Michel de Ghelderode

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Michel de Ghelderode, pseudonyme d'Adhémar Adolphe Louis Martens, est un auteur dramatique, chroniqueur et épistolier belge d'origine flamande et d'expression française. Il est né à Ixelles le et mort à Schaerbeek le . Il est enterré au cimetière de Laeken. Auteur prolifique, il a écrit plus de soixante pièces de théâtre, une centaine de contes, de nombreux articles sur l'art et le folklore. Également auteur d'une impressionnante correspondance de
Michel de Ghelderode

Michel de Ghelderode, pseudonyme d'Adhémar Adolphe Louis Martens, est un auteur dramatique, chroniqueur et épistolier belge d'origine flamande et d'expression française. Il est né à Ixelles le et mort à Schaerbeek le . Il est enterré au cimetière de Laeken. Auteur prolifique, il a écrit plus de soixante pièces de théâtre, une centaine de contes, de nombreux articles sur l'art et le folklore. Également auteur d'une impressionnante correspondance de plus de lettres, il est le créateur d'un univers fantastique et inquiétant, souvent macabre, grotesque et cruel.

Biographie

Il est né dans une famille flamande de Bruxelles, mais toutes ses études seront faites en français, pour une raison de promotion sociale. De son père, employé aux Archives du Royaume, il gardera le goût pour l'histoire, particulièrement pour les époques du Moyen Âge, de la Renaissance et de l'Inquisition. Je me sens vraiment le contemporain de ces gens du Moyen Âge ou de la pré-Renaissance. Je sais d’eux comment ils vivent et connais chacune de leurs occupations. Je suis familier de leur cerveau et de leur cœur comme de leur logis et de leur boutique. De sa mère, il retiendra les légendes et histoires des petites gens racontées au coin du feu. Élevé dans un collège catholique de Bruxelles, l'Institut Saint-Louis, il vit dans une ambiance religieuse qui le terrifie et lorsqu'il perdra la foi en Dieu, à l'adolescence, il continuera à croire aux puissances du mal. Il écrit : On m'a trop menacé naguère, mes parents et les prêtres, et ma vie s'est édifiée sur la peur(…) Le prêtre clamait dans l'oratoire où l'on nous rassemblait le soir, pareils à des coupables. Et nous baissions le front. Un vent glacial nous frôlait la nuque et nous redoutions que la porte s'ouvrît et que quelqu'un d'invisible vînt appréhender l'un de nous. Ou encore : L'existence du diable est certaine, il suffit de regarder autour de soi. Dieu se manifeste rarement. Mais de son éducation religieuse, il retiendra les aspects rituels et magiques, théâtraux, pourrait-on dire, qui continueront à nourrir son œuvre et à le fasciner : Le « Merveilleux » de la Bible : Les épées fulgurantes de la gloire divine dans l'Ancien Testament - et l'élégie tragique de Jésus dans le Nouveau ! La « Magie » de la messe : l'encens, la musique, la prière, l'enveloppement des chants et des orgues ; les fêtes : Noël, Pâques…, les processions. Le Mystère de la Transsubstantiation, les splendeurs du martyrologe… Son père l'emmène à l'opéra, au théâtre de marionnettes, le Théâtre royal de Toone (dont il participera plus tard à la défense et pour lequel il écrira plusieurs pièces), il passe du temps aussi à parcourir la Foire du Midi. Les fastes de l'opéra, le caractère populaire des marionnettes et de la foire seront, avec l'histoire, des sources d'inspiration. Il effectue son service militaire de 1919 à 1921 et épouse civilement en 1924 Jeanne-Françoise Gérard rencontrée dans une librairie où il a travaillé comme commis. Ses premières pièces, écrites en français, seront jouées tout d'abord en traduction flamande par le Vlaamsche Volkstooneel, une compagnie à la fois populaire et d'avant-garde, avant qu'elles ne connaissent après la guerre un succès tel à Paris qu'on parle de Ghelderodite aiguë. Elles seront ensuite supplantées par d'autres pièces qui connaîtront alors le succès dans cette ville, celles de Beckett et de Ionesco. Mais il sera joué un peu partout dans le monde, à Bruxelles, Rome, Milan, Amsterdam, La Haye, Dublin, Cracovie, en Allemagne, Autriche, Angleterre, Espagne, Norvège, Danemark, Pologne, mais aussi sur d'autres continents, à New York, Chicago, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Bogota, Montréal, Tel-Aviv, et aussi au Japon.

Liste des œuvres

Les dates mentionnées sont celles de la rédaction des œuvres. ;Liste des œuvres théâtrales
- La Mort regarde à la fenêtre, 1918, inédit
- Piet Bouteille (ou Oude Piet), 1920
- Les Vieillards (ou Jeudi Saint), 1923
- Le Cavalier bizarre, 1920 ou 1924
- Le Miracle dans le faubourg, 1924, inédit
- Le Mystère de la Passion de Notre-Seigneur Jésus Christ, 1924, (marionnettes)
- Têtes de bois, 1924
- Duvelor ou la Farce du diable vieux, 1925, (marionnettes)
- La Farce de la Mort qui faillit trépasser, 1925
- La Mort du docteur Faust, 1925
- Don Juan ou les Amants chimériques, 1928
- Images de la vie de saint François d'Assise, 1926
- Le massacre des innocents, 1926, (marionnettes)
- Christophe Colomb, 1927
- Escurial, 1927 - Collection Babel N°3
- Vénus, 1927
- La Transfiguration dans le Cirque (ou Circus, ou Zirkous ou la Transfiguration dans un cirque), 1927
- Barabbas, 1928 - Collection Babel N°3
- Noyade des songes, 1928
- Un soir de pitié, 1928
- Trois acteurs, un drame..., 1928
- Pantagleize, 1929
- Atlantique, 1930
- Celui qui vendait de la corde de pendu, 1930
- Godelieve, 1930 (inédit)
- Le Ménage de Caroline, 1930
- Le Sommeil de la raison, 1930
- Le Club des menteurs (ou Le Club des mensonges), 1931
- La Couronne de fer-blanc, 1931
- Magie Rouge, 1931
- Le Voleur d'étoiles, 1931
- Le Chagrin d'Hamlet, 1932
- Vie publique de Pantagleize, 1932(?)
- Arc-en-ciel, 1933
- Les Aveugles, 1933
- Les Femmes au tombeau, 1933, (marionnettes)
- Le Siège d'Ostende, 1933
- Adrian et Jusemina, 1934
- La Balade du Grand Macabre, 1934
- Masques ostendais, 1934
- Petit drame, 1934
- Sire Halewyn, 1934
- Le Soleil se couche..., 1934
- Mademoiselle Jaïre, 1935
- Sortie de l'acteur, 1935
- D'un diable qui prêcha merveilles, 1936, (marionnettes)
- La Farce des ténébreux, 1936
- Hop Signor !, 1936
- Fastes d'Enfer, 1937
- La Pie sur le gibet, 1937
- L'École des bouffons, 1942
- Le Papegay triomphant, 1943
- Car ils ne savent ce qu'ils font, 1950
- Marie la Misérable, 1952, spectacle joué sur le parvis de l'église Saint-Lambert, à Woluwé-Saint-Lambert, dont la musique fut composée par Ernest-Bernardin Van Eeckhout. ;Contes
- La Halte catholique (recueil), 1922
- L'Homme sous l'uniforme (recueil), 1923
- Sortilèges (recueil), 1941 ;Divers
- L'Homme à la moustache d'or

Citations

Ghelderode, c'est le diamant qui ferme le collier de poètes que la Belgique porte autour du cou. Ce diamant noir jette des feux cruels et nobles. Ils ne blessent que les petites âmes. Ils éblouissent les autres. Avant Ghelderode, la scène était devenue tribune politique, chaire sorbonnante pour dialecticiens, vitrine aux mains de décorateurs, laboratoire pour faux psychiatres, mais les poètes l'avaient désertée. ==
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