Attentats du 11 septembre 2001

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Les tours du World Trade Center en feu après les impacts des vols AA11 et UA175. L’expression attentats du 11 septembre 2001 (abréviations : 11/9, 11-Septembre et, en anglais, 9/11) désigne une série d'événements dramatiques qui ont eu lieu dans le nord-est des États-Unis le mardi : trois avions commerciaux se sont écrasés contre des immeubles hautement symboliques : les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et le Pentagone
Attentats du 11 septembre 2001

Les tours du World Trade Center en feu après les impacts des vols AA11 et UA175. L’expression attentats du 11 septembre 2001 (abréviations : 11/9, 11-Septembre et, en anglais, 9/11) désigne une série d'événements dramatiques qui ont eu lieu dans le nord-est des États-Unis le mardi : trois avions commerciaux se sont écrasés contre des immeubles hautement symboliques : les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan, New York, et le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis, à Washington. Un quatrième avion s'est écrasé en rase campagne à Shanksville, Pennsylvanie. La thèse du complot islamiste a été le jour même présentée par les autorités américaines et les grands médias, puis soutenue dans le rapport de la commission chargée d’enquête (Commission Kean), publié fin août 2004. Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l’air qui ont préparé dans l'ombre ces attentats-suicides, la surprise ayant permis leur aboutissement, étaient membres d’Al-Qaïda. Ces attentats, les plus conséquents de l’histoire contemporaine, ont fait de cette journée l’une des plus sanglantes qu’ait connu l’Amérique sur son territoire après la bataille d'Antietam (1862). Ils ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde. La surprise et le choc psychologique ont été considérables au sein des populations, notamment en Amérique et en Occident. Ils ont généré des effets puissants et persistants, notamment politiques et économiques. Le gouvernement des États-Unis a fait accepter une législation sécuritaire et, dénonçant un « Axe du Mal », s'est lancé dans une « guerre contre le terrorisme » illimitée dans le temps et l'espace. Les victimes directes de ces événements ont été chiffrées à morts et 24 disparus. Plusieurs milliers de personnes blessées et des milliers d’autres, notamment parmi les sauveteurs, sont atteintes de maladies induites par l’inhalation de poussières toxiques.

Attentats : les faits

Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à 45 000 litres chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s’étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu’il se dirigeait vers la capitale. Quelques passagers et membres d’équipage ont pu passer des appels téléphoniques, principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l’air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu’ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l’avion. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans du vol American 11 pour tenir les passagers à l’écart de la première classe . La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a pu établir que deux des pirates de l’air avaient récemment acheté des couteaux multifonction LeathermanMike M. Ahlers, , CNN, janvier 2004. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l’American 77).

Les détournements

:Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 » Image:911 commission AA11 path.png|Trajet du vol AA11 décollage de Boston Logan Image:911 commission UA175 path.png|Trajet du vol UA175 décollage de Boston Logan Image:911 commission AA77 path.png|Trajet du vol AA77 décollage de Washington Dulles Image:911 commission UA93 path.png|Trajet du vol UA93 décollage de Newark Liberty Selon l’étude du NTSB de l’hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006, les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d’intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 min de retard et atteignit sa cible très exactement 16 min après que l’AA11 ait frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 min (48 min pour AA11). Ces parcours ne correspondent pas à un souci de minimiser le temps d’exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 min durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l’éloignait de son objectif. Ce choix se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au dessus du New-Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud. Ce trait est également partagé par les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 min) résultait en un éloignement important de leur cible, accroissant d’autant les facultés d’intervention de la défense aérienne.

Réactions de la défense aérienne

Les procédures réglant la coordination entre l’aviation civile et la défense aérienne, en place depuis les années 1960, fonctionnaient de manière satisfaisante (67 sorties entre septembre 2000 et mai 2001). Elles furent cependant modifiées début juin 2001 en privant les commandants de bases de leur autonomie de décision, les plaçant en dépendance du Secrétaire à la défense (Donald Rumsfeld, au Pentagone). Le NORAD disposait ce jour-là pour la côte est sur quatre bases de huit chasseurs armés et prêts à décoller (dont celles de Langley Air Force Base à Hampton en Virginie, d’Otis à Falmouth dans le Massachusetts et d’Oregon AB à Portland dans l’Oregon tandis que des jeux de guerre tels Global Guardian étaient en cours. Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d’alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8h14), à l’instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées. Aucun des avions de chasse ayant été mis en œuvre n’a été capable d’interférer avec les vols piratés. Le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l’espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission. Reprenant les données du NORAD, la Commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres. Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations. Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse n’aurait été mis en œuvre avant l’impact du vol AA77 contre le Pentagone (9h37). La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8h44 et 9h30. Selon la Commission Kean, les premiers chasseurs décollèrent à 8h52, 38 minutes après le détournement du vol AA11 d’Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km. Après avoir volé au quart de leur vitesse maximale, ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9h11, ils furent affectés à patrouiller l’espace aérien new-yorkais. Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller d’autres chasseurs de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington. Celle d’Andrews, à 15 km de la capitale, dont des chasseurs participaient à un exercice en Caroline du Nord ce matin là reçut de son côté l’ordre par les services secrets de préparer une patrouille armée. Mais une demi-heure plus tard, à la réception de l’ordre de la Présidence de faire décoller ces chasseurs suite à l’attentat contre le Pentagone, ils n’étaient toujours pas prêts. Volant à 35 % de leur capacité, les chasseurs de Langley arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l’impact du vol AA77 au moment où trois F-16 non armés décollaient d’Andrews, quarante cinq minutes après la mise en alerte Il faut trois heures pour préparer un avion au combat, et, à Andrews, les bunkers à munitions loin des hangars.. Bien que le non respect des procédures d’alerte fût ainsi pointé du doigt, il n'y eu aucune enquête publique et aucune sanction à l'encontre des responsables de la FAA. L’échec du NORAD n’empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d’être confirmés dans leurs fonctions voire promus. A partir de 9h49, tous les vols commerciaux aux États-Unis sont annulés (et tous les vols internationaux dans leur direction détournés sur le Canada), et les aéroports de Los Angeles et San Francisco fermés. L’aviation civile sera clouée au sol jusqu’au 14 septembre. L’US Navy annonce à 14h51 le déploiement de 2 porte-avions et d’autres navires venant de la base navale de Norfolk au large de New-York et de Washington. Parmi les unités militaires déployées en renfort sur le lieu du désastre, il faut noter la présence d’une unité de guerre bactériologique de la garde nationale des États-Unis chargée d’analyser l’air afin de déterminer si des germes pathogènes avaient étés répandus. Mise en alerte quelques minutes après le second impact, elle confirma à 20h30 l’absence de risques en ce domaine. Germes, les armes biologiques et la nouvelle guerre secrète, Judith Miller, Stephen Engelberg, William Broad, p. 12.

Impacts et dommages

Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center. Environ 17 400 personnes se trouvaient dans les deux tours au moment des attentats, la plus grande partie a eu la possibilité d’évacuer les lieux avant leur destruction.

WTC1

À 8h46 (heure locale) (UTC 12h46 ), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle NordUn des frères Naudet, accompagnant à ce moment des pompiers, (voir filmographie) filme ce premier impact, son angle de gîte (25°) résultant en une emprise sur cinq étages (93 à 97). Animé d’une vitesse estimée à 710 km/h, l’avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 m pour 48 m d’envergure), les extrémités des ailes n’occasionnant que des dégâts superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à 36 poteaux sectionnés (12 en moyenne par étage atteint, soit 5 % des 240 du pourtour). Les dommages sur la structure centrale restent inconnus et non établis (à eux seuls, les 47 poteaux centraux supportaient 60% de la charge statique). Selon le rapport de la FEMA qui reprend à son compte l’opinion d’experts exprimée le 11 septembre lors d’interviews, le sommet des tours se serait déplacé de 6 à 8 mètres au moment des impacts. Mais d’après l’étude qui fit suite des ingénieurs commandités par le NIST, le déplacement maximal de la tour Sud (au niveau de l’impact), obtenu par simulation, n’aurait été que de 40 cm, résultat que confirme les calculs du Pr Bazant du MIT (45cm). Seule une petite partie de train d’atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu environ 95 % de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loinVoir chapitre 1-3 du rapport d’étude publié par la FEMA. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l’un des kamikazes (Satam Al Suqami). Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées. Les dégâts constatés dans le hall du rez-de-chaussée, rapportés notamment par les pompiersJoe Casaliggi , William Walsh et Brian Becker (vitres et portes d'ascenseurs soufflées, plaques de marbre murales décollées) et secouristes (personnes brûlées) sont habituellement attribués au kérosène pulvérisé autour du 95ème étage, lequel aurait alors parcouru les quelques 400 m d'une cage d'ascenseur, accordant à sa combustion en atmosphère libre la capacité de produire une puissante onde de choc. Selon ces témoins, les ascenseurs concernés étaient ceux du centre, dits locaux, qui desservaient les étages inférieurs et les sous-sols. Les témoignages de techniciens travaillant dans les étages du sous-sol, tels que William Rodriguez ou Philipp Morelli font par ailleurs état d'une forte explosion qui aurait ravagé le sixième étage juste avant l'impact du vol AA11. Mike Pecoraro, un ingénieur qui se trouvait à cet étage même, délivra un descriptif détaillé des dégats qu'il attribuait à une bombe .

WTC2

À 9h03, le vol UA175 pénétrait de biais (15° environ) la face sud-ouest de la tour Sud, à quelques 7 mètres de son centre. L’évènement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l’attentat contre la tour Nord. Selon le rapport publié par la FEMA, la vitesse de l’avion était estimée à 870 km/h, ce qui lui accordait 50 % de plus d’énergie que le vol AA11. Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 83, il laissait une empreinte plus courte(26 m d’envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu’au niveau de l’étage 95. L’angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l’appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d’atterrissage et de carlingue de ressortir par l’angle est du bâtiment et d’être retrouvés jusqu’à 400 m de distance. L’avion sectionna 25 colonnes de la structure externe (11 par étage en moyenne, soit 5 % du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l’angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits. L’empreinte laissée par l’avion avait une surface tout à fait comparable à celle de WTC1. Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord, mais ne peuvent qu’être moindres, raison pour laquelle les ascenseurs ont fonctionné durant un quart d’heure (jusqu’à 9h03) et qu’au moins un escalier resta praticable.

Le Pentagone

Degâts sur le Pentagone À 9h37, Le vol AA77 aurait pénétré la partie centrale de l’aile occidentale du Pentagone selon un axe incliné de 52° par rapport à la façade, l’avion filant à la vitesse estimée de 850 km/h. Les traces qu’il laissait sur divers dispositifs situés en avant du bâtiment (lampadaires abattus, muret entamé, compresseur endommagé) ne sont compatibles qu’avec les caractéristiques d’un Boeing 737 ou 757 et en partie enregistrées par la caméra de surveillance du parking nord (éclair argenté, vague lumineuse, front blanc, couleur rouge intense, onde de choc), similaires à celles d’une déflagration d’explosifs. Selon les témoignages mentionnés, des pièces de l’avion et des morceaux de béton , ainsi que des 'confettis' d’aluminium retombés 'en pluie' après avoir été projetés en l’air jonchaient la pelouse devant le bâtiment jusque sur la chaussée de la voie rapide, à 150 mètres de distance. Quelques rares pièces reconnaissables furent retrouvées (parties de moteur et de train d’atterrissage à l’intérieur, fuselage sur la pelouse, empennage sur le toit). La rangée de colonnes d’acier fut détruite sur une largeur d’une dizaine de mètres à hauteur du rez-de-chaussée. Tout un ensemble de colonnes de soutien des étages en béton fut également détruit immédiatement en arrière de l’impact, mais aussi à une distance conséquente, sectionnées à la base. D’où l’effondrement de la section d’étages une demi-heure plus tard. À 100 mètres de l’impact, exactement dans l’axe de vol, une perforation circulaire de 2, 3 mètres de diamètre avait été faite dans le mur interne de l’anneau C du bâtiment, marqué au-dessus de l’orifice d’un important dépôt de résidus gazeux de combustion et de traces d’une onde de choc (vitres brisées). Toujours dans cet axe, le mur extérieur de l’anneau B qui faisait face à cet orifice était porteur d’un autre dépôt de résidus de combustion.

Les incendies

Instantanément libéré par l’éclatement des ailes contre les façades des tours, le kérosène (autour de 35 000 litres par avion) se répandit largement avec les débris dans la direction donnée par les impacts jusqu'à ressortir en partie par la façade d'entrée et celles opposées, formant d'énormes boules de feu (brûlant ainsi 20% du combustible) allant du jaune à l’orangé, engendrant des feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l’épuisement des combustibles(selon le NIST, le maximum d'échauffement résultant de la combustion d'une partie du kérosène -40%- et de l'ameublement était atteint 20 mn après l'impactNIST, rapport final, p.179.), et de l’embrasement de nouveaux matériaux. Cette combustion rapide provoqua une pénurie d’oxygène, les fumées, grises et légères suite aux boules de feu, virant au noir au bout d’un quart d’heure. Nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de 700°C), ni même d’éclatement de vitres (au-dessus de 600°C), même à proximité des brèches de sortie des pièces d'avions où devaient s'être accumulés les débris de toutes sortes (meubles, équipement..), témoignant de la relative faiblesse des incendies. Analysés par le NIST, les échantillons de poutres externes des étages impactés indiquent pour la plupart une exposition à une température maximale de 250°C, une faisant exception avec une température supérieure, mais en-dessous de 600°C. Les calculs réalisés par cet organisme ont indiqué des températures maximales d'environ 500°Cref name ="NIST"/, p.127. Ces résultats sont cohérents avec les données d'expérimentations réalisées par l'industrie métallurgique où des feux d'hydrocarbures dans des parkings n'ont pas été capables d'échauffer les poutres d'acier non protégées à plus de 360°C. La puissance de ces feux reste par ailleurs très inférieure à celle d’incendies de tours répertoriés, tel celui du One Meridian Plaza (sur 8 étages, pendant 18 heures) ou de la First Interstate Bank (sur 5 étages, durant 3h30). Quant aux effets de ces feux, il faut souligner que le rôle des protections passives anti-incendies est apprécié dans la perspective d'une « résistance au feu » qui n'indique pas le temps durant lequel un immeuble doit rester debout, mais celui durant lequel l'incendie doit être contenu dans l'espace où il a pris naissance . Malgré l’épuisement immédiat de l'essentiel du kérosène, la médiocrité des feux à l’effondrement et l’aspersion d’eau sur les gravats accumulés, des zones de hautes températures (au-dessus de 700°C) ont persisté des jours durant d’après une étude de la U.S. Geological Survey. 100 jours après, ces foyers étaient encore actifs. Selon une douzaine de témoignages indépendants , dont ceux des dirigeants d'entreprises de nettoyage du site Peter Tully et Mark Loizeaux , parmi les débris des tours furent découverts au fur et à mesure du déblaiement quantité de métal fondu, pariculièrement dans les sous-sols des tours jumelles et de la tour WTC7, y compris sous la forme de flaques. WTC1 Les feux restèrent contenus dans les espaces opposés à l’impact, à l’exception d’un surgissement au 105ème étage qui exhiba l’unique émergence de flammes du bâtiment. L’effondrement de la tour Sud induit une réactivation des feux à l’intérieur du bâtiment (fumée plus volumineuse et plus grise). La béance laissée par l’impact, mettant 'à vue' le cœur du bâtiment, resta en permanence un trou noir, signalant ainsi l’absence d’incendie au niveau de la cage des services. WTC2 L’inclinaison de l’impact fit que le kérosène de l’aile droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s’en suivit que l’incendie subséquent fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé au coin est avec cependant un phénomène inhabituel mentionné par le NIST : peu avant l'effondrement fut enregistré un flash lumineux intense suivi, plusieurs minutes durant, d'un écoulement de métal en fusion. Au moment de l’effondrement, les feux donnaient des indications d’étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s’échappait du bâtiment. L’équipe de pompiers qui était arrivée au 78ème étage avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l’envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s’effondrait avant que put être transmis l’ordre d’évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7. Au moins dix huit personnes qui étaient situées dans les étages supérieurs avaient pu entre temps traverser sans difficulté la zone sinistrée par l’un des trois escaliers du noyau de services (où sont groupées les colonnes de la structure interne de soutien). WTC7 Atteinte par des débris métalliques chauds projetés sur sa face sud (en son tiers oriental) lors de l’effondrement de la tour Nord, ce gratte-ciel de 47 étages abritait quelques incendies, avec des flammes sporadiquement et partiellement visibles (niveaux 11 à 13 et 28 à 30). Aucune information ne peut être trouvée dans le rapport de la Commission d'enquête (rapport Keane), lequel ne fait pas mention de ce gratte-ciel. Le Pentagone L’incendie subséquent à l’impact fut relativement violent mais circonscrit à la partie nord de l’aile frappée (dans le sens de l’axe de vol). Les pompiers ne purent jusqu’à 13h00 approcher la zone d’impact en raison de son intensité et il était encore actif 18 heures plus tard . Il a été constaté que des vitres ont été liquéfiées , du béton fendu et que l’arrière d’un camion pompier, à poste face à l’héliport au moment de l’impact, eut l’arrière partiellement fondu , témoignages d’une température élevée (proche de 1500°C) .

Effondrement des tours

A 9h50, 56 minutes après avoir été atteinte, la tour Sud s’effondrait. c'est la perplexité qu'exprimait le visage du chef de bataillon Joseph Pfeffer dans son poste de commandement, au rez-de-chaussée de la tour Nord, filmé par les frères Naudet9/11(film), voir . Cette incrédulité est également exprimée dans le recueil de témoignages de la Mairie . Étant déjà intervenus à l’occasion d’un incendie et d’un attentat aux explosifs, les pompiers new-yorkais possédaient une parfaite connaissance des immeubles et croyaient qu’ils étaient aptes à soutenir de tels impacts. D'ailleurs, John Skilling, chef de l’équipe d’ingénieurs concepteurs du World Trade Center, avait déclaré en 1993 que les tours avaient été calculées pour résister à la collision d’un Boeing 707 ou d’un DC8, les plus gros porteurs de l’époque, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l’impact résulterait "
seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l’effondrement ni de dégâts conséquents à l’immeuble". Frank Demartini, superviseur du chantier de construction, qui avait ses bureaux au 88e étage de la tour Nord et y périt suite à sa décision d’aider à l’évacuation des occupants piégés, avait précisé, lors d’un entretien du 25 janvier 2001, que les tours pouvaient probablement soutenir plusieurs impacts d’avions de ligne grâce à leur conception. Selon ces ingénieurs, toutes les colonnes extérieures d’un côté de l’immeuble, ainsi que celles proches des coins adjacents, pouvaient même être sectionnées que cela n’empêcherait pas la structure en 'tube' de continuer à remplir parfaitement sa fonction. A 10h29, quarante minutes après la tour Sud, c’était sa jumelle qui s’effondrait et, à 17h25, la tour WTC7. Une caractéristique commune aux trois effondrements est qu’ils se firent, selon les indications données par la FAQ n°6 du NIST, le rapport de la FEMA ou les calculs du Pr Bazant (11-12s, 9-10s et 6, 3-6, 5s respectivement pour les tours WTC1, WTC2 et WTC7), en un temps légèrement supérieur à celui d’une chute dans le vide (8-9s, 7, 5-9s et 6s), indiquant une absence de résistance des structures porteuses centrales, ce que l'ingénieur expert en structures béton Bazant exprime en parlant de la chute des étages supérieurs dans un tube vide . Une autre est la production de jets de gaz et poussières jaillissant des façades, au moins dix étages au-dessous du front de destruction pour les jumelles, dans les étages pour WTC7. Une troisième est la symétrie à peu près parfaite de ces destructions. Dans un rayon de 130 mètres environ, quantité de vitres des immeubles furent détruites par le souffle généré par la destruction des tours jumelles.

WTC2

Quelques minutes après la dernière communication avec l’équipe de pompiers qui, ayant atteint le 78e étage, portait secours aux blessés et s’apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci, recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo. Il fut stupéfait d’entendre que « les immeubles allaient s’effondrer et qu’il fallait les évacuer » (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l’OEM, reconnaissait qu’il n’avait fait que transmettre cette information et l’origine de cette prévision reste inconnue). Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l’impact s’inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, la résistance de la partie intacte de la structure externe (le « tube »), mais moindre du secteur endommagé. Puis, après une accélération jusqu'à une angulation d'environ 25°, cette rotation cessa brusquement, laissant la place au développement d'un énorme nuage 'éruptif' qui progressa à l'identique au long de la tour jusqu'à son pied, des éléments étant projetés à plus de 150 mètres de distance, le contenu des étages (ciment des sols, plâtre des cloisons, meubles, équipement, êtres humains) étant réduits en poussière ou fragments. La plupart des vestiges se sont ainsi trouvés répartis autour du pied de la tour et sur les immeubles environnants.

WTC1

La destruction de la tour Nord s'est produite avec les mêmes caractéristiques que celle de sa jumelle, mis à part le fait que la partie sommitale s'est effondrée immédiatement – sans résistance – et de manière à peu près verticale, après que l'antenne – soutenue par la structure centrale – a oscillé sur sa base et précédé le mouvement de chute globale. La propulsion continue des vestiges pulvérisés ou fragmentés vers l’extérieur (au minimum tonnes), c'est-à-dire leur non accumulation en tas dans l'empreinte de la tour, est le phénomène qui a permis la survie de rares rescapés (20 personnes) surpris dans les étages inférieurs qui se sont retrouvés soit à la surface des débris , soit enfouis à quelques mètres de profondeur , permettant à la plupart d'entre eux (16 personnes) de s'échapper des lieux immédiatement ou après quelques dizaines de minutes d'effort.

WTC7

Plus d’une vingtaine de témoignages -essentiellement de pompiers- exposent que, vers 16h, l’évacuation du bâtiment fut ordonnée pour la raison qu’il allait s’effondrer. Les déclarations du propriétaire, Larry Silverstein, indiquent qu’en accord avec les chefs des pompiers, la lutte contre les feux devait être abandonnée, en raison du risque d’embrasement des réserves d’hydrocarbures situées dans les étages inférieurs. Pour qualifier la décision qu’il venait de prendre, il utilisa l’expression (littéralement : ou, en raccourci, ). Effectivement, à 17h25, les pompiers assistèrent à la chute parfaitement verticale de l’immeuble, symétrie qui implique la défaillance simultanée des 24 énormes colonnes internes de soutien en acier, le bloc central qui en surplombait le sommet disparaissant d’abord. Un nuage de poussières se développa à partir de la base, le bâtiment descendant tel quel, comme s'il s'enfonçait dans le sol, l'effondrement créant un puits d’aspiration rendu visible par l’entraînement de la fumée des feux. Contrairement à ce qui fut constaté pour les tours jumelles, les vestiges se retrouvèrent en tas, dans l'empreinte de l’immeuble, les murs de la partie basse couchés vers l’intérieur. La médiatisation de cet effondrement fut très faible, et le rapport de la Commission Kean ne fait pas mention de la tour WTC7.

Les témoignages

Entre octobre 2001 et janvier 2002 a été recueilli le récit de 503 pompiers et sauveteurs grâce à Thomas Von Essen, responsable du secteur incendies à la mairie de New-York. Pendant trois ans, ces enregistrements sont restés inaccessibles malgré les demandes des familles de victimes. Trainé en justice par le New York Times, le maire de la ville, Michael Bloomberg, a été finalement contraint de les rendre public en août 2005. Les pompiers relatent de manière récurrente et chronologique avoir entendu des explosions et vu des flashs lumineux (capitaine Karin Deshore) avant et pendant les effondrements, ces séries d'explosions démarrant en haut des immeubles (chef pompier Cruthers). Certains ont explicitement assimilé ces phénomènes aux caractéristiques d'une démolition controlée (Daniel Rivera, bataillon 31) et et . Certains témoins ont délivré un récit plus précis, ainsi Ed Cachia : . La Commission Kean n'a auditionné aucun de ces témoins .

Bilans humain et matériel

Le WTC 6, l’un des immeubles endommagés Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées. Près de 1 366 personnes dans la tour Nord et 600 dans la tour Sud ont été bloquées au-dessus et au niveau des impacts. Confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ deux cents d'entre elles ont préféré sauter dans le vide, s’écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents. D'autres encore ont tenté d’atteindre le toit dans l’espoir d’un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtées à des portes d’accès verrouillées. Seules dix-huit purent s'échapper de la tour Sud. Sur les 2780 personnes ayant perdu la vie dans les tours jumelles, seuls 293 corps ont été retrouvés. Près du quart des 20 000 fragments d'os et de tissus récupérés a pu être attribué, laissant sans trace quelque 1 151 disparus, rapportait l'agence Associated Press. Ce travail d'identification était achevé au début 2005. En avril 2006, 300 fragments osseux (de longueur inférieure à 2 cm) étaient découverts dans les débris accumulés sur le toit de l'immeuble de la Deutsche Bank, situé à quelques 130 m au sud de WTC2 . L'institution qui réalisa cette identification en utilisant les marqueurs ADN, le National Criminal Justice Reference Service, avait rapporté . Avec l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés. Les gigantesques nuages de poussière générés par ces destructions ont induit les plus grand mouvements de panique que la ville de New-York ait connue. Ils ont en effet envahi tout le sud de la péninsule de Manhattan et même traversé le fleuve pour atteindre Brooklyn. Il y a eu de nombreux blessés et un certain nombre de disparus, peut-être même des morts (jamais confirmé). Dans un autre domaine, la police de New-York a enregistré beaucoups de vol des boutiques et magasin du quartier des affaires ainsi que des dégradations volontaires.

Problèmes médicaux et environnementaux

Parmi les milliers de personnes affectés depuis de problèmes pulmonaires, déficience respiratoire, cancers (environ 300
New York Post, 11/06/2006.), quelques centaines se sont adressées aux tribunaux pour obtenir réparation, estimant les institutions responsables de leur état par dissimulation de la pollution atmosphérique.Jacqueline Maurette, Les héros sacrifiés du World Trade Center, . Une étude conduite en 2002 en partie par le State department of health’s office of managed care a montré qu’à l’ouest de Brooklyn les asthmatiques se plaignaient 2, 4 fois plus d’asthme aggravé que dans le reste de la ville après le 11 septembre. Et 1, 5 fois plus se sont rendus à l’hôpital pour ce type de problèmes. En 2006, un seul décès par fibrose pulmonaire a été officiellement attribué à Ground Zero après autopsie (60 personnes seraient mortes suite à ce type d’infection selon le Dr Levin du World Trade Center Medical Monitoring Programs au Mt Sinai Hospital ). La pulvérisation aérienne des tours jumelles et l'effondrement de WTC7 avaient en effet dispersé dans l'atmosphère de Manhattan quantité de polluants, tous plus dangereux les uns que les autres : de la dioxine, du plomb (dans les 50000 ordinateurs de chaque tour), de l’amiante, du mercure (dans les dizaines demilliers de tubes fluorescents), de l'américium 241 (radioactif présent dans les milliers de détecteurs de fumée) et de la fibre de verre dans des quantités importantes. Ajoutons les polycarbonates dans une concentration 75000 fois celle qui ait jamais été mesurée auparavant (dans un atelier du port) et des poussières ultra fines à un taux encore jamais constaté. L’Agence de Protection de l’Environnement était en charge d’évaluer les risques et la dangerosité de l’air. Plusieurs mois après, l'EPA enregistrait encore des taux élevés de dioxine. Christine Todd Whitman, administrateur de cet organisme, avait alors, avec cinq communiqués dans les dix jours qui suivirent, garanti le caractère sain de l’atmosphère de Manhattan, ainsi que de l’eau de la ville . Le 21 août 2003 cependant, l’Agence rendait public un rapport signé par l’Inspecteur Général Nikki Tinsley exposant les modifications imposées par l’administration Bush aux énoncés de prudence rédigés pour prévenir du danger représenté par les poussières, complété par une étude de 2004 des documents par le Sierra Club où l’Agence se voit reprocher de n’avoir pas d’office mis en garde le public, avant toute mesure de pollution, en raison de la connaissance qu’elle avait de la dangerosité de certains matériaux constituant les immeubles. L’EPA envisagea même de classer 'secret' les documents relatifs à cette pollutionNew York Daily News, 28/07/2006. Les plaintes de malades ont été acceptées par les juges Deborah Batts et Alvin Hellerstein en février et octobre 2006. Le 8 mars 2007, à la demande de Jerrold L. Nadler, le «9/11 Heroes Health Improvement Act of 2007» devrait apporter 1, 9 milliard de dollars (1, 4 milliard d’euros) pour financer l’évaluation et des solutions aux problèmes de santé induits par le 11 septembreArticle JDLE, « États-Unis: Brooklyn oublié après le 11 septembre 2001 », du 02/05/2007.. Par ailleurs, L’association de la santé mentale de New York indique début 2006 que 12 000 personnes ont sollicité une aide psychologique depuis 2002 suite à ce drame.

Les théories officielles sur les effondrements

Les thèses émises par des autorités reconnues ou des organismes étatiques se présentent comme des variations du postulat selon lequel les tours se sont effondrées d’elles-mêmes, c’est-à-dire de par la seule force de gravité. Cette théorie a été formulée lors du reportage en direct sur ABC News par le journaliste Dan Dahler alors même qu'il avait peu auparavant émis l'hypothèse d'une démolition controlée. Autre exemple de cet affrontement, l'expert en démolition Van Romero, qui avait spontanément affirmé que les effondrements n'avaient pas pu se produire sans explosifs « Explosives Planted In Towers, N.M. Tech Expert Says », Albuquerque Journal, 9 novembre 2001., se rétractait dix jours plus tard en se ralliant à la théorie de l'effondrement progressif. La thèse de l'acier fondu Dès le 11 septembre, les médias présentaient les explications d'experts, la plupart des ingénieurs de structures, professeurs d'université, tels que Hyman Brown
NBC News, Special report ou Richerd EbeltoftArizona Daily Wildcat du 12/09/2001 d'après une dépêche Associated Press pour qui les incendies, ayant dégagé une chaleur intense (1500°C à 2200°C), avaient fait fondre l'acier des structures. Le lendemain, un article du New Scientist avançait la même explication . Cette théorie du , reprise un mois plus tard dans le Scientific American« When the Twin Towers Fell », Scientific American, 10 octobre 2001., bien qu'ayant bénéficié de ces cautions, disparut du débat suite à la publication d'études plus sérieuses. La thèse de l'affaiblissement fatal Le 12 septembre, dans une revue technique de référence, le Journal of Engineering Mechanics ASCE paraissait un article du Pr Bazant, sommité mondiale des structures en béton, intitulé : « Pourquoi le WTC s’est-il effondré ? Une première analyse », dans lequel il exposait que . Cet article est à l’origine de la théorie de l’effondrement progressif des étages, détruits en cascade par la chute des blocs d’étages situés au-dessus des impacts. Puis, le magazine Scientific American a fait paraître le 9 octobre un article exploitant les résultats d’une simulation effectuée par des ingénieurs des structures du MIT, « Quand les tours jumelles s’effondraient ». Le paramètre essentiel qui sous-tend les interventions de plusieurs experts en structures aurait été l’intensité des incendies qui, avec leur durée (hypothèse de l’accumulation de la chaleur dans les masses métalliques), aurait fini par faire perdre sa résistance à la structure centrale de soutien. Le modèle de simulation utilisé n’a cependant pas été publié, empêchant ainsi son évaluation. La thèse peut être résumée comme l’a fait Jon Magnusson, directeur d'une firme œuvrant dans le génie civil : « C’est la force de la gravitation qui a finalement vaincu la résistance de la structure. Lorsque les derniers niveaux ont commencé à s’effondrer, ils ont brutalement pesé sur les niveaux directement inférieurs, ajoutant la force de l’impact à leur propre poids. Il s’en est suivi une véritable réaction en chaîne, dans laquelle non seulement le poids, mais aussi la vitesse augmentait rapidement. Aucune structure ne pouvait résister à cela, aussi robuste soit-elle. Mais c’est le feu qui a permis à la gravité de finalement l’emporter contre la résistance intrinsèque des deux tours » . La thèse du décrochage des planchers Le rapport commandé par la FEMA à l’Équipe d’évaluation du comportement des immeubles (BPAT), intitulé WTC building Performance Study, était publié en mai 2002 . Il présente une explication de l’effondrement des tours jumelles par l’intensité des incendies, lesquels avaient fini par affaiblir et déformer la structure métallique d’un étage au point qu’il rompit ses attaches aux structures porteuses, entraînant sa chute, laquelle provoqua successivement celle des étages inférieurs ('pancake theorie'). Quant aux structures porteuses, elles auraient été incapables de se maintenir, privées du support apporté par les étages. Pour ce qui est de la tour WTC7, le rapport concluait, après huit mois d'étude, à la nécessité d’un effort de recherche, d’analyse et d’enquête au vu du résultat provisoire selon lequel (ch.5-7, p.5-31). Pourtant, une analyse microstructurale d'un échantillon de poutre montra une , résultante de trois phénomènes : une oxydation, une sulfuration et une température proche de 1000°C . La thèse du déshabillage des colonnes Cependant, ces théories des feux comme origine des trois faillites se heurtaient au fait qu’il n’existe pas d’exemple d’effondrement de gratte-ciel à structure métallique suite à un incendie, aussi intense et durable qu’il ait été, l’exemple le plus probant étant celui du One Meridian Plaza de Philadelphie, en 1991. Par ailleurs, le travail du BPAT avait été réalisé sans les plans pertinents, aboutissant à une représentation erronée des structures porteuses centrales. Le gouvernement, sous la pression exercée par les associations de familles de victimes, se résolu à commanditer une seconde étude, qu’il confia au NIST. Durant trois années, cet organisme étatique fit effectuer (par les mêmes firmes expertes en structures que la FEMA avait chargées de sous-traitance) un travail de modélisation des étages atteints, des avions, de leur approche et des structures extérieure et interne des tours, utilisé dans une série de simulations des impacts et incendies, et délivra un rapport définitif concernant les tours jumelles en octobre 2005. Deux ans plus tard, le travail concernant la tour WTC7, qui a été confié en sous-traitance à la société ARA avec l'instruction de limiter l'étude aux étages 8 à 46, n'a toujours pas abouti. Son étude a été restreinte à la séquence des évènements qui ont enclenché la chute des blocs d’étages situés au-dessus des impacts. La théorie présentée attribue l’effondrement à une combinaison de destruction de colonnes centrales par les avions, d'affaissement important des planchers (1 m) et de perte de résistance des colonnes intactes, ce par échauffement (une température atteignant 700°C), échauffement rendu possible par la défaillance de l’isolation anti-incendie de toutes les colonnes, constituée d’un flocage fibreux qui n’aurait pas résisté aux impacts . Le processus étant le suivant : avec la tenue de leurs attaches aux structures porteuses (conclusion inverse de celles de la FEMA), l'affaissement des planchers tire les colonnes externes vers l'intérieur, les faisant plier et, éventuellement, se briser. L’évaluation de ce travail est rendu impossible par le refus du NIST de publier les simulations des effondrements que demandent des ingénieurs civils indépendants . Cependant, la modélisation des structures internes est affectée des mêmes insuffisances que celles qui avaient été constatées pour les travaux du BPAT (ainsi, le modèle montre les 47 colonnes centrales comme identiques alors que 16 d'entre elles étaient doubles des autres) et les simulations des impacts utilisent pour les deux tours le même modèle de structure interne, conduisant à l’obtention de dégâts plus importants pour WTC2 (niveau 80) que pour WTC1 (niveau 95). Mais surtout, le NIST n'a pas cherché à rattacher ces simulations aux résultats des tests qu'il avait fait réaliser sur la tenue des planchers (qui n'ont manifesté qu'une flèche de 10 cm), sur la résistance au feu de la structure centrale sous charge maximale par le laboratoire Underwriters (quatre essais durant 2 heures sans effet notablep.140.), sur la tenue de l'isolant thermique sous l'impact de balles d'armes à feu (pas de décrochage), ni des analyses et calculs relatifs aux températures atteintes, au plus de 500°C)NIST, 2005, p.176-177.. Enfin, la faiblesse intrinsèque de la méthode choisie par le NIST reste la prise en compte de la seule section atteinte par les impacts, évitant ainsi la problématique de la non résistance des structures porteuses, notamment interne, au-dessous des étages frappés par les avions. cette problématique est écartée avec le postulat selon lequel (p.144-145). Ces études officielles ont laissé de côté deux aspects essentiels des effondrements : le bilan énergétique (énergie potentielle des blocs versus énergie cinétique, travail de pulvérisation et de destruction des étages) et la durée des chutes (ralentissement par collisions successives des étages et par interférence de la structure porteuse interne).

La théorie alternative de la démolition controlée

La thèse de la destruction par explosifs fut spontanément avancée avant d'être marginalisée par le consensus institutionnel construit autour de celle des effondrements par gravité. Elle s'est développée au fil des ans à travers les travaux de physiciens, tels Steven E. Jones ou Frank Legge , ainsi que d'ingénieurs indépendants comme Kevin Ryan et Willian Rice ou universitaires tel Jeff King (du MIT) .Sous la pression sociale considérable développée après le 11 septembre, Kevin Ryan a été licencié après avoir rendu public les résultats des tests confiés à son laboratoire (Underwriters) par le NIST. Pour avoir publiquement critiqué le travail du NIST, Steven E. Jones a du quitter son poste à l'université de Brigham Young. Six ans après les évènements, cette théorie est soutenue par plus de 200 professionnels rassemblés par l'architecte Richard Gage sous la bannière : Architects and Engineers for 911 truth . Elle prétend être seule à rendre compte de la totalité des données disponibles : historique des effondrements d'immeubles et d'incendies de tours (aucune tour à structure métallique achevée ne s'est jamais effondrée et il n'existe pas d'exemple d'effondrement spontané d'immeuble avec une totale mise en pièce des structures), récits des témoins et propos d'acteurs (118 témoins attestent de flashes et bruits d'explosions avant et pendant les destructions des trois tours et d'une prévision des effondrements), données techniques et visuelles (photos et vidéos). Elle s'affirme soutenue par un ensemble d'études et de simulations, y compris les tests physiques produits ou commandités par le NIST. Ces auteurs expliquent qu'un effondrement naturel suite à incendie se déclenche progressivement avec d'importantes déformations visibles, qu'il est nécessairement asymétrique (là où les dommages sont suffisamment sévères), suivant le chemin de moindre résistance et aboutit toujours à des vestiges reconnaissables (structures métalliques non fractionnées, pans de murs, cloisons et planchers). Selon eux, la tour WTC7 a été détruite suivant la procédure classique (destruction simultanée de tous les supports à la base de l'immeuble associée à des destructions à certains étages pour fractionner les colonnes) alors que les tours jumelles l'ont été selon un protocole inverse (destruction à partir des étages supérieurs par progression vers la base). A côté de publications de nature scientiifque comme celles sur le bilan énergétique par Gordon Ross dont la conclusion contredit celle du Pr Bazant, du calcul de l'accélération subie par la tour WTC7 par Frank Legge , les traces de thermite dans des échantillons de lingots (d'acier fondu) et poussières par Jerry Lobdill , certains travaux viennent critiquer les publications à la base de la thèse officielle, tels ceux de Eric Douglas ("
The NIST WTC investigation. How real was the Simulation?") et Frank Legge ("NIST Data Disproves Collapse Theories Based on Fire") , ou Gordon Ross ("NIST and Dr Bazant. A simultaneous Failure") , conduisant ces universitaires à exiger du NIST -au nom des lois et règles définissant la qualité des informations délivrées par les organismes d'Etat- une rectification de leur rapport sur une base réellement scientifique et .

Une émotion considérable et une condamnation internationale

Des images qui ont marqué le monde Les restes d’une des tours du World Trade Center après l’attaque terroriste Peu d’évènements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique, dépassant même la prise d’otages des Jeux Olympiques de Munich. Le lieu, une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision, la séquence des évènements, couverte immédiatement par les journalistes présents sur les lieux dès le crash du premier avion, ont mené à une médiatisation considérable et à l’observation en direct du crash du second avion, puis de l’effondrement des tours. En France, ces attentats et leurs conséquences sont restés à la une des journaux télévisés plusieurs semaines durant. Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les Américains après plusieurs décennies pendant lesquelles le peuple américain s’était considéré comme épargné par le terrorisme international puisque, à l'exception de l’attentat contre la tour Nord en février 1993, les seules manifestations anti-américaines avaient eu pour objectifs les ambassades au Kenya et en Tanzanie le 7 aout 1998) ou des dispositifs militaires au Yémen. Les attaques terroristes ont été dénoncées par les médias internationaux et les gouvernements comme une agression perpétrée par des terroristes voire des fondamentalistes musulmans. Certains commentateurs ont comparé cet évènement à l’attaque sur Pearl Harbor par les Japonais le . La comparaison est liée au traumatisme résultant, malgré la différence fondamentale entre une agression militaire par une nation étrangère identifiable et un attentat commis par des individus isolés ou invisibles. Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1368., proposée par la France, condamnant ces actes terroristes :
1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales; 2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu’au peuple et au gouvernement des États-Unis d’Amérique.

Enquêtes et polémiques

Les coupables sont désignés et le FBI mène l'enquête

Cette attaque fut le jour même attribuée par les autorités américaines, l’ensemble des médias dominants et la quasi totalité des gouvernements étrangers au réseau terroriste Al-Quaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden, lequel avait, pour le compte de la CIA, été recruté avec d’autres par les services secrets d'Arabie saoudite pour exacerber la résistance moudjahiddin contre les troupes de l’Union soviétique durant la première guerre d’Afghanistan. Sous l'unique contrôle de l'Exécutif, le Bureau Fédéral d'Enquête reçut l'entière maîtrise des divers aspects de ces évènements : des lieux, des vestiges, du silence des personnes et de toute communication d'informations vers le public. Ainsi, dans les cinq minutes qui ont suivi la collision du vol 77 contre le Pentagone, ses agents confisquaient les enregistrements des caméras de surveillance de l'hôtel Sheraton, de la station service SETCO, ainsi que de l'organisme de régulation de la circulation automobile. Alors que l'incendie faisait rage, ils passèrent au peigne fin les alentours pour récupérer les débris projetés par l'explosion, les vestiges à l'intérieur (pour certains évacués sous bâche), et les « boîtes noires ». En Pensylvanie, c'est le responsable local du FBI qui organisa le bouclage et l'investigation du site où finit le vol 93. Les « boîtes noires » qui avaient été remises au NTSB pour leur déchiffrage furent récupérées par les services du FBI. Ce sont eux qui interdirent aux contrôleurs aériens de Cleveland de révéler quoi que ce soit de ce qu'ils avaient pu voir sur leurs écrans. Ils contraignirent également au silence les employés des compagnies aériennes et confisquèrent les enregistrements des communications entre les vols détournés et le sol. Cette enquête, nommée PENTTBOM, mit en jeu plus de agents, dont 750 agentssur le site du WTC à Manhattan. Après six mois de travail où la moindre information était exploitée, Robert S. Mueller, directeur de l'Agence, reconnaissait que , description associée, dans le même discours, à l'affirmation – non étayée – selon laquelle le FBI avait obtenu . D'autres responsables du FBI, tel que Dale L. Watson, ont fait ce même type de déclaration . Tous les efforts pour établir les complicités ayant permis ces attentats n'ont abouti à aucune inculpation. Pas plus qu'il n'y eu d'enquête judiciaire, la justice n'a pu procéder à des poursuites, à l'exception du procès intenté à Zacarias Moussaoui (arrêté un mois avant les attentats, il avait choisi – ce qu'il regretta plus tard – de plaider coupable afin d'éviter la condamnation à mort qui s'avérait probable dans le contexte d'après 11 septembre). Cette situation d'échec fut exprimée par Rex Tomb, chef de l'Investigation Publicity, lors d'une interview où il avançait que le FBI ne disposait pas de preuve tangible pour lier Ben Laden au 11 septembre. L'ambiguïté se retrouve dans le fait que Ben Laden soit effectivement toujours recherché pour les attentats contre les ambassades au Kenya et en Tanzanie, mais pas ceux du 11 Septembre .

Un complot intérieur ?

Depuis les attentats, plusieurs thèses, notamment formulées dans les ouvrages de Jimmy Walter, Thierry Meyssan, Webster G. Tarpley ou David Ray Griffin, ainsi que dans des vidéos d'entretiens et d'images d'archives présentées sur le WebExemples de site : animé par Jim Hoffman et , se présentent comme des réfutations de certains aspects de la version dominante – dite officielle – des évènements. Certaines d'entre elles affirment ou supposent l’implication passive ou active du gouvernement américain et exposent que certains faits observés ou rapportés ne sont pas pris en compte par ladite version ou ne sont pas expliqués par elle. Pour ces auteurs, les attentats auraient fourni le prétexte à l’administration Bush pour modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis, notamment avec les dispositions législatives du Homeland Security Act et des Patriot Act 1 et 2, et justifié les invasions militaires de l’Afghanistan et de l’Irak qui ont suiviWebster G. Tarpley, La Terreur fabriquée, Made in USA, éditions Demi-Lune, 2006.. Ces thèses sont rarement évoquées dans les médias dominants, si ce n'est pour les disqualifier en les qualifiant de l'anglicisme « conspirationnistes ». Elles sont toutefois de plus en plus présentes dans l'opinion publique américaine suite aux manifestations répétées des familles de victimes et aux conférences organisées par ces chercheurs marginaux en vue de présenter ces thèses alternatives à la population, avec l'aide des médias locaux ou régionaux. Le 6 septembre 2007 une chaîne nationale de télévision d'un pays de l'Union Européene – ORF 1 en Autriche – a pour la première fois diffusé un documentaire (911 Mysteries) mettant en avant l'hypothèse d'une démolition contrôlée des Twin Towers et de la tour 7 du WTC.

Conséquences

Réactions dans le monde

L’émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :
- réactions de compassion provenant d’une grande partie du monde intellectuel médiatisé et politique, à l’exception des partis situés aux extrêmes de l’échiquier politique;
- réactions d’inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : « Ce n’est pas là une bataille entre les civilisations, c’est une bataille pour la civilisationJean-François Revel, L’obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002, , page 224.. »
- réactions beaucoup moins empathiques d’une partie de la population mondiale, de certains intellectuels et partisans de l’extrême gauche ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l’Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s’associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimesibid, page 23.
- réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle des victimes de terrorisme en Afrique ou ailleurs, et notamment celles du génocide au Rwanda pour lesquels un million de morts n’a jamais provoqué de telles manifestations ;
- réactions de joie d’une partie de la population mondiale allant jusqu’à la proclamation d’une victoire contre l’impérialisme américain par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays musulmans mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est.;
- de nombreux pays ont renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d’alerte de son plan vigipirate.

Opérations militaires

L’impact militaire le plus direct est l’invasion de l’Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d’Al-Quaïda, dès le mois d’octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, canadienne, françaises, et autres. Ce renversement et l’établissement d’un gouvernement de transition s’accompagne de l’arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, internés dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s’explique en partie par cet afflux important de prisonniers. Un second impact militaire d’importance est l'invasion de l’Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l’Iraq de Saddam Hussein n’ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l’administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d’armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d’élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L’invasion de l’Irak provoquera de houleux débats à l’ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d’ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l’Arabie saoudite notamment).

Procédures judiciaires

Plusieurs plaintes ont été déposées par des victimes des attentats contre plusieurs personnes, états, sociétés et organismes dont une le 3 septembre 2002 à la cour du district sud de New-York . Des actions judiciaires ont été autorisées en septembre 2002 par le juge Alvin Hellerstein contre les compagnies aériennes dont les avions ont été détournés, Boeing ainsi que les propriétaires du World Trade Center pour n'avoir pu prévenir les attentats ainsi que contre le Port Authority of New York and New Jersey qui n'a pu fournir de plans d'évacuation appropriés . Le juge fédéral Harold Baer a déclaré l’Irak co-responsable avec Al-Qaida des attentats du 11 septembre dans son arrêté du et a accordé 104 millions de dollars (92 millions d’euros) de dommages et intérêts aux familles de victimes des attaques du 11 septembre et le 22 septembre 2005, un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, a reçu la plainte déposée contre l’International Islamic Relief Organization, une organisation caritative impliquée dans le financement de réseaux islamistes. Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu’à présent pour son implication directe avec les attentats du 11 septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d’un mois avant les attaques, il était accusé par les autorités fédérales américaines d’avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n’avoir pas communiqué ses informations. Le , au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d’Alexandria en Virginie de six chefs d’accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine. En Allemagne, le Marocain Mounir al-Motassadeq arrêté le , est condamné une première fois à quinze ans de prison en 2003 pour complicité dans ces attaques. Remis en liberté en février 2006 après que sa condamnation a été cassée, il voit sa première peine confirmée par le tribunal de Hambourg le . En Espagne, le Syrien Imad Eddin Barakat Yarkas, chef de la cellule locale d'Al-Qaida est arrêté le 13 novembre 2001, de conspiration en vue des attentats de septembre 2001, il est condamné le à 27 ans de prison . Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba, soupçonnés d’être les organisateurs des attentats, sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut . Ils avaient revendiqué l’organisation logistique des attentats en juin 2002 sur un entretien diffusé à la télévision qatarie Al-Jazira.

Retombées économiques

La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l’origine d’un ralentissement économique significatif (ou de l’amplification du freinage important qui avait été amorcé par l’éclatement de la bulle spéculative en l’an 2000). L’effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l’Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l’inquiétude et la paranoïa. Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l’US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24, 1 milliards de dollars américain. Le , sept assureurs des tours du World Trade Center ont trouvé un accord extra-judiciaire avec le promoteur du complexe du World Trade Center, Larry Silverstein. Les compagnies Swiss Re, Travelers Companies, Zurich American Insurance Company, Allianz Global Risks Insurance Company, Employers Insurance Company of Wausau, et Royal Indemnity Company paieront au total 2, 1 milliards de dollars au lieu des 7 milliards réclamé après les attentats. Plus de 40 000 employés se sont retrouvés au chômage et des milliers d’entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d’affaires, qui était l’un des plus actifs de la planète. De nombreuses compagnies ont quitté Downtown pour s’installer à Brooklyn, Midtown, ou dans le ConnecticutGérard Dorel, La Megalopolis américaine, CND - 2003. Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficulté depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d’assurance des immeubles et celles des avions de ligne ont fortement augmenté.

Les législations post-11 septembre

Les mesures législatives votées dans la foulée des attentats du 11 septembre apportèrent un surcroît de puissance à l'Exécutif américain, aux services secrêts (CIA) et la police (FBI), ainsi qu'aux militaires (budget du Pentagone). L’USA PATRIOT Act fut soumis aux parlementaires dès le 24 septembre et voté le 26 octobre. Deux sénateurs qui s'employèrent à freiner l'adoption de ce projet, Patrik Leahy, président de la Commission judiciaire du Sénat, et Tom Daschle, chef de la majorité sénatoriale, furent les cibles d'envois d'enveloppes chargées d'anthrax militarisé (9 octrobre)Dr Linda Sitruk, , 19 octobre 2001. Sous la simple affirmation de participation à la lutte anti-terroriste, le FBI se voit attribuer le pouvoir d'espionner les associations politiques et religieuses sans que celles-ci soient suspectées d'activités criminelles. Le gouvernement peut trainer en Justice les possesseurs de fichiers et de données qui révèleraient qu'ils ont dû accéder à des réquisitions d'informations. il peut faire procéder à des perquisitions et saisir les documents et effets possédés par des citoyens. Sans devoir se justifier, il peut faire emprisonner quiconque, y compris des citoyens, ce indéfiniment et sans procès, sans que ces personnes soient accusées, ni qu'elles puissent être confrontées à celles qui auraient déposé contre elles. Le FBI ni la CIA ne sont contraints de répondre de leurs actions devant les élus. Cette licence ainsi accordée aux services secrets et à la police est toujours objet de débat sur la scène politique et dans l’opinion, car perçue comme opposée aux droits civiques. le Homeland Security Act fut présenté au Congrès dans les mois qui suivirent et voté le 25 novembre 2002. Il regroupe en une seule structure (le Homeland Security Department) une vingtaine d'agences fédérales comme la FEMA, les Douanes, les Services Secrêts... Il met en avant une définition du 'terrorisme interne' tellement vague qu'elle permetrait d'y inclure les militants politiques radicaux. cette loi reprend le contenu d'un rapport de la commission dite Hart-Rudman (US Commission on National Security for the 21st Century) créée en 1988 sous la présidence de Bill Clinton, intitulé Road Map for national Security : Imperative for Change. Le Total information Awarness office (TIA), qui matérialise un projet du pentagone (defense Advanced Research Projects Agency) se proposait de constituer une banque de 300 millions de fiches, groupant les informations de sources publiques et privées sur chaque Américain. il autorise les réunions secrètes des Conseils présidentiels, la dispense de justification intervenant en opposition avec la loi 92-463 sur la transparence des réunions de l'Exécutif. il garantie l'immunité à quiconque fournit à une agence fédérale des informations relatives à des failles ou faillites, même suite à négligence ou faute. Il permet, par transaction commerciale, l'accès par l'Administration à des fichiers constitués par des firmes privées sur des citoyens, contournant ainsi la protection donnée par le 4 Amendement. Enfin, le military commissions Act, signé le 18 octobre 2006 par le président Bush, abroge, ce avec effet rétroactif, le droit des personnes jusqu'alors reconnu dans les traités internationnaux signés par les USA en définissant une nouvelle classe d'individus, les , ceux qui s'engagent dans des combats de résistance aux activités américaines. ceux-là peuvent être indéfiniment détenus, sans la nécessité de les accuser de quoi que ce soit, sont exclus de la protection accordée par la Convention de Genève, peuvent être soumis à des tortures psychologiques et physiques. Plusieurs rapports d’Amnesty International sont venus dénoncer cette violation des droits de la défense et ces pratiques de détention arbitraire .

Déblayage et avenir du site

Le Mémorial, mis en place six mois après les faits. Débris du World Trade Center, jardins du Mémorial de Caen Plus d'1, 8 million de tonnes de débris ont été enlevées du site du World Trade Center après ce désastre et furent revendus aussitot. Même la FEMA ne put acceder à Ground Zero pour étudier les gravas. En 2004, l’ancien site du World Trade Center, rebaptisé ground zero, est déblayé et prêt à accueillir une nouvelle construction, la Freedom Tower pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour un mémorial, un lieu de vie et d’activités. La première pierre a été posée le 4 juillet 2005, jour de la fête nationale des États-Unis. Ce gratte-ciel sera inauguré en 2011. 24 tonnes d’acier récupéré sur le site du WTC sont utilisés pour la construction du USS New York (LPD-21) rebaptisé ainsi en la mémoire des victimes .

Voir aussi

Bibliographie

-11 septembre 2001, la guerre. Enquête sur un attentat contre l’humanité, ouvrage collectif de Paris-Match, éditions Filipacchi, 2001.
- Noam Chomsky, 11-9 : autopsie des terrorismes, Serpent à Plumes, 2001
-Richard Picciotto (écrit par Daniel Paisner), Pompier de Manhattan : l’histoire héroïque d’un soldat du feu au World Trade Center, 2002, .
- Frédéric Beigbeder, Windows on the world, éditions Folio, 2003.
- Jean-Jacques Greif, Nine Eleven, École des Loisirs, 2003.
- 11 septembre — Rapport de la commission d’enquête (Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis), ouvrage collectif, éd. des Équateurs, 2004, puis paru chez Alban
- Marc Lits, Du 11 septembre à la riposte Les débuts d’une nouvelle guerre médiatique, Boeck & Larcier, 2004,
- Jacqueline Maurette, Les Héros sacrifiés du World Trade Center, Jean-Claude Gawsewitch, 2007
- Art Spiegelman, À l'ombre des tours mortes, (bande dessinée), 2004
-L'ultime razzia - le 11 septembre 2001 dans l'histoire, éditions antisociales, Paris, 2004.
- Judith Butler, Vie précaire - Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001, trad. Jérôme Rosanvallon et Jérôme Vidal, Editions Amsterdam, 2005
- Jim Dwyer et Kevin Flynn, 102 minutes : le récit du combat pour la survie dans les Twin Towers le 11 septembre 2001, éditions Privé, 2005, – J’ai lu, 2006,

Filmographie

-11'09"01 : séquence de 11 court-métrages de 11 minutes chacun réalisés indépendamment et librement par 11 réalisateurs de 11 nationalités différentes.
-9/11 (2002) : documentaire filmé par les frères Naudet le 11 septembre.
-Vol 93, Réalisé par Paul Greengrass, avec Lewis Alsamari, Khalid Abdalla, Omar Berdouni, 2006
-Fahrenheit 9/11, réalisé par Michael Moore, 2004
-World Trade Center, réalisé par Oliver Stone, avec Nicolas Cage, Michael Pena, Maria Bello, 2006
-Onze, réalisé par Etienne Perrin (2006) : court-métrage filmé en plan-séquence traitant des attentats du 11 septembre 2001 sous le regard de la France.
-Loose Change : documentaire mettant en cause les explications officielles. ===
Sujets connexes
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