adénopathie dues à l'hydantoïne

Situations

Les adénopathies palpables se situent dans des sites spécifiques :
- Régions cervicales (antérieures, postérieures, sous mandibulaires)
- Régions inguinales (droites et gauches)
- Régions axillaires ou sus claviculaires (droites et gauches)

Caractéristiques

-Dures, lignieuses
-Molles, élastiques
-Rénitentes
-Mobiles ou fixées aux plans profonds
-Douloureuses spontanément ou lors de leur palpation.

Symptômes associées

-Érythème localisé
-Hépatomégalie
-Splénomégalie
-Altération de l'état général

Voir aussi

-Hématologie
-Maladie infectieuse
-Oncologie Catégorie:Signe clinique Catégorie:Signe clinique en hématologie Catégorie:Signe clinique en maladie infectieuse de:Lymphadenopathie en:Lymphadenopathy he:לימפדנופתיה id:Limfadenopati lt:Limfadenitas pl:Limfadenopatia pt:Linfadenopatia ru:Лимфаденопатия
Sujets connexes
Amygdale   Antigène   Anévrisme   Brucellose   Cou   Cytomégalovirus   Ganglion lymphatique   Hernie inguinale   Hidrosadénite   Hématologie   Hépatomégalie   Hépatosplénomégalie   LLC   LMC   Larynx   Lipome   Lupus érythémateux disséminé   Lymphe   Lymphocyte   Lymphocyte B   Lymphocyte T   Lymphome   Maladie de Hodgkin   Maladie infectieuse   Mononucléose infectieuse   PCA   Pathologie   Pharynx   Rubéole   Sarcoïdose   Scientifique   Splénomégalie   Thyroïde   Toxoplasmose   Tuberculose   Tularémie  
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