Catherine de Médicis

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Catherine de Médicis (vers 1565) Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence sous le nom de Catherine Marie Romola et décédée le 5 janvier 1589 à Blois. Fille de Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbin, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne (1495-1519), elle grandit en Italie d'où elle est originaire de par son père. À la mort de ses parents, elle hérite les titres de comtesse d'Auvergne et de duchesse d'Urbino. Par son mariage avec Henri II, e
Catherine de Médicis

Catherine de Médicis (vers 1565) Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence sous le nom de Catherine Marie Romola et décédée le 5 janvier 1589 à Blois. Fille de Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbin, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne (1495-1519), elle grandit en Italie d'où elle est originaire de par son père. À la mort de ses parents, elle hérite les titres de comtesse d'Auvergne et de duchesse d'Urbino. Par son mariage avec Henri II, elle est reine de France de 1547 à 1559. Mère de François II, Charles IX, et d'Henri III, elle gouverne la France en tant que reine-mère et fut régente de France de 1560 à 1564. Catherine de Médicis est une figure emblématique du . Son nom est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion contre lesquelles elle a lutté toute sa vie. Partisane de la tolérance civile, elle a de nombreuses fois tenté avec l'aide de conseillers adroits, une politique de conciliation. Une légende noire, qui la poursuit depuis longtemps, en a fait à tort une personne austère, attachée au pouvoir, voire méchante. Aujourd'hui, Catherine de Médicis est réhabilitée par les historiens qui reconnaissent en elle une des plus grandes reines de France. Son rôle dans le massacre de la Saint-Barthélemy contribue cependant à en faire une figure controversée.

La jeunesse

L'héritière des Médicis

Le paysage de Florence où Catherine de Médicis passa sa petite enfance Née à Florence, le 13 avril 1519, Catherine de Médicis se retrouve très rapidement orpheline, puisque ses parents décèdent quelques jours après sa naissance. Placée sous la tutelle des vieilles tantes de sa famille, elle devient l'unique héritière de la fortune des Médicis et prend le titre de duchesse d'Urbino. Les Médicis ont joué un rôle important durant l'enfance de Catherine. Elle bénéficie de la protection de son oncle le pape Léon X, puis surtout celle de Clément VII, un autre de ses oncles, élu pape en 1523. L'enfance de Catherine dans la ville de Florence est perturbée par la guerre que se livrent Clément VII et l'empereur Charles Quint. Les républicains florentins profitent de la défaite du pape et du désordre qui règne à Rome pour se révolter contre les Médicis et prendre le contrôle de la ville. En 1529, Catherine est prise en otage par les républicains qui menacent de la violer et de la tuer quand les troupes pontificales mettent en place le siège de la ville. Catherine n'a alors que dix ans et restera toute sa vie marquée par la cruauté politique de ce conflit. Pour la protéger, on la place dans un couvent de la ville où par souci de sécurité, on lui fait prendre l'habit de nonne. Une fois la ville de Florence soumise au pouvoir du pape et de l'empereur, Catherine est emmenée à Rome où désormais elle va grandir. Placée sous la protection directe du pape, elle y reçoit une éducation très soignée. Elle bénéficie ainsi d'une culture raffinée, imprégnée d'humanisme et de néoplatonisme. Elle quitte l'Italie en 1533, lorsque le pape fait alliance avec le roi de France, François - qui prévoit de la marier à l'un de ses fils cadets, Henri, alors duc d'Orléans.

La dauphine de France

Henri d'Orléans Portrait par Corneille de Lyon (1536) Catherine quitte Florence le 1 septembre 1533 à bord de la galère du pape. Elle apporte avec elle une dot de 100 000 écus d'argent et pour 28 000 écus de bijoux. Il avait été convenu dans le contrat que le pape procurerait une dot assez importante pour combler le trou des finances royales. Le mariage a lieu à Marseille en octobre 1533 en présence du pape venu s'entretenir avec le roi et lui remettre personnellement la main de Catherine. S'ensuivent des festivités somptueuses qui durent plusieurs semaines. L'alliance avec le pape n'est finalement pas effective du fait de la mort de ce dernier, survenue l'année suivante. Au début de son mariage, Catherine n'occupe que peu de place à la Cour. Elle n'a pas quinze ans, ne parle pas bien le français et son jeune mari est plus intéressé par sa maîtresse Diane de Poitiers. Le 10 août 1536, le destin de Catherine bascule. Le fils aîné de François I, François de France, meurt. Catherine devient dauphine de Viennois et duchesse titulaire de Bretagne (1536-1547). Elle prend progressivement sa place à la Cour. Mais Catherine et Henri n'ont toujours pas d'héritier (ils mettront dix ans à en avoir un). Pour Catherine, la menace de répudiation plane dès 1538. Mais elle reçoit l'appui inattendu de Diane de Poitiers, sa propre cousine et celle d'Henri. Elle laisse Henri arborer partout les couleurs de Diane. Remarquée pour son intelligence, Catherine est appréciée par le roi, son beau-père. Partageant avec elle un goût pour les arts et lettres, Catherine devient l'amie de sa belle-sœur Marguerite de France, et de la reine de Navarre Marguerite d'Angoulême avec lesquelles elle participe à des réunions littéraires. C'est à cette époque que Catherine choisit son propre emblème : l'écharpe d'Iris (l'arc-en-ciel). Elle craint de plus en plus d'être répudiée. Finalement, elle accouche en janvier 1544 d'un héritier : François, futur François II de France. Sa naissance, suivie deux ans plus tard par celle d'une fille, baptisée Elisabeth, conforte la position de Catherine à la cour. A la mort de François Ier en mars 1547, Henri d'Orléans monte sur le trône sous le nom d'Henri II et Catherine devient reine de France.

La reine de France

Le règne d'Henri II

Catherine de Médicis (vers 1555) Le 10 juin 1549, Catherine est officiellement sacrée reine de France à la basilique de Saint-Denis. L'avènement de Henri II consacre aussi l'ascension de Diane de Poitiers. Catherine doit souffrir la présence de sa rivale et accepter qu'elle prenne une place aussi importante que la sienne à la cour. Diane exerce une influence très importante sur son amant et reçoit en contrepartie de nombreuses responsabilités. Elle obtient ainsi la charge de l'éducation des enfants royaux et le titre de duchesse de Valentinois. Catherine souffre de cette situation en silence. Elle s'oppose à Diane et dans le fameux duel qui oppose La Châtaigneraie et Jarnac, Catherine prend le parti du second, celui de la duchesse d'Étampes, l'ennemie jurée de Diane. Le rôle conféré à Catherine à la cour est celui de procréer. En l'espace d'une quinzaine d'année, Catherine mettra au monde dix enfants, dont sept survécurent. Les difficultés de l'accouchement de deux jumelles en 1557, mirent un terme à la série. Dans sa maison, Catherine réunit autour d'elle une cour où elle place de nombreux compatriotes italiens. Elle reste très attentive à la politique italienne de la France et protège les opposants au grand-duc de Toscane qui se sont exilés dans le royaume. A ces italiens qui préfèrent la France à l'empereur Charles Quint, elle pousse Henri II à leur donner des responsabilités militaires ou administratives. Parmi ces hommes se trouvent Ruggieri, Simeoni, Gondi et les cousins de Catherine, les frères Pierre et Léon Strozzi. Catherine obtient des responsabilités quand le roi reprend la guerre en 1552 contre Charles Quint et s'absente pour mener les opérations dans l'est du royaume. Catherine est nommée régente et avec l'aide du connétable Anne de Montmorency, elle assure l'approvisionnement et le renforcement des armées. Elle intervient également en 1557, après le désastre de Saint-Quentin. Elle est envoyée par le roi demander à la ville de Paris de l'argent nécessaire pour poursuivre la campagne. Enfin, Catherine ne manque pas de désapprouver ouvertement la paix signée en avril 1559 au Cateau-Cambrésis qui fait perdre l'essentiel des possessions italiennes à la France et met un terme à sa politique italienne. La signature du traité est suivi par le mariage de sa fille aînée Elisabeth, avec le roi Philippe II d'Espagne. En février, Claude, la cadette venait d'épouser le duc Charles III de Lorraine. Au cours d'un tournoi organisé dans le cadre des festivités, le roi est mortellement blessé à la tête. Il meurt le 10 juillet 1559, laissant Catherine veuve. Pour marquer son chagrin, Catherine décide qu'elle ne s'habillera qu'en noir en signe de deuil (alors que le deuil royal se marquait par le blanc). Elle change son emblème : la lance brisée, avec la devise : « De là viennent mes larmes et ma douleur » (Lacrymae hinc, hinc dolor)

Le règne de François II

François II et Marie Stuart Lorsque son fils François monte sur le trône, Catherine de Médicis intervient dans la redistribution des faveurs royales. Elle récupère les bijoux de la couronne que détenait Diane de Poitiers et lui échange le château de Chenonceau contre celui de Chaumont. Désormais, Catherine siège au conseil royal mais reste à l'écart du clan des Guise qui détient la réalité du pouvoir. François II a en effet confié les rênes du gouvernement à la famille de Marie Stuart, son épouse. Membres de la maison de Lorraine - ils sont cousins germains du jeune duc de Lorraine, Charles III - les Guise sont puissants, riches et également apparentés à la famille royale (François de Guise est marié à Anne d'Este cousine du roi, et le fils d'Antoinette de Bourbon). Ils ont su se faire une place de première importance à la cour et leur soeur Marie de Guise, la mère de la nouvelle reine, est régente d'Écosse pour sa fille. Leur influence sur le jeune François II leur permet d'écarter les Montmorency du pouvoir et ils espèrent l'effacement de Catherine. Le règne de François II est marqué par les problèmes religieux. Jusqu'à présent Henri II avait réprimé très sévèrement le protestantisme. La mort de ce dernier encourage les protestants à se montrer au grand jour. La guerre civile menace et les Guise, chefs du parti des catholiques intransigeants, sont favorables à une politique de répression. Catherine de Médicis ne l'entend pas ainsi. Elle joue au sein du conseil un rôle de contrepoids où elle se fait médiatrice et l'écho du parti des modérateurs qui veut instaurer la tolérance civile. Si elle s'unit aux Guise lors de la conjuration d'Amboise et approuve la répression des huguenots rebelles, elle devient à la cour le plus ferme soutien des partisans de la tolérance appelés aussi politiques. La montée du parti modérateur accroît son influence politique et les Guise sont contraints de l'écouter davantage. En juin, le juriste Michel de L'Hospital, opposant à la répression est nommé chancelier de France. En août, une assemblée se tient à Fontainebleau sous l'égide de Catherine pour discuter de la nécessité d'une réforme religieuse. La mort de son fils François II, en décembre 1560, la meurtrit profondément mais lui permet de prendre en main les rênes du pouvoir.

L'exercice du pouvoir

La Régence et la politique de tolérance

Charles IX, l'enfant roi Le frère cadet du roi monte sur le trône sous le nom de Charles IX. Comme il n'a que dix ans et qu'il est encore mineur, Catherine de Médicis est déclarée régente. C'est elle qui gouvernera à sa place le temps de sa minorité (la majorité du roi étant à 14 ans et 1 jour). À ses côtés se tient Antoine de Bourbon, premier prince du sang, que Catherine avait réussit à évincer de la régence en le nommant lieutenant général du royaume. Avec Catherine de Médicis au pouvoir, c'est la voie de la modération et de la tolérance qui triomphe. Catherine de Médicis est inspirée par deux courants : l'érasmisme, orienté vers une politique de paix, et le néoplatonisme, qui prône la mission divine du souverain de faire régner l'harmonie dans son royaume. Catherine de Médicis et le chancelier Michel de l'Hospital sont à classer dans le camp des « post-évangéliques », (qui regroupe également nombre d'abbés, d'évêques, de clercs et de gens du parlement à esprit éclairé). Les post-évangéliques convergent sur certains points avec les calvinistes du point de vue théologique. Ils ont la même conception augustinienne de l'Homme marqué par le péché. Ils s'écartent cependant du protestantisme sur le fait que, pour eux, l'Homme a une part de libre-arbitre qui lui évite de tomber arbitrairement dans le bien ou le mal. L'Homme est en collaboration avec Dieu pour faire le bien sur Terre. château de Saint-Germain, séjour principal de la cour en 1561 L'émergence de Catherine de Médicis et de Michel de l'Hospital sur la scène politique induit un relâchement de la pression sur les réformés. Ceux-ci dévoilent au grand jour leur foi et la cour installée au château de Saint-Germain voit l'arrivée en grand nombre de "schismatiques". Pour améliorer le sort de ses sujets prêts à s'entredéchirer, Catherine de Médicis multiplie les tractations et les assemblées de décision. Dès décembre 1560, des États généraux regroupant les trois ordres de la société s'étaient tenus à Orléans.Ils siègent de nouveau durant l'été 1561. Enfin au mois de septembre de cette même année se tient le Colloque de Poissy destinés à réconcilier la religion catholique et la religion protestante. En agissant ainsi, Catherine de Médicis se met à dos le pape Pie IV et les catholiques intransigeants, mais elle est très optimiste sur l'évolution de la situation. Pour finir, le , Catherine de Médicis promulgue l'Édit de Janvier, qui constitue une véritable révolution, puisqu'il remet en cause le lien sacré entre unité religieuse et pérennité de l'organisation politique. L'Édit de Janvier autorise en effet la liberté de conscience et la liberté de culte pour les protestants, à condition que ceux-ci restituent tous les lieux de culte dont ils s'étaient emparés. Cet édit fait partie de la politique de concorde voulue par Catherine de Médicis et Michel de l'Hospital. Pour eux, les réformés ne sont pas la cause du mal qui s'est abattu sur la terre mais ils sont un agent de conversion que Dieu a envoyé pour éveiller l'humanité à la conscience de son péché. Pour elle, la mission des dirigeants politiques consistait avant tout à briser le cycle des violences qui ravageaient le royaume. Mais l'Édit de Janvier échoue à cause des antagonismes trop forts qui opposent protestants et catholiques. Un triumvirat composé des trois anciens favoris d'Henri II s'opposent à la politique de tolérance de la reine-mère. Antoine de Bourbon, roi de Navarre choisit le camps des catholiques. La position de la régente est difficile. Elle espère un soutien de la part du prince de Condé, le chef des protestants. La première guerre de Religion commence en mars 1562 avec le massacre de Wassy par les troupes du duc François de Guise qui tente un coup de force ensuite à Fontainebleau pour obliger la reine mère à le suivre à Paris. Catherine de Médicis doit attendre la mort et l'emprisonnement des principaux chefs de guerre. C'est ainsi qu'un an plus tard elle parvient à ramener la paix. Tout en prenant ses distances avec les Guise, elle accorde finalement aux huguenots la paix d'Amboise en mars 1563. L'édit prévoyait déjà une certaine liberté de culte dans les maisons seigneuriales et dans les villes. En août 1563, Charles IX devient majeur. Catherine abandonne la régence, mais Charles IX la confirme immédiatement dans ses pouvoirs. Pour Catherine, l'heure est à la reconstruction, car la guerre civile a entraîné de très grosses destructions.

La politique du faste royal

roi dans ses mains, à ses côtés se tient Marguerite de France et Henri d'Orléans, au premier plan le petit François d'Alençon Catherine de Médicis continue la politique fastueuse que son beau-père François I avait inauguré. La cour connaît à l'époque de Catherine de Médicis une vie de fêtes et de plaisir qui atteint son apogée. En février-mars 1564, la reine-mère organise dans le parc du château de Fontainebleau les plus somptueuses fêtes que le royaume ait jamais connues. Quand les armes se taisent, la cour n'est que fêtes et parties de chasse. Catherine veut éblouir ses sujets et ses ennemis comme l'avait fait François I au Camp du Drap d'Or. Catherine s'entoure de femmes ravissantes qui attirent à la cour les hommes et les amènent à abandonner le parti de la guerre pour celui de la paix. Des ballets et des spectacles mythologiques mettent en scène la politique de tolérance de la reine ainsi que la gloire de la France et de la maison royale. Les enfants de Catherine participent aux danses et se travestissent dans des spectacles qui mettent en valeur l'unité de la famille royale. Lors des entrées royales, des arcs de triomphes et des petites scènes animées louent le roi et son gouvernement. Catherine de Médicis s'entoure de poètes comme Ronsard qui ne tarit pas d'éloge sur elle. Charles IX est comparé à Mars et Catherine de Médicis à Junon. Partout où elle passe, Catherine de Médicis entend faire oublier les destructions de la guerre et les dissensions religieuses. Les grandes fêtes de Fontainebleau marquent le départ du « tour de France » qu'entreprend la famille royale pendant deux ans. Voulu et organisé par Catherine, le voyage royal dure 28 mois. Il se termine le 1 mai 1566 à Moulins. Le roi parcourt la France et à chaque étape il fait son entrée royale. Catherine remet ainsi à l'honneur les entrées royales, elle veut faire connaître le jeune roi au peuple, le montrer. Catherine entreprend aussi à cette époque des constructions et des transformations architecturales : elle fait édifier non loin du Louvre le château des Tuileries par Philibert Delorme et fait agrandir le château de Chenonceaux. Son plus grand chantier est celui du somptueux mausolée des Valois à Saint-Denis, construit à l'antique sous forme d'une rotonde qui tranchait radicalement avec le style moyen-âgeux de la basilique. Aujourd'hui disparu, ce monument élevé à la gloire des derniers Valois devait contenir tous les gisants de ses enfants disposés autour du monument dédié à elle et à son époux. On y trouvait les trois gisants du couple royal dont ceux réalisés par le Primatice et Germain Pilon. Elle rédige en 1564 une lettre pour son fils « pour la police de Cour et pour le gouvernement », série de conseils qui établit l'emploi du temps d'un roi et la manière de s'occuper de sa cour.

Le temps des désillusions

Après quatre années de paix, le conflit religieux reprend. En 1567, le prince de Condé tente de s'emparer du roi par surprise. C'est la « surprise de Meaux » : Charles IX et Catherine se réfugient à Paris, stupéfaits de la trahison des protestants. Catherine impute au chancelier l'Hospital l'échec de la politique de tolérance civile et le renvoie en mai 1568. Le pouvoir royal décide d'en finir avec les rebelles et de terribles guerres s'ensuivent, ruinant le pays. Les deux armées arrivent à bout de force en 1570. Catherine pousse les protestants à accepter le traité de Saint-Germain, qui ne leur accorde plus que la liberté de conscience (à défaut de la liberté de culte). La paix revient et Catherine cherche une conciliation durable entre les deux partis religieux en organisant le mariage de sa fille, Margot avec le prince protestant bourbon Henri de Navarre. Mais elle s'inquiète bientôt de l'importance grandissante du parti huguenot et de l'influence que prend sur le roi le parti belliciste qui veut porter la guerre aux Pays-Bas espagnols, et dont l'amiral de Coligny devient le principal dirigeant suite à la mort de la reine de Navarre, Jeanne d'Albret. Le chef réformé rallie à lui les rancoeurs d'une noblesse turbulente et, durant le mois de juin 1572, plaide activement au Conseil du roi pour l'intervention armée. Suite à l'attentat raté contre Coligny le 22 août 1572, Paris est au bord de la guerre civile. Catherine se résout à faire abattre les principaux chefs huguenots montés à Paris pour les noces. Le massacre, dit de la Saint-Barthélemy, commence dans la nuit du 24 au 25 août 1572. Des thèses historiques contradictoires s'affrontent: à qui attribuer la responsabilité de ce massacre? L'une d'elle attribue à Catherine la responsabilité principale, mais d'autres insistent sur la volonté, alors latente, du jeune roi de se démarquer de l'influence de sa mère et de sa politique de tolérance. Ce massacre, qui fait plusieurs milliers de victimes à Paris puis en province, pèsera lourd sur la popularité de Catherine chez les protestants et dans l'Histoire. Deux ans plus tard, Charles IX meurt de la tuberculose.

Le règne de Henri III

L'intarissable recherche de la concorde

Catherine de Médicis (vers 1585) Le duc d'Anjou, troisième fils de Catherine, succède à son frère sous le nom de Henri III. C'est son fils préféré, et sans doute le plus intelligent.Il a vingt-trois ans. Catherine le laisse gouverner par lui même. Elle quitte le Louvre pour son hôtel parisien qu'elle a fait construire non loin de l'église Saint-Eustache. Construit par Bullant de 1574 à 1584, cet hôtel dont il ne reste aujourd'hui que la grande colonne astrologique, se trouvait à l'actuel emplacement de bourse de commerce. Sous le règne d'Henri III, Catherine ne cesse pas d'agir en faveur de la paix du royaume. C'est elle qui mène les négociations et continue à parcourir le royaume pour faire respecter les édits de paix. Elle entame ainsi en 1578 un deuxième tour de France qui l'amène à Nérac où elle réconcilie sa fille Marguerite avec son époux le roi de Navarre. Catherine est particulièrement attentive à ce que l'entente règne dans sa famille. Elle joue le rôle de médiatrice pour réconcilier le roi avec son frère cadet François en constante rébellion. Dans les années 1580, Catherine de Médicis a beau approcher soixante-dix ans, elle n'hésite jamais à payer de sa personne. En 1585, elle part dans l'Est rappeler les Guise à l'ordre. En 1586, elle entame dans le Sud-Ouest des négociations avec son gendre Henri de Bourbon, roi de Navarre. Enfin lors de la Journée des barricades (1588), elle n'a pas peur d'affronter la rébellion parisienne, en parcourant les rues de Paris à pied et en se frayant un chemin parmi les barricades. Par son combat, envers et contre tous, pour la concorde, Catherine de Médicis est devenue aux yeux de ses contemporains une personne hors du commun qui impose le respect. Cependant, son entêtement à se battre inutilement pour une cause qui semble perdue la discrédite aux yeux de ceux de ses sujets qui veulent en découdre avec leurs adversaires.

Échec et fin de vie

Catherine de Médicis meurt au château de Blois le 5 janvier 1589 La fin de la vie de Catherine est marquée par les préparatifs de mariage de sa petite-fille Christine de Lorraine qu'elle élevait depuis la mort de la duchesse de Lorraine sa mère (1575). Ses derniers mois sont assombris par la montée en puissance de la Ligue catholique qui, à l'occasion de la journée des barricades, prend possession de la ville de Paris. Prisonnière dans la ville, Catherine se fait l'intermédiaire du duc de Guise pour le réconcilier avec le roi, ce qu'elle croît avoir réussit, lorsqu'ils se retrouvent à Chartres. Catherine entreprend ensuite son ultime voyage lorsque la cour se rend à Blois pour la réunion des États généraux. À l'arrivée de l'hiver, Catherine prend froid. Alitée en décembre 1588, sa santé se dégrade rapidement avec l'assassinat du duc de Guise qui l'inquiète d'autant plus que le roi ne l'avait pas avertie. Quelques jours plus tard, elle meurt d'une pleurésie, entourée de l'amour des siens mais complètement abattue par la ruine de sa famille et de sa politique. Comme la basilique de Saint-Denis est aux mains des ligueurs, elle ne peut être enterrée dans le somptueux tombeau qu'elle y avait fait édifier pour sa famille. Sa dépouille n'y sera mise que vingt-deux ans plus tard, et au XVIIIe siècle son monument sera détruit.

La légende noire de Catherine de Médicis

Chaumont copie d'un original se trouvant à la Galerie des Offices.

Historiographie

La personnalité de Catherine de Médicis est difficile à saisir parce qu'une légende noire est depuis toujours associée à son image. D'un tempérament jovial et optimiste, d'une grandeur d'âme, clémente et clairvoyante, Catherine de Médicis est devenue dans la mémoire collective l'incarnation de la noirceur, du machiavélisme et du despotisme. Cette désinformation historique est restée longtemps intacte du fait que les historiens ont eux-même véhiculé cette image sans souci d'objectivité. Il a fallu attendre la seconde moitié du pour que l'historiographie traditionnelle de la reine soit alors remise en question, en particulier grâce à des historiens contemporains comme GarissonJanine Garrisson, Catherine de Médicis : l'impossible harmonie. Payot, Paris, 2002, p 141-144. Historienne protestante, Janine Garrisson pointe du doigt les historiens contemporains comme Orieux, Cloulas ou encore Bertière qui n'osent pas s'affranchir de la légende, BourgeonJean-Louis Bourgeon, L'assassinat de Coligny, Genève, Droz, 1992. Jean-Louis Bourgeon réfute catégoriquement la légende qui fait de Catherine de Médicis la responsable du massacre de la Saint-Barthélemy, JouannaArlette Jouanna (et al.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p.771-774 et CrouzetDenis Crouzet, Le haut cœur de Catherine de Médicis. Une raison politique aux temps de la Saint-Barthélemy, Albin Michel, coll. « Histoire », 2005. Denis Crouzet met en valeur les tentatives de la reine pour rechercher la paix quoiqu'il en coûte.. Dès l'époque des guerres de Religion, les catholiques et les protestants ont raillé et méprisé la politique de tolérance de la reine-mère. Un véritable travail de propagande dressé contre les Valois a véhiculé une image très erronée de la reine. La mort du dernier des Valois en 1589 n'a pas permis sa réhabilitation. Au , on oublie que le travail accompli par Henri IV puis par Richelieu n'est que la continuité de la politique de Catherine de Médicis. Au , les philosophes critiquent la monarchie absolue et la sage politique de la reine n'est désormais perçue que comme un despotisme oppressant et arbitraire. Sous la Révolution, le temps est à la dénonciation des rois et les révolutionnaires comme Marat reprennent les légendes parfois sordides qui couraient à son sujet pour vilipender la monarchie. C'est la Révolution française qui donne à la légende noire de Catherine de Médicis son aspect définitif. Au , l'école républicaine et la tradition populaire pérennisent cette légende désormais rendue populaire par les romans historiques comme La reine Margot de l'écrivain Dumas ou encore les travaux historiques faussement objectifs de BalzacJanine Garrisson, op.cit., p 141. A propos de Sur Catherine de Médicis de Balzac..

La légende

La légende noire de Catherine de Médicis entretenue jusqu'au milieu du fait d'elle une femme dominatrice qui cherche à accaparer le pouvoir, une adepte du machiavélisme qui n'hésite pas à utiliser les moyens les plus extrêmes, une italienne qui laisse la France gouvernée par des étrangers et enfin une femme acariâtre, dévorée de jalousie. Quand Catherine devient régente de France, elle gouverne pour ses enfants qui sont trop jeunes pour régner par eux-mêmes. Face aux différents partis religieux et politiques qui tentent d'accaparer le pouvoir en faisant pression sur elle, Catherine essaye de rester ferme pour éviter l'effondrement du pouvoir royal. C'est de là qu'est née la légende d'une reine arriviste et despotique. Catherine de Médicis avait la légitimité avec elle. En tant que reine mère, préserver l'héritage royal de ses enfants était son rôle. Parce que la France est mise à mal par des factieux, elle considérait que faire respecter la monarchie et sauver l'intégrité du royaume était son devoir. Les catholiques lui reprochaient d'accorder trop de liberté aux protestants, les protestants de ne pas en accorder assez. Prise entre ces deux partis antagonistes, Catherine de Médicis a tenté tant bien que mal de maintenir sa politique d'union nationale autour du trône. Au château de Blois, on a longtemps cru que Catherine cachait des poisons derrière des armoires secrètes de son cabinet de travail. Les allégations selon lesquelles elle aurait fait empoisonner la reine de Navarre Jeanne d'Albret puis, involontairement, son fils Charles IX, sont l'œuvre de deux romanciers (Michel Zévaco pour la première et Alexandre Dumas pour la seconde) et ne reposent sur aucun élément tangible. Les romanciers et le cinéma sont en grande partie responsable de cette légende noire de la reine mère. Dans La Princesse de Clèves, film tourné en 1961, Catherine de Médicis utilise des nains espions et fait tomber ses ennemis dans des trappes qui donnent sur des profondes oubliettes. Les historiens ont cru à tort que c'était elle qui avait organisé le massacre de la Saint-Barthélemy. Certains l'ont même imaginée parcourant avec mépris les tas de cadavres des protestants massacrés dans la cour du Louvre, alors qu'en réalité la reine mère était à ce moment recluse dans le Louvre, enfermée dans la plus grande inquiétude. Henri II et de Catherine de Médicis à la Basilique de Saint-Denis, France Les adversaires de Catherine lui reprochaient de louvoyer entre les partis et même de créer la discorde pour mieux régner. En réalité, Catherine de Médicis se méfiait de tous les partis et elle passa sa vie à tous les rabaisser pour n'en mettre en valeur qu'un seul, celui du roi. C'est la décrépitude du pouvoir royal et la faiblesse de ses moyens qui obligeait Catherine de Médicis à s'appuyer sur tel ou tel parti. Catherine était considérée comme une étrangère par beaucoup. Il est vrai qu'elle avait un accent italien assez marqué. Quand elle est arrivée en France pour épouser le duc d'Orléans, elle savait à peine parler le français. Mais la reine s'est toujours considérée comme française. Elle a effectivement introduit à la cour et au pouvoir certains de ses familiers d'origine italienne comme les Gondi et les Birague. Mais la plupart avait grandi en France et possédaient une culture et une intelligence raffinée, et ils surent le plus souvent se mettre au service de leur pays d'adoption. Les écrivains ont eu tendance à exagérer la haine de Catherine de Médicis pour Diane de Poitiers, maîtresse de son mari. Il est vrai que Catherine n'avait guère de sympathie pour celle qu'elle appelait la putain du roi, mais il est peu probable qu'elle ait cherché à prendre sa revanche sur la favorite, à la mort d'Henri II. Les romanciers ont repris à tort le mythe selon lequel Diane de Poitiers avait en charge l'éducation des enfants royaux et que cela causait de l'amertume à la reine. En réalité, Catherine de Médicis consacrait également une grande partie de son temps à l'éducation de ses enfants.

La personnalité

Catherine de Médicis est une reine-mère qui a consacré la plus grande partie de sa vie à préserver l'héritage de ses enfants. C'est une femme très déterminée, dont l'optimisme a étonné ses contemporains. Avec l'âge et la multiplication des échecs, elle est devenue moins condescendante. Catherine de Médicis s'est toujours montrée très rigoureuse sur les questions de moralité, faisant très attention à la vertu de ses dames d'honneurs, mais n'hésitant pas à utiliser par ailleurs un « escadron volant » - des suivantes séduisantes -, pour extorquer des informations. Catherine de Médicis est parfois exigeante et a tendance à être une mère assez possessive. Héritière des Médicis et de leur goût pour les arts, Catherine de Médicis aime s'entourer de poètes, d'artistes et d'hommes de lettres. Elle protège les hommes comme Montaigne ou Ronsard. Elle crée une collection de portraits dessinés qu'elle acquiert auprès de portraitistes tel que François Clouet. À sa mort, sa collection de portraits comprenait de 600 à 700 dessins qui sont aujourd'hui éparpillés dans le monde. Elle a imposé le corset et le caleçon lors des promenades à cheval aux dames de sa cour. Excellente cavalière, On attribue parfois à Catherine de Médicis l'importation en France de la manière de monter en amazone.

Descendance

Insignes d'Henri II de France (à gauche) et de Catherine de Médicis sur une cheminée du château de Chenonceaux
Les enfants
- François (1544-1560), roi de France de 1559 à 1560
- Élisabeth (1546-1568), épouse Philippe II d'Espagne (1559)
- Claude (1547-1575), épouse en 1559 Charles III de Lorraine
- Louis (1549-1550), duc d'Orléans
- Charles (1550-1574), roi de France de 1560 à 1574
- Henri (1551-1589), roi de France de 1574 à 1589
- Marguerite (1553-1615), épouse Henri IV de France en 1572
- François (1555-1584), duc d'Alençon puis d'Anjou
- Victoire et Jeanne (1556)
Les petit-enfants' Catherine de Médicis, (1517-1589) │ ├─> Elisabeth de France, reine d'Espagne │ X Philippe II d'Espagne │ │ │ ├─> Isabelle Claire Eugénie, gouverneur des Pays-Bas espagnols │ └─> Catherine Michèle, duchesse de Savoie │ ├─> Claude de France, duchesse de Lorraine │ X Charles III de Lorraine │ │ │ ├─> Henri II (1563 † 1624), duc de Lorraine │ ├─> Christine (1565 † 1637), grande-duchesse de Toscane │ ├─> Charles (1567 † 1607), cardinal de Lorraine │ ├─> Antoinette (1568 † 1610), duchesse de Juliers et de Berg │ ├─> Anne (1569 † 1676) │ ├─> François II (1572 † 1632), duc de Lorraine │ ├─> Catherine (1573 † 1648), abbesse de Remiremont │ ├─> Elisabeth (1575 † 1636), mariée à Maximilien I, duc de Bavière │ ├─> Béatrice, religieuse à Remiremont │ ├─> Claude (1575 † 1576) │ └─> Charles IX, roi de France X Elisabeth d'Autriche │ └─> Marie-Élisabeth de France (1572-1578) X Marie Touchet │ └─> Charles de Valois (1573-1650), duc d'Angoulême

Notes

Catherine de Médicis au cinéma

Intolérance (1916) de David Wark Griffith : Catherine de Médicis sortant du Louvre pour inspecter les cadavres huguenots étendus dans la cour du Palais. Scène imaginaire, probablement inspirée par un détail de la célèbre peinture de François Dubois, Le Massacre de la Saint-Barthélemy (apr. 1576). Une composition similaire a également été peinte par Édouard Debat-Ponsan : Un matin devant la porte du Louvre (1880). Plusieurs actrices ont incarné le rôle de Catherine de Médicis, celle-ci ayant inspiré de nombreux réalisateurs.
- Josephine Crowell incarne l'une des facettes paroxystiques de l'intolérance dans le célèbre film Intolérance (1916) de David Wark Griffith. La reine-mère assoiffée de sang, préparant minutieusement le massacre des huguenots, est le pendant historique français des prêtres babyloniens de Baal et des bourreaux du Christ.
- Marguerite Moreno la représente sous les traits d'une femme autoritaire et revêche dans Les Perles de la couronne un film de Christian-Jaque (1937).
- Françoise Rosay incarne une reine mère roublarde de comédie, dont les disputes vaudevillesques en italien avec ses enfants ponctuent la Reine Margot, film réalisé par Jean Dréville (1954).
- Marisa Pavan dans Diane, film réalisé par David Miller (1956).
- Alice Sapritch, dans la Reine Margot, téléfilm ou feuilleton télévisé (1961).
- Isa Miranda, dans Hardi ! Pardaillan, film réalisé par Bernard Borderie (1964). D'après la série de cape et d'épée Les Pardaillan, romans populaires de Michel Zévaco.
- Joan Young, dans The Massacre of St Bartholomew's Eve, série de quatre épisodes du feuilleton télévisé de science-fiction britannique Docteur Who, diffusée sur la BBC en février 1966.
- Maria Meriko, dans la Dame de Monsoreau, feuilleton télévisé réalisé par Yannick Andréi, diffusé sur la deuxième chaîne de l'ORTF en décembre 1971. L'habile reine mère, déjà âgée en 1578 mais encore clairvoyante et bonne comédienne, est envoyée à Angers comme médiatrice entre Henri III et son frère rebelle François, duc d'Anjou.
- Dominique Blanchar, dans le Chevalier de Pardaillan, feuilleton télévisé réalisé par Josée Dayan, diffusé sur Antenne 2 en janvier-avril 1988. D'après la série de cape et d'épée Les Pardaillan, romans populaires de Michel Zévaco. L'image d'Épinal de l'éternelle empoisonneuse et intrigante, affublée d'un accent italien caricatural.
- Alice Sapritch, dans Catherine de Médicis : Le Tocsin de la révolution, téléfilm ou feuilleton télévisé réalisé par Yves-André Hubert, diffusé en 1989. D'après Catherine de Médicis ou la Reine noire, biographie très romancée par Jean Orieux.
- Virna Lisi, dans la Reine Margot, film réalisé par Patrice Chéreau (1994). Méconnaissable dans son rôle de sinistre veuve noire, Virna Lisi reçut le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 1994 ainsi que le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1995.
- Marie-Christine Barrault, dans Saint-Germain ou la Négociation (2003), téléfilm réalisé par Gérard Corbiau d'après le roman de Francis Walder. Catherine de Médicis perd son traditionnel accent italien cinématographique mais, à l'opposé du roman, le personnage envisage toujours le massacre de la Saint-Barthélemy de longue date, dès l'été 1570 en l'occurrence.

Sources imprimées

-
Lettres de Catherine de Médicis'', 11 volumes, s.d. comte Hector de La Ferrière et comte Gustave Baguenault de Puchesse, Paris : Imprimerie nationale (« Collection de documents inédits sur l’histoire de France »), 1880-1943.
-Tome I : 1533-1563, 1880.
-Tome II : 1563-1566, 1895.
-Tome III : 1567-1570, 1895.
-Tome IV : 1570-1574, 1895.
-Tome V : 1574-1577, 1895.
-Tome VI : 1578-1579, 1897.
-Tome VII : 1579-1581, 1899.
-Tome VIII : 1582-1585, 1905.
-Tome IX : 1586-1588, 1905.
-Tome X : Supplément 1537-1587, 1909.
-Tome XI : Index général, s.d. Gustave Baguenault de Puchesse, Eugène Lelong et Lucien Auvray, 1943.

Bibliographie

- J.Heritier, Catherine de Médicis, Paris, 1937.
- A.Castelnau, Catherine de Médicis, Paris, 1954.
- Jean-Hippolyte Mariéjol, Catherine de Médicis, Hachette, 1920. Réédition : Tallandier, coll. « Biographie », 2005. 646 p. - ISBN 2-84734-226-5.
- Nicola Mary Sutherland :
- The French Secretaries of State in the Age of Catherine de Medici, Londres : Athlone Press, 1962.
- Catherine de' Medici and the Ancien Régime, Londres : Historical Association, 1966. Réédition dans Princes, Politics and Religion, 1547-1589, Londres : The Hambledon Press, 1984. (pp.31-54)
- « The Legend of the Wicked Italian Queen », in Princes, Politics and Religion, 1547-1589, Londres : The Hambledon Press, 1984. (pp.237-248)
- Ivan Cloulas, Catherine de Médicis, Fayard, 1979 - ISBN 2213007381.
- Ivan Cloulas : Catherine de Médicis: Le destin d'une reine, Ed.: Tallandier, 2007, ISBN 2847344187
- Jean Orieux, Catherine de Médicis ou La Reine noire, Flammarion, collection « Grandes Biographies », 1986. Hagiographie très romancée, comportant de nombreuses inexactitudes.
- Janine Garrisson, Catherine de Médicis : l'impossible harmonie, Payot, collection « Portraits intimes », 2002. 165 p. - ISBN 2-228-89657-8.
- Robert Jean Knecht, Catherine de Médicis. Pouvoir royal, Amour maternel, Le Cri, collection « Histoire », 2003. 352 p. - ISBN 2871063176.
- Jean-François Solnon, Catherine de Médicis, Perrin, 2003 - ISBN 2262018340.
- Denis Crouzet, Le haut cœur de Catherine de Médicis. Une raison politique aux temps de la Saint-Barthélemy, Albin Michel, collection « Histoire », 2005 - ISBN 2226158820.
- Thierry Wanegffelen, Catherine de Médicis : le pouvoir au féminin, Payot, collection « Biographie Payot », 2005. 444 p. - ISBN 2-228-90018-4. ==
Sujets connexes
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