Ku Klux Klan

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Symbole du Ku Klux Klan Le Ku Klux Klan (appelé souvent par son sigle KKK ou également le Klan), fondé le 24 décembre 1865, est une organisation suprématiste blanche protestante des États-Unis d'Amérique. Classée à l'extrême-droite sur l'échiquier politique américain, elle n'a jamais été cependant un parti, mais plutôt une organisation de défense ou de lobbying des intérêts et des préjugés des éléments traditionalistes et x
Ku Klux Klan

Symbole du Ku Klux Klan Le Ku Klux Klan (appelé souvent par son sigle KKK ou également le Klan), fondé le 24 décembre 1865, est une organisation suprématiste blanche protestante des États-Unis d'Amérique. Classée à l'extrême-droite sur l'échiquier politique américain, elle n'a jamais été cependant un parti, mais plutôt une organisation de défense ou de lobbying des intérêts et des préjugés des éléments traditionalistes et xénophobes des citoyens blancs protestants, les White Anglo-Saxon Protestant (WASP), communauté « ethnico-religieuse » à la base du peuplement et de la création de ce pays. Au XXI siècle, elle est surtout une nébuleuse d'organisations plus ou moins formelles et structurées, légales ou clandestines, souvent rivales entre elles. Bien qu'elle demeure un symbole fort, elle n'en est pas moins concurrencée aujourd'hui par des organisations à l'image moins archaïques, comme les groupes néonazis, plus ouvertement révolutionnaires, ou les milices privées d'autodéfense, plus communautaires et communalistes. Le Ku Klux Klan prône schématiquement la suprématie de la « race blanche » sur les autres « races » : Noirs (descendants des anciens esclaves), Jaunes (immigrés chinois et japonais) et hispaniques (Mexicains, Cubains, Uruguayens et Portoricains), Européens orientaux (Russes, Yougoslaves musulmans ou chrétiens, Ukraniens etc) ainsi que généralement l'antisémitisme, l'anticatholicisme romain (ici sont surtout visés, à l'origine du moins, les immigrés d'obédience papiste : Polonais, Italiens, Irlandais) et l'homophobie. Il est d'abord conservateur et xénophobe. Dans une large mesure, il est aussi très anti-centraliste (très hostile à ce qu'il considère comme des empiètements des autorités fédérales sur les droits des États et plutôt isolationniste en politique étrangère). Le Ku Klux Klan est primitivement issu de la défaite et de l'occupation des onze états sécessionistes de l'Union en 1860-1861 et membres des États confédérés d'Amérique (CSA), territoire familièrement appelé Dixieland par les troupes fédérales et de la réaction spontanée des éléments les plus actifs de la population devant les excès commis par celles-ci et surtout par leurs collaborateurs civils. Il renaît beaucoup plus tard au moment de la Première Guerre mondiale, mais cette fois-ci sous la forme d'une association légale et culturelle, ouverte à tous les WASP, du Nord comme du Sud, désireux de défendre les valeurs qu'ils considèrent comme fondamentales de la « Nation blanche » américaine.

Étymologie

Le nom "Ku Klux Klan" vient du mot grec kuklos, qui signifie cercle. C'est l'un des fondateur, James R. Crowe qui a l'idée de séparer le mot en deux et de changer la fin, ce qui donne Ku Klux. Comme les fondateurs ont tous des ancêtres écossais, un autre fondateur, John C. Lester, propose de rajouter le mot clan à la fin, en remplaçant le C par un K, de manière à uniformiser la première lettre des trois mots.

Débuts

La création du Ku Klux Klan est à l'origine une conséquence directe de la défaite des troupes confédérées sudistes contre les unionistes nordistes à la fin de la guerre de Sécession. À l'origine, il n'était qu'une association sans but politique. Son principal objectif était de faire perdurer les liens qui se sont créés durant la guerre entre les soldats confédérés. Le Ku Klux Klan fut fondé dans la nuit du 24 au 25 décembre 1865, par six jeunes officiers sudistes (J. Calvin Jones, Frank O. McCord, Richard R. Reed, John B. Kennedy, John C. Lester, James R. Crowe) habitant la ville de Pulasky, dans le Tennessee. L'association s'inspire à l'origine des fraternités d'étudiants, tradition américaine venue du continent et en particulier des universités britanniques et allemandes, d'où l'utilisation de termes grecs et d'un rituel plus ou moins parodique des loges maçonniques et dont certains des fondateurs étaient peut-être membres. Une interprétation du triple K, reprise plus tard par les hauts dignitaires du Klan, souvent membres des hauts grades de la maçonnerie écossaise sudiste (Suprême Conseil de la Juridiction Sud, dit de Charleston) sera le terme Kadosh (vengeur dans la mythologie maçonnique) multiplié par le nombre sacré trois. Quelques auteurs spécialistes comme Walter Lynwood Fleming et Susan Lawrence Davis ont tenté de tracer un lien entre le Klan et la franc-maçonnerie. En effet, le chef maçonnique Albert Pike aurait occupé un rang élevé au sein du KKK. De plus, le terme Kadosch est clairement emprunté au langage de l'ésotérisme, de l'occultisme des sociétés secrètes. Rapidement, la petite société fait spontanément des émules dans tous les territoires occupés et l'idée viendra rapidement aux sudistes les plus actifs de l'utiliser comme symbole et organisation de résistance contre l'occupation des fédéraux avec le soutien ou la bienveillance d'une population excédée par les exactions des nordistes et de leurs collaborateurs, politiciens et affairistes véreux, dans un pays complètement ruiné par la guerre civile. Les atteintes physiques atteignent aussi les noirs qui cherchent à s'instruire et surtout leurs instituteurs blancs, souvent des idéalistes radicaux venus du Nord, membres des sociétés abolitionnistes. La remise au pas des noirs, brutalement émancipés et souvent incités à collaborer avec les nordistes ou même à se venger de leurs anciens maîtres, deviendra même l'une des priorités de l'organisation. L'instruction des Noirs est en effet perçue par les membres du KKK à terme comme un danger par les sudistes car elle pourrait laisser émerger une élite capable de rivaliser avec eux, cependant encore largement majoritaire, sauf dans les territoires des anciennes grandes plantations. Les méthodes du Ku Klux Klan vont de la simple intimidation, souvent suffisante, à l'exécution spectaculaire, volontairement exemplaire, généralement impunie du fait des représailles sur les délateurs ou leurs familles.

Premier Klan ou "Klan primitif"

Nathan Bedford Forrest, le premier Grand Sorcier du Ku Klux Klan Petit à petit, le Ku Klux Klan devient de plus en plus important et cherche à se structurer avec l'aide plus ou moins ouverte de notables civils ou militaires de l'ancienne confédération sudiste. C'est ainsi que le jeune et efficace ex-général confédéré Nathan Bedford Forrest est choisi comme chef et organisateur en 1867. Forrest prend alors le contrôle de l'organisation en proclamant une Constitution, qui fixe les buts et le fonctionnement du Ku Klux Klan. Bien que se définissant comme une , il se fixe comme le , et ce par des méthodes contredisant souvent ces valeurs. Un organigramme est créé, avec à sa tête le premier « Grand Sorcier du Ku Klux Klan ». Ce rôle revient en 1867 à Forrest lui-même qui veut faire du KKK une force influente sur la scène politique. Habilement, Forrest prend acte de la victoire des nordistes et de ses conséquences : le maintien des ex-états confédérés de 1860 dans l'Union, l'abolition de l'esclavage et implicitement la ruine de l'économie rurale du Sud au profit la politique industrielle du Nord. Cependant, les principes du Klan sont incompatibles avec les récentes lois qui font du Noir le quasi-égal du Blanc. Mais surtout il s'agit de forcer les fédéraux à redonner aux habitants du sud le contrôle de leur pays. Il va donc continuer l'action clandestine, autrement dit du point de vue légal, l'action terroriste, mais avec des objectifs réalistes: d'abord la liquidation physique ou l'intimidation des collaborateurs, la liquidation des informateurs tout en évitant d'affronter directement les militaires fédéraux, incapables d'une action efficace sur un territoire aussi vaste et entourés d'une population sinon complice, du moins sympathisante, puis la reprise en main des institutions par la base. Forrest va alors tout faire pour que le Ku Klux Klan ait un impact sur le résultat des élections. Il va influer par toutes sortes de moyens; intimidation, chantage et corruption pour imposer ses candidats au sein du parti démocrate, puis pour faire triompher ceux-ci aux élections redevenues inévitables avec le rétablissement des institutions des états sécessionistes et la fin de l'occupation militaire nordiste consécutive. Le vote des Blancs étant largement acquis d'avance, il ne s'agit plus alors que d'inciter les Noirs, d'ailleurs minoritaires dans la plupart des états à voter démocrate (les Républicains sont alors associés aux Nordistes) ou à s'abstenir. Pour cela, Forrest va sillonner le pays pour y tenir des réunions. Chacune de ses apparitions sera suivie d'une vague de violence contre les Noirs. Les membres du KKK brûlent des croix devant les maisons des Noirs, font irruption chez eux pour les fouetter ou même les tuer en les pendant aux arbres. Certaines femmes enceintes sont éventrées et des hommes castrés. La violence des membres du KKK n'a pas de limites, d'autant que ceux-ci sont désormais certains de l'impunité du fait de la lassitude des militaires nordistes devant les nombreux excès commis par les aventuriers nordistes corrompus et leurs auxiliaires, souvent élus par des Noirs ignorants et facilement manipulables. Petit à petit, ces actions portent leurs fruits et certains Noirs reportent leurs voix sur les listes soutenues par le KKK. Les Blancs radicaux et abolitionnistes qui instruisent ou côtoient les Noirs sont également visés par le Ku Klux Klan. « Les Noirs » doivent rester en bas de l'échelle sociale, et toutes les personnes qui les aident s'en prennent de facto à la suprématie de la « race Blanche », chose inacceptable pour le Ku Klux Klan. Anticipant une réaction officielle bien que tardive des autorités de Washington, Forrest dissout officiellement le Klan en 1869. Suite à l'assassinat le 18 mai 1870, du sénateur républicain John Stephens en plein tribunal et à la violence croissante des klanistes, le gouvernement fédéral se doit de réagir officiellement. Aussi le 20 avril 1871, la loi Ku Klux (The Klan Act) est votée au Congrès des États-Unis. Les grands moyens sont utilisés, le Président des États-Unis de l'époque, le général Ulysses Simpson Grant, instigateur de la loi Ku Klux, déclare la loi martiale dans 9 comtés de Caroline du Sud. Plusieurs milliers de membres du KKK sont arrêtés. La plupart sont libérés, faute de preuves. Mais le Ku Klux Klan en tant qu'organisation active disparait rapidement. Il avait de toute manière atteint ses objectifs et n'avait plus de raisons de constituer une organisation formelle, la plupart des institutions des anciens états confédérés étant repassées aux mains des sudistes blancs et le principe de la ségrégation raciale s'étant imposé y compris dans les états du Nord confrontés à une émigration importante des anciens esclaves désormais sans travail vers les grands centres industriels. D'autres organisations comme la White League ou Shot Gun furent alors créées par d'anciens membres du Klan. Elles continuèrent de mener des campagnes de lynchage et de terreur, mais elles n'eurent pas l'importance et l'influence du Ku Klux Klan originel.

Second Ku Klux Klan ou "Klan moderne"

William J. Simmons, fondateur du second Ku Klux Klan C'est le livre The Clansman (L'Homme du Clan) de Thomas Dixon paru en 1906, mais surtout son adaptation au cinéma par David Wark Griffith dans son film The Birth of a Nation (La Naissance d'une nation) sortie en 1915, qui marque la renaissance du KKK. Celle-ci est principalement l'œuvre de William J. Simmons. Ce dernier se sert de la popularité du film et de son parti pris pour le Klan et les sudistes pour réunir quelques personnes et relancer le Klan. Il inaugurera la renaissance du Klan au sommet de la Stone Mountain, en Georgie. À cette époque et alors qu'ils s'engagent dans la Première Guerre mondiale sous la direction d'un président progressiste, mais sudiste et partisan de la reconnaissance de la libre-détermination des peuples par le droit public international (thèse qui justifie la sécession a posteriori et condamne ainsi paradoxalement Abraham Lincoln et invalide l'arrêt de la Cour Suprême sur la perpétuité de l'Union), les américains blancs de tous les états ont la sensation pour la première fois de constituer une véritable nation centrée autour des valeurs des pères fondateurs : autodétermination, liberté d'entreprise, individualisme et respect absolu de la propriété. Pour Woodrow Wilson et les démocrates du sud, c'est sans doute d'autant plus une revanche que ce sont les anciens soutiens des nordistes, russes et prussiens qui vont faire les frais de la guerre mondiale contre les Britanniques et les Français, sympathisants des confédérés lors de la guerre civile. Le second Ku Klux Klan sera donc très différent du premier, bien qu'il combatte également aussi pour la « suprématie de la race blanche ». Mais comme les blancs ne se sentent plus menacés en ce sens, il rajoute désormais à cette problématique le rejet de la nouvelle immigration non "nord-européenne" et non protestante et la préservation des valeurs qu'il considère comme celles que les Pères fondateurs ont incarnées. Le nouveau Ku Klux Klan n'est plus uniquement une organisation née de la défaite sudiste, il est parfaitement légal, ouvert à tous les américains blancs, protestants et conservateurs, transcende les anciens clivages partisans et régionalistes et cherche à rassembler tous les américains "authentiques" qui voient comme des influences permissives endogènes ou venues de l'étranger les nouvelles tendances de la société (communisme, syndicalisme révolutionnaire, socialisme, féminisme, athéisme, catholicisme, crime organisé, libéralisation des mœurs…). Membres du Ku Klux Klan défilant sur Pennsylvania Avenue à Washington DC en 1928 Discrètement patroné par le président Wilson, puis ses successeurs, le mouvement prend une ampleur considérable en quelques années et ne concerne plus uniquement le Vieux Sud. Il apparaît comme une fraternité de masse, et en être membre est considèré comme une marque de patriotisme. Dès les années 1920, les membres du second Ku Klux Klan sont estimés à cinq millions. Rapidement, il devient une force politique influente avec laquelle les hommes politiques doivent compter. Le quartier général du second Ku Klux Klan s'installa à Washington, plusieurs parades gigantesques furent même organisées dans la capitale. En 1924, onze gouverneurs, de nombreux sénateurs comme le futur président Truman ainsi que plusieurs membres de la Cour Suprême, en sont membres ou proches. Le président Coolidge en est probablement membre et le président Harding aurait été intronisé à l'intérieur même de la Maison Blanche selon la légende . Mais le succès du Ku Klux Klan le ramène à ses travers originaux. La volonté de ses fondateurs d'en faire une organisation de masse les amène, souvent pour des raisons financières du fait des cotisations, à recruter toutes sortes d'individus et d'aventuriers violents et corrompus, bien loin de correspondre à l'idéal romantique et patriotique du "Chevalier Blanc" dont se réclamaient les fondateurs du nouveau Ku Klux Klan. Ses membres continuent de pourchasser les Noirs, les immigrants, les Juifs et tous ceux qui les côtoient et qui les aident. Certains sont marqués au fer des trois lettres du Ku Klux Klan, d'autres sont badigeonnés de goudron bouillant puis couverts de plumes tels des poulets et les campagnes de lynchage aux branches des arbres se poursuivent. Toutes ces actions violentes font perdre le soutien de certains responsables politiques. La Louisiane va même jusqu'à voter une loi interdisant de se masquer le visage en dehors de certaines fêtes, comme le Mardi gras. D'autres États vont suivre l'action de la Louisiane. Le président Harding lui-même se voit obligé de faire sévir contre les lynchages et d'autoriser le FBI à intervenir dans certains cas d'abus trop criants. Plus grave encore, un certain nombre d'affaires criminelles révèlent la corruption des dirigeants, petits ou grands, d'une organisation qui fort de son ancrage territorial se comporte comme la mafia des Wasp. Toutes ces raisons ainsi que la crise de 1929 affaiblissent l'organisation qui n'en contrôle pas moins un certain nombre de voix nécessaires à l'obtention de l'investiture démocrate. Ainsi, la rumeur a voulu que Franklin Roosevelt et ses soutiens aient dû verser une très forte somme au Dr Hiram Evans, imperator du Klan, pour sa réélection en 1937. La même année fut créée une Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des Représentants, afin de lutter contre le Klu Klux Klan. Des dissensions au sein du Klan éclatent à l'approche de la guerre. La montée du nazisme en Allemagne attire la sympathie de certains membres. Quelques liens seront même créés, mais tout s'effondre après l'attaque sur Pearl Harbor par l'aviation japonaise. De nombreux membres du Klan s'engagent pour partir en guerre contre le Japon. L'Allemagne nazie, alliée du Japon, est désignée comme un ennemi, les liens qu'ont tissés certains membres se brisent. Le choix de Harry Truman, ancien sympathisant du Klan, comme vice-président par Franklin Roosevelt en 1944 a souvent été interprété comme un appel du pied aux électeurs du sud. Bien que démocrate conservateur, Truman a cependant toujours été l'un des plus fermes soutiens de la politique sociale de Roosevelt en tant que représentant du Missouri, très fortement affecté par la crise économique. Le second Ku Klux Klan disparait officiellement en 1944. Cette année-là, le Service des contributions directes lui réclame 685 000 dollars d'impayés depuis 1920. Le Ku Klux Klan ne pouvant payer cette somme, Evans le place en liquidation judiciaire.

Groupuscules

Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses personnes tenteront de faire renaître une troisième fois le Ku Klux Klan, mais rien n'y fera. Il arrivera de temps à autre un regain d'activité de certains groupuscules lors d'événements tels que la loi contre la ségrégation dans les années 1950 et 1960. Certains groupes s'essaieront même à l'anticommunisme, mais rien n'y fait ; le Ku Klux Klan tel qu'il était auparavant, n'existe plus. En 1978, on comptait environ 10 000 membres, mais les effectifs sont en forte diminution depuis cette date. Le Ku Klux Klan est également associé avec d'autres mouvements de l'extrême-droite américaine tels que Aryan Nations, WASP, The Order, ou Posse Comitatus. Le Ku Klux Klan existe aujourd'hui dans de nombreuses organisations toujours actives aux États-Unis, réparties à travers divers États ou répondant à des doctrines particulières, certaines ne contiennent qu'une dizaine de membres tandis que d'autres en sont de véritables organisations. Dans les années 1990, on estimait à 3 000 le nombre membres d'un groupe se référant au Ku Klux Klan, mais un rapport national de l'Anti-Defamation League publié en février 2007 estime que ce nombre a augmenté depuis 2000. Il compterait actuellement 5 000 à 8 000 membres répartis dans 179 sections, et s'organise avec divers mouvements skinheads dans des actions militantes (organisation de rassemblements, campagnes de recrutement, distributions de tracts et de pamphlets racistes) , dans le Courrier international. Les plus importants groupuscules sont :
- Bayou Knights of the Ku Klux Klan, agissant dans le Texas, Oklahoma, Louisiane et d'autres zones du sud des États-Unis
- Church of the American Knights of the Ku Klux Klan
- Imperial Klans of America
- Knights of the White Kamelia
- Knights of the Ku Klux Klan, dirigé par le directeur national pasteur Thom Robb, et basé à Zinc dans l'Arkansas. Considéré comme la plus grande organisation portant le nom Ku Klux Klan aux États-Unis. Elle se considère elle-même comme la « sixième zone du Klan » et continue d'être un groupe raciste.

Culture

Tout un folklore est créé autour : les membres portent une cagoule blanche pointue sur leur tête et une grande robe assortie sur le corps ; même leurs chevaux sont déguisés de cette façon. Leurs premières « chevauchées » ont pour but de terroriser les Noirs. Ils font croire à ces derniers, alors dénués d'instruction et très superstitieux, qu'ils sont les fantômes des soldats confédérés morts au combat venus se venger. Ces costumes sont copiés sur ceux des Capirotes, les processionaires espagnols. La célébrité du Klan étant devenue très supérieure à celle des Capirotes, les costumes de ces derniers sont parfois mal perçus. Une légende urbaine affirme que le cigarettier Marlboro appartient au Ku Klux Klan. Malgré la ressemblance du logo de Marlboro avec un K, la rumeur est vraisemblablement fausse .

Tentative d'analyse socio-historique

Si l'organisation nationale se dissout volontairement, complètement discréditée après la guerre, peut-être d'ailleurs à l'instigation de Truman lui-même qui tout en partageant ses idées, s'est rapidement démarqué d'une organisation dont il désapprouvait les actions illégales et inopportunes surtout après les excès du nazisme, les structures de bases demeurent et c'est à elles qu'aura affaire le mouvement des droits civiques des années 1960. Le vrai Klan n'est pas fasciste ou nazi, même s'il peut entretenir des liens avec des partis se réclamant de ces doctrines, les tendances socialisantes, centralistes et autocratiques de ces mouvements lui seraient même antagonistes par principe. Par contre, il est proche idéologiquement des milices, comités de vigilance, groupes anti-fédéralistes, anti-fiscalistes ou conspirationnistes. D'ailleurs, ce n'est pas un parti mais plutôt une sorte de "syndicat" composé d'une multitude de cellules presque indépendantes les unes des autres depuis les offensives du FBI dans les années 1960-1970 qui l'ont poussé à la discrétion, le cloisonnement, la mise en sommeil "officielle", le recours aux petites structures informelles à recrutement restreint, bref à une sorte de retour aux origines et à la clandestiné, les structures officielles et les membres déclarés et répertoriés n'étant souvent qu'un paravent volontairement "bruyant". Le Klan représente le fond même de la droite raciste et provinciale américaine, ses racines plongent en quelque sorte dans le cœur de l'âme du pays, de son histoire et de sa société. Il est beaucoup plus aujourd'hui une tradition, une légende ou une référence culturelle qu'une véritable organisation. Il ne peut pour cette raison être combattu institutionnellement qu'en surface, étant toujours prêt à resurgir avec souvent des hommes nouveaux si les racines qui ont amené son apparition dans l'histoire n'ont pas disparu ou ressurgissent ou si les circonstances lui redeviennent à nouveau favorables. Le Klan est conservateur et raciste. Il ne veut pas la révolution, mais le retour à l'ordre constitutionnel des années 1950 fondé sur la ségrégation, car c'était au prix de cette ségrégation que les sudistes avaient accepté leur défaite, la fin de l'esclavage et la perte de leur influence économique au profit du Nord. Son programme se résume dans la phrase prêtée au général Forrest : .

Voir aussi

- Edgar Ray Killen
- Extrême droite
- Idées politiques
- Mouvements politiques
- Nationalisme
- Parti politique
- Protestantisme
- Racisme
- Sainte-Vehme (société secrète allemande du )

Références

Source

- , sur le site de Historia Catégorie:Racisme
- Catégorie:Antisémitisme aux États-Unis d'Amérique Catégorie:Terrorisme Catégorie:Histoire contemporaine des États-Unis ar:كو كلوكس كلان bg:Ку клукс клан br:Ku Klux Klan ca:Ku Klux Klan cs:Ku-Klux-Klan cy:Ku Klux Klan da:Ku Klux Klan de:Ku-Klux-Klan el:Κου Κλουξ Κλαν en:Ku Klux Klan eo:Ku-Kluks-Klano es:Ku Klux Klan fa:کوکلوس‌کلان fi:Ku Klux Klan he:קו קלוקס קלאן hr:Ku Klux Klan hu:Ku Klux Klan ia:Ku Klux Klan id:Ku Klux Klan it:Ku Klux Klan ja:クー・クラックス・クラン ko:쿠 클럭스 클랜 lt:Kukluksklanas ms:Ku Klux Klan nl:Ku Klux Klan nn:Ku Klux Klan no:Ku Klux Klan pl:Ku Klux Klan pt:Ku Klux Klan ro:Ku Klux Klan ru:Ку-клукс-клан sh:Ku Klux Klan simple:Ku Klux Klan sk:Kukluxklan sl:Kukluksklan sr:Ку клакс клан sv:Ku Klux Klan tr:Ku Klux Klan vi:Ku Klux Klan yi:קו קלוקס קלען zh:三K党
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