Anselme de Cantorbéry

Infos
Anselme de Cantorbéry Anselme de Cantorbéry ou saint Anselme est né à Aoste en 1033 (ou 1034 selon les sources) et mort le 21 avril 1109. Il est aussi parfois nommé Anselme d'Aoste, ou Anselme du Bec, selon qu'on veut insister sur son origine italienne ou sur sa longue présence en France. Proclamé Docteur de l'Église en 1720.
Anselme de Cantorbéry

Anselme de Cantorbéry Anselme de Cantorbéry ou saint Anselme est né à Aoste en 1033 (ou 1034 selon les sources) et mort le 21 avril 1109. Il est aussi parfois nommé Anselme d'Aoste, ou Anselme du Bec, selon qu'on veut insister sur son origine italienne ou sur sa longue présence en France. Proclamé Docteur de l'Église en 1720.

Biographie

Il fut tout d'abord abbé à l'Abbaye Notre-Dame du Bec, monastère bénédictin du Bec-Hellouin, en Normandie en 1078, où il eut pour élève Anselme de Laon.

Concile de Rockingham

Il devint archevêque de Cantorbéry en 1093. En février 1095, Anselme fut accusé par Guillaume de Saint-Calais d'avoir violé son vœu de fidélité au roi au Concile de Rockingham. Ce Concile fut appelé par le roi Guillaume II le Roux après qu'une dispute l'opposa à l'archevêque. Anselme voulait aller à Rome recevoir son pallium du pape Urbain II. Ce dernier était opposé à l'antipape Clément III, et le roi n'avait reconnu aucun des deux. Guillaume II le Roux accusa donc l'archevêque de vouloir s'emparer d'une prérogative royale, qui était de reconnaître un pape ou non. Anselme répliqua qu'il n'avait aucunement l'intention de renoncer à son allégeance à Urbain II. Le roi furieux protesta qu'Anselme plaçait sa loyauté au pape au-dessus de sa loyauté à son souverain. Anselme demanda donc un concile réunissant les évêques et abbés du royaume afin de décider s'il était possible pour lui de concilier allégeance au pape et au roi. En cas s'impossibilité, il quitterait le royaume jusqu'à ce que le roi reconnaisse Urbain II, car il n'était pas question pour lui de renoncer à son allégeance au vicaire de RomeG. Bosanquet, voir section Sources.. Il fut forcé à l'exil par le roi. Coloman ViolaSaint Anselme, ses historiens et les théologiens ; critique de quelques vues récentes, à propos de Les Mutations socio-culturelles au tournant des xie-xiie siècles / Études anselmiennes, contenant les actes du colloque du Bec-Hellouin, 11-16 juillet 1982 ; sous la dir. de Raymonde Foreville note qu'il "refuse" d'envoyer des hommes du royaume d'Angleterre en Terre Sainte, tout en conseillant par ailleurs à son beau-frère et à ses neveux de participer à ce que l'on appellera plus tard la « croisade ». Il composa un grand nombre d'ouvrages sur la théologie et la métaphysique, et eut une large influence sur la théologie et la philosophie de son époque. Son œuvre théologique (essentiellement le Proslogion et le Monologion) cherche à fonder rationnellement la foi chrétienne. Sa preuve ontologique la plus célèbre de l'existence de Dieu est : « Nous avons l'idée de l'Être parfait ; la perfection comporte l'existence ; donc l'Être parfait existe ». Il est l'auteur de plusieurs autres preuves de l'existence de Dieu, dont deux autres basées sur un fondement cosmologique et téléologique. Il est fêté le 21 avril.

Preuve ontologique de l'existence de Dieu

Dans le Proslogion, Anselme s'exprime ainsi : cité dans Émile Bréhier, Histoire de la philosophie, p. 507 Cet argument consiste à considérer que l'existence est une perfection : Dieu l'être qu'on peut concevoir de plus grand. Si un tel être n'existe que dans l'esprit de celui qui le pense, alors on peut toujours concevoir un être similaire qui aurait de sucroît la propriété d'exister. Un tel être serait donc « plus grand » que celui qui n'existe pas et est seulement imaginé. Dire que Dieu n'existe pas est donc contradictoire avec le concept même de Dieu : s'il n'existe pas, ce qui est « tel que rien de plus grand ne puisse être pensé » est tel que quelque chose de plus grand peut être pensé. Ce type d'argument qui consiste à considérer l'existence comme une propriété des objets sera par la suite très critiqué dans la philosophie contemporaine (Kant, Frege). L'objectif d'une preuve rationnelle de l'existence de Dieu était notamment pour Anselme de convaincre les incroyants, comme le montre la mention de « l'insensé » qui nie l'existence de Dieu. Si on suit la démarche anselmienne, il est en effet irrationnel de nier l'existence de Dieu, puisque ce serait soutenir une contradiction logique.

Citation

-

Voir aussi

-Gaunillon
-Roscelin
-Arguments pour l'existence de Dieu
-Argument ontologique

Notes

Sources

- G. Bosanquet, Eadmer's History of Recent Events in England, Éd. Cresset Press, Londres, 1964, p. 53-77. ===
Sujets connexes
Abbaye Notre-Dame du Bec   Abbé   Alberto Jori   Anselme de Laon   Antipape   Aoste   Archevêque de Cantorbéry   Argument ontologique   Clément III (antipape)   Cosmologie   Croisade   Duché de Normandie   Guillaume de Saint-Calais   Le Bec-Hellouin   Monastère   Métaphysique   Ontologie (philosophie)   Pallium   Philosophie   Rome   Théologie   Téléologie   Urbain II  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^