Sophie Daumier

Infos
Sophie Daumier, de son vrai nom Élisabeth Hugon, comédienne française, née le 24 novembre 1934 à Boulogne-sur-Mer, décédée le 31 décembre 2003 à Paris.
Sophie Daumier

Sophie Daumier, de son vrai nom Élisabeth Hugon, comédienne française, née le 24 novembre 1934 à Boulogne-sur-Mer, décédée le 31 décembre 2003 à Paris.

Biographie

Fille du compositeur de musique classique Georges Hugon, Sophie Daumier suit des études de danse classique au Châtelet (Paris) et des cours de dessin. À 16 ans, elle part en tournée à l'étranger avec une troupe de ballet de French Cancan, sous le pseudonyme de Betty Hugon. Dotée d'un physique à la Brigitte Bardot, Sophie Daumier est engagée au cabaret de La Nouvelle Eve comme chanteuse fantaisiste, sous le pseudonyme de Betty Laurent. Elle devient par la suite comédienne de théâtre, après avoir suivi les enseignements de Pierre Dux et de Raymond Girard. Elle débute au cinéma en 1955, dans "Paris canaille", sous le pseudonyme de Betty Daumier. Au début des années 1960, elle a une liaison avec le rocker Vince Taylor. En 1963, elle tourne "Dragées au poivre", film musical, aux côtés de Claude Brasseur et de Francis Blanche, et où elle rencontre Guy Bedos, déjà croisé au théâtre dans Cyrano de Bergerac. À cette époque, elle a un fils de 7 ans, Philippe, qui chante d'ailleurs une des chansons du film, "Lili Gribouille", et que Guy Bedos reconnaîtra plus tard. Philippe sera atteint plus tard par la même maladie que sa mère. Elle perce vraiment au théâtre dans "Patate", de Marcel Achard, qu’elle joue pendant six ans. C'est à cette époque que, sur les instances de Marcel Achard, elle se choisit un nouveau prénom, Sophie, et un nom de scène définitif, Daumier, nom de jeune fille de sa mère. Guy Bedos et Sophie Daumier vont finalement unir leurs destins à l'occasion du spectacle "Milord L’Arsouille". Ils se marient en 1965. Leur carrière commune durera une dizaine d'années. Ils interprètent ensemble de nombreux sketchs, écrits par Jean-Loup Dabadie, notamment « La drague » (1972), qui connut un immense succès populaire et qui reste la référence de leurs duos, « Tête-bêche » ou « Les vacances à Marrakech ». Sophie Daumier exprimait ainsi ses immenses talents de comédienne, composant avec aisance des personnages de jeune femme tour à tour drôle, peste, ironique, tendre, grimaçante ou boudeuse, en contrepoint de son visage d'ange. Sophie Daumier et Guy Bedos divorcent en 1977. Sophie Daumier poursuit sa carrière de son côté, jouant notamment dans "Une histoire simple" (1978), de Claude Sautet. Deux ans plus tard, elle publie des souvenirs teintés d'amertume : « Parle à mon cœur, ma tête est malade ». Atteinte, comme sa mère et son fils, par la chorée de Huntington, maladie génétique qui entraîne une dégénérescence neuronale irréversible, elle est contrainte de réduire ses activités. En 1988, pendant la comédie musicale "Starmania", elle lance un appel pour qu'on vienne en aide aux victimes de cette maladie. Décédée la nuit de la Saint-Sylvestre, ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Roch (Paris), paroisse des artistes, le 1 janvier 2004. Sophie Daumier est enterrée au cimetière du Père-Lachaise (45 division), sous une simple plaque de ciment, entre les sépultures de Marie Trintignant et Gilbert Bécaud.

Filmographie sélective

- 1955 : Paris canaille, de Pierre Gaspard-Huit
- 1957 : La peau de l'ours, de Claude Boissol (Juliette Ledrut)
- 1957 : À pied, à cheval et en voiture, de Maurice Delbez (Mireille Martin)
- 1957 : Quand la femme s'en mêle, d'Yves Allégret (Colette)
- 1958 : Chéri, fais-moi peur, de Jacques Pinoteau (Marion)
- 1958 : À pied, à cheval et en spoutnik, de Jean Dréville (Mireille Martin)
- 1959 : Bal de nuit, de Maurice Cloche (Zonzon)
- 1961 : Amélie ou le temps d'aimer, de Michel Drach (Emmanuelle)
- 1962 : Carambolages, de Marcel Bluwal (Solange)
- 1963 : Dragées au poivre, de Jacques Baratier (Jackie)
- 1964 : Aimez-vous les femmes ?, de Jean Léon (Violette, Marguerite)
- 1965 : Una voglia da morire, de Duccio Tessari
- 1965 : Par un beau matin d'été, de Jacques Deray (Monique)
- 1965 : Pas de caviar pour tante Olga, de Jean Becker (Philo)
- 1965 : Cent briques et des tuiles, de Pierre Grimblat (Moune)
- 1971 : Pouce, de Pierre Badel (son propre rôle, avec Guy Bedos)
- 1976 : Comme la lune de Joël Seria (Nadia)
- 1977 : Violette et François, de Jacques Rouffio (Paula)
- 1978 : Une histoire simple, de Claude Sautet (Esther)
- 1979 : Les givrés, d'Alain Jaspard (L'intellectuelle).

Citations

- Guy Bedos : « Quand on m'a annoncé qu'elle était morte... Je n'aime pas ce mot, le dire, je n'y ai pas cru... Je n'y crois pas parce que c'est pas dans son style de mourir... » ==
Sujets connexes
Boulogne-sur-Mer   Brigitte Bardot   Carambolages   Cent briques et des tuiles   Chorée de Huntington   Châtelet   Cimetière du Père-Lachaise   Cinéma   Claude Boissol   Claude Brasseur   Claude Sautet   Duccio Tessari   France   Francis Blanche   Gilbert Bécaud   Guy Bedos   Jacques Baratier   Jacques Deray   Jacques Rouffio   Jean-Loup Dabadie   Jean Becker   Jean Dréville   Marcel Achard   Marcel Bluwal   Marie Trintignant   Maurice Cloche   Maurice Delbez   Michel Drach   Par un beau matin d'été   Paris   Paris canaille   Pas de caviar pour tante Olga   Pierre Badel   Pierre Dux   Pierre Gaspard-Huit   Pierre Grimblat   Pouce (film, 1971)   Quand la femme s'en mêle   Starmania   Une histoire simple   Vince Taylor   Violette et François   Yves Allégret  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^