Danielle Darrieux

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Danielle Darrieux, née le à Bordeaux, est une actrice française. En huit décennies de carrière, Danielle Darrieux a traversé l’histoire du cinéma parlant et a une carrière parmi les plus longues du cinéma mondial. Excellente comédienne, elle s'est montrée à son aise dans tous les genres, avec un égal bonheur, depuis les jeunes filles ingénues dans des comédies musicales « à la française », la Marie Vetsera de Mayerling (1936) et la jeune fille senti
Danielle Darrieux

Danielle Darrieux, née le à Bordeaux, est une actrice française. En huit décennies de carrière, Danielle Darrieux a traversé l’histoire du cinéma parlant et a une carrière parmi les plus longues du cinéma mondial. Excellente comédienne, elle s'est montrée à son aise dans tous les genres, avec un égal bonheur, depuis les jeunes filles ingénues dans des comédies musicales « à la française », la Marie Vetsera de Mayerling (1936) et la jeune fille sentimentale de Katia (1938) dans les drames historiques d’Anatole Litvak et de Maurice Tourneur, les comédies pétillantes et les drames de Decoin dont Abus de confiance (1937), Retour à l'aube (1938), Battement de cœur (1939), Premier rendez-vous (1941), jusqu'aux sommets de sa carrière que représentent notamment Occupe-toi d'Amélie (1949) de Claude Autant-Lara (1949), La Vérité sur Bébé Donge (1952) d'Henri Decoin et surtout les films de Max Ophuls. Après la bourgeoise de La Ronde, Ophuls lui fera jouer une prostituée dans Le Plaisir et enfin lui offrira son plus beau rôle dans Madame de.... La comédienne, bien des années avant Brigitte Bardot, va imposer les initiales de son prénom et de son nom DD.

Biographie

Danielle Darrieux voit le jour en 1917 au sein d’une famille de mélomanes. Elle passe son enfance à Paris où elle devient élève au Conservatoire de musique (études de violoncelle). La mort prématurée de son père contraint sa mère à donner des leçons de chant pour subsister. Danielle en retire très tôt un goût prononcé pour la musique. Elle est dotée d’une voix menue mais juste et claire. Elle prend également des cours de violoncelle et de piano.

L'actrice spontanée

C’est par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, Marie Serta, qu’elle a connaissance des recherches de deux producteurs, Delac et Vandal, essayant de trouver une héroïne de treize-quatorze ans pour leur prochain film. Elle se présente et passe des bouts d’essai aux studios d’Epinay qui se révèlent concluants.Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, , Elle débute à 14 ans pour un premier rôle dans Le Bal (1931) de Wilhelm Thiele et tout de suite, séduisant les producteurs par son allant et sa spontanéité, elle décroche un contrat de 5 ans. Danielle Darrieux ne pensait pas exercer le métier d'actrice, et n'a jamais pris de cours d'art dramatique. « Jeune première idéale » du cinéma français dans les années 1930, elle a connu un succès qui ne s'est jamais démenti. Elle a beaucoup tourné, évoluant discrètement avec les années. Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux cotés des plus grands acteurs populaires du cinéma français d'avant-guerre : Jean-Pierre Aumont, Henri Garat, Pierre Mingand et surtout Albert Préjean avec qui elle forme, en six films, le couple de charme des comédies musicales françaises des années 1930 (La crise est finie, Dédé, Quelle drôle de gosse...) Dès son premier film, elle chante et interprète, dans bon nombre des ses films (bien souvent dans des compositions de Georges Van Parys), des chansons populaires qui font la joie du public. La crise est finie, Un mauvais garçon, Une charade et Premier rendez-vous que la France entière fredonnera pendant des mois durant l’occupation. Durant cette période, elle a aussi tourné dans le film Mauvaise graine (1933), réalisé par un scénariste autrichien exilé, fuyant l’Allemagne nazie, Billy Wilder. Un film tourné dans les rues de Paris en décors naturels, « c’était une sorte de film d’avant-garde » dira Wilder. Elle devient en 1935, l'épouse du réalisateur Henri Decoin, il lui fait tourner des comédies charmantes qui, aujourd'hui encore, font la joie des cinéphiles : J'aime toutes les femmes, Le Domino vert, Mademoiselle ma mère... On la surnomme alors, la fiancée de Paris Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle darrieux, Flammarion, , et triomphe déjà au box-office. « Le succès, c’est un mystère, j’ai réussi peut-être parce que mon personnage n’était pas courant sur les écrans : je veux dire par là que je n’était simplement qu’une jeune fille, alors que les autres gamines de quatorze ans jouaient déjà à la vamp. »'Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle darrieux, Flammarion, , Toujours en 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : dans Mayerling, elle interprète une fragile et touchante comtesse Marie Vetsera au côté de Charles Boyer, déjà star outre-atlantique. C'est une révélation : Danielle Darrieux se montre émouvante tout en restant spontanée et naturelle. Le film connaît un succès mondial qui lui ouvre les portes d’Hollywood. C'est la consécration internationale pour Danielle Darrieux qui signe un contrat de 7 ans avec les studios Universal. Accompagnée de son mari, elle s’embarque pour Hollywood et tourne son premier film américain en 1938, La Coqueluche de Paris avec Douglas Fairbanks Jr.. Nino Frank, journaliste, déclara : « Danielle Darrieux débute à Hollywood et elle le fait avec une grâce extrêmement nuancée, un charme dépourvu de timidité, un talent qui enchante parce qu’elle est à l’aise et ne le brandit pas comme un drapeau. »Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle darrieux, Flammarion, , Mais très vite Danielle Darrieux s’ennuie à Hollywood et préfère casser son contrat pour rentrer en France. Entre-temps, DD a déjà tourné un film de Maurice Tourneur, Katia qui exploite le succès et la magie de Mayerling. Henri Decoin confirmera également le talent dramatique de DD avec Abus de confiance et Retour à l'aube, et surtout, profitant de son expérience acquise aux Etats-Unis, il tourne un chef-d’œuvre digne des meilleures comédies américaines Battement de cœur, un autre triomphe. Danielle Darrieux déclare à propos de Henri Decoin : « ...J’ai toujours eu une absolue confiance en lui et je lui ai obéi en tout. Sans ses conseils, son flair et son appui, je serais sans aucun doute restée une jolie fille chantant et bêtifiant dans des productions mineures et j’aurais probablement quitté le métier assez rapidement. Il a su me mettre en valeur et me persuader que je pouvais jouer de grands rôles dramatiques. Il a même écrit pour moi, m’imposait ainsi dans un emploi où personne ne m’imaginait et ne me voulait. Il m’encourageait quand je perdais confiance ou quand je voulais abandonner. C’est à lui et à lui seul, que je dois être ce que je suis devenue. »'Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, , Les trois derniers films de Decoin sont des succès et DD est l’une des vedettes les plus populaires du moment. ' DD tourne un nouveau film avec Decoin, Coup de foudre mais la guerre est déclarée et le film interrompu restera inachevé.

Les années de guerre

Divorcée d’Henri Decoin en 1941, avec qui elle aura toujours des relations amicales, Danielle accepte, la même année, de tourner dans Premier rendez-vous pour la Continental. « Comme j’avais - à l’instar de beaucoup de mes camarades - tourné en Allemagne avant la guerre, je n’avais pas une idée bien précise de ce que représentait cette compagnie. »
'Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, , Le film et la chanson-titre connaissent un succès énorme en cette époque des années sombres de la guerre où le public a besoin de divertissement. Elle se remarie en 1942 avec Porfirio Rubirosa, rencontré dans le Midi de la France, ambassadeur de Saint-Domingue, il sera soupçonné d’espionnage contre l’Allemagne au point d’être interné en Allemagne. Alfred Greven, directeur de la Continental, fait subir des pressions à Danielle Darrieux au point d’exiger d’elle, si elle ne veut pas que « la personne qui lui était chère eût de gros ennuis », Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, , de tourner deux autres films Caprices et La Fausse maîtresse pour la compagnie. Une fois son mari libéré, Danielle rompt son contrat avec la Continental et passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Megève puis, sous un faux nom, dans la région parisienne.

La grâce absolue

Après trois années d’interruption, Danielle Darrieux revient à l’écran décidée à tourner la page aux rôles de jeunes filles écervelées de ses débuts. Après quelques années un peu grises, elle se remarie une troisième et dernière fois avec Georges Mitsinkidès en 1948, et commence pour elle une seconde carrière encore plus brillante que la première. Après quelques films mineurs Jean Cocteau fait appel à elle pour interpréter la reine d’Espagne dans Ruy Blas (1948) de Pierre Billon avec Jean Marais. Mais c’est Claude Autant-Lara qui, l’employant différemment, lui donne l’occasion de renouer avec le succès avec trois films, un truculent vaudeville Occupe-toi d'Amélie (1949), où elle joue une femme entretenue de la Belle Époque, dans Le Bon Dieu sans confession (1953) où rouée et ambiguë elle interprète la garce assumée et Le Rouge et le Noir. À nouveau, Henri Decoin la sollicite et l’impose dans un rôle très noir La Vérité sur Bébé Donge (1952) avec Jean Gabin. Elle est sublime dans ce rôle, un de ses meilleurs, d’une épouse aimante et bafouée qui devient une meurtrière statufiée. Elle fera deux autres films avec Decoin, un polar Bonnes à tuer et un film historique, L'Affaire des poisons où elle incarne Madame de Montespan. Elle tourne avec les plus grands acteurs de l’époque Jean Gabin, Jean Marais, Jeanne Moreau, Bourvil, Fernandel, Louis de Funès, Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Michèle Morgan, Michel Piccoli... Elle donne aussi la réplique à Gérard Philipe dans deux adaptations de classiques de la littérature, en amoureuse éplorée dans Le Rouge et le Noir (1954) de Claude Autant-Lara d’après Stendhal et en femme d’affaires mêlant autorité et séduction dans Pot-Bouille (1957) de Julien Duvivier d’après Zola, deux énormes succès; Devenue son actrice préférée Julien Duvivier, le mal aimant du cinéma français, Eric Bonnefille, Tome 2 : 1940-1967 - L'Harmattan, , , Duvivier la retrouve et l’entoure d’une pléiade d’acteur comme Paul Meurisse, Lino Ventura, Serge Reggiani, Bernard Blier... dans dans un huis clos dramatique Marie-Octobre (1959) de Julien Duvivier. Elle tournera encore avec Marcel L'Herbier, Sacha Guitry, Christian-Jaque, Marc Allégret, Henri Verneuil... Riche, jeune et jolie Dans les années 1950, elle retrouve Hollywood pour quelques films. Elle chante et danse dans une comédie musicale au cotés de Jane Powell dans Riche, jeune et jolie. Elle est choisie par Joseph Mankiewicz pour incarner la comtesse Anna Slaviska dans L'Affaire Cicéron avec James Mason, elle joue également la mère de Richard Burton (pourtant son cadet de 7 ans seulement) dans Alexandre le Grand (1956) de Robert Rossen. Danielle Darrieux est au sommet de sa beauté et de son talent, elle triomphe aussi bien à l'écran qu'à la scène. Un grand directeur d’actrices va exploiter son admirable talent de tragédienneCinéma Français, Vincent Pinel, Éditions Cahier du Cinéma, et revenu de son exil américain, Max Ophuls fait de Darrieux, au début des années 1950, son égérie. Danielle Darrieux n’a jamais été aussi belle que dans les films de ce « magicien » comme le nommera DD. Elle tourne dans trois chefs-d’œuvre : La Ronde (1951) où elle incarne une épouse infidèle que ni son mari ni son amant ne parviennent à satisfaire ; Le Plaisir (1952) la transfigure, sous le soleil de Normandie, en putain respectueuse touchée par la grâce ; et surtout Madame de... Chef-d’œuvre absolu qui commence comme une comédie légère et sombre dans le drame. Danielle Darrieux y fait une création digne de Dietrich et Garbo.Encyclopédie alpha du cinéma, volume 5 "Le drame psychologique" Madame de... : « … une femme prise au piège des passions, oiseau qui se croyait volage et se trouve tout à coup captif, masque mondain qui recèle une âme inquiète, corps d’apparat où le cœur va exercer ses terribles ravages. »Max Ophuls, Claude Beylie, Éditions Pierre Lherminier, Paris 1984, Karl Guérin écrira sur cette collaboration :

Les admirateurs

Désormais, dans les années 1960, le temps est aux rencontres avec des cinéastes qui sont, avant tout, ses admirateurs. La nouvelle vague la fait tourner, Claude Chabrol dans Landru (1962) et Jacques Demy dans Les Demoiselles de Rochefort (1967). Elle reste dans cette comédie musicale, la seule comédienne non doublée au chant. Parallèlement, le théâtre la rattrape. Après avoir fait ses débuts en 1937 dans une pièce d’Henri Decoin Jeux Dangereux et quelques pièces au cours des deux décennies suivantes (Sérénade à trois de Noel Coward, Faisons un rêve de Sacha Guitry...), Françoise Sagan, scénariste du Landru de Chabrol, lui offre un rôle en or en 1963, La Robe mauve de Valentine qui est un immense succès. Dominique Delouche jeune cinéaste, la sollicite pour deux films, Vingt-Quatre Heures de la vie d'une femme (1967), un film que Max Ophuls rêvait déjà de tourner avec Danielle Darrieux et Divine (1975), une comédie musicale. Jacques Demy reprend le projet d’un film abandonné sept ans plus tôt, Une chambre en ville. Apprenant cela, Danielle Darrieux contacte le réalisateur, démarche qu’elle n’avait jamais entreprise pour aucun film, en espérant interpréter la Baronne Margot Langlois prévue auparavant pour Simone Signoret. Demy, qui s’était toujours promis de retrouver l’actrice, n’osait pas la solliciter pour incarner le rôle d’une alcoolique. Danielle effectue un magistral retour pour ce film, un drame social entièrement chanté (seule Danielle Darrieux et Fabienne Guyon chantent avec leur propre voix), qui fut encensé par la critique mais connu un échec public. À Jacques Demy, en 1982, elle a précisé : « Je suis un instrument, il faut savoir jouer de moi, alors, on sait en jouer ou on ne sait pas. » Demy rétorquera « un instrument, oui, mais un stradivarius. »Article Le mystère d'une femme champagne, Philippe Lançon, Libération À son tour, Paul Vecchiali, qui admire la comédienne depuis son enfance et souhaite la diriger depuis longtemps, parvient également à concrétiser son rêve grâce à En haut des marches (1983). Elle y incarne le premier rôle d’une institutrice, très proche de la propre mère du cinéaste, qui revient à Toulon quinze ans après la guerre et affronte les souvenirs liés à la mort de son mari, accusé de collaboration et assassiné à la Libération. Elle y chante trois chansons. Danielle Darrieux avait déjà fait une apparition dans son premier film Les Petits drames et le retrouvera plus tard dans un téléfilm de 1988 avec Annie Girardot, Le Front dans les nuages. André Téchiné, après un projet avorté Les Mots pour le dire, parvient à réunir Catherine Deneuve et Danielle Darrieux dans Le Lieu du crime (1986). Par la suite Benoît Jacquot lui donne le rôle d'une vieille excentrique qui veut venger la mort de son amie dans Corps et biens, Claude Sautet la hisse en directrice d’une chaîne de magasins, mère de Daniel Auteuil dans Quelques jours avec moi, elle retrouve deux amies complices de toujours, Micheline Presle et Paulette Dubost, dans le truculent Le Jour des rois. Danielle redouble d’activité dans les années 2000, outre le succès au théâtre avec Oscar et la dame rose, François Ozon lui fait tourner son 99e film, qui marque ses soixante-dix ans de carrière, et en fait l'une des suspectes de 8 Femmes. Mère de Catherine Deneuve pour la troisième fois, elle y chante le poème d'Aragon mis en musique par Georges Brassens, « Il n'y a pas d'amour heureux ». En 2006, Danielle Darrieux joue un premier rôle dans Nouvelle chance d'Anne Fontaine aux côtés d'Arielle Dombasle et à 90 ans elle est la victime du film L'Heure zéro adaptation d’un roman d’Agatha Christie. Elle fit aussi un tour de chant en 1967. À partir des années 1970, Danielle Darrieux partage équitablement sa carrière entre théâtre, télévision et cinéma. Une de ses fiertés théâtrale est d’avoir joué et chanté en anglais à Broadway en 1970, dans la comédie musicale Coco interprétant le rôle de Coco Chanel qui avait était joué auparavant par son idole Katharine Hepburn. « ...Je reprenais le rôle de Coco Chanel, que Katharine Hepburn, mon idole, avait tenu durant sept mois… C’est la seule personne à qui j’ai demandé un autographe. Je l’adorais. A mes yeux, il n’y avait personne de plus talentueux qu’elle. Dès mon arrivée à New York, elle a été adorable. Elle m’a emmené dîner chez elle et m’a offert deux tailleurs Chanel. « Je ne m’habille jamais comme ça », m’a-t-elle expliqué. « Moi non plus ! », lui ai-je répondu. On était parfaites pour ce rôle toutes les deux ! »Interview Danielle Darrieux - La dame de cœur, Thierry Klifa, Studio n°129 - décembre 1997 Elle est chevalier de la Légion d'honneur et officier des Arts et des Lettres. Elle a reçu en 1955, 1957, 1958 la Victoire de la meilleure comédienne du cinéma français. Archives de l'INA - Danielle Darrieux et les récompenses Elle est également lauréate d'un César d'honneur reçu en 1985, d'un Molière d'honneur décerné en 1997 et en 2003 d'un Molière de la Meilleure comédienne dans Oscar et la dame rose ainsi qu'un Sept d'or en 1995 comme Meilleure comédienne pour Jalna.

Citations

- Danielle Darrieux : « …Max Ophuls adorait noyer les dialogues, étouffer les fins de phrase, ne faire entendre qu'un mot sur trois. « Comme dans la vie », disait-il. C'est ainsi que le bruit d'un fiacre, une conversation mondaine ou encore une musique couvrent toujours le nom de famille de Madame de... »Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, ,
- « Quelle sublime comédienne, disait Max Ophuls, regardez ce tendre mouvement de l'épaule… et ce sourire qui ne sourit pas mais qui pleure. Ou qui fait pleurer. Je l'adore. »Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, RAMSAY CINEMA, Paris, 1995, ,
- Catherine Deneuve : « Danielle est une femme que j'adore. Je répète toujours qu'elle est la seule qui m'empêche d'avoir trop peur de vieillir. Elle n'est pas une vieille dame. Je la trouve désirable avec sa voix charmeuse, sa démarche de jeune femme, cette grâce inégalée. Je garde un souvenir ébloui du film de Téchiné Le Lieu du crime. Je jouais sa fille, comme dans Les Demoiselles de Rochefort. Je rêve encore de la retrouver. » Catherine Deneuve, l’Express 1996.
- « …Son jeu ne se départit jamais d’un certain détachement, une sorte d’underplaying très moderne qui minore tous les affects, nuance la tristesse de sérénité et la joie de mélancolie. »La femme aux cents films - Jean-Marc Lalanne - Cahiers du cinéma n°566 - mars 2002
- Anne Fontaine (réalisatrice de Nouvelle chance) : « Elle était étonnée qu'un metteur en scène de ma génération puisse penser à elle pour un tel personnage. Etrange coïncidence, elle avait d'ailleurs déjà croisé ce rôle plusieurs fois. J'ai été complètement charmée par sa personnalité, son énergie, le mélange de joie, de gaieté et de mélancolie totalement surmontée. Danielle est entièrement tournée vers l'avenir, elle a un rapport unique au temps. » sur allocine.fr

Filmographie sélective

- 1931 : Le Bal de Wilhelm Thiele - Antoinette
- 1931 : Coquecigrole de André Berthomieu - Coquecigrole, l'orpheline
- 1932 : Panurge de Michel Bernheim - Régine
- 1932 : Le Coffret de laque de Jean Kemm - Henriette Stenay
- 1933 : Château de rêve de Geza von Bolvary et Henri-Georges Clouzot - Béatrix
- 1933 : Volga en flammes de Victor Tourjansky - Macha
- 1934 : Mauvaise graine de Billy Wilder et Alexander Esway - Jeannette
- 1934 : La crise est finie de Robert Siodmak - Nicole
- 1934 : L'Or dans la rue de Kurt Bernhardt - Gaby
- 1934 : Le Secret d'une nuit : présence non créditée
- 1934 : Mon cœur t'appelle de Carmine Gallone et Serge Veber - Nicole Nadin
- 1935 : Dédé de René Guissart - Denise
- 1935 : Le Contrôleur des wagons lits de Richard Eichberg
- 1935 : J'aime toutes les femmes d'Henri Decoin et Carl Lamac - Danielle
- 1935 : Le Domino vert d'Herbert Selpin et Henri Decoin - Hélène et Marianne de Richmond
- 1935 : Quelle drôle de gosse de Léo Joannon - Lucie
- 1935 : L'Auberge du Petit-Dragon (non créditée)
- 1935 : Mademoiselle Mozart de Yvan Noé - Denise
- 1936 : Mayerling d'Anatole Litvak - Maria Vetsera
- 1936 : Tarass Boulba de Alexis Granowsky - Marina
- 1936 : Port-Arthur de Nicolas Farkas - Youki
- 1936 : Club de femmes de Jacques Deval - Claire Derouve
- 1936 : Un mauvais garçon de Jean Boyer et Raoul Ploquin - Jacqueline Serval
- 1937 : Abus de confiance d'Henri Decoin - Lydia
- 1937 : Mademoiselle ma mère de Henri Decoin - Jacqueline Letournel
- 1938 : Katia de Maurice Tourneur - Katia Dolgoronsky
- 1938 : La Coqueluche de Paris - "The rage of Paris" d'Henry Koster - Nicole
- 1938 : Retour à l'aube d'Henri Decoin - Anita Ammer
- 1939 : Battement de cœur d'Henri Decoin - Arlette
- 1940 : Coup de foudre film resté inachevé de Henri Decoin
- 1941 : Premier rendez-vous d'Henri Decoin - Micheline Chevasse
- 1941 : Caprices de Léo Joannon - Lise
- 1942 : La Fausse Maîtresse d'André Cayatte - Lilian Rander
- 1945 : Adieu chérie de Raymond Bernard - Chérie
- 1946 : Au petit bonheur de Marcel L'Herbier - Martine Cavignol
- 1947 : Bethsabée de Léonide Moguy - Arabella Delvert
- 1948 : Ruy Blas de Pierre Billon - La reine d'Espagne
- 1948 : Jean de la Lune de Marcel Achard - Marceline
- 1949 : Occupe-toi d'Amélie de Claude Autant-Lara - Amélie
- 1950 : La Ronde de Max Ophüls - Emma Breitkopf, la femme mariée
- 1950 : Toselli (
Romenzo d'amor) de Duilio Coletti - Luisa d'Asburgo-Lorena
- 1951 : Riche, jeune et jolie "Rich, yound and pretty" de Norman Taurog - Marie Devaronne
- 1951 : La Maison Bonnadieu de Carlo Rim - Gabrielle Bonnadieu
- 1951 : L'Affaire Cicéron "Five Fingers" / "Operation Cicéron" de Joseph Mankiewicz - La comtesse Anna Staviska
- 1951 : La Vérité sur Bébé Donge d'Henri Decoin - Elisabeth "Bébé" Donge
- 1951 : Le Plaisir de Max Ophüls - "Rosa, une pensionnaire
dans le sketch : "La maison Tellier"
- 1952 : Adorables Créatures de Christian-Jaque - Christine
- 1953 : Le Bon Dieu sans confession de Claude Autant-Lara - Janine Frejoul
- 1953 : Madame de... de Max Ophüls - La comtesse Louise de...
- 1954 : Châteaux en Espagne (El torero) de René Wheeler - Geneviève Dupré
- 1954 : Escalier de service de Carlo Rim - Béatrice Berthier
- 1954 : Napoléon de Sacha Guitry - Eléonore Denuelle
- 1954 : Bonnes à tuer d'Henri Decoin - Constance "Poussy" Andrieux
- 1954 : Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara - Madame de Rénal
- 1955 : L'Affaire des poisons d'Henri Decoin - Madame de Montespan
- 1955 : L'Amant de lady Chatterley de Marc Allégret - Constance Chatterley
- 1955 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry - Agnès Sorel
- 1956 : Alexandre le Grand (Alexander the great) de Robert Rossen - Olympias
- 1956 : Le Salaire du Péché de Denys de La Patellière - Isabelle Lindstrom
- 1956 : Typhon sur Nagasaki de Yves Ciampi - Françoise Fabre
- 1957 : Pot-Bouille de Julien Duvivier - Caroline Hédouin
- 1957 : Le Septième ciel de Raymond Bernard - Brigitte de Lédouville
- 1958 : Le Désordre et la nuit de Gilles Grangier - Thérèse Marken, la pharmacienne
- 1958 : La Vie à deux de Clément Duhour - Monique Lebeaut
- 1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret - Catherine
- 1958 : Marie-Octobre de Julien Duvivier - Marie-Hélène Dumoulin, dite: "Marie-Octobre"
- 1959 : Les Yeux de l'amour de Denys de La Patellière - Jeanne Moncatel
- 1959 : Meurtre en quarante-cinq tours de Étienne Périer - Eve Faugères
- 1960 : L'Homme à Femmes de Jacques-Gérard Cornu - Gabrielle/Françoise
- 1960 : Les Bras de la nuit de Jacques Guymont - Danielle Garnier
- 1960 : Vive Henri IV, vive l'amour de Claude Autant-Lara - Henriette d'Entragues
- 1960 : Un si bel été "The greengage summer / Loss of innocence" de Lewis Gilbert - Madame Zisi
- 1961 : Les Lions sont lâchés d'Henri Verneuil - Marie-Laure
- 1961 : Les Petits drames de Paul Vecchiali - Simplement une apparition
- 1961 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury - Madame Marsais dans le sketch: "L'homme de l'avenue"
- 1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier - Clarisse Ardan dans le sketch: "Tes père et mère honoreras"
- 1962 : I Don Giovanni della Costa Azzura de Vittorio Sala - images d'archives
- 1962 : Pourquoi Paris? de Denys de La Patellière - La prostituée dans le café de Denis
- 1963 : Landru de Claude Chabrol - Berthe Héon
- 1963 : Du grabuge chez les veuves de Jacques Poitrenaud - Judith
- 1963 : Méfiez-vous mesdames "Un monsieur bien sous tous rapports" de André Hunebelle - Hedwige
- 1964 : Patate de Robert Thomas - Edith Rollo
- 1964 : Le Coup de grâce (Les temps héroïques) de Jean Cayrol et Claude Durand - Yolande
- 1965 : L'Or du duc de Jacques Baratier - Marie-Gabrielle
- 1965 : Le Dimanche de la vie de Jean Herman - Julia
- 1966 : L'Homme à la Buick de Gilles Grangier - Madame Delayrac
- 1967 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy - Yvonne Garnier
- 1967 : Vingt-Quatre Heures de la vie d'une femme de Dominique Delouche - Alice
- 1968 : Les oiseaux vont mourir au Pérou de Romain Gary - Madame Fernande
- 1969 : La Maison de campagne de Jean Girault - Lorette Boiselier
- 1972 : Roses rouges et piments verts , (No encontré rosas para mi madre) de Francisco Rovira Beleta - Teresa, la mère de Jaci
- 1975 : Divine de Dominique Delouche - Marion Renoir
- 1976 : L'Année sainte de Jean Girault - Christina
- 1979 : Le Cavaleur de Philippe de Broca - Suzanne Taylor
- 1982 : Une chambre en ville de Jacques Demy - Margot langlois
- 1983 : En haut des marches de Paul Vecchiali - Françoise Canavaggia
- 1986 : Le Lieu du crime d'André Téchiné - La grand-mère
- 1986 : Corps et biens de Benoît Jacquot - Madame Krantz
- 1988 : Quelques jours avec moi de Claude Sautet - Madame Pasquier, la mère de Martial
- 1989 : Bille en tête de Carlo Cotti - L'Arquebuse
- 1991 : Le Jour des rois de Marie-Claude Treilhou - Armande
- 1992 : Les Mamies de Annick Lanoë - Lolotte
- 1993 : Les Demoiselles ont vingt-ans documentaire de Agnès Varda - Seulement une apparition
- 1994 : L'Univers de Jacques Demy documentaire de Agnès Varda - Seulement une apparition
- 2000 : Ça ira mieux demain de Jeanne Labrune - Eva
- 2001 : Emilie est partie court métrage de Thierry Klifa - Émilie
- 2001 : 8 Femmes de François Ozon - Mamy
- 2004 : Une vie à t'attendre de Thierry Klifa - Émilie
- 2006 : Nouvelle chance de Anne Fontaine - Odette Saint-Gilles
- 2006 : Persepolis film d'animation de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi - Voix de la grand-mère
- 2007 : L'Heure zéro de Pascal Thomas - Camille Tressilian

Télévision

-1960 : Le bal des vagabonds Réalisateur inconnu - Participation sous réserve
-1969 : La Robe mauve de Valentine de Robert Crible - Valentine
-1972 : Les jardins du roi de Jean Kerchbron - Hélène
-1973 : Folie douce "Au théâtre ce soir" de Pierre Sabbagh - Françoise
-1976 : Les jeudis d'Adrienne de Guy Jorré - Antoinette
-1976 : Bonheur impair et passe de Roger Vadim - La comtesse Deverine
-1977 : Miss feuilleton en 6 épisodes de 52mn réalisé par Roger Pigaut - Rôle de "Miss" dans tous les épisodes : "Miss a peur", "Miss et la vie en rose", "Miss et la maître-chanteur", "Miss fait une cure", "Miss et le jeune homme fragile", "Miss et la montre de Mozart".
-1978 : Mais n'te promène donc pas toute nue de Jeannette Hubert
-1978 : Un comédien lit un auteur documentaire - D.Darrieux lit Gyp
-1978 : La belette de Georges Ferraro
-1980 : Trafic de Jean-Louis Muller
-1980 : Une puce dans la fourrure de Jean-Pierre Prévost - La logeuse
-1980 : La mort en sautoir de Pierre Goutas - Evangeline saint-Léger
-1981 : On purge bébé de Jeannette Hubert - Julie Follavoine
-1981 : Marie, Marie feuilleton en 6 épisodes de 52mn de François Chatel et Catherine Bourdet - Marie Bonnaventure
-1983 : La dame aux 1001 vies de Pierre Goutas
-1985 : La petite fille modèle de Jean-Jacques Lagrange - Mamie
-1985 : Gigi de Jeannette Hubert
-1986 : La vieille dame et l'africain de Alain Dhouailly
-1986 : Bonjour maître feuilleton en 12 épisodes de 52mn de Denys de La Patellière - Clarisse Cambèze
-1987 : L'age vermeil feuilleton en 4 épisodes de 52mn de Roger Kahane - Adrienne dans les 6 épisodes - "La maison", "Le super marché", "Urbain", "Le mariage".
-1987 : Adorable Julia de Yves-André Hubert
-1988 : Tu crois pas si bien dire de Giovanni Fago - Martine Lemaire
-1989 : Le Front dans les nuages de Paul Vecchiali - Marguerite
-1989 : Le piège infernal "La misère des riches" de Richard Martin - Agnès Mercier
-1992 : La vérité en face de Étienne Périer - Madeleine Depage
-1992 : Georges et Margaret de Yves-Abndré Hubert et René Clermont - Alice Smith
-1993 : Ne coupez pas mes arbres de Michel Roux et Michel Tréguer
-1994 : Jalna feuilleton en 8 épisodes de 90mn de Philippe Monnier - Adeline Whiteoack - "La jeunesse de Reny", "Retour de guerre", "Le grand national", "La saison des amours", "Déchirures", "La chasse au trésor", "La mort d'un champion", "La fiancée du pianiste".
-1997 : Belle comme crésus de Jean-François Villemer - Suzanne
-1997 : Crise de confiance épisode de "Un et un font six" de Franck Apprédis - Tante Lolie
-1997 : Ca passe ou ça casse épisode de "Un et un font six" de Franck Apprédis - Tante Lolie
-2000 : Que reste-t-il ? d’Étienne Périer - Édith Lorimer
-2002 : Les Liaisons dangereuses de Josée Dayan - Madame de Rosemonde
-2003 : Louis de Funès: La comédie humaine documentaire de Philippe Azoulay - Témoignage
-2007 : Danielle Darrieux, une vie de cinéma documentaire de Anne Wiazemsky - Témoignage

Théâtrographie

-1937: Jeux dangereux d'Henri Decoin
-1945: Tristan et Yseut de Lucien Fabre
-1947: L'amour vient en jouant de Jean-Bernard Luc
-1948: Sérénade à trois de Noël Coward (en tournée)
-1949: Léocadia de Jean Anouilh et Un souvenir d'Italie de Louis Ducreux (en tournée et en alternance)
-1952: Evangéline d'Henri Berstein
-1957: Faisons un rêve de Sacha Guitry
-1959: Le Chandelier d'Alfred de Musset (en tournée)
-1963: La Robe mauve de Valentine de Françoise Sagan
-1963: Secretissimo de Marc Camoletti
-1966: Comme un oiseau de Pol Quentin
-1967: Laurette de Marcelle Maurette et Marc-Gilbert Sauvajon
-1968: L'Amour quelquefois d'après Guy de Maupassant et Jules Renard (en tournée)
-1970: Domino de Marcel Achard
-1970: Coco d'Alan Jay Lerner (à Broadway)
-1971: Ambassador de Don Ettlinger et A. M. Barlow (à Londres et à Broadway) Chansons sur disque RCA
-1972: Folie douce de Jean-Jacques Bricaire et de Maurice Lasaygues
-1973: Les Amants terribles de Noël Coward
-1976: Lucienne et le boucher de Marcel Aymé
-1976: Boulevard Feydeau ; trois pièces de Georges Feydeau
-1979: La Bonne Soupe de Félicien Marceau
-1979: La Puce dans la Fourrure Bernard Da Costa
-1980: L'Intox de Françoise Dorin
-1980: Potiche de Barilet et Grédy (en tournée)
-1980: Coup de soleil de Marcel Mithois (en tournée)
-1985: Gigi de Colette
-1986: Adorable Julia de Marc-Gilbert Sauvajon
-1988: La Maison du Lac de Pol Quentin (en tournée)
-1989: Adélaïde 90 de Robert Lamoureux
-1992: George et Margaret de Marc-Gilbert Sauvajon
-1993: Ne coupez pas mes arbres de Marc-Gilbert Sauvajon (en tournée)
-1995: Harold et Maude de Colin Higgins
-1998: Une douche écossaise de Philippe Collas et Eric Villedary
-2001: L'Invitation à la valse de Ernest Thompson (en tournée)
-2002: Oscar et la dame rose de Éric-Emmanuel Schmitt

Bibliographie

- Danielle Darrieux Filmographie commentée par elle-même, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière (1995), Ramsay Cinéma.
- L'@ide-Mémoire - Volume 1 (2006) - Informations sur

Lien externe

-
- sur Allocine
- ou Site filmographique sur Danielle Darrieux

Notes et références

Catégorie:Actrice française Catégorie:Chanteuse française Catégorie:Naissance en 1917 Catégorie:Personnalité de la Gironde Catégorie:Acteur français des années 1960 bg:Даниел Дарийо de:Danielle Darrieux en:Danielle Darrieux es:Danielle Darrieux fi:Danielle Darrieux he:דניאל דארייה it:Danielle Darrieux ja:ダニエル・ダリュー pl:Danielle Darrieux sv:Danielle Darrieux
Sujets connexes
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2003)   Les Mamies   Les Yeux de l'amour   Les oiseaux vont mourir au Pérou   Lewis Gilbert   Lino Ventura   Louis Aragon   Louis de Funès   Légion d'honneur   Léo Joannon   Léonide Moguy   Madame de...   Madame de Montespan   Mademoiselle Mozart   Mademoiselle ma mère   Mais n'te promène donc pas toute nue   Marc-Gilbert Sauvajon   Marc Allégret   Marcel Achard   Marcel Aymé   Marcel L'Herbier   Marcel Mithois   Marie-Claude Treilhou   Marie-Octobre   Marie Vetsera   Marjane Satrapi   Maurice Tourneur   Mauvaise graine   Max Ophüls   Mayerling (film, 1936)   Megève   Michel Piccoli   Michel Roux   Micheline Presle   Michèle Morgan   Midi de la France   Miss   Molière d'honneur   Molière de la comédienne   Napoléon (film, 1955)   Nicolas Farkas   Nino Frank   Noel Coward   Norman Taurog   Nouvelle chance   Occupe-toi d'Amélie   Olympias   On purge bébé   Ordre des Arts et des Lettres   Oscar et la dame rose   Panurge   Pascal Thomas   Patate (film, 1964)   Paul Meurisse   Paul 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