Al-Andalus

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Le Pays d'al-Andalûs était le nom donné par les musulmans à la partie de la péninsule Ibérique soumise au Moyen Âge à la domination musulmane. On estime généralement que ce nom est en rapport avec les Vandales qui nommèrent le pays Vandalucia, passés d'Espagne en Afrique du Nord au , même si certains linguistes préfèrent parler d'étymologie obscure . La conquête du pays par les musulmans fut aussi rapide qu'imprévue. Datations :
- 711-714 : conqu
Al-Andalus

Le Pays d'al-Andalûs était le nom donné par les musulmans à la partie de la péninsule Ibérique soumise au Moyen Âge à la domination musulmane. On estime généralement que ce nom est en rapport avec les Vandales qui nommèrent le pays Vandalucia, passés d'Espagne en Afrique du Nord au , même si certains linguistes préfèrent parler d'étymologie obscure . La conquête du pays par les musulmans fut aussi rapide qu'imprévue. Datations :
- 711-714 : conquête musulmane de la péninsule
- 718-759 : conquête musulmane dépassant la péninsule (Prise de la Septimanie - Capitulation de Narbonne)
- 756-1492 : (fondation de l'émirat de Cordoue - Capitulation de Grenade)

La conquête de l'Espagne

::Conquête proprement dite : (711-732) L'Afrique du Nord à peine conquise, le gouverneur Mûsâ eut l'idée de détourner vers l'extérieur les guerriers berbères en qui il n'avait pas une grande confiance. En 711 il envoie, sous le commandement du général Târiq ibn Ziyad, berbères franchir le détroit de Gibraltar - qui tire son nom de Târiq lui-même ("jabal tariq" en arabe ce qui signifie montagne de Tariq) - et conquérir l'Espagne, alors en proie aux divisions. L'écrasement imprévu du roi wisigoth Rodrigue à la bataille de Guadalete (juillet) amène Mûsâ, malgré les réticences du calife, à passer lui-même en Espagne. Il fait la jonction avec Tarîq et entre avec lui à Tolède. La faiblesse du parti wisigothique mené par le prétendant Akhila, qui avait d'ailleurs appelé Mûsâ à l'aide contre Rodrigue, donne l'idée aux musulmans d'une occupation durable, facilitée par des accords avec les chefs locaux. En 713, Mûsâ a déjà dépassé Saragosse. Mais en 714 Târiq et lui sont appelés à Damas pour enquête. C'est le nouvel émir al-Hurr qui poursuit la conquête, détruisant Tarragone et occupant Barcelone (716-719). Ses successeurs iront même au-delà des Pyrénées, vers la Septimanie wisigothique, d'où ils lanceront des expéditions vers le Nord. L'arrêt de la conquête musulmane en Occident s'explique certes par la contre-attaque des Francs, mais surtout par l'insurrection berbère au Maghreb, appuyée sur le kharidjisme (740). Les Berbères d'Espagne se soulèvent eux aussi, formant plusieurs colonnes qui menacent Cordoue et Tolède. Face à ce péril, les Arabes, peu nombreux, n'étaient même pas unis : une opposition traditionnelle existait entre Kaisites (bédouins nomades de l'Arabie du nord et du centre) et Kalbites (cultivateurs sédentaires originaires du Yémen). La révolte berbère fut malgré tout matée par le kaisite Baldj, avec quelques milliers de Syriens qui avaient été évacués de Ceuta assiégée, et qui restèrent finalement en Espagne. La période qui suit est assez confuse, mais les famines successives apaisent les conflits. Les gouverneurs, bien que peu puissants et souvent remplacés, sont de plus en plus indépendants du Califat. Le renversement des Omeyyades par les Abbassides a pour conséquence l'émancipation de l'Espagne : Abd al-Rahmân, petit-fils du dernier calife omeyyade, se réfugie en Afrique du Nord, parmi les tribus berbères dont sa mère est issue. Son affranchi Badr lui ayant obtenu le ralliement des Syriens et d'une partie des Kalbites d'Espagne, il passe dans ce pays et s'empare de Cordoue en 756, où il se contente de se proclamer émir. L'émirat doit lutter aussi bien contre les Berbères que contre divers chefs arabes. Deux d'entre eux, les gouverneurs de Barcelone (Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi) et de Saragosse, provoquent même l'intervention de Charlemagne (778). Cependant, après la mort d'Abd al-Rahmân (788), ses descendants réussissent à consolider sa dynastie dans l'émirat cordouan. Juste avant sa mort, Abd al-Rahmân avait mené à bien la construction de la Grande mosquée de Cordoue (785-788). Carte historique de la péninsule Ibérique présentant l'époque des taifas et les petits royaumes chrétiens émergeants.

Les premiers temps d'al-Andalus

Cordoue, et toutes les terres de la péninsule ibérique conquises par les mauresques, est un émirat omeyyade placé sous l'obédience du Califat de Damas.
- Datation : 750-929

Le califat de Cordoue

Medina Az zahara
-Cordoue
-Omeyyades d'Espagne Lui fait suite une période de troubles graves aux allures de guerre civile, et de durée prolongée.

Les taïfas


-Taifa Ce sont de petits roitelets ayant essaimé sur chaque noyau urbain accessible à l'issue de l'implosion du califat omeyyade. Ils règnent sur ces petits royaumes morcelés et concurrents les uns des autres, et sont à la merci de renversements d'alliances. L'époque est trouble et aventuresque, cette fois ce sont les rois chrétiens enhardis qui obtiennent que certaines Taïfas leur livrent un tribut après avoir connu la défaite.

Les Almohades


-Dynasties berbères :
-Almoravides, interviennent d’abord, puis conquièrent ;
-Almohades, supplantent les précédents. Surgis de l’Anti-Atlas marocain, les Almohades mènent une conquête subite et générale sur Al-Andalus.

Le royaume de Grenade


-Grenade (Espagne)
-dynastie des Zirides
-dynastie des Nasrides (1238-1459)

Les apports de al-Andalus

les jets d'eau d’apparat du Généralife Ce pays, vite oublié après l’année cruciale (1492) par les vainqueurs au dogme ne souffrant pas de plus de complexes que leurs prédécesseurs, apporta un développement technologique et économique important à l'occident. Al-Andalus a ainsi permis le développement en Europe des méthodes de cultures : irrigation, culture de l’orange, pêchers, abricotiers… Al-Andalus, pendant près de huit siècles, fut perçue comme puissance allogène à l’Europe par l’Occident chrétien alors en pleine mutation et qui tira tout le parti de ce voisin jusqu’à l’absorber. C’est l’âge d’or sans précédent de l’Islam sur tous les plans civilisationnels et que l’occident acquiert sans complexes. À tel point que le futur Pape Sylvestre II vient aussi étudier la science des sages musulmans compulsée à Barcelone. En revanche, les Maures ignorent totalement la science occidentale, pourtant disponible en Espagne. Ils ignorent les techniques de constructions de chariots et restent sur un mode de transport archaïque à dos de bête, évitant ainsi d'entretenir une infrastructure routière. De la même façon, l’architecture occidentale qui s’élèvera au Moyen Âge, passant par les styles romans et gothiques n’aura pas d’influence sur l’architecture arabe qui restera sur un modèle de bâtiment aux formes ramassées.

Voir aussi

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Sujets connexes
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