Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy , né le à Paris (17 arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le .
Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy , né le à Paris (17 arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le .

Biographie

Université Paris-Dauphine devant 1 000 étudiants, le 21 avril 2005 Au meeting de France.9 (Paris), le 3 décembre 2005

Origines familiales

Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-BocsaLa forme complète de son nom est très rarement employée. On la retrouve cependant sur les documents officiels, par exemple sur le décret du le nommant chevalier de la Légion d'honneur : . (vers le bas de la troisième page)., souvent dit « Sarko » par ses partisans comme ses adversaires, est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français : Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy PálEn hongrois, le prénom se met toujours après le nom de famille. Le mot nagybócsai est un adjectif de titre nobiliaire qui indique la provenance et ne fait pas partie du nom de famille proprement dit. Selon l'usage de la petite noblesse hongroise, il est généralement écrit avec une minuscule et se place avant le nom de famille ; il est toujours traduit dans les autres langues (en français et anglais de Nagybocsa, en allemand von Nagybocsa, etc.)) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie, Le Figaro, 7 février 2007. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nomLe nom « Sárközy » signifie « du Sárköz ». Le Sárköz est une une petite région de Hongrie comprise dans le département de Tolna autour des villages de Őcsény, Decs, Sárpilis et Alsónyék. par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason« Le berceau des candidats », VSD, 21 mars 2007.. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17 arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle par David Rosenfeld, sur le site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël, 1er décembre 2007, marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née dans une famille savoyarde devenue française en 1860. Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le 17 arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.

Parcours universitaire

Ancien élève du Cours Saint-LouisVirginie Le Guay, , Le Journal du Dimanche, 6 Mai 2007 situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly. Étudiant à l’Université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à Sciences Po dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglaisCatherine Nay, Un pouvoir nommé désir. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du . En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère. Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale.

Famille

Le , Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico, dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Elle quitte ce dernier pour Nicolas Sarkozy en 1989 : elle obtient le divorce et l'épouse en octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997. Le ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, leur - Consulté le 18 octobre 2007. avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.

Carrière politique

Formation

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 . Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977. Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980., Journal de 20 heures, TF1, 24 mars 1981 En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé subitement. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti, il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernieCharles Pasqua qualifiera cet épisode « d'aussi inélégant qu'inutile » dans son livre Ce que je sais au Seuil. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur, Le Monde, 11 avril 2007. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.

Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)

Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64, 9 % des voix, puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. En tant que porte-parole du gouvernement il commence à se faire connaître du grand public.

L'affaire Human Bomb

En , lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il est maire, Nicolas Sarkozy négocie directement avec Éric Schmitt, alias « Human Bomb », un informaticien dépressif. Ce dernier, cagoulé et armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle. Il est finalement abattu par le RAID.

Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce

En 1995, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac pour l'élection présidentielle. Il abandonne son poste de porte-parole du gouvernement pour devenir porte-parole et directeur de campagne du candidat Balladur. Celui-ci est longtemps favori des sondages mais se retrouve finalement éliminé dès le premier tour, avec seulement 18, 6 % des suffrages. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, Nicolas Sarkozy est sifflé et hué. À la suite de la victoire du président du RPR, il n'obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est à nouveau conspué. C'est le début d'une « traversée du désert » qui durera jusqu'en 1997. En 1997, la victoire législative de la gauche favorise son retour en grâce, grâce à Dominique de Villepin. Avec Philippe Seguin comme président, il exerce de 1997 à 1999 la fonction de secrétaire général du RPR.

Les élections européennes de 1999

D'avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12, 82 % des suffrages (en comparaison, la liste d'union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25, 58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13, 05 %). Il confiera alors à ce dernier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »Citation rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans Le mystère Villiers, éd. du Rocher, 2006. Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25 anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d'avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.

La XII législature (2002-2007)

La XII législature est une période d'ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique - gouvernementale et de parti - que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68, 78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.
Gouvernements Raffarin
Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action. Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse notable du nombre d'accidentés. Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites. Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003La loi n°2003-239 du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure peut être consultée , complétée par la Loi PerbenLoi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies. Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE, Libération, 13 novembre 2006. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à euros d'amende et un an de prison. Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familiauxLes Racines corses du président, par Jacques Follorou, publié le 4 juillet 2007 dans Le Monde, édition imprimée datée du 5 juillet 2007 ., sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se côtoyer. Il se donne pour objectif de mener une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son Prix de la Tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israélite en France, saluera « l'extrême sévérité » dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites.
Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
;;Action Il est nommé ministre d'État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit ; il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2, 9 % du PIB. Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50, 4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immisçant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords ont cependant été contestés lors de leur signature par les syndicats, puisque selon eux, ils ont eu pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007. Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’UMP suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président français lance qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85, 1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Il est remplacé par Hervé Gaymard. ;; Bilan
- Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1, 76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l'accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin ».
- Exonération temporaire des donations jusqu’à euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005.
- Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : . Un an plus tard, le ministre de l'Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
- Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.
Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)
Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon) Le , deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.
- Affaire Nelly Crémel Au cours de l’affaire Nelly Crémel — une jeune femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — Nicolas Sarkozy demande que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit sanctionné, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.
- Immeubles insalubres ou dangereux À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police. Les occupants sont finalement presque tous relogés.
- Scientologie Dans son livre La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et, après avoir rencontré, le , l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Pourtant, dans son livre
La République, les religions, l’espérance, p. 136, Nicolas Sarkozy avait parlé de la scientologie comme d’une secte :
- Affaire des termes « Kärcher » et « racaille » Le , alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »
Le Monde, 21 juin 2005.. Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »France 2, .. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l'objet d'une vive polémique, à l'origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag. En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux. Le , à 22 heures, au cours d'une visite d'un quartier dit défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et est l'objet de jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s'adressant à un interlocuteur invisible à l'écran : . L'usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, créant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles. L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatique et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles. Le 6 novembre, les journalistes dArrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille ». La présentatrice Françoise Laborde explique comment s'est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d'une part la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel et, d'autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.
- Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police document-fiction retraçant les évènements, ce que savait la police et ce que déclarait le ministre à la presse, inspiré du livre L’affaire Clichy écrit par les avocats des familles des jeunes électrocutés, des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province. Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro » et annonce que les immigrés illégaux qui ont participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias entament une campagne contre lui, un sondage annonce qu'une majorité de Français lui est favorable68 % d’après l’institut Ipsos : . Au terme de ces émeutes, sur les personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu'engendrèrent les émeutiers par la destruction d'écoles, de bibliothèques et d'entreprises ou par l'incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave. Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de , de . Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse ». Deux ans après les faits, les affirmations L'Humanité 23 octobre 2006 de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin sur les circonstances du drame initial n'ont pas été confirmées et les parents des deux jeunes morts dans le transformateur EDF attendent le résultat de l'enquête concernant deux policiers Deux policiers ont été mis en examen en février 2007 détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes et affirme que, sur la période 2001-2006, les premières ont baissé de plus de 17 %, alors que les secondes ont augmenté de près de 20 % en moyenne nationale.
- Contrat première embauche En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail. Durant la crise qui a opposé le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intérieur et s'exprimera peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et à mettre fin à une crise devenue nationale. Le , Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le , il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté en termes de popularité par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif ), mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-SarkozyDéclaration de François Hollande : Associated Press, 10 avril 2006, », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectable, Le Figaro, 12 avril 2006 » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise, 12 avril 2006..
- Loi relative à l'immigration et à l'intégration Cette loi, engagée par Nicolas Sarkozy en 2006, propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points : - Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le RESF, qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l'été, Nicolas Sarkozy annonce régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas. - Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racismeLe 18 mai 2006, la visite de Nicolas Sarkozy au Mali s’est déroulée en parallèle d’une manifestation qui clamait « Sarkozy raciste ! » . Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée« Au Sénégal, Sarkozy s’affiche« gagnant-gagnant » », Libération, 25 septembre 2006 .
- Affaire des mosquées de Roissy Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur habilitations délivrées et annonce qu'ils feront l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation. Le , le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame », Le Figaro, le 23 octobre 2006. Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques. Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires, L'Express, le 20 octobre 2006. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation », MRAP, le 20 octobre 2006 (consulté 2007-02-19) et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques , MRAP, le 21 octobre 2006 (consulté 2007-02-19). L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes, Le Monde, le 2 novembre 2006. À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge.
- Loi sur la prévention de la délinquance Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clés de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.
- Contrôle des activités sur Internet Nicolas Sarkozy tient aussi à durcir et à réprimer fortement les activités de délinquance sur Internet, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données de connexion pendant 1 an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériquesdénonce le fait que la diffusion d'images de violences policières devienne ainsi condamnable, entraînement jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens. ; Bilan Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND), Observatoire National de la Délinquance, consulté le 2007-02-19 réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le Ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes), Le Figaro. Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26, 3 % en 2002 à 31, 8 % selon l’INSEE, bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée.Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portablesÉdition du 17 janvier 2007, responsables à eux seuls de 40 % des infractions. En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnesdurant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquéesCf. supra. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatéesDivers reportages ont été diffusés à ce sujet dans le Journal télévisé de France 2, introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir. En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de en 2002 à en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans, Le Monde, le 11 janvier 2007. On observe cependant en 2007 une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espéraient une amnistie). En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : - 2, 57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de à , Le Figaro. Après que Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de démissionner du ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, c'est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.

Campagne présidentielle de 2007

Paris X campagne, lors de son meeting tenu à Toulouse le 12 avril 2007 Nicolas Sarkozy a rendu publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006, Libération, 29 novembre 2006. Il avait annoncé son intention de se présenter dès 2004. Les mots d'ordre de sa campagne ont été la restauration de la confiance dans la politique, « travailler plus pour gagner plus » (slogan emprunté au MedefIntervention d’Ernest-Antoine Seillière lors de l’université d’été 2003 du Medef.), « la rupture tranquille », et l'ordre en mouvement (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille »« Sarkozy promet une “rupture tranquille” », l'Express, 30 novembre 2006 « Ordre juste ou rupture tranquille : l'hypertexte derrière les slogans de campagne », Le Figaro, 13 décembre 2006 . Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy téléchargeable librement depuis le site du parti socialiste. dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatismeLe Monde, « Pour le PS, M. Sarkozy s'inspire des néoconservateurs américains » 9 janvier 2007, . L'UMP réagit vivement, parlant d'« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jego parle d'« une caricature malhonnête »Libération, 10 janvier 2007, « Le livre anti-sarko du PS, une « nullitude » selon l'UMP ». Éric Besson, l'auteur du livre et secrétaire national du Parti socialiste, déclara par la suite qu'il s'agissait « d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PS. Le Parti socialiste adopte alors selon les partisans de Nicolas Sarkozy et certains médias une tactique de diabolisation dite TSS (Tout Sauf Sarkozy)http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1728912.ece Le dimanche 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98, 09 % des votants et un taux de participation de 69, 06 % des adhérents (Nicolas Sarkozy était le seul à présenter officiellement sa candidature à la candidature au sein de l'UMP après le retrait des candidatures de Dominique de Villepin, Rachid Kaci et Michèle Alliot-Marie), durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes suivant les sourcesLe Canard enchaîné du 17 janvier s'était procuré le plan des places assises, et affirme que le chiffre annoncé en fin de soirée par l'UMP de 110 000 militants était impossible à réaliser. Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d'État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne ». L'annonce de son départ avait été faite le 21 mars par Jacques Chirac dans une allocution télévisée. François Baroin prend sa succession place Beauvau. Au premier tour le 22 avril 2007 Nicolas Sarkozy a obtenu, avec 31, 18 % des suffrages exprimés, le 2 plus haut score relatif pour un candidat de la droite républicaine depuis 1974 où Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu 32, 6 % des voix, et plus haut score absolu jamais obtenu par un candidat au 1 tour avec voix . Le 6 mai, il remporte le second tour avec 53, 06 % des suffrages ( voix) face à Ségolène Royal : il est élu président de la République. À l'annonce des résultats du second tour, des rassemblements spontanés d'opposants de gauche à Nicolas Sarkozy se forment dans une quinzaine de grandes villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Caen, Brest, Lille, Dijon, Montpellier, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Nantes, Rouen, Tours, Rennes, Orléans, etc.). Parmi ces personnes, on trouve des socialistes, des communistes, des membres ou sympathisants de LO ou de la LCR, ainsi que des personnes apartides se réclamant de gauche, déçus du résultat des élections. On trouve également des éléments révolutionnaires, marxistes, anarchistes ou autonomes, qui pour certains refusent le consensus électoral et nient la légitimité de l'autorité du nouveau président. On note aussi la présence de nombreux jeunes de quartiers populaires apolitiques, qui se considèrent victimes de la politique de Nicolas Sarkozy. Certains rassemblements partent en manifestations improvisées. Ces regroupements et manifestations, non légaux puisque non déclarés aux préfectures, sont dispersés par les forces de police et de gendarmerie déployées pour l'occasion. Dans une minorité de cas, les charges policières se trouvèrent justifiées par l'attaque de ceux-ci par les éléments révolutionnaires qui se sentaient provoqués par la simple présence de ceux-ci. Dans la majorité des cas, ce sont les charges policières et interpellations musclées qui ont provoqué une réaction de la part des manifestants (de nombreuses personnes se déclarant "modérées" et/ou "pacifistes" auront participé aux violences). Quelques rassemblements partiront en émeutes généralisées, provoquant ainsi de nombreuses dégradations de mobilier urbain et de violents affrontements avec les forces de l'ordre. De nombreuses permanences UMP seront attaquées et vandalisées partout en France. Le bilan de cette nuit de violence est de 730 voitures incendiées, 78 policiers et gendarmes blessés, et 592 interpellations. Entre 10 000 et 20 000 personnes auront participé aux rassemblements et manifestations, et plusieurs milliers aux émeutes. Les deux nuits suivantes sont émaillées de violences, mais à moindre échelle, même si plus de personnes participeront aux manifestations. Les violences continueront néanmoins jusqu'à la fin de la semaine dans certaines villes. C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que l'élection d'un président provoqua de tels incidents. Lors de son premier discours après l'annonce du résultat provisoire, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur les questions internationales, et sa volonté de rapprocher les positions de la France avec les partenaires européens en faisant ratifier rapidement par le parlement les dispositions essentielles du projet de traité qui permettront à l'Europe de fonctionner. Il a souhaité mettre un terme aux différends de la France avec les États-Unis, avec qui il souhaite pouvoir négocier en toute franchise tout en maintenant l'indépendance de la France. Il souhaite s'investir dans la question des otages français, dont la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, pour la défense des droits de l'homme, notamment le sort des femmes et des opprimés. Il a rappelé aussi son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, et défendu un développement autonome de l'Afrique et d'une « Union méditerranéenne » forte aux côtés de l'Union européenne. Il a remercié les Français pour leur participation aux scrutins et leur engagement et leur franchise dans les débats de la campagne, y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui. Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l'UMP.

La présidence de la République

Nicolas Sarkozy, le jour de son investiture Nicolas Sarkozy a été élu président de la République le 6 mai 2007 avec 53, 06 % des suffrages exprimés ( suffrages) contre 46, 94 % pour Ségolène Royal ( suffrages), devenant le 23 président de la République française et le 6 président de la V République. La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac a lieu le 16 mai 2007. Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy rend hommage, à la cascade du Bois de Boulogne, aux 35 jeunes Français résistants assassinés en août 1944 par les nazis, comme à Guy Môquet résistant communiste de 17 ans, fusillé à Châteaubriant en octobre 1941, puis il se rend à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.
Gouvernements Fillon
Le 17 mai, il nomme son premier Premier ministre François Fillon qui forme le 18 mai un gouvernement réduit à 15 ministres (huit hommes, sept femmes), auxquels s'ajoutent quatre secrétaires d'État et un haut-commissaire masculins. Le gouvernement s'ouvre à plusieurs personnalités de gauche, du centre droit et de la société civile. Le ministère de l'Économie et des Finances est scindé en deux, l'un chargé du budget de l'État, l'autre de la stratégie économique et du développement. Conformément au Pacte écologique signé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Alain Juppé prend la tête d'un grand ministère alliant l'écologie, l'aménagement territorial et le transport. À l'issue du second tour des élections législatives de 2007, l'UMP garde la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec ses 313 membres. Conformément aux traditions républicaines, François Fillon lui remet sa démission le 18 juin et Nicolas Sarkozy le reconduit immédiatement dans sa fonction pour former un nouveau gouvernement, sans la présence d'Alain Juppé, seul ministre battu dans sa circonscription.
Cabinet présidentiel
- Secrétaire général : Claude Guéant
- Chef de l'État-major particulier : vice-amiral d'escadre Édouard Guillaud
- Conseiller spécial du président : Henri Guaino
- Conseillers du président : Raymond Soubie et Catherine Pégard
- Conseiller diplomatique et sherpa : Jean-David Levitte
- Secrétaire général adjoint : François Pérol
- Directeur de cabinet : Emmanuelle Mignon
- Conseillers à la présidence : Georges-Marc Benamou, Arnold Munnich et Patrick Ouart
- Porte-parole : David Martinon
- Chef de cabinet : Cédric Goubet
Politique intérieure
Nicolas Sarkozy a engagé une partie des réformes pour lesquelles il a été élu. La loi TEPA a été votée en août 2007 ; plusieurs lois ont été votées pour limiter l’immigration irrégulière, et la récidive.
Politique internationale
Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006 Les débuts de la politique internationale de Nicolas Sarkozy sont marqués par un activisme important dans de nombreux domaines, ce qui est perçu comme une volonté d'incarner la « rupture » promise pendant la campagne. La nomination du socialiste Bernard Kouchner à la tête du ministère des Affaires étrangères est ainsi vue comme un symbole. Nicolas Sarkozy avait durant sa campagne présidentielle, voulu que la France prenne la défense des femmes, et notamment celle d'Íngrid Betancourt otage des FARC en Colombie et des infirmières bulgares prisonnières en Libye. Une action est engagée dans les premiers jours afin d’obtenir la libération d’Íngrid Betancourt. Le président colombien accède en partie aux demandes de Nicolas Sarkozy en libérant des prisonniers membres des FARC, dont l'une des figures du mouvement, Rodrigo Granda. Quelques semaines plus tard les FARC donnent des preuves de vie d’Íngrid Bétancourt, sans cependant envisager de la libérer. Nicolas Sarkozy a finalisé la libération des infirmières et du médecin bulgares, sur laquelle la commission européenne a travaillé plusieurs années. Quelques jours avant leur libération Cécilia Sarkozy se rend sur place afin d'agir pour leur libération. Le 24 juillet 2007, les infirmières bulgares sont libérées et transférées en Bulgarie à bord d'un avion de la République française. Le même jour, le conseil municipal de la capitale bulgare, Sofia, décide d'accorder la citoyenneté d'honneur de la ville aux trois personnes considérées comme les principaux artisans de cette libération : Nicolas et Cécilia Sarkozy ainsi que la Commissaire européenne aux Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner. Le 3 octobre 2007, Nicolas Sarkozy reçoit le primat russe Alexis II de Moscou, lors de la première visite d'un patriarche russe en France.AFP, 3 octobre 2007 « Sarkozy: visite d'Alexis II, "signe" du rapprochement des chrétiens » ;Afrique Quelques semaines après son élection, Nicolas Sarkozy a effectué deux voyages en Afrique, l'un en Libye, l'autre en Afique de l'Ouest. Il a notamment prononcé un long discours à l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar. Dans ce discours, rédigé par Henri Guaino, le Président français déclare notamment que la colonisation fut une faute tout en estimant que le problème principal de l'Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (...) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (...) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès », Rue 89, 9 novembre 2007. Ce discours a suscité de nombreuses réactions en France, Le Monde, vendredi 24 août 2007 et dans le monde, Véronique Tadjo (poète et romancière ivoirienne), Libération, lundi 13 août 2007, Libération, vendredi 10 août 2007, comme celle du professeur Achille Mbembe, Grioo.com 02/08/2007. Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, a déclaré à la tribune de l'ONU que « dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle »Entretien avec Stéphanie Plasse, , 13 novembre 2007.. Le Président français s'est également rendu au Gabon, dont il avait reçu le Président quelques semaines plus tôt. ;;Darfour Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner organisent la conférence de Paris, réunissant une vingtaine de pays, afin de relancer le processus sur le Darfour le 25 juin 2007. Bernard Kouchner lance l’idée d’un corridor humanitaire. Suite à la réunion, la création d'une force hybride de hommes devant être déployée au Darfour, force comportant des membres de l’Union africaine et de l’ONU, est annoncée. Le 31 juillet 2007, l'ONU approuve à l'unanimité l'envoi de troupes au darfour. ;;Organisations internationales Nicolas Sarkozy propose la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, candidature présentée comme une poursuite de la politique d'ouverture. DSK est nommé président en septembre 2007. ;Union européenne ;;« Traité simplifié » Lors du sommet européen du 8 au 10 juin 2007 présidé par l’Allemagne, Nicolas Sarkozy défend l’idée d’un « traité simplifié » entre les partenaires européens, reprenant certaines avancées du projet de constitution européenne. Après de longues négociations avec en particulier le président polonais Lech Kaczynski, ce projet est adopté le 23 juin 2007. ;;Eurogroupe Le président prévoit de ne pas avoir un équilibre budgétaire avant 2012, cependant le gouvernement précédent avait promis à l’Eurogroupe de rétablir cet équilibre en 2010. Face au mécontentement des ministres des Économies des pays de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy décide de défendre lui-même sa politique budgétaire en se rendant à la réunion des ministres de l’Eurogroupe. Le résultat de cette réunion a été considéré par une partie de la presse française comme une victoire de Nicolas Sarkozy qui aurait convaincu ses partenaires en affirmant que son « choc fiscal » permettrait de relancer la croissance et de revenir dans les critères de Maastricht à l’horizon 2012, tandis que la presse étrangère se montre généralement plus sceptique. Membres éventuels de l’Union méditerranéenne (en bleu), avec le reste de l’Union européenne (gris foncé). ;Méditerranée L’Union méditerranéenne est un projet d'union supranational, proposé aux pays bordant la mer Méditerranée. Il a été suggéré par le président français Nicolas Sarkozy comme une alternative à l’adhésion turque à l’Union européenne, qui formerait au lieu de cela le point d’appui de la nouvelle union. Le président prévoit une première réunion à l'horizon de juin 2008 - - Consulté le 28 octobre 2007..

Controverses

Relations avec le groupe Lasserre

Nicolas Sarkozy est mis en cause depuis mi-février 2007 au sujet de ses relations avec ce groupe immobilier, en charge de la plupart des opérations à Neuilly depuis 1980, Le Nouvel Observateur, page consultée le 1 avril 2007]. Selon les articles publiés par Le Canard enchaîné dans ses éditions des 28 février, 7, 14 mars, 18 avril et 23 mai incluant des photocopies de factures, le décompte détaillé des aménagements complémentaires et des analyses faites à partir des actes notariés de la Conservation des hypothèques, Nicolas Sarkozy :
- aurait fait bénéficier en mars 1997 le groupe Lasserre d’un « cadeau » de euros sur l'achat des droits à construire sur l'île de la Jatte.
- a acheté en juin 1997 un appartement au groupe Lasserre, principal partenaire immobilier de la ville de Neuilly-sur-Seine, dont il était maire.
- aurait bénéficié lors de cet achat d’une réduction d’au moins euros et également de prestations pour des aménagements complémentaires d'un montant de euros, dont il a acquitté euros. La presse nationale et internationalecf., entre autres, Der Spiegel, , Times, a fait état des articles publiés dans Le Canard enchaîné. Nicolas Sarkozy, de son côté, a démenti l’ensemble de ces allégations sans apporter d’explications sur les factures et décomptes publiés par ce journal, à l’exception de celle qui concernait un escalier en chêne. Le Canard Enchaîné affirme le 19 septembre qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nanterre et confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE.) Canard Enchaîné, 19 septembre 2007 Cette affaire est classée "sans suite" par le Parquet en octobre 2007http://www.lemonde.fr/web/article/0, 1-0@2-3224, 36-966128@51-956849, 0.html.

Affaire Clearstream 2

Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît indirectement dans des listings truqués de la société Clearstream. Il se porte partie civile le 31 janvier 2006, relançant l'affaire. Selon un délateur surnommé « le corbeau », Nicolas Sarkozy aurait disposé de deux comptes dans une banque italienne (la Banca popolare di Sondrio), déguisés sous des noms proches de son identité. Le corbeau sous-entendait dans son courrier que les personnes citées, y compris Nicolas Sarkozy, auraient touché des pots-de-vin dans l'affaire des frégates de Taïwan. Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et du directeur de la DST. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire de la justice française, le 5 novembre 2004, et envoie une réponse négative le 16, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n'ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu'à la fin de 2005. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du 11 mai qu'il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Nicolas Sarkozy a été entendu le 11 mai 2006 en tant que témoin assisté par le juge Jean-Marie d'Huy chargé de l'enquête. Imad Lahoud, soupçonné par les services de police d'être l'auteur des falsifications des listings, a affirmé, début novembre 2006, après l'avoir précédemment nié, qu'il avait rencontré deux fois, en 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, pour « évoquer » ce dossier. Nicolas Sarkozy a démenti cette allégation et fait établir que, le jour de la « rencontre » avancée par Lahoud, il était en voyage à l'étranger. Il assure, en outre, n'avoir appris toute l'histoire que par voie de presse. Le journaliste Éric Decouty affirme, pour sa part, que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend, en 2005, et qu'il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire.

Médias

Par contraste avec la période qui a suivi les défaites de 1995 et de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il réalise ainsi dans l'émission 100 minutes pour convaincre le plus gros score d'audience à l'époque pour une émission politique en 2003, avec plus de sept millions de téléspectateurschiffre pic, Le Monde, 22 novembre 2003. Il est le seul à avoir été invité trois fois à cette émission, mémoire de maîtrise d'information et communication, Yan Chantrel, sous la direction d'Élisabeth Cazenave, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Paris-XIII, Villetaneuse, 2005. En 2007, avec l'émission J'ai une question à vous poser, il atteint un pic de près de dix millions de téléspectateurs (et environ 8 millions en moyenne)Un pic d'audience à près de 10 millions, Le Figaro, 6 février 2007. Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers dans ses ministères, puis son chef de cabinet à la présidence de l'UMP. Son couple et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s'affichent dans les médias. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justicedevant le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) le 22 juin pour . Et le 26 août 2005, Paris-Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy, furieux, aurait usé de son influence auprès d'Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quitte son poste une année plus tard. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique au début de 2006 qu'il d'avoir présenté sa famille trop médiatiquement. Selon le Canard enchaînéLe Canard enchaîné, 16 novembre 2005, Nicolas Sarkozy serait intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ce qui déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. La « biographie » de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a finalement été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006, sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuseCommuniqué du syndicat autonome des journalistes (SAJ-UNSA), 27/10/2006 par ailleurs d'être intervenu pour que l'accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration, soit ôtée à Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5 h 30 du matin le 4 octobre 2006. Cette descente a provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquencesLa police va enquêter sur la descente aux Mureaux, paru sur lefigaro.fr, En ligne, consulté le 21 novembre 2006 . Une source anonyme interne du journal Libération, confirmée par son PDG Laurent JoffrinLe Nouvel Observateur : , affirme que Nicolas Sarkozy a appelé, le 7 mars 2007, l'actionnaire principal du journal, Édouard de Rothschild, pour se plaindre d'un titre qu'il jugeait outrancier : « Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon », en qualifiant Libération de « journal de gauche de merde ». Le lundi , Joseph Macé-Scaron, l'ancien directeur du Figaro Magazine, affirme sur RTL qu'il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozistes ; il estime que des menaces sont exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques. Nicolas Sarkozy est intervenu le mardi 2 mai 2007 sur France Inter Le Monde, 3 mai 2007concernant les accusations de main-mise sur les médias dont il est l'objet : , citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild (un ami de Nicolas Sarkozy) et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises.. Au soir de son élection le 16 mai 2007, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet’s où sont invités plusieurs dirigeants de médias français : Bernard Arnault (Les Echos), Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Le Figaro), Alain Minc (Le Monde), François Pinault (Fnac) ou Albert Frère (M6). Au lendemain de l'élection présidentielle de 2007, une nouvelle controverse médiatique a surgi à l'occasion de sa « retraite » sur le yacht de Vincent Bolloré, le Paloma.

Relation avec les électeurs du Front national

Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national Dans un entretien accordé au Figaro du 11 décembre 1998, Nicolas Sarkozy indique : « Si des électeurs ou des militants du FN souhaitent se détourner de cette formation pour nous rejoindre, nous les accepterons. Je parle des militants et sympathisants. Pour le reste, nous verrons l'évolution des choses. L'opposition doit poursuivre son travail de reconquête, loin de ce qui se passe au FN, qui est une caricature de démocratie. » Le 8 mars 2004, il déclare à Orange : « Les électeurs de droite me font confiance, aussi suis-je peut-être bien placé pour ramener dans le giron de la droite républicaine ceux du FN. » Il ajoute qu'il faut tendre la main « à ceux qui votent ainsi parce qu'ils souffrent ». La droite, selon lui, « a besoin de ces gens qui se sont abusés. Il n'y a qu'une stratégie gagnante : agir pour faire comprendre que la République a entendu la désespérance et y apporte une réponse concrète (Propos cités dans Le Monde, 10 mars 2004). » Le 22 avril, à Paris, le président de l'UMP s'adresse explicitement aux électeurs du FN, et déclare qu'il veut « les chercher un par un » (Cité dans Le Monde, 25 avril 2006.). Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, diffusé sur France 2, où il affirme son opposition avec les « idées d'extrême-droite ». Des personnalités politiques de l'opposition lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que mais parle de . De la même façon, Act-Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement l'ex ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affichesrapidement retirées à cause d'un problème de droit d'auteur d'une photographie comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan . ;Reprise de points du programme du Front national Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et la Justice, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées. Certaines autres de ses mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d'immigration, positions que le Front national combat. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présent depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d'un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura. Le pourcentage de votes pour l'extrême droite a reculé pour la première fois de 19, 20 % (FN+MNR) en 2002 à 10, 44 % (FN uniquement) en 2007. Jean-Marie Le Pen retombe ainsi à ses niveaux d'avant 1988. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu'« on le doit en partie à la stratégie du président de l'UMP ».

Europe

Après l'échec en France du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, Nicolas Sarkozy propose qu'un directoire formé des six plus grands pays prenne la direction des affaires européennes. « Je souhaite enfin — sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique — que nous fassions en sorte que les six principaux pays qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union européenne ». Cette vision de l'Europe est perçue par d'autres membres de l'Union européenne (les scandinaves notamment) comme au pire, de l'impérialisme, au mieux une perte de souveraineté, entraînant un rejet en bloc du projet de la construction européenne Courrier international, 15 mars 2007, Hebdo n° 854 : « Tout le mal qu’ils pensent de Sarkozy ». Un chercheur à l'IEP et corédacteur en chef de la revue officielle du Parti socialiste, Alexis Dalem, polémique en réduisant son bilan à une « instrumentalisation des questions européennes au profit de l’affichage médiatique, faiblesse de l’engagement européen, accord avec la vision britannique d’une Europe réduite à un grand marché voué au libéralisme économique ». Nicolas Sarkozy est opposé à l'entrée de la Turquie, affirmant que celle-ci ne respecte pas le protocole d'Ankara mais surtout qu'il considère qu'elle se trouve non en Europe mais en Asie MineureÀ vous de juger, 30 novembre 2006

Synthèse du parcours politique

Carrière au sein de partis politiques

Carrière élective locale

- depuis 1977 : conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine;
- 1983 - 2002 : maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang »);
- 1983 - 1988 : conseiller régional d'Île-de-France;
- 1985 - 1988 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord;
- 1986 - 1988 : vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture;
- 2004 - 14 mai 2007 : président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il démissionne de cette fonction le 15 mai, après son élection à la Présidence de la République.
- 2004 - 2007 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord

Carrière parlementaire

-
Députation à l'Assemblée nationale
- Député des Hauts-de-Seine (6 circonscription des Hauts-de-Seine) :
-
- mars 1988 - mars 1993 : élu avec 67, 35 % des voix au premier tour
-
- mars 1993 - avril 1993 : réélu avec 64, 90 % des voix au premier tour. Il est remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du Budget.
-
- septembre 1995 - mai 1997 : réélu après la démission de son suppléant
-
- mai 1997 - juin 2002 : réélu avec 56, 23 % des voix au premier tour
-
- juin 2002 - juillet 2002 : réélu avec 68, 78 % des voix au premier tour. Il est remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud en juillet, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur.
-
- 13 mars 2005 - mai 2007 : réélu, après la démission de sa suppléante, au premier tour, avec 70 % des suffrages exprimés.
-
Députation au Parlement européen :
- Député français
-
-élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. Il était, à ce moment-là, maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il choisit de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné, en remplacement, la nomination de Brice Hortefeux.

Carrière ministérielle

-
Ministre :
- 29 mars 1993 - 18 mai 1995, ministre du Budget, chargé d'exercer à titre provisoire les fonctions de ministre de la Communication, et Porte-parole du gouvernement (gouvernement Balladur) ;
- 7 mai 2002 - 30 mars 2004, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales dans le premier et le deuxième gouvernement Raffarin.
-
Ministre d'État :'
- 31 mars - 29 novembre 2004, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin ;
- 31 mai 2005 - 26 mars 2007, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement De Villepin.

Présidence de la République

- 6 mai 2007, élu au second tour de l'élection présidentielle président de la République
- 16 mai 2007, prend officiellement ses fonctions de président de la République, succédant à Jacques Chirac
- 17 mai 2007, nomme François Fillon, son conseiller politique, au poste de Premier ministre (voir premier gouvernement François Fillon)
- 18 juin 2007, conformément à la tradition républicaine des lendemains d'élections législatives, le premier ministre François Fillon remet au président de la République Nicolas Sarkozy la démission de son gouvernement. Ce dernier le charge de recréer un gouvernement dont il sera à la tête (voir second gouvernement François Fillon).

Tableau récapitulatif des fonctions

Distinctions et décorations

- Grand-Croix de la Légion d'Honneur
- Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite
- Commandeur de l'Ordre de Léopold (Belgique)
- Médaille du RAID pour son rôle lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly Marianne numéro 538, le Sarko style
-En tant que Président de la République :
- Co-prince d'Andorre
- Grand maître de la Légion d'honneur
- Chanoine d'Honneur de l'Archibasilique Saint-Jean de Latran (Vatican)

Informations complémentaires

- M. Sarkozy a fait état d'un patrimoine totalisant 2, 04 millions d'euros, principalement en assurance-vie. En janvier 2007, son équipe de campagne avait précisé qu'il avait payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2006, pour une base imposable d'environ 1 137 000 euros - Consulté le 11 août 2007..
- Nicolas Sarkozy est membre honoraire du Rotary Club de Neuilly et membre du club Le Siècle, réunissant des personnalités influentes de la « classe dirigeante » française.
- Il a été également président de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) entre le 2005 et janvier 2007, et figure parmi les administrateurs de la Société d'économie mixte de Neuilly (Semine) basée à la mairie de Neuilly, qui gère des immeubles résidentiels .
- Il a reçu l'humoristique prix Iznogoud 1999 après son échec aux élections européennes et il a été, plus récemment, la cible d'un bombardement Google associant son nom au mot-clé Iznogoud, « le vizir qui veut devenir calife à la place du calife » dans la bande dessinée homonyme. C'est sous la forme de ce personnage que le dessinateur Plantu le représente fréquemment à la une du Monde. Depuis son élection, Plantu le dessine aussi sous les traits de "Schtroumpf 1").
- Privacy International lui a décerné le prix Orwell 2005 pour l'« ensemble de son œuvre ».

Bibliographie

Ouvrages de/avec Nicolas Sarkozy

- Georges Mandel, le moine de la politique, Biographie de Georges Mandel, Grasset (9 février 1994) , (cette biographie a donné lieu à une adaptation télévisée en 1997, sous le titre Le Dernier été)
- Au bout de la passion, l'équilibre (entretiens avec Michel Denisot), Albin Michel (7 mars 1995)
- Libre, Robert Laffont et XO, 24 janvier 2001
- Leclerc, un rêve d'Indochine, avec Jean-Michel Gaillard, scénario de téléfilm consacré au général Leclerc, 2003
- La République, les religions, l'espérance, Éditions du Cerf (28 octobre 2004)
- Témoignage, XO Éditions (17 juillet 2006)
- Ensemble, XO Éditions, (2 avril 2007)
- France in the 20th century, (14 juillet2007)

Ouvrages autour de Nicolas Sarkozy

- Serge Portelli, Ruptures (600 ko)
- Ghislaine Ottenheimer, Les Deux Nicolas, éd. Plon, 22 novembre 1994
- Anita Hausser, Sarkozy, l'ascension d'un jeune homme pressé, Belfond (1995, réédition en 2006).
- Christophe Barbier, La Comédie des orphelins. Les vrais fossoyeurs du gaullisme, Éditions Grasset, 2000
- Michaël Darmon, Sarko Star, éd. du Seuil (2004), 400 pages.
- Nicolas Domenach, Sarkozy au fond des yeux, éd. Jacob-Duvernet (2004), 267 pages.
- Béatrice Gurrey, Le Rebelle et le roi, éd. Albin Michel, 2004, 240 pages, sur les rapports Sarkozy-Chirac.
- Paul Ariès, Misère du sarkosisme, cette droite qui n'aime pas la France, éd. Parangon/Vs, 2005, 251 pages, ISBN.
- Victor Noir, Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus, Denoël, 2005, 318 pages, ISBN 2-207-25751-7.
- Frédéric Charpier, Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir, Presses de la Cité, 2006
- Philippe Cohen, Richard Malka et Riss : La Face Karchée de Nicolas Sarkozy, BD (2 novembre 2006), Vents d'Ouest / Fayard Éditions,
- Noël Mamère, Sarkozy, mode d'emploi, éd. Ramsay, 2006, 283 pages, ISBN.
- Catherine Nay, Un Pouvoir nommé désir, Grasset, 2006
- Serge Portelli, Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous, éd. Michalon, 2006, 136 pages, ISBN.
- Marianne, « Ce qu'il y a de Bush en lui », 2006
-Hedwige Chevrillon, Sarkozy Connexion, Hachette littératures, 17 janvier 2007
- Jean-Luc Porquet, Le Petit Démagogue, éd. La Découverte, 18 janvier 2007
- Collectif, Sarkozy vu d'ailleurs, numéro spécial de La Vie des Idées, février 2007
''
- Christophe Barbier, La Saga Sarkozy, éd. L'Express, 8 mars 2007
- Azouz Begag, Un mouton dans la baignoire, Fayard, 11 avril 2007, ISBN 2213633754.
- Yasmina Reza, L’aube le soir ou la nuit, Flammarion, 24 août 2007, ISBN 2081209160

Voir aussi

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Sujets connexes
Abdoulaye Wade   Achille Mbembe   Achille Peretti   Act Up   Adrien Gouteyron   Affaire Villarceaux   Affaire de la maternelle de Neuilly   Affaire des frégates de Taïwan   Affaire des infirmières bulgares   Agence France-Presse   Air France   Alain Bauer   Alain Carignon   Alain Genestar   Alain Juppé   Alain Madelin   Alain Minc   Alattyán   Albert Frère   Albin Michel   Alexis II de Moscou   Algérie   Allemagne   Alstom   Amnistie en France   Aménagement du territoire   Anarchisme   Angela Merkel   Août 2006   Août 2007   Archibasilique Saint-Jean de Latran   Areva   Argenteuil (Val-d'Oise)   Armée rouge   Arnaud Lagardère   Arnold Munnich   Arrêt sur images   Assemblée nationale (France)   Associated Press   Assurance-vie   Autriche   Aventis   Avocat (métier)   Avril 1999   Avril 2005   Azouz Begag   Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle   Aïssa Dermouche   Baccalauréat (France)   Baden-Baden   Banque   Banque de France   Belgique   Benita Ferrero-Waldner   Berlin   Bernard Arnault   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(bateau)   Paris   Parlement européen   Parquet en droit français   Parti communiste français   Parti politique   Parti socialiste (France)   Passation des pouvoirs   Patrick Devedjian   Patrick Ouart   Paul Ariès   Pharmacien   Philippe Douste-Blazy   Philippe Séguin   Philippe de Villiers   Photographie   Pierre Méhaignerie   Plantu   Pologne   Porte-parole de gouvernement   Premier ministre   Premier ministre français   Presses de la Cité   Privacy International   Privatisation   Prix Iznogoud   Procureur de la République (France)   Procédure de divorce   Produit intérieur brut   Président de la République française   Publicitaire   Puteaux   Pédiatrie   RAID (police)   RTL (France)   Racaille   Rachid Kaci   Radar automatique en France   Rassemblement pour la République   Raymond Soubie   Renaud Van Ruymbeke   Rennes   Richard Attias   Richard Malka   Rotary International   Rouen   Rue de Monceau   Référendum   Référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation   Sanofi   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