Affaire VA-OM

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L'affaire VA-OM est une affaire de corruption qui éclata lors du match de championnat de France de football remporté 1 à 0 le 20 mai 1993 par l'Olympique de Marseille sur le terrain de l'US Valenciennes-Anzin.
Affaire VA-OM

L'affaire VA-OM est une affaire de corruption qui éclata lors du match de championnat de France de football remporté 1 à 0 le 20 mai 1993 par l'Olympique de Marseille sur le terrain de l'US Valenciennes-Anzin.

Contexte

Depuis l'arrivée de Bernard Tapie à sa tête, l'Olympique de Marseille a remporté le championnat de France de football quatre fois d'affilée entre 1989 et 1992. L'OM est le club le plus admiré de France à cette époque grâce à un effectif et des résultats sportifs brillants, notamment de très bonnes performances en coupe d'Europe. Une semaine après le début de l'affaire, l'OM remporte d'ailleurs l'édition 1993 de la Ligue des champions face au Milan AC, puis son cinquième titre consécutif de champion de France.

Déroulement de l'affaire

Les révélations

Le 22 mai, le club nordiste révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur valenciennois Jacques Glassmann a en effet confié à son entraîneur Boro Primorac qu'un joueur de Marseille, qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale face au Milan.

Les premières conséquences

En juin, la Ligue nationale de football (LNF), alors présidée par Noël Le Graët, porte plainte contre X et Éric de Montgolfier, procureur de la République de Valenciennes, ouvre une information judiciaire. Jean-Pierre Bernès, directeur général de l'OM, Jean-Jacques Eydelie, Jorge Burruchaga, de même que Christophe Robert et son épouse sont mis en examen par le juge d’instruction Bernard Beffy après les aveux de Robert et la découverte de 250 000 francs (environ 38 000 euros) dissimulés au domicile de ses parents. Le 6 septembre, le comité exécutif de l'UEFA exclut l'OM, champion de France en titre, de l'édition 1993-1994 de la Ligue des champions. Le 22, la fédération française suspend l'attribution à l'OM du titre de champion de France pour la saison 1992-1993Canal+ a refusé le titre de champion pour le PSG car la chaîne cryptée ne voulait pas se fâcher avec ses abonnés de province. On lira sur cette affaire, Jean-François Pérès et Daniel Riolo, OM-PSG, PSG-OM. Les meilleurs ennemis, enquête sur une rivalité, Paris, Mango Sport, 2003, p.131-133 : « Dans cette affaire, le PSG va plutôt choisir l'« intérêt supérieur de Canal+ » et s'obstiner dans son refus. », ainsi que les licences de Jean-Pierre Bernès et des joueurs impliqués, Eydelie, Robert et Burruchaga. Le 11 février 1994, le président de l'OM Bernard Tapie est mis en examen pour corruption et subornation des témoins Boro Primorac et Jean-Jacques Eydelie. Le 22 avril l'Olympique de Marseille (second du championnat de D1 en 1993-1994) est rétrogradé en deuxième division par la FFF, qui retire sa licence de dirigeant à Bernard Tapie. Les démélés médiatiques et judiciaires de l'affaire ont notamment opposé Bernard Tapie au procureur Éric de Montgolfier.

Le procès

Le procès a lieu au tribunal correctionnel de Valenciennes à partir de mars 1995. Le verdict est rendu le 15 mai :
- Bernard Tapie est condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un ferme ;
- Jean-Pierre Bernès à deux ans avec sursis et 15 000 francs d’amende (environ 2 300 euros) ;
- Jean-Jacques Eydelie à un an avec sursis et 10 000 francs d’amende (environ 1 500 euros) ;
- Christophe Robert et Jorge Burruchaga à six mois avec sursis et 5 000 francs d’amende chacun (environ 750 euros) ;
- Marie-Christine Robert à trois mois avec sursis. Bernard Tapie fera appel. Devant la cour d'appel de Douai en novembre de la même année, il est condamné à deux ans de prison dont 16 mois avec sursis, 20 000 francs d'amende et trois ans d'inéligibilité. La justice établira que la motivation des Marseillais était essentiellement basée sur le désir de ne pas perdre de joueur sur blessure, et que Bernard Tapie n'en était pas l'acteur principal. Il fut condamné essentiellement du fait de la subornation de témoin manifeste.

Notes et références

Catégorie:Football en France Catégorie:Affaire Catégorie:Olympique de Marseille Catégorie:Sport à Valenciennes Catégorie:Affaire politico-financière française it:Affare VA-OM
Sujets connexes
Bernard Tapie   Blessure   Boro Primorac   Championnat de France de football   Championnat de France de football D1 1993-94   Championnat de France de football de ligue 2   Christophe Robert   Corruption   Douai   Fédération française de football   Jacques Glassmann   Jean-Jacques Eydelie   Jorge Burruchaga   Ligue de football professionnel   Ligue des Champions 1992-1993   Ligue des Champions de l'UEFA   Munich   Noël Le Graët   Olympique de Marseille   Subornation de témoin   Tribunal correctionnel   Union des associations européennes de football   Valenciennes   Valenciennes Football Club  
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