Guerre du Golfe (1990-1991)

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La deuxième guerre du Golfe (la 1 guerre du golfe désignant généralement la guerre Iran-Irak), également appelée guerre du Koweït, est un conflit qui opposa l'Iraq à une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies entre 1990 et 1991. La victoire prévisible de la coalition entraîna la libération du Koweït, dont l'invasion en 1990 par les armées irakiennes avait provoqué le déclenchement du conflit. La coalition utilisa sa
Guerre du Golfe (1990-1991)

La deuxième guerre du Golfe (la 1 guerre du golfe désignant généralement la guerre Iran-Irak), également appelée guerre du Koweït, est un conflit qui opposa l'Iraq à une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies entre 1990 et 1991. La victoire prévisible de la coalition entraîna la libération du Koweït, dont l'invasion en 1990 par les armées irakiennes avait provoqué le déclenchement du conflit. La coalition utilisa sa suprématie aérienne pour détruire la structure militaire (et aussi largement industrielle) de l'Irak. Ensuite une attaque terrestre limitée à partir de l'Arabie saoudite pulvérisa les forces armées en face d'eux et les pertes très réduites par rapport aux prévisions de la coalition étaient dues à un quart par méprise. Operation Desert Storm

Causes du conflit

L’Irak très affaibli par la guerre Iran-Irak doit de grosses sommes d’argent à certains de ses voisins arabes notamment quinze milliards de dollars au Koweït, pays avec lequel l’Irak entretient de mauvaises relations depuis sa création en 1932 car il lui bouche la plus grande partie du golfe persique. En 1961 une première tentative du général Kassem échoua, depuis le pays est devenu une puissance économique grâce à son pétrole. L’Irak de Saddam Hussein voyant là une bonne manière de se réenrichir et de reprendre de l’influence après sa défaite face à son voisin, c’est aussi une bonne façon d’utiliser son armée qui lui coûte très cher.

Déroulement

Entrainement de forces britanniques, 6 janvier 1991 4 F-111 lors de la campagne aérienne de 1991 Forces Egyptiennes, Syriennes, Omanaines et Koweitiennes lors d'une revue le 8 mars 1991 aprés la victoire. Image de la défaite des forces iraquiennes On peut distinguer quatre phases :
- l'invasion du Koweït par l'Iraq à partir du 2 août 1990;
- les préparatifs militaires alliés au cours de l'automne 1990 (opération Desert Shield, Bouclier du désert);
- la guerre proprement dite (opération Desert Storm, Tempête du désert), en 3 parties :
- préparation aérienne (16 janvier-février 1991)
- offensive des 100 heures (fin février 1991)
- sabotage des puits de pétrole par les soldats irakiens (25-27 février 1991)
- l'après-guerre : printemps 1991, massacre des kurdes et des chiites que la coalition avait incité à se révolter contre Saddam.

Effectifs des belligérants

Effectifs et équipements de l'armée irakienne au Koweit et dans la région :
- hommes
- chars d'assaut T-72, T-62, T-55 (sur 4000)
- pièces d'artillerie (sur )
- véhicules blindés (sur )
- 240 avions de combat (sur 500) Effectifs de la coalition : hommes
- États-Unis : hommes
- Arabie saoudite : hommes
- Turquie : hommes (surveillance de la frontière, n'a pas participé au combat)
- Royaume-Uni : hommes
- Égypte : hommes (Corps expéditionnaire égyptien durant la 2eme guerre du Golfe)
- Émirats arabes unis : hommes
- Oman : hommes
- France : hommes (Opération Daguet)
- Syrie : hommes
- Koweït : hommes
- Bangladesh : hommes
- Canada : hommes (Opération Friction : 3 navires, 24 F/A-18, un Hôpital de campagne )
- Maroc : hommes (plus à Abû Dhabî)
- Nigeria : hommes
- Bahreïn : 400 hommes
- Pays-Bas : 200 hommes
- Honduras : 150 hommes

Conséquences

Pertes

prisonniers de guerre Irakiens a la fin de la guerre Le "brouillard de guerre" rend les estimations des pertes humaines irakiennes très approximatives.

Pertes militaires irakiennes

- morts selon la Coalition, morts et blessés selon l'Iraq, entre et morts et entre et blessés selon plusieurs experts. prisonniers de guerre annoncés à la fin du conflit, chiffre réévalué à dont blessés.
- 139 avions (plus 114 réfugiés en Iran), 8 hélicoptères, 74 bateaux, chars, 856 véhicules de transport, pièces d'artillerie.

Pertes militaires alliées

Au total, dans toute l'opération "Desert Storm", les pertes alliées au combat comprenaient 240 morts et 776 blessés, qu'il convient d'additionner avec les 138 soldats tués et blessés hors combat, dans divers accidents, depuis "Desert Shield" ; 41 militaires alliés étaient par ailleurs prisonniers des Irakiens.
- États-Unis : 148 morts, 458 blessés, 60 avions (34 abattus, 26 accidentés), 15 hélicoptères, 18 char M1 Abrams, 20 VCI Bradley, 1 piéce d'artillerie et deux navires (USS Tripoli et USS Princeton) mis hors de combat par des mines.
- Royaume-Uni : 6 morts, 6 blessés, 7 avions.
- Arabie saoudite : 18 morts, 20 blessés, 2 avions.
- Contingents Arabes : 13 morts, 43 blessés.
- France : 2 morts, 27 blessés.
- Italie : 1 avion.
- Sénégal : 8 blessés.

Pertes civiles

- Iraq : aucun chiffre officiel. à morts dont environ dans la guerre civile après le cessez-le-feu
- Koweït : morts durant le conflit, 625 disparus, 400 tués par engins explosifs en 1991 (durée estimée pour un déminage total : 20 ans), milliers de blessés.
- Jordanie : 14 morts, 26 blessés (chauffeurs de poids-lourds pris dans les bombardements alliés sur la route Amman-Bagdad)
- Israël : 2 morts et 304 blessés par tir de Scud Iraquien sur le pays qui est resté neutre, il faut rajouter 20 décès par arrêts cardiaques
- Arabie saoudite : 2 morts, 76 blessés À noter que l'utilisation d'uranium appauvri par la Coalition porte à polémique sur la santé des militaires des 2 camps et de la population locale.

Coût du conflit

Les pertes économiques, les dépenses militaires et les conséquences écologiques de ce conflit relativement court mais de haute intensité sont énormes.

Coût financier

- Irak : 500 milliards de dollars de destructions pour faits de guerre depuis 1980 en incluant la guerre Iran-Irak (300 milliards de destructions militaires et 200 de destructions civiles), plus 200 de réparations dues à l'Iran et au Koweit. La dette concernant les fournisseurs étrangers dépassant les 50 milliards a été effacée en grande partie après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003.
- Koweit : 20 milliards de $ de destructions.
- États-Unis : 61, 1 milliards de dollars de dépenses militaires, dont 43, 1 furent remboursés par des pays alliées (Arabie saoudite : 16, 8; Koweit : 11, 1; Japon : 9, 4; Allemagne : 6, 6; Émirats : 4; Corée du Sud : 0, 17; autres états : 0, 02)
- Arabie saoudite : 60 milliards de dépenses militaires et d'aides économique.
- France : 1, 2 milliard de $ de dépenses militaires, plus pertes des exportations en Irak estimé à 3 milliards.
- Royaume-Uni : 1, 23 milliard de $ de dépenses militaires, 1, 7 milliard de pertes économiques.
- Turquie : 7 milliards de $ pertes économiques, 2, 4 milliards d'aide de la part de l'Arabie saoudite, du Koweit, de l'Allemagne et de la CEE.
- Jordanie : 3 à 4 milliards de pertes économiques
- L'ensemble des nations arabes a estimé au total les pertes financières à 800 milliards de $.

Coût écologique

En plus des destructions dues à tout conflit militaire et de l'impact sanitaire de l'uranium appauvri, il y eut un désastre écologique régional dû à l'incendie de 732 puits de pétroles koweitiens par les forces irakiennes qui voulaient ainsi obscurcir le ciel dans l'idée de gêner l'activité aérienne de la Coalition et de nuire à l'économie mondiale. Sur le quart sud du Koweit, une fumée noire s'éleva à 600 mètres du sol. La visibilité fut réduite de 25 à 4 km dans la région et il y eu une chute de la température jusqu'à - 10°C. Les conditions météorologiques furent modifiées jusqu'à 500 km à la ronde. Des traces de fumée furent retrouvées sur l'Himalaya. Le dernier puits fut éteint le 6 novembre 1991. Une marée noire due à l'ouverture volontaire du terminal d'Mina al Ahmadi par l'Iraq le 21 janvier 1991 fit que 100 000 tonnes de pétrole brut se répandirent dans le Golfe Persique et polluèrent les côtes koweitiennes, saoudiennes et iraniennes. Un bombardement mené par des F-111 de l'USAF pour limiter l'écoulement du brut et incendier le pétrole ainsi que les mesures prises telles que des barrages flottant ont limité les dégâts.

Notes et références de l'article

Voir aussi

- Numérotation des guerres du Golfe
- Uranium appauvri

Bibliographie

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- AYACHE, Georges. « Guerre du Golfe : entre les intérêts et les principes ? », Cosmopolites, n°17, septembre 1990.
- BONNEFOUS, Marc. « Actions, déclarations, et contradictions devant la crise du Golfe ». Défense nationale, décembre 1990.
- Commission de la défense nationale et des forces armées. Guerre du Golfe, vérité sur un conflit, 2001, ISBN 2-11-115054-1
- DUFOUR, Jean-Louis. « Une guerre singulière », Politique internationale, n°51, printemps 1991. Géopolitique, n°32 : Iraq : les clefs pour comprendre. Hiver 1990-1991.
- GRESH, Alain, VIDAL, Dominique. Golfe, clefs pour une guerre annoncée. Paris : Le Monde éditions, 1991.
- HAGHIGHAT, Chapour. « Histoire de la guerre du Golfe ». Bruxelles : Editions Complexe, 1992.
- HITCHENS, Christopher. « Realpolitik in the Gulf ». New Left Review, n°186, 1991.
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- LA GORCE, Paul-Marie de. « La division du monde arabe ». Crise du Golfe : les changements stratégiques, dossier 37, FEDN, 1990.
- POUZOULET, Catherine. « La croisade d'un Président : les enjeux de la guerre du Golfe en politique intérieure américaine », Le trimestre du Monde, premier trimestre 1991.
- PRATER, Frédéric. « La France et la guerre du golfe », Politique étrangère, n°2, été 1991.
- ROMANO, Sergio. « Guerre du Golfe L'album de la victoire », Image magie, 1991, ISBN 2907059440
- RYAN, Chris. Celui qui s’est échappé (The One that Got Away), Editions Movie Planet, 1994, ISBN 2-915243-01-8
- SALAME, Ghassan. « Bush et la crise du Golfe » . Géopolitique, n°32.
- SALAME, Ghassan. « Le Golfe, nuages après la tempête ». Politique étrangère, n°2, été 1991.
- SALINGER, Pierre, LAURENT, Eric. Guerre du Golfe, le dossier secret. Paris : Orban, 1990.
- SWOFFORD, A. Jarhead, 2006, ISBN 2702134556
- VUONO, Carl E. « Desert Storm and the Future of Conventional Forces ». Foreign affairs, vol. 70, n°2, printemps 1991. ===
Sujets connexes
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