Juste parmi les Nations

Infos
« Juste parmi les Nations » (en hébreu : חסידי אומות העולם, Hasidei Ummot Ha-Olam) est une expression du judaïsme traditionnel tirée du Talmud (traité Baba Batra, 15 b). En 1953, l'assemblée législative de l'État d'Israël (la Knesset), en même temps qu'elle créait le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem consacré aux victimes de la Shoah, décida d'honorer « les Justes parmi les Nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver d
Juste parmi les Nations

« Juste parmi les Nations » (en hébreu : חסידי אומות העולם, Hasidei Ummot Ha-Olam) est une expression du judaïsme traditionnel tirée du Talmud (traité Baba Batra, 15 b). En 1953, l'assemblée législative de l'État d'Israël (la Knesset), en même temps qu'elle créait le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem consacré aux victimes de la Shoah, décida d'honorer « les Justes parmi les Nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs ». Le titre de Juste est décerné au nom de l'État d'Israël par le Mémorial de Yad Vashem. Au , Justes parmi les Nations de 41 pays ont été honorés. Yad Vashem à Jérusalem

La notion de « Juste parmi les Nations » dans la tradition judaïque

Dans la tradition du judaïsme, la plupart des préceptes et obligations contenus dans la Torah ou dans ses commentaires s'imposent seulement aux Juifs, supposés les avoir hérités de leurs ancêtres qui furent volontaires pour cette charge. Ces obligations sont détaillées dans les 613 commandements (mitzvot) du judaïsme orthodoxe. Les non-Juifs ont à suivre des principes éthiques moins détaillés. Au sens large, tout non-Juif qui observe les « Sept commandements » est reconnu en tant que Gentil et est assuré d'une récompense divine. Par exemple, dans les écritures juives, Job représente parfaitement ce type de personne tout comme Melchisédech, tous deux des Gentils. D'après la HalakhaTalmud de Babylone, traité Sanhédrin 56b, les sept catégories d'obligations divines incombant aux non-Juifs sont :
- Reconnaît un seul Dieu ;
- Ne blasphème pas contre Lui ;
- Supporte la création de cours de Justice dans la société qui garantissent la moralité publique ;
- Proscrit le meurtre ;
- Proscrit le vol ;
- Répudie l'immoralité et les conduites sexuelles perverses qui détruisent le lien familial ;
- Proscrit la consommation d'animaux vivants. D'autres normes sont considérées par les rabbins comme importantes mais seules ces Sept Lois, supposées avoir été édictées au temps de Noé par Dieu pour toute l'Humanité, sont impératives. D'après l'enseignement rabbinique, les sociétés qui s'écartent délibérément de ces prescriptions ne survivront pas comme le montre l'épisode biblique de Sodome et Gomorrhe. Chaque société n'est ainsi maintenue par Dieu que pour le Bien des « Justes » vivant en son sein. où il est fait référence à de rares « Justes » qui prient l'Éternel. L'usage du terme devient d'un emploi plus fréquent dans la littérature médiévale où sont désignés ainsi tous ceux qui font preuve de bienveillance à l'égard des Juifs. Le Zohar qualifie ainsi tout non-Juif qui se comporte avec justiceDictionnaire encyclopédique du Judaïsme, le Cerf/Robert Laffont, 1996..

Controverse

Selon l'enseignement rabbinique, les chrétiens de toutes catégories n'ont pas le droit d'être appelés Justes parmi les nations car ils font partie de la catégorie minim. Or, le Talmud est bien clair là-dessus : les minim sont coupables d'idolâtrie et de ce fait, ils ne peuvent pas respecter les lois noahides qui sont exigées aux autres goys. Les idoles que les autorités rabbiniques reprochent aux chrétiens sont la croix et la doctrine de la Trinité.

La création du titre de Juste parmi les Nations

Le processus de création dans l'ordre juridique israélien

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1950, prend corps en Israël la volonté de commémorer les martyrs de la Shoah. En , le gouvernement israélien dépose à la Knesset un « projet de loi sur la commémoration des martyrs et des héros - Yad Vashem ». C'est lors de débats par un amendement au projet qu'est ajouté une référence aux « Justes parmi les Nations », non-Juifs qui ont risqué leur vie pour venir en aide à des Juifs. la notion de Juste entre dans le champ légal et politique par la loi du , au dernier alinéa de l'article I fixant les thèmes d'action du mémorial. Mais ce n'est qu'à partir de 1963, comme une des conséquences du procès d'Adolf Eichmann à Jérusalem qui entend faire la lumière sur les comportements pendant la guerre et distingue entre les attitudes des différents pays, institutions et communautés ceux qui ont agi pour sauver des Juifs, que Yad Vashem enclenche une politique active d'identification de ces « Justes »La création du Titre de Juste parmi les Nations 1953-1963, Sarah Gensburger, Bulletin du centre de recherche français de Jérusalem, n°15, 2004 Ed. du CNRS.

La signification politique de cet hommage

Yad Vashem estime que l'hommage rendu aux Justes parmi les Nations revêt une signification éducative et moralehttp://www.yadvashem-france.org/ :
- Israël a l'obligation éthique de reconnaître, d'honorer et de saluer, au nom du peuple juif, les non-Juifs qui, malgré les grands risques encourus pour eux-mêmes et pour leurs proches, ont aidé des Juifs à un moment où ils en avaient le plus besoin.
- Les actes des Justes prouvent qu'il était possible d'apporter une aide. L'argument selon lequel l'appareil terroriste nazi paralysait les initiatives contraires à la politique officielle est démenti par l'action de milliers de personnes de tous les milieux qui ont aidé les Juifs à échapper à la Solution finale.

Octroi de la distinction

Critères de choix

Depuis 1963, une commission présidée par un Juge de la Cour suprême d'Israël a été créée pour décerner le titre de « Juste parmi les Nations ». La commission respecte des critères précis et s'appuie sur une documentation méthodique reposant principalement sur les témoignages directs. Les dossiers permettant d’établir la reconnaissance d'un Juste doivent établir, avec plusieurs témoignages concordants, des faits probants tels que :
- le fait d'avoir apporté une aide dans des situations où les Juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
- le fait d'avoir été conscient qu'en apportant cette aide, le sauveteur risquait sa vie, sa sécurité ou sa liberté personnelle, les nazis considérant l'assistance aux Juifs comme un crime.
- le fait de n’avoir recherché aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportéehttp://www1.yadvashem.org/righteous/index_righteous.html.

Conséquences de ce choix

Une personne reconnue comme un « Juste » se voit octroyer une médaille à son nom, un certificat officiel et son nom est gravé sur le Mur d'Honneur dans le Jardin des Justes à Yad Vashem. Cette inscription remplace la plantation d'un arbre faute de place dans le mémorial. Ces symboles sont remis au « Juste » ou à ses représentants lors de cérémonies publiques. Un Juste reçoit un versement mensuel au niveau du salaire moyen d'Israël. Diverses aides sanitaires et sociales lui sont accordé ainsi qu'à son époux(se). Le « Juste » qui est en difficulté - où qu'il réside - sera aidé par La « Fondation juive pour les Justes », établie à New York (États-Unis) créée à cet effet. Le Fond Anne Frank, établi à Bâle (Suisse) prend en charge les frais médicaux. Les « Justes » établis en Israël (57 personnes et leurs familles) reçoivent une pension d'Étathttp://www1.yadvashem.org/righteous/index_righteous.html. Les lois de Yad Vashem autorisent : : « à conférer la citoyenneté honoraire aux Justes parmi les Nations et s'ils ont disparu, la citoyenneté commémorative de l'État d'Israël en reconnaissance de leurs actions ». À ce jour, plus de personnes, incluant les membres de la famille qui ont partagé les risques du sauvetage des Juifs, ont été reconnus Justes, représentant plus de actions de secours authentifiées. La politique de Yad Vashem est de poursuivre ce programme tant que des demandes de reconnaissance étayées par des preuves lui seront transmises.

Un hommage exemplaire qui ne distingue pas tous ceux qui ont agi

L'octroi de cette distinction doit honorer des actions incontestables, prouvées, largement individuelles à quelques exceptions comme le village français du Chambon-sur-Lignon, le réseau polonais Żegota ou la Résistance danoise. La difficulté de trouver des témoignages directs ou le caractère diffus de certaines actions réduisent le nombre des « Justes » identifiablesPhilippe Joutard, « Les Justes entrent au Panthéon », L'Histoire, Février 2007.. Comme le précise le site de la section française de Yad Vashem, le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. De plus, de nombreuses actions ont été effectuées par des réseaux très variés, des actions successives de faible portée menées par de nombreuses personnes, assistées par une très large « complicité passive ».

Les Justes en France

Comme dans d'autres pays européens, la France a connu des actions visant à aider les Juifs, certaines actives, d'autres traduisant une capacité diffuse et assez répandue de « désobéissance civile » chez les Français. La diversité des actions de sauvetage, en zone libre comme en zone occupée, la propension des laïcs et des religieux à ne pas exécuter les lois du Régime de Vichy et les exigences des autorités allemandes, la relativité de l'application des décisions gouvernementales sont révélatrices de cette attitude qui a débuté dès 1940, soit avant les rafles de l'été 1942. Désobéir, c'était, à certains moments, prendre des risques pour ne pas collaborer et pour tenter de sauver autrui. Il est clair qu'en France, par exemple, bien plus de personnes formellement identifiés par Yad Vashem ont dû agir puisque plus des trois quart des Juifs qui y résidaient furent sauvés de la déportation. En , il y avait en France environ Juifs se répartissant ainsi : Français depuis plusieurs générations, naturalisés Français et étrangers et apatrides. À ceux-ci s'ajoutèrent en près de réfugiés Juifs de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg qui avaient fui sous le choc de l'invasion allemande. furent déportés et reviendront des campsIntroduction de Lucien Lazare au Dictionnaire des Justes de France..

Les « Justes de France »

La notion de « Justes de France » apparaît dans une proposition de loi de Jean Le Garrec (groupe socialiste), déposée le et qui n'aboutira pas. Était prévu la création d'un titre de « Juste de France » témoignant d'actions accomplies durant la période du Régime de Vichy pour recueillir, protéger ou défendre des personnes menacées de l'un des crimes définis par les articles 211-1 à 213-5 du code pénal français (génocide, crime contre l'humanité). Le titre de « Juste de France » aurait été décerné par une commission nationale créée à cet effet et qui aurait vérifié que les personnes concernées répondaient aux conditions fixées par le texte (avoir procuré, au risque conscient de sa vie ou de son intégrité corporelle, spontanément et sans espoir de contrepartie, une aide véritable à une personne se trouvant en situation de danger ou de péril immédiat). En 2000, une nouvelle proposition de loi, adoptée à l'unanimité par les députés, instaure une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes de France » mais abandonne la création d'un titre de « Juste de France » décerné par la République française. Sont donc désignées ainsi les personnes ayant reçu le titre de « Juste parmi les Nations », délivré par la commission israélienne de Yad Vashem aux protecteurs des seuls Juifs (et non à ceux des autres victimes de persécutions raciales, comme les Tsiganes) et qui ont agi en France.

Hommage aux « Justes parmi les nations » de France

Fronton du Panthéon par David d'Angers Un monument des Justes parmi les Nations de France a été inauguré par le Président de la République française, Jacques Chirac le 2 novembre 1997 dans la clairière de la fôret domaniale du Château de Ripaille, sur la Commune de Thonon-les-Bains en Haute-Savoie. Le , Jacques Chirac et Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, ont inauguré une inscription dans la crypte du Panthéon de Paris en présence de nombreuses personnalités dont le prix Nobel de la paix Elie Wiesel. Il s'agit de rendre hommage aux « Justes de France » et aux héros anonymes qui ont sauvés des milliers de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce titre a été décerné à cette date à Français dont 240 sont encore en vie. Plusieurs dossiers sont en cours d'instruction. À cette occasion, le Président de la République prononce un discours rappelant le refus de l'indifférence et de l'aveuglement face à l'attitude haineuse et revancharde du Régime de Vichydossier de presse du Ministère de la Culture consultable sur http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/index-justes2007.htm. Cette date du 18 janvier n'a pas été choisie au hasard. Elle correspond à l'anniversaire de l'entrée des troupes soviétiques dans le camp d'Auschwitz. On peut lire sur la plaque le texte suivant : Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre. Nommés "Justes parmi les nations" ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d'humanité. Cette cérémonie fait suite à la déclaration du au Vélodrome d'Hiver dans laquelle le Président Chirac disait: « La folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français », le 16 juillet 1995 reconnaissant ainsi le rôle de l'administration française dans la déportation des Juifs en France. La cérémonie suivait aussi l'instauration en 2000 de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France le 16 juillet de chaque annéeSite officiel de l'Elysée sur .

Le Mémorial de la Shoah à Paris

Le Mémorial de la Shoah a ouvert ses portes le , en plein cœur du quartier du Marais à Paris, sur le site du Mémorial du martyr Juif inconnu. Cette institution prend la suite du CDJC (Centre de documentation juive contemporaine, créé dans la clandestinité à Grenoble par Isaac Schneersohn en avril 1943) et du Mémorial du martyr juif inconnu (inauguré le 30 octobre 1956), à la suite de la fusion de ces deux institutions décidée en 1997. Le Mémorial est situé au 17 rue Geoffroy l’Asnier, à Paris dans le IVe arrondissement. Le Mémorial de la Shoah, auquel la Fondation pour la mémoire de la Shoah apporte un soutien financier permanent, a réalisé une « Allée des Justes » avec les noms des Justes de France, à proximité du Mur des Noms où sont gravés les noms des Juifs déportés de France. Ce « Mur des Justes », ainsi que l'exposition réalisée à cette occasion, ont été inaugurés le .

Quelques noms connus

Parmi les Justes honorés en France, différents groupes sont mis en exergue. Un dictionnaire des Justes de France, comportant plus de noms, a été publié en 2003Lucien Lazare, « Dictionnaire des Justes de France », éditions Fayard, 2003.. L'analyse de ces noms montre une très grande diversité des conditions sociales et des métiers mais avec une prédominance notable de femmes (60 % des occurrences). Le mémorial des Justes parmi les nations, dans le parc Raoul Wallenberg (Budapest), sur lequel sont inscrits les noms de Justes. À travers l'Europe, quelques-uns des « Justes » plus connus montrent également qu'ils relèvent d'origine et de condition très diverses : ; Communautés ou réseaux :
- le village de Justes : Le Chambon-sur-Lignon dont la population de habitants a été honorée collectivement pour avoir sauvé entre trois et cinq mille Juifs ;
- Żegota était le nom de code de la Commission d'Aide aux Juifs (Rada Pomocy Żydom), une organisation clandestine en Pologne entre 1942 et 1945. Żegota sauva environ Juifs polonais et délivra plus de fausses identités et documents pour dissimuler les Juifs dans la population. Elle opérait dans la Résistance intérieure sous la tutelle du gouvernement polonais en exil ;
- la résistance danoise qui, en 1943, met à l'abri en Suède l'ensemble de la communauté présente au Danemark. ; Diplomates :
- Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal qui délivra des visas à Bordeaux, sauvant près de personnes ;
- Varian Fry qui, depuis Marseille, aida plus de Juifs et militants anti-nazis (en particulier des intellectuels) à s'enfuir vers les États-Unis ;
- Sugihara Chiune, consul du Japon en Lituanie en 1940, qui délivra des milliers de visas à des Juifs qui purent ensuite traverser l'Union soviétique et sauver leur vie ;
- Raoul Wallenberg, diplomate suédois qui a sauvé entre et personnes à Budapest. ; Personnalités politiques :
- Paul Ramadier, président du Conseil français (1947), et sa femme Marguerite ;
- Olivier de Pierrebourg, député de la Creuse (1951-1973) ;
- Władysław Bartoszewski, résistant, opposant au communisme, ministre et sénateur polonais ;
- Vytautas Landsbergis, père de son homonyme, le premier président de la Lituanie après la dislocation du bloc soviétique. ; Religieux :
- le père Pierre Chaillet, fondateur des Cahiers du Témoignage chrétien ;
- le pasteur André Trocmé, fondateur du Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon ;
- le Père Marie-Benoît, surnommé Le père des Juifs qui protégea des milliers de Juifs à Marseille, Nice puis Rome.
- le prêtre Théomir Devaux, résistant et protecteur de Juifs dans la Sarthe. ; Chefs d'entreprises, enseignants et des individualités :
- Oskar Schindler, chef d'entreprise allemand, et son épouse Emilie qui ont sauvé plus de personnes en les faisant travailler dans sa fabrique d'émail et de munitions située alors en Pologne (actuellement en République tchèque) ;
- André Romanet, instituteur à Salles-Arbuissonnas-en-BeaujolaisUn instituteur de Salles : André Romanet - Article sur le site officiel de Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais Le Juste et ses enfants - Article paru dans L'Humanité du 27 septembre 1997  ;
- Giorgio Perlasca, homme d'affaire italien bloqué à Budapest, qui sauva personnes en se faisant passer pour le consul d'Espagne ;
- Irena Sendlerowa qui a contribué à sauver enfants du ghetto de Varsovie ;
- la Comtesse Erszébet Maria Luiza Antoinetta Szapari, née le 2 juin 1902 à Budapest (Hongrie) et décédée le 26 mai 1980 à Lausanne (Suisse). Le certificat d'honneur de Yad Vashem lui a été décerné à titre posthume le 12 novembre 1998 pour avoir sauvé des Juifs avec la Commission hungaro-polonaise des réfugiés fondée en 1940. Elle était l'amie intime de Katalin Andrássy femme de l'ancien président de la République de Hongrie Mihály Károlyi;;
- pharmacien polonais a activement aidé les juifs du ghetto de Cracovie. Sa pharmacie s'était retrouvée en plein milieu du ghetto, il a été le seul non juif à rester dans le ghetto et à tenir ouverte sa pharmacie jusqu'au jour de la liquidation. Tadeusz Pankiewicz a relaté sa terrible expérience dans un livre (La pharmacie du ghetto de Cracovie). La pharmacie abrite aujourd'hui le musée du ghetto dans le quartier de Podgórze à Cracovie;;
-Hermann Friedrich Graebe ingénieur allemand en poste en Ukraine est le témoin d'un massacre de masse perpétré contre des juifs à Dubno. Il devient un farouche défenseur et sauve de très nombreux juifs. Il émigre aux États-Unis après la guerre et soutiendra la cause des juifs jusqu'à sa mort.

Les Justes par pays

Au , les Justes parmi les Nations sont . Les pays recensant moins de 100 Justes sont : l'Autriche (85), la Moldavie (73), l'Albanie (63), la Roumanie (53), la Suisse (38), la Bosnie-Herzégovine (35), la Norvège (41), le Danemark (21)Sur leur demande, les membres du Danish Underground qui participèrent au sauvetage des Juifs danois avec l'appui de la population sont comptabilisés pour une seule personne., la Bulgarie (17), le Royaume-Uni (13), la République de Macédoine (10), l'Arménie (10), la Suède (9), la Slovénie (6), l'Espagne (3), l'Estonie (3), les États-Unis (3), le Brésil (2), la Chine (2), le Chili (1), le Japon (1), le Luxembourg (1), le Portugal (1), la Turquie (1), la Tunisie (1) et la Géorgie (1).

Voir aussi

Les Justes dans les arts

- Au revoir les enfants, film de Louis Malle, sorti en 1987.
- La Liste de Schindler, film de Steven Spielberg, (1993).
- La Colline aux mille enfants, téléfilm français réalisé par Jean-Louis Lorenzi diffusé en 1994.
- Monsieur Batignole, film de Gérard Jugnot, (2002).
- Perlasca, téléfilm italien (Alberto Negrin), diffusé en janvier 2002 sur la RAI

Bibliographie

- Dictionnaires des Justes de France, Lucien Lazare, Éd. Fayard, 2003, 500 pages, .
- Sarah Gensburger, La création du Titre de Juste parmi les Nations 1953-1963, Bulletin du centre de recherche français de Jérusalem, n°15, 2004, Éd. du CNRS
- Sarah Gensburger, , article de 2002 dans la Revue française de science politique
- Martin Gilbert, Les Justes, Les Héros méconnus de la Shoah, Calmann-Lévy, 2004, 530 pages, .
- Philippe Boegner, « Ici, on a aimé les Juifs », J.-C. Lattès, 1982, sur Le Chambon-sur-Lignon.
- Peter Duffy, Les Frères Bielski ed. Belfond, 2004, : Biographie de ces frères qui sauvèrent Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui, Juifs eux-mêmes, ne sont pas considérés comme Justes.
- Limore Yagil, Chrétiens et juifs sous Vichy (1940-1944). Sauvetage et désobéissance civile Cerf-Histoire 2005, 765 p. .
- Les Justes de France, 2006, publié par le .
- David P. Gushee, Righteous Gentiles of the Holocaust: Genocide and Moral Obligation, Paragon House Publishers,
- Ellen Land-Weber, To Save a Life: Stories of Holocaust Rescue, University of Illinois Press,
- Mordecai Paldiel, The Path of the Righteous: Gentile Rescuers of Jews During the Holocaust, KTAV Publishing House, Inc.,
- Nechama Tec, When Light Pierced the Darkness: Christian Rescue of Jews in Nazi-Occupied Poland, Oxford University Press,
- Irene et Werblowski Tomaszewski, Tecia, Zegota: The Council to Aid Jews in Occupied Poland 1942-1945, Price-Patterson, ===
Sujets connexes
Adolf Eichmann   Albanie   Allemagne   André Trocmé   Anne Frank   Années 1950   Antisémitisme   Apatride   Aristides de Sousa Mendes   Arménie   Au revoir les enfants   Auschwitz   Autriche   Belgique   Biélorussie   Bordeaux   Bosnie-Herzégovine   Brésil   Budapest   Bulgarie   Bâle   Camp de concentration   Chili   Château de Ripaille   Code pénal (France)   Communisme   Cour suprême d'Israël   Cracovie   Creuse (département)   Crime contre l'humanité   Croatie   Danemark   Dieu   Déportation   Elie Wiesel   Emilie Schindler   Espagne   Estonie   Europe   France   Gentils   Ghetto de Varsovie   Gomorrhe   Grenoble   Grèce   Génocide   Géorgie (pays)   Gérard Jugnot   Halakha   Hongrie   Humanité   Hébreu   Irena Sendlerowa   Israël   Italie   Jacques Chirac   Japon   Jean Le Garrec   Job (Bible)   Judaïsme   Judaïsme orthodoxe   Jérusalem   Knesset   L'Histoire   La Colline aux mille enfants   La Liste de Schindler   Lausanne   Le Chambon-sur-Lignon   Le Marais (quartier parisien)   Lettonie   Littérature médiévale   Lituanie   Lois noahides   Louis Malle   Luxembourg (pays)   Marseille   Martyr   Melchisédech   Midrash   Minim   Moldavie   Monsieur Batignole   Munition   Mémorial de Yad Vashem   Mémorial de la Shoah   Nazisme   New York   Nice   Norvège   Noé (patriarche)   Olivier de Pierrebourg   Oskar Schindler   Panthéon de Paris   Paris   Paul Ramadier   Pays-Bas   Pologne   Portugal   Prix Nobel de la paix   Président de la République française   Président du Conseil   Père Marie-Benoît   Rabbin   Racisme   Raoul Wallenberg   Rome   Roumanie   Royaume-Uni   Rroms   Russie   Régime de Vichy   République populaire de Chine   République tchèque   Résistance (politique)   Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais   Sanhédrin (traité)   Sarah Gensburger   Seconde Guerre mondiale   Sefer Ha Zohar   Serbie   Shoah   Simone Veil   Slovaquie   Slovénie   Sodome   Steven Spielberg   Sugihara Chiune   Suisse   Suède   Talmud   Talmud de Babylone   Thonon-les-Bains   Théomir Devaux   Torah   Troisième Reich   Tunisie   Turquie   Ukraine   Union des républiques socialistes soviétiques   Varian Fry   Vytautas Landsbergis   Vélodrome d'Hiver   Zone libre   Zone occupée  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^