Forces spéciales

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Navy SEAL en janvier 2002 en AfghanistanLe terme de forces spéciales (FS) ou Special Forces (SF), selon la définition de l'OTAN, s’applique uniquement aux unités spécifiquement formées, instruites et entraînées pour mener un éventail de missions particulières, allant des opérations spéciales dans le cadre d’un conflit classique à celles relevant de la guerre non-conventionnelle.
Forces spéciales

Navy SEAL en janvier 2002 en AfghanistanLe terme de forces spéciales (FS) ou Special Forces (SF), selon la définition de l'OTAN, s’applique uniquement aux unités spécifiquement formées, instruites et entraînées pour mener un éventail de missions particulières, allant des opérations spéciales dans le cadre d’un conflit classique à celles relevant de la guerre non-conventionnelle.

Définition

Spetsnaz soviétique en Afghanistan en 1988 Forces spéciales de la république populaire de Chine La définition de forces spéciales s’applique aux unités en mesure de mener, de façon autonome, des opérations d’une durée pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines, dans un contexte hautement hostile. Agissant avec un effectif réduit contre des adversaires nettement plus nombreux, elles font appel à toutes sortes de techniques et tactiques particulières dans le but d’exploiter les points faibles de l’ennemi et d’en tirer un avantage décisif. En temps de paix, elles doivent permettre au pouvoir politique le règlement de situations de crise qui ne peuvent trouver de solutions par la voie diplomatique ou par des actions militaires classiques. En temps de guerre, leur emploi doit s’inscrire dans un cadre stratégique pour apporter une contribution majeure à la victoire. Les interventions menées par des forces spéciales au cours de ces dernières décennies permettent de distinguer plusieurs types de missions spécifiques : recherche et transmissions de renseignements; libérations d’otages, de prisonniers et évacuation de ressortissants nationaux; neutralisation d’objectifs vitaux pour l’adversaire; préparation de sites et accueil d’unités conventionnelles dans le cadre d’interventions extérieures; contrôle avancé et guidage d’aéronefs pour des opérations aéroportées ou des frappes aériennes; opérations psychologiques (PSYOPS); protection de personnalités (VIP) ou de sites sensibles à l’étranger; formation, assistance et encadrement de mouvements ou pays amis pour la conduite d’opérations militaires, d’action de guérilla ou de contre-guérilla. Ces missions peuvent être réalisées en liaison avec une force nationale ou alliée, ou bien encore de façon autonome sur les arrières de l’adversaire. Avant toute chose, les forces spéciales sont des unités destinées à opérer dans un contexte stratégique pour mener des opérations à haute signification politique ou contre des objectifs d’intérêt majeur. Par leur nature même, il n’est pas concevable qu’elles soient utilisées pour des actions défensives. Leur contrôle opérationnel est en principe confié aux plus hautes autorités militaires compte tenu de la nature de leur mission. Une autorité d’emploi de haut niveau et une chaîne de commandement très courte sont nécessaires, en effet, pour assurer la rapidité de leur mise en action. Sur le plan opérationnel, elles doivent être en mesure d’agir de façon autonome en milieu hostile, même pour une longue période. Cette autonomie s’applique non seulement à tous les domaines de l’exécution de la mission, mais également à ceux de sa planification et de la préparation. La particularité de ces unités de combat est aussi d’intervenir en très petit nombre, notamment grâce à leur haut niveau de formation et d’entraînement, à la qualité des équipements utilisés et à la diversité des moyens et techniques d’infiltration et d’exfiltration employés. C’est ce petit nombre qui assure leur rapport coût-efficacité exceptionnel et qui les différencie des forces dites conventionnelles, qu’il s’agisse d’unités d’élites ou de troupes spécialisées (c’est ce que certains appellent coefficient de forces ou démultiplicateur de forces).

Opérations spéciales et opérations clandestines

Les missions des forces spéciales excluent, en principe, les opérations clandestines qui revêtent souvent un caractère illégal. Ces dernières sont menées pour l’essentiel par la branche « action » des services secrets, qui ne sont pas à proprement parler des forces spéciales même si certaines caractéristiques (sélections très difficiles, formation pointue, etc.) créent des points communs entre ces deux types d'unités. Dans certains pays, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, les forces spéciales peuvent être engagées pour des opérations clandestines. En Europe continentale, en revanche, les forces spéciales ne peuvent pas être engagées de cette manière et opèrent toujours en uniforme et sont protégées par les conventions de Genève. A mi-chemin entre ces deux possibilités, il est possible d'envisager des opérations combinées.

Forces spéciales policières

Les opérations de police judiciaire sont réservés en priorité aux groupes spécialisés des forces de police, ou de gendarmerie, sauf cas particuliers. La plupart des forces spéciales, comme le Special Air Service britannique, la Delta Force ou les SEAL américains, est formée aux opérations antiterroristes, mais prioritairement pour des opérations à l'étranger. La possibilité pour ces unités d'intervenir sur le territoire national dépend des pays : au Royaume-Uni, le Special Air Service est chargé des missions de contre-terrorisme intérieur, alors qu'aux USA les forces armées ne peuvent intervenir sur le territoire qu'à titre exceptionnel. Les forces de polices ont également des unités spécialisées dont les caractéristiques générales présentent des similitudes avec les forces spéciales militaires, et peuvent être considérés comme des forces spéciales de police ou de gendarmerie. De plus, certaines ont un statut militaire (gendarmerie, carabiniers), et la possibilité d'être envoyées à l'étranger (protection de diplomates) et même parfois sont intégrées aux commandements d'opérations spéciales nationaux. Citons notamment les groupes antiterroristes GSG-9 allemand, le GIGN ou le RAID français, l’ESI belge, le HRT du FBI et autres groupes SWAT.

Forces spéciales et forces d’élite

Ces missions s’inscrivent dans un cadre essentiellement stratégique. De nombreuses unités d’élite, aéroportées ou à vocation particulière telles que la 11e brigade parachutiste et la Légion étrangère françaises, le corps des Marines et les unités aéroportées américaines (82 et 101 divisions aéroportées et 173 brigade aéroportée), le Parachute Regiment et les Royal Marines britanniques, la brigade parachutiste Folgore et le régiment San Marco Italien ou bien encore les divisions aéroportées de la Garde russe ne sont pas considérées comme unités de forces spéciales suivant la définition OTAN. Même si, dans certains cas, elle intègre une composante pouvant mener des opérations spéciales limitées. Il arrive que ces unités, en mesure de conduire un éventail de missions très étendu, allant du combat en terrain accidenté ou en zone urbaine aux raids commandos ou d’action directe dans la profondeur du dispositif adverse, soient appelés à tort forces spéciales ou forces d'opérations spéciales. Ceci dit, certaines unités aéroportées ou d’infanterie de marine peuvent, à l’occasion, se voir attribuer des missions particulières relevant, par certains côtés, des opérations spéciales ou de guerre non-conventionnelle (reconnaissance derrière les lignes adverses, action de guérilla, sabotage et destruction, etc.) Dans de nombreuses armées, ce sont bien souvent, faute de mieux, les parachutistes et les fusiliers marins qui sont en charge de ces missions.

Forces spéciales dans le monde

nageurs de combat du commando Hubert de la Marine nationale :
- KSK :
- Le « Special Forces Group » :
- La JTF2 (Joint Task Force 2, ou Deuxième Force opérationnelle interarmées - FOI2 en français)
- Le Régiment des opérations spéciales du Canada (depuis 2006)
- Commando du Régiment Aéroporté du Canada ( jusqu'en 1993) : La plupart des forces spéciales américaines sont sous le commandement du US Special Operations Command (USSOCOM), qui dispose de plusieurs milliers d'hommes de diverses unités, comme les Special Forces et les SEAL. Certaines forces spéciales ne sont pas sous les ordres de l'USSOCOM, notamment les unités de reconnaissance de l'US Marine Corps (Force Reconnaissance companies et Recon batallions), mais d'autres unités de l'USMC, celles de MARSOC (United States Marine Corps Special Operations Command) sont sous l'autorité du USSOCOM. : La plupart des forces spéciales françaises sont rattaché au Commandement des opérations spéciales.
- Les Chuteurs opérationnels
-Commandos marine, dont le Commando Hubert
-Commando parachutiste de l' Air n°10
-Brigade des forces spéciales terre
-1er régiment parachutiste d'infanterie de marine
-13e régiment de dragons parachutistes
- Groupement des commandos parachutistes
-Détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS) :
- Kopassus :
- Force Qods :
-GROM :
-Commandos britanniques
-Special Air Service
-Special Boat Service :
-Spetsnaz :
-Singapore Armed Forces Commandos :
- Grenadiers (Isone) / FRAG (Formation de Reconnaissance de l'Armée et des Grenadiers) :
- Bordo Bereli (lien wiki en turc)

Voir aussi

- Liste des unités de forces spéciales ===
Sujets connexes
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