Kitesurf

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Kitesurfing Un kitesurfer Un kitesurfer dans les airs Le kitesurf est un sport de traction qui se pratique sur l'eau. Sport nautique à part entière, parfois appelé fly surf ou seulement kite (kite signifie en anglais cerf-volant), il consiste à être tracté par un cerf-volant, appelé aile, et à glisser sur une planche de surf de taille souvent réduite. Le pratiquant pilote, à l'aide d'une barre, une aile de traction distante de vingt à trent
Kitesurf

Kitesurfing Un kitesurfer Un kitesurfer dans les airs Le kitesurf est un sport de traction qui se pratique sur l'eau. Sport nautique à part entière, parfois appelé fly surf ou seulement kite (kite signifie en anglais cerf-volant), il consiste à être tracté par un cerf-volant, appelé aile, et à glisser sur une planche de surf de taille souvent réduite. Le pratiquant pilote, à l'aide d'une barre, une aile de traction distante de vingt à trente mètres. Deux à cinq lignes relient la barre à l'aile. Les ailes actuellement les plus courantes sont gonflables et comportent 4 lignes. Au vu du confort et de la sécurité qu'elle apporte, un grand nombre d'ailes sont aujourd'hui équipées de ce qu'on appelle la 5e ligne (cf. plus bas). Il existe d'autres sports de traction à cerf-volant, terrestres comme le mountainboard (gros skateboard avec quatre roues), le kite buggy (petit char où l'on est assis), ou encore le roller équipés de pneumatiques, ou sur neige avec le snowkite.

Historique

Le kitesurf est développé au milieu des années 1980 par Charles Lebot, aidé par Manu Bertin, un sportif français alors résident à Hawaii et les frères Legaignoux. Caractérisé par un esprit de liberté et par la recherche de nouvelles sensations, ce sport a connu une forte croissance depuis le début de la décennie 2000, mais se heurte à des difficultés spécifiques. En effet, la pratique du kitesurf exige des sites très adaptés, notamment en terme de place, permettant au pratiquant de dérouler ses lignes au sol sans risque pour lui et pour les autres. Mais de nombreux accidents, parfois mortels, et la difficulté de cohabitation avec les autres sports historiquement dominants (comme le surf, la planche à voile...) ont conduit à son interdiction pure et simple sur certaines plages. L'amélioration du niveau moyen de pratique et l'apparition d'un matériel plus sûr dans un avenir proche permettront au kitesurf de poursuivre son développement dans les meilleures conditions. De plus en plus, les planches se font dans des matériaux composites de meilleures qualités. Le « kite » est de plus en train de conquérir de nouveaux territoires avec par exemple le snowkite, ou l'apparition d'embarcations tirées plus importantes par des cerf-volants, comme des canoës kayak.

Équipements

L'aile

Matériels de kite surf (aile à boudin) La voile est dirigée par une barre, elle-même rattachée grâce à un harnais au surfeur. Ce dernier oriente la barre à laquelle sont en général fixées quatre ou cinq lignes d'environ 27 mètres de long, de façon à assurer la traction et la direction de l'ensemble. Grâce à la voile, les pratiquants de ce sport peuvent faire des sauts allant parfois jusqu'à 20 mètres au-dessus de l'eau. La surface de voile se situe généralement entre 5m² et 20m², même si des voiles de 50 m² ont aussi été expérimentées. Deux grands types d'ailes sont utilisées :
- aile à caisson : ces profils souples sont inspirés du parapente. Les caissons de l'aile se gonflent naturellement. Les ailes à caisson sont davantage utilisées pour la traction terrestre. Les dernières évolutions, équipées de clapets, autorisent le redécollage sur l'eau. Elles sont alors appelées ailes à caisson marines. À traction équivalente, elles peuvent être plus petites. Ce type d'aile est généralement plus rapide à gréer parce qu'il ne nécessite pas de gonflage.Il existe aussi les ailes "twin skin", qui se gonflent grâce a une fermeture qui laisse entrer l'air. Ces ailes autorisent le redécollage sur l'eau de manière trés simple.
- aile à boudin : brevet international déposé par les frères Legaignoux en 1984. Le principe consiste en une structure gonflable, à l'aide d'une pompe, qui modèle le profil de l'aile et lui permet de redécoller de l'eau. Il en existe aujourd'hui trois types :
- en forme d'arche (ou C-shape), généralement en 5 lignes. (ex: North Vegas, Slingshot Fuel). C'est le type encore le plus courant aujourd'hui (avec néanmoins de récentes innovations chez Naish avec la Sigma-shape , et chez F-one avec le Delta-shape).
- les ailes plates ou hybrides : nommées ainsi en raison de l'allure qu'elles ont. Elles permettent notamment une plus grande sécurité, grâce à une possibilité très importante de réduction de la puissance. Pour ce faire, les ailes plates disposent généralement d'un grand border-choquer. Il suffit de pousser la barre pour réduire instantanément la traction. (ex : Cabrinha Crossbow - Airush Halo])
- les hybrides : qui sont un intermédiaire entre aile plate et aile en arche. (ex : North Rebel). Une aile hybride a une forme classique en C, mais utilise un bridage se rapprochant d'une aile plate, pour un depower important.

La barre

C'est la partie par laquelle on contrôle les mouvements de l'aile. Elle est plus ou moins grande en fonction de la taille de l'aile. On y attache 2 ou 4 lignes pour contrôler l'aile et gérer la puissance. Pour les nouvelles ailes, on trouve souvent une 5 ligne utilisée pour améliorer la sécurité et le contrôle de l'aile.

L'incidence de l'aile

Deux de ces lignes, les avants, permettent de réguler la puissance en jouant sur l'angle d'incidence de l'aile. Ces avants sont accrochées au harnais. Un système de sécurité permet, en cas d'urgence, de se désolidariser de l'aile. Le réglage de la longueur des avants est fixe, alors que celui des arrières a justement vocation à être sans cesse modulé en cours de navigation en tirant ou poussant la barre. Ce principe consistant à pouvoir augmenter ou diminuer la puissance de traction de l'aile s'appelle le border/choquer. Il faut bien comprendre que l'incidence de l'aile est fonction de la longueur des lignes avants par rapport aux arrières. Il serait en effet évidemment inutile de raccourcir les avants si on fait de même avec les arrières dans le même temps. Lorsqu'on raccourcit les avants ou allonge les arrières, on dit alors que l'aile devient piqueuse. Dans le cas contraire, on dit que l'aile devient cabreuse.

La planche

Planche Twin-tip Celle-ci peut être directionnelle ou bidirectionnelle. Généralement, les planches directionnelles sont utilisées pour les vagues ou la vitesse, alors que les twin-tips sont destinées au freestyle. À l'origine du sport, les premiers utilisateurs étaient souvent issus du monde du windsurf. Naturellement, les premières planches utilisées pour le kitesurf furent donc des planches de windsurf. Mais rapidement la taille des planches s'est raccourcie jusqu'à atteindre une longueur de 1m40 en moyenne. Leur forme a ensuite évolué pour se rapprocher davantage de celle des planches de wakeboard, dites bidirectionnelles. Les planches directionnelles, historiquement liées au surf, sont assez épaisses et nécessitent une rotation de la planche à chaque virage. Les bidirectionnelles, aussi appelées twin-tips ou tt, sont quant à elles plutôt issues du monde du wakeboard, elles sont souvent parfaitement symétriques et beaucoup plus fines. Il existe enfin une troisième catégorie de planche plus rare appelée mutant. C'est une solution intermédiaire entre ces deux styles de planche. Les pieds du kitesurfeur sont reliés à la planche par ce que l'on appelle des foot-straps et reposent sur une couche de mousse appelée pad. Les twin-tips ont généralement 4 ailerons (1 aileron à chaque coin de la planche) d'une taille allant de 3 à 7 cm. Les planches directionnelles, comme les planches de surf, ont soit un seul soit trois ailerons, situés à l'arrière de la planche, d'une longueur pouvant atteindre 20 cm. Les twin-tips sont aussi souvent munies d'une poignée au centre de la planche. Celle-ci était à l'origine destinée au transport de la planche, puis la poignée est vite devenue un accessoire utile au freestyle, notamment pour les sauts pendant lesquels le kitesurfeur retire la planche de ses pieds. C'est la raison pour laquelle la poignée a été interdite dans plusieurs compétitions, car elle simplifie certaines figures de freestyle que d'autres effectuent sans son aide.

Le harnais

Les différents grabs : en couleur moutarde la main arrière, en couleur verte la main avant. Contrairement à la planche à voile, le harnais est un élément indispensable en kitesurf. En effet, si le kitesurfer lâche la barre sans être rattaché à l'aile par un moyen quelconque, l'aile va s'envoler parfois très loin et, sans parler de la perte du matériel, risquer ainsi de blesser des personnes qui la recevraient. Il existe deux types de harnais en kitesurf :
- Ceinture, ou Dorsal : comme son nom l'indique, ce harnais ne passe qu'autour du bassin et non sous les fesses, contrairement au harnais culotte.
- Culotte : à la manière d'un baudrier d'escalade, celui-ci passe sous les fesses et évite ainsi souvent les maux de dos au rider. On le recommande généralement aux débutants pour cette raison.

Sécurité

Il est fortement recommandé à toute personne qui désire débuter le kitesurf de le faire par l'intermédiaire d'une école. Des règles de sécurité essentielles, comme l'anticipation, sont à respecter pour éviter des accidents graves, voire mortels. En effet, une utilisation inadéquate du matériel de kitesurf peut rendre ce sport extrêmement dangereux, autant pour l'utilisateur que pour son environnement. Au cours de son stage d'initiation qui dure en moyenne une semaine, le débutant apprendra les règles de sécurité de base, comment décoller son aile, comment faire ses premiers bords, comment faire redécoller son aile si celle-ci vient à tomber dans l'eau, et tout ce qui sera nécessaire à une pratique du kitesurf en toute sécurité. À la suite de plusieurs accidents mortels, la France a décidé sur l'initiative de la DGCCRF (répression des fraudes) en 2003 de créer une norme pour le matériel. Une commission a été constituée par l'Afnor en juillet 2003, regroupant les fédérations sportives concernées (la Fédération française de vol libre, la Fédération française de parachutisme, l'École nationale de ski et d'alpinisme), des responsables de la DGCCRF et du ministère de la Jeunesse et des sports, la Fédération des industries nautiques et des fabricants de matériels et d’accessoires de sécurité. Parmi les solutions retenues, citons :
- la planche doit être reliée au surfer par un lien (leash), ce qui lui permet de ne pas la perdre même s'il ne la tient plus avec ses mains ;
- la possibilité d'annuler d'urgence la traction (en cas de rafale de vent ou d'approche d'une zone dangereuse), tout en restant relié à l'aile (pour éviter que l'aile ne cause un dommage en s'envolant) ;
- la possibilité de détacher l'aile en dernière extrémité.

Les types de sécurité

- 5e ligne : en plus des quatre lignes de contrôle de l'aile, une cinquième ligne (corde) est reliée au bord d'attaque de l'aile. Ainsi, si le kitesurfer se sent en danger, il lui suffit de larguer son système de sécurité. L'aile n'est alors plus tenue que par le bord d'attaque via la cinquième ligne : elle exerce ainsi subitement beaucoup moins de traction et tombe rapidement vers l'eau ou le sol.

Avis

Selon Michael Reignier, kitesurfer professionnel, dans une interview publiée dans "PA+", à propos du snowkite : « Pour moi c'est la glisse en trois dimensions. Une montagne devient un terrain de jeux exploitable à la montée et à la descente. La voile permet de remonter les pentes. On peut s'envoler plusieurs dizaines de secondes à des hauteurs dépassant les 70 mètres. (...) nous ne cherchons pas la finesse des planeurs ou des parapentes. L'évolution récente permet de faire varier la puissance de la voile par un système appelé "border-choquer". Le plaisir, la maniabilité ne seraient plus les mêmes avec une portance trop forte. Nous cherchons à évoluer en gardant contact avec le sol. Le vent est une composante indispensable à cette pratique, en l'absence de cet élément on reste à la maison ! L'hiver, le vent souffle tous les jours. On cherche des nouveaux spots où on est les premiers à trouver le vent en montagne, dans des endroits que personne n'a fréquentés. On en découvre tous les jours. Dans ces cols se produisent des thermiques et des effets Venturi. »

Les hauts lieux du Kitesurf

- Essaouira, Organisation de la Coupe du Monde de Kitesurf KPWT
- Moulay Bouzarktoune, spot ou se deroule le Wave Masters de la coupe du monde de kite surf
- Dunkerque, Organisation de la Coupe du Monde de Kitesurf KPWT
- Cabarete
- Tenerife, El Medano
- Lac de Silvaplana (Suisse)
- Leucate où a notamment lieu le mondial du vent
- Port Saint Louis du Rhône, plage Carteau
- Hyères les Palmiers, L'Almanarre
- Tarifa
- Azemmour (Maroc)
- Dakhla
- Lacanau
- Corse (Figari)
- Noumea Sur la plage de l'Anse Vata : Étape du championnat du monde : Alcatel Kite Surf Pro
- Le Touquet

Canada

- Les îles de Lamèque et de Miscou.
- Iles de la Madeleine Seul passage de la coupe du monde PKRA (professional kiteboard riders association) en amérique du nord.

Voir aussi

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Sujets connexes
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