Jean Louis de Nogaret de La Valette

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Jean Louis de Nogaret, seigneur de La Valette et de Caumont, duc d’Epernon (Château de Caumont, mai 1554 - Loches, 13 janvier 1642), militaire français, il fut l'un des mignons du roi Henri III de France, surnommé « le demi roi ». Il est le fils de Jean de Nogaret de la Valette, seigneur du château de Caumont en Gascogne, et de Jeanne de Saint Lary de Bellegarde. Son père et son grand-père, Pierre de Nogaret, sieur de La Valette combatirent lors des Guerres d
Jean Louis de Nogaret de La Valette

Jean Louis de Nogaret, seigneur de La Valette et de Caumont, duc d’Epernon (Château de Caumont, mai 1554 - Loches, 13 janvier 1642), militaire français, il fut l'un des mignons du roi Henri III de France, surnommé « le demi roi ». Il est le fils de Jean de Nogaret de la Valette, seigneur du château de Caumont en Gascogne, et de Jeanne de Saint Lary de Bellegarde. Son père et son grand-père, Pierre de Nogaret, sieur de La Valette combatirent lors des Guerres d'Italie. Ce fut donc tout naturellement que Jean-Louis embrasse la carrière militaire. Cadet de Gascogne, il participa rapidement aux batailles des guerres de religion : Mauvezin avec son père (1570) dont il sauve la vie, puis à l'infructueux siège de La Rochelle et aux victorieux sièges de La Charité-sur-Loire et d'Issoire (1577). C'est lors du siège de La Rochelle qu'il rencontre le Duc d'Anjou, futur Henri III de France. Nogaret entra alors en décembre 1578 dans le cercle très restreint des proches d'Henri III de France. Il devint alors avec le duc de Joyeuse, le plus proche collaborateur du roi. Fort de son influence auprès du roi, il est nommé, tour à tour maître de camp du régiment de Champagne (1579), Gouverneur de la Fère reprise aux troupes de Condé (1580), Colonel général de l'Infanterie (qui devient pour lui un grand office de la couronne), duc d'Épernon, pair de France et conseiller d’État (1581), Premier gentilhomme de la Chambre du Roi (1582) , Chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, gouverneur du Boulonnais et de Loches, de Metz et du Pays messin, de la citadelle de Lyon (1583), Chevalier des Ordres du roi (1584), Gouverneur de Provence (1586), et à la mort du le duc de Joyeuse (1587), Amiral de France, gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce. Il dut quitter la cour, « sacrifié par Henri III aux exigences des ligueurs dans l'été de 1588. Retiré dans son gouvernement d'Aunis et Saintonge, il écrivit au roi des lettres très soumise, tout en montrant qu'il représentait une force militaire et politique. Il fut rappelé au printemps de 1589. »Jacqueline Boucher, p. 55 Marié en 1587 à Marguerite de Foix-Candale (1567-1593), il eut trois fils :
-Henri, duc de Foix-Candale (1591-1639),
-Bernard, duc d’Epernon (1592-1661), et
-Louis, cardinal de la Valette (1593-1639). Il eut également quatre autres enfants :
-Louise (fille de Diane d'Estrées),
-Louis, évêque de Mirepoix, puis de Carcassonne,
-Bernard, prieur de Bellefonds, et
-Jean-Louis, dit le Chevalier de la Valette. Après l'assassinat d'Henri III en 1589, il s'opposa au couronnement de Henri de Navarre, tenta d'installer un gouvernement indépendant en Provence, mais fut obligé de se soumettre au roi, et assuma ses fonctions jusqu'à l'assassinat de celui-ci, dans lequel on le soupçonna d'être impliqué. Il resta proche de Marie de Médicis mais ennemi de Concini. Il mena la répression des insurrections huguenotes en Aquitaine et fut nommé gouverneur militaire de Guyenne en 1622. Il le restera jusqu'en 1638. Ennemi de Concini qui assure la régence avec Marie de Médicis, il est écarté du pouvoir par le Cardinal de Richelieu. À l’époque où Louis XIII, jeune roi de France qui fait arrêter et assassiner Concini (1617), il mate les insurrections huguenotes en Aquitaine puis est nommé gouverneur militaire de Guyenne en 1622. Il s'établit alors au château de Cadillac construit dès 1599. Ses exécrables rapports avec Henri de Sourdis (frère et successeur du cardinal François de Sourdis) qui demande son excommunication (1634) après que le duc d'Épernon l'ait frappé en public, lui valent d'être exilé. Il n'abandonne son rôle de gouverneur de Guyenne qu'en 1638 et meurt en disgrâce à Loches le 13 janvier 1642 à l'âge de 88 ans.

Voir aussi

- Pierre Matthieu, La Guisiade.

Bibliographie

- Histoire de la vie du Duc d’Epernon, Girard, 1655
- Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne et de la Maison du Roy (9 vol.), Père Anselme, 1726-1733
- Histoire de Henri III, Paris, Regnault, 1788
- La tragédie de Ravaillac, J. et J. Tharaud, Paris, Plon, 1933
- La cour de Henri III, Jacqueline Boucher, Ouest France Université, 1986
- L’étrange mort de Henri IV, Philippe Erlanger, Perrin, 1999 (1957). ISBN 2262015147
- Le duc d’Epernon - L’Archimignon, Jean-Luc Chartier, Société des Écrivains, 1999. ISBN 284434013X
- Le duc d’Epernon, Hélène Tierchant, Pygmalion, 2002. ISBN 2857047320 ===
Sujets connexes
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