Wehrmacht

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Insigne de la Wehrmacht La défaite en 1945 La Wehrmacht (force de défense) était l’armée allemande entre 1935 et 1945 suite à l’expansion de la Reichswehr. Elle comprend l'armée de terre (Heer), la marine (Kriegsmarine) et l'armée de l'air (Luftwaffe). La Waffen-SS, qui a été, à l'origine une petite organisation militaire de l'Allgemeine-SS dirigée par Heinrich Himmler s'est progressivement étoffée jusqu'à atteindre le millio
Wehrmacht

Insigne de la Wehrmacht La défaite en 1945 La Wehrmacht (force de défense) était l’armée allemande entre 1935 et 1945 suite à l’expansion de la Reichswehr. Elle comprend l'armée de terre (Heer), la marine (Kriegsmarine) et l'armée de l'air (Luftwaffe). La Waffen-SS, qui a été, à l'origine une petite organisation militaire de l'Allgemeine-SS dirigée par Heinrich Himmler s'est progressivement étoffée jusqu'à atteindre le million d'hommes au moment de la Seconde Guerre mondiale. Elle ne fait pas partie de la Wehrmacht mais dépend néanmoins de son haut-commandement. Après la Seconde Guerre mondiale elle fut renommée Bundeswehr (défense fédérale) pour bien marquer le changement politique car la Wehrmacht restera tristement célèbre dans l'histoire pour avoir servi la politique agressive du nazisme.

Historique

Entrainement en 1939 sur une Maschinengewehr 34 En instituant aussitôt après la mort d'Hindenburg, le 2 août 1934, le serment solennel du soldat par lequel celui-ci s'engageait à obéir aveuglément à sa personne, Hitler créait les conditions d'une brutale politique d'expansion et d'agression : « je fais devant Dieu la promesse sacrée d'une obéissance absolue au führer du Reich et du peuple allemand, commandant suprême de la Wehrmacht, et d'engager ma vie de vaillant soldat au service de ce serment ». Plus tard, ce serment servira d'alibi à bien des militaires pour justifier leur passivité face aux ordres criminels des nazis, ce qui explique l'introduction d'un article dans la Constitution de l'actuelle République fédérale, reconnaissant aux militaires le droit de désobéir à des ordres qui heurteraient leur conscience. Le terme Reichswehr disparut définitivement de l'usage officiel à partir de 1935 et l'armée allemande fut désignée par le terme Wehrmacht lors de la réinstitution de la conscription. Usant de nombreuses innovations, dont notamment l'emploi du Blitzkrieg, la Wehrmacht connut un grand nombre de succès au début de la Seconde Guerre mondiale, avant d'être confrontée à une adversité plus forte (avec une sous-estimation des forces de l'Union soviétique puis l'entrée en guerre des États-Unis), la défaite de Stalingrad et à un épuisement de ses propres ressources, qui l'ont conduite à une multiplication de revers et finalement à la défaite en 1945. Dès 1933, une résistance politique connue sous le nom d'Orchestre noir se mit en place dans les hautes sphères de l'armée et tentèrent plusieurs coups d’État et tentatives d'assassinat contre Hitler. Pensant la guerre perdue et espérant négocier une paix séparée avec les Anglo-américains, un grand nombre de généraux de la Wehrmacht organisèrent un complot pour tuer Adolf Hitler le 20 juillet 1944, qui constitue l'action la plus célèbre de l'organisation. L'attentat échoua et la SS procéda sur ordre du Führer à une répression féroce, la quasi-totalité des officiers ayant participé à l'attentat seront exécutés ou se donneront la mort (voir le cas d'Erwin Rommel). On compta au total 17 893 200 personnes sur une population de 80 millions d'habitants qui furent sous l'uniforme entre 1939 et 1945 ; environ 5 100 000 furent tués ou portés disparus et 5 300 000 blessés dont environ la moitié après l'attentat raté contre Hitler, donc dans les 9 derniers mois de la guerre. Il faut compter aussi les malgré-nous (Alsaciens, Mosellans, Belges des cantons de l'Est et Luxembourgeois), des territoires annexés par l'Allemagne pendant la guerre et qu'elle considérait comme ayant une population allemande, et l'incorporation de volontaires étrangers. Sa propagande a été diffusée notamment par le magazine Signal dont les illustrations, particulièrement celles en couleur, sont d'une grande qualité.

Crimes de guerre

La Wehrmacht a commis de nombreux crimes de guerre au cours de la Seconde Guerre Mondiale – bombardements de villes ouvertes, massacres de civils, exécutions sommaires de commissaires politiques soviétiques en application de l’ordre relatif aux commissaires, et exécutions de prisonniers de guerre et d’otages civils en guise de représailles pour les activités des guérilla dans les territoires occupés. Bien que les campagnes d’extermination massive associée à l’Holocauste aient été essentiellement le fait des SS et des Einsatzgruppen, la Wehrmacht y fut également impliquée, car ses officiers et hommes de troupe ont coopéré avec les Einsatzgruppen à beaucoup d’endroits en rassemblant les Juifs et d’autres personnes en vue de leur internement ou de leur exécution. Il est arrivé souvent que des membres de la Wehrmacht ont eux-mêmes participés aux massacres, comme le firent dans une certaine mesure les membres de quasiment toutes les forces armées engagées dans le conflit, y compris les Japonais, les Soviétiques et, rarement, même les forces alliées à l’Ouest. À mesure que la réalité de l’Holocauste devint largement connue à la fin de la guerre, beaucoup d’anciens membres de la Wehrmacht répandirent l’idée qu’elle n’était pas ternie par les crimes prétendument commis exclusivement par les SS et les autres groupements politisés dont aucun n’était membre de la Wehrmacht. Bien que le Tribunal de Nuremberg ait condamné le chef de l’OKW Wilhelm Keitel et le chef d’état-major Alfred Jodl pour avoir commis des crimes de guerre, il ne jugea pas que la Wehrmacht était une organisation criminelle à l’instar d’organisations du parti comme la SS. Beaucoup d’Allemands ont considéré cela comme une exonération de la Wehrmacht. Au sein des historiens allemands, la profonde implication de la Wehrmacht dans la perpétration de crimes de guerre, en particulier sur le front de l’Est, est devenu un fait historique largement accepté à la fin des années 1970 et au cours des années 1980.

Militaires célèbres

- Hermann Balck
- Fritz Bayerlein
- Ludwig Beck
- Günther Blumentritt
- Erich Brandenberger
- Karl Dönitz
- Nikolaus von Falkenhorst
- Werner von Fritsch
- Anton Grasser
- Heinz Guderian
- Alfred von Hubicki
- Alfred Jodl
- Wilhelm Keitel
- Albert Kesselring
- Hans Günther von Kluge
- Walter Krüger
- Heinrich von Lüttwitz
- Erich von Manstein
- Hasso von Manteuffel
- Ludwig Müller
- Friedrich Olbricht
- Friedrich Paulus
- Erwin Rommel
- Gerd von Rundstedt
- Hans Spiedel
- Claus Schenk von Stauffenberg
- Gustav von Wietersheim
- Hermann Wilck
- Erwin von Witzleben

Voir aussi

Références

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Sujets connexes
Albert Kesselring   Alfred Jodl   Allgemeine-SS   Anton Grasser   Armée allemande   Bataille de Stalingrad   Blitzkrieg   Bundeswehr   Claus Schenk von Stauffenberg   Commissaire politique   Complexe militaro-industriel allemand   Complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler   Conscription   Coup d'État   Einsatzgruppen   Erich von Manstein   Erwin Rommel   Erwin von Witzleben   Flak   Friedrich Olbricht   Friedrich Paulus   Fritz Bayerlein   Gerd von Rundstedt   Guérilla   Günther Blumentritt   Hasso von Manteuffel   Heer   Heinrich Himmler   Heinz Guderian   Hermann Balck   Hindenburg   Holocauste   Japonais   Juifs   Karl Dönitz   Kriegsmarine   Ludwig Beck   Luftwaffe   Malgré-nous   Maschinengewehr 34   Nazisme   Nikolaus von Falkenhorst   Oberkommando der Wehrmacht   Procès de Nuremberg   Propagande   Reichswehr   Schutzstaffel   Seconde Guerre mondiale   Ville ouverte   Waffen-SS   Werner von Fritsch   Wilhelm Keitel  
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