Oloron-Sainte-Marie

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Oloron-Sainte-Marie est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Son nom en béarnais est Auloron-Senta-Maria en norme classique ("Aulourou" en graphie mistralienne-phébusienne). Les habitants sont appelés Oloronais.
Oloron-Sainte-Marie

Oloron-Sainte-Marie est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Son nom en béarnais est Auloron-Senta-Maria en norme classique ("Aulourou" en graphie mistralienne-phébusienne). Les habitants sont appelés Oloronais.

Géographie

Située au contact de l'Aquitaine et des Pyrénées, à 50 km de l'Espagne, et au confluent de deux gaves (torrents, dans les Pyrénées occidentales). Capitale du Haut-Béarn, la ville se situe à la naissance des trois vallées du Haut-Béarn : la vallée d'Aspe, la vallée d'Ossau et la vallée de Barétous.

Hydrographie

Les terres de la commune sont arrosées par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) formé dans la ville par la confluence du gave d'Aspe et du gave d'Ossau et par certains de ces affluents : le Vert (et ses tributaires, les ruisseaux le Littos, Coste-Darré et Bélandre), les ruisseaux l'Auronce, l'Escou, la Mielle, le Laberou, de Lamiellotte, l'Arrigastou, l'Ascle, de Rachette et du Termy. Des affluents du gave d'Aspe, les ruisseaux l'Ourtau (et son tributaire, le ruisseau de Laguns), Branas traversent également la commune. Le ruisseau la Lèze, tributaire du LuzouéNoté par le Sandre et son affluent, le ruisseau l'Artigaus sont en outre présents sur le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux

Communes limitrophes

Esquiule, Moumour, Ledeuix, Estos, Cardesse, Monein, Goès, Précilhon, Escout, Herrère, Ogeu-les-Bains, Buziet, Arudy, Escot, Asasp-Arros, Lurbe-Saint-Christau, Eysus, Gurmençon, Bidos, Agnos, Ance et Féas.

Toponymie

Le toponyme Oloron apparaîtPaul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque sous les formes Iluro (borne militaire), civitas Lurunensium : Elarona et civitas Elloronensium : Elinia (notice des provincesCitée par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque), Oloro civitas (506, concile d'Agde), Loron (1009, cartulaire de Saint-Sever), Elloreus (1073, inscription de Moissac), Holorna (vers 1080, cartulaire de Morlaàs), Eleron (XI siècle, cartulaire de BigorreCartulaire de Bigorre - Manuscrit du XV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Oleron (1208, titres de BarceloneTitres publiés dans les preuves de Histoire de Béarn de Pierre de Marca), Olero (1212, synode de Lavaur), Pagus Oloronensis (1235, réformation de BéarnManuscrit du XVI au XVIII siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Sent-Grotz d'Oloron (1271, notaires d'OloronNotaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Oleiron (1286, registres de BordeauxExtrait des registres de Bordeaux, publiés dans Histoire de Béarn de Pierre de Marca), Olaro (XIII siècle, chronique des Albigeois), Diœcesis Oleronensis (1289Histoire de France, volume XXI, page 544 - Citée par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque), Oloronium (1290, titres de BéarnTitres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Oloroo (1343, notaires de PardiesNotaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Oron (XIV, Jean Froissart, livre III) et le Loron (1442, contrats de CarresseContrats retenus par Carresse, notaire de Béarn - Manuscrit du XV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques). Le toponyme Sainte-Marie apparaîtPaul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque sous les formes Maria in Eleron (XI siècle, cartulaire de BigorreCartulaire de Bigorre - Manuscrit du XV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Sancta-Maria de Olorno (1215, cartulaire d'OloronTitres publiés dans Histoire de Béarn de Pierre de Marca), Nostre-Done de Lasee de Sancta-Maria et Nostre-Done de Lassee à Sente-Marie (1466, notaires d'OloronNotaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques) et Sainte-Marie-Légugnon (depuis la réunion de Légugnon, du 14 avril 1841 au 18 mai 1858). Le toponyme Légugnon apparaîtPaul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque sous les formes Lugunhoo (1375, contrats de LuntzContrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Lugunhon (XIV siècle, censier de BéarnManuscrit du XIV siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques), Sanctus-Johannes de Legunhon et Sanctus-Petrus de Legunhon (respectivement 1612 et 1619, insinuations du diocèse d'OloronManuscrits du XVII siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques).

Histoire

Création romaine au de notre ère sur la voie du col du Somport, elle doit son nom, Iluro, aux peuples aquitains apparentés aux Ibères. Établie pour l'essentiel à Sainte-Marie sur la terrasse alluviale sur laquelle sera établie la future cathédrale, c'est aussi une citadelle dotée de remparts sur la butte de Sainte-Croix d'Oloron. Le promontoire de Sainte-Croix en est l'oppidum. En 506, Gratus, premier évêque connu assiste au Concile d'Agde et devient Saint-Grat, dont la fête est aujourd'hui encore célébrée à l'automne. Les grandes invasions vont plonger l'histoire d'Iluro dans l'oubli. Mais vers 1058, il semblerait que quelques habitats aient subsisté car l'évêque Étienne de Lavedan s'installe sur la terrasse alluviale où se dresse encore une chapelle dédiée à la Vierge. En 1080, le vicomte Centulle V le Jeune vient bâtir la nouvelle ville d'Oloron (nom médiéval dérivé d'Iluro) sur l'ancien oppidum romain. En ces temps médiévaux, aucun autre emplacement ne pouvait être plus sûr que ce promontoire bordé sur les côtés est-ouest par des cours d'eau. Ce vicomte incite les populations à venir résider et commercer à Oloron en instaurant des privilèges juridiques et économiques contenus dans l 'acte de « poblacion » (ou peuplement), privilèges qui seront repris et renforcés en 1220 créant ainsi le For d'Oloron, le plus ancien du Béarn. Entre temps, l'ancienne cité d'Iluro renaît de ses cendres et porte désormais le nom de sa cathédrale, Sainte-Marie. Les descendants du vicomte s'employèrent à la construction des monuments à leur retour de la Reconquista ou des Croisades. Cependant, en 1214, Gaston VI Moncade dut céder les terres de Sainte-Marie, puis plus tard, celles des villages environnants aux évêques, car il était compromis avec les Albigeois hérétiques. En 1385, Oloron comptait 366 feux, Légugnon 11 et Sainte-Marie 85. Paul RaymondPaul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque note que Légugnon comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. On assiste alors à une séparation des deux parties : Oloron, ville vicomtale et Sainte-Marie, ville épiscopale, qui deviennent rivales durant huit siècles environ, Sainte-Marie demeurant économiquement dépendante d'Oloron. Au , profitant de la croisade des Albigeois, l'évêque obtient la seigneurie sur Sainte-Marie et son hameau de Saint-Pée ; Oloron fait élargir ses privilèges avec son fort, puis se voit dotée d'une enceinte et de deux ponts. Aux et , elle obtient droit de marché et de foires et sa croissance aboutit à la création de faubourgs. C'est bientôt la capitale économique du Béarn, grâce à son commerce de transit avec l'Espagne et à l'essor de son artisanat textile. Les Guerres de religion puis la Révolution suspendent à deux reprises cette prospérité. La rivalité entre les deux villes ne prend fin qu'avec la réunion de Sainte-Marie à Oloron, imposée en 1858 par le Second Empire, favorisant l'arrivée du chemin de fer en 1883 et la substitution de l'industrie à l'artisanat. Il faut noter que, du 11 octobre 1795 au 5 mars 1796, Oloron eut le statut de chef-lieu du département des Basses-Pyrénées que détenait Pau. Oloron, Légugnon et Sainte-Marie se sont unies le 18 mai 1858.

Héraldique

Administration

La commune est l'une des aires urbaines françaises, ensemble continu de communes constitué par un pôle urbain (agglomération offrant au moins 5 000 emplois) et par des communes adjacentes (la couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente active travaille dans le pôle urbain ou cette couronne. La commune dispose d'un conseil des prud'hommes. Un peloton de gendarmerie de haute montagne y est stationné.

Intercommunalité

La commune fait partie de six structures intercommunales :
- communauté de communes du Piémont Oloronais
- SIVU de l'écrêteur des crues d'Agnos
- syndicat AEP d'Ogeu-les-Bains
- syndicat de télévision d'Oloron-Vallée d'Aspe
- syndicat départemental d'électrification
- syndicat intercommunal d'études et d'aménagements du bassin versant du Vert et de ses affluents

Jumelage

, située dans la province d'Aragon de l'autre côté des Pyrénées. Les liens historiques entre les deux cités sont très forts et aujourd'hui encore ils se manifestent en de multiples occasions tout au long de l'année. Jusqu'en 2005, les deux cités accueillaient à tour de rôle le festival international de folklore des Pyrénées.

Démographie

Économie

L'économie oloronaise repose principalement sur deux entreprises prestigieuses :
- Lindt & Sprüngli: fabrication de chocolat, en particulier des célèbres Pyrénéens.
- Messier-Dowty : cette entreprise, implantée à Bidos, fabrique des trains d'atterrissage. Mais Oloron est aussi connue comme étant la capitale du béret basque, qui comme son nom ne l'indique pas est d'origine béarnaise. Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l'industrie textile. Aujourd'hui, il ne reste qu'une seule société, Béatex, employant environ 80 personnes, sous la marque Pierre Laulhère. La commune a également une activité fortement agricole (élevage, polyculture, maïs).
- Centre d’activités économiques d’Oloron-Sainte-Marie de la chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn.

Culture et patrimoine

La ville a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en novembre 2006. Le festival du film web amateur a lieu chaque année au printemps à Oloron-Sainte-Marie. Son objectif est de montrer sur grand écran les meilleurs courts-métrages amateurs diffusés sur Internet et de récompenser le talent et l'inventivité de leurs jeunes réalisateurs.

Patrimoine civil

- la tour de Grède date du Moyen-Âge. Vue partiele du parc Pommé
- l'ancien hôtel de ville et prison, classé aux monuments historiques depuis 1987.
- les remparts
- le château de Légugnon date du XVI siècle.
- l'immeuble de la rue Pomone date du XVII siècle et est classé monument historique depuis 1943.
- le parc Pommé
- la maison du Patrimoine
- le symposium de sculptures contemporaines

Patrimoine religieux

- la cathédrale Sainte-Marie
- l'église Sainte-Croix d'Oloron
- l'église Notre-Dame date de la fin du XIX siècle.
- l'église Saint-Pierre date du XIX siècle.
- l'ancien séminaire Sainte-Marie date du XVIII siècle et est inscrit aux monuments historiques depuis 1976. La commune se situe sur la via Tolosane (ou voie toulousaine), nom latin d'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental

La commune a été récompensée de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris 2006.

Sport

Clubs et équipements sportifs

- Le Football club oloronais est un club omnisports et sa section rugby est un club de rugby à XV français évoluant en 2007-2008 en Fédérale 1 (D3).

Équipements

La commune dispose de deux écoles primaires, d'une école élémentaire, de deux collèges (collèges et des Cordelliers), d'un lycée , de deux lycées professionnels (lycées et du IV septembre 1870) et d'un . La commune possède une école Calandreta (Calandreta Auloronesa). Elle dispose d'un aéroport (aérodrome d'Oloron-Herrère).

Personnalités liées à la commune

-M. de Tréville, de son vrai nom Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville (ou de Troisville), officier français né à Oloron en 1598, lieutenant-commandant de la compagnie des Mousquetaires sous Louis XIII.
-Barthélemy-Jean-Baptiste Sanadon fut un évêque constitutionnel et un député à la Convention, né le 5 février 1729 à Évreux (Eure) et décédé le 9 février 1795 à Oloron-Sainte-Marie.
-Paul-Marie Leroy est un ingénieur français, né vers 1733 à Guyancourt (Yvelines) et décédé le 2 janvier 1795 à Oloron-Sainte-Marie. Son œuvre majeure est l’aménagement du chemin de la Mâture du Pact, en face du fort du Portalet, extraordinaire exploit technique pour l’époque, qui permit l’exploitation de la forêt du Pact de 1774 à 1778.
-Antoine Germain Labarraque (1777-1850), pharmacien, inventeur de la Liqueur de Labarraque, un antiseptique, qui est l'eau de javel.
-Vastin Lespy (1817-1897), auteur d'une cinquantaine d'ouvrages (Grammaire et dictionnaire béarnais, Dictons et proverbes...). Il est enterré au vieux cimetière de Sainte-Croix dans la tombe de la famille "de Dufourcq/Galtier d'Auriac"
-Louis Barthou (1862-1934) homme politique et académicien, né à Oloron, fut assassiné à Marseille.
-Xavier Navarrot, poète chansonnier républicain, janvier 1799-décembre 1862.
-Jacques Dyssord (1880-1952), poète et écrivain. Une rue de la ville porte son nom.
-Jules Supervielle (1884-1960), poète, romancier et dramaturge, repose en son cimetière.
-Tristan Derème né à Marmande en 1889 et mort à Oloron-Sainte-Marie en 1941 est un poète français.
-Jean Mendiondou est un homme politique français né le 25 juin 1885 à Oloron-Sainte-Marie et mort le 26 octobre 1961 à Biarritz.
-André S. Labarthe est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie.
-Alain Maleig est né le 10 juillet 1952 à Oloron-Sainte-Marie. C’est un ancien joueur de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et le Stadoceste tarbais
-Bernard Becaas est un ancien coureur cycliste français, né le 23 mai 1955 à Oloron-Sainte-Marie et décédé le 25 août 2000 à Lasseube.
-Michel Clémente, est né le 3 novembre 1955 à Oloron-Sainte-Marie. C’est un ancien joueur de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et le FC Oloron.
-David Laperne est un joueur français de rugby à XV, né le 13 septembre 1972 à Oloron-Sainte-Marie.
-Antoine Vignau-Tuquet né le 27 juillet 1981 à Oloron-Sainte-Marie, est un joueur de rugby à XV et à sept français qui évolue au poste d'arrière, centre ou demi d'ouverture au sein de l'effectif de l'US Dax.
-Guillaume Bergos, né à Oloron-Sainte-Marie le 2 octobre 1983, est un joueur de rugby à XV évoluant au poste de pilier.
-Stéphan Vitalla, né le 23 mars 1984 à Oloron-Sainte-Marie, est un joueur de rugby à XV évoluant au poste de talonneur. Cathédrale Sainte-Marie

Notes

Pour approfondir

Saint Grat :La légende de Saint Grat: L'évêque d'Oloron mourut à Jaca au VIè siècle. Les Aragonais et les Béarnais se disputèrent sa dépouille. Pour trancher, on proposa de confier, depuis le col du Somport, le choix de la destination finale du corps à la mule aveugle de l'évêque. Celle-ci ramena Grat bien ficelé sur son dos jusqu'à Sainte Marie. Une sculpture de Pierre Castillon vient d'être érigée près de la cathédrale Sainte Marie. ===
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