George W. Bush

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La signature de George W. Bush George Walker Bush , né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43 président des États-Unis (depuis le ). Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur à la suite de sa victoire à l'élection présidentielle. Il est élu président pour un second mandat l
George W. Bush

La signature de George W. Bush George Walker Bush , né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43 président des États-Unis (depuis le ). Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur à la suite de sa victoire à l'élection présidentielle. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004. Ses présidences sont marquées par les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et par la guerre en Irak.

George W. Bush : sa famille, ses études, sa carrière

George W. Bush en 1947 et ses parents George et Barbara Bush Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du Baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut. Il a deux sœurs, dont une décédée à l'âge de trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui. La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière. À l'adolescence, George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine. La famille de George H. W. Bush au début des années 1960: au premier plan Neil, Marvin et Jeb Bush et au second plan, Doro (dans les bras de) George W., Barbara et George H. Il est ensuite admis à Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie étudiante secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004. Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Cet engagement dans la garde nationale lui permet d'éviter de participer à la Guerre du Viêt Nam. Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis. George W. Bush en uniforme de la garde nationale dans les années 1970 Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975. Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils auront deux filles jumelles, Barbara et Jenna, nées en 1981. En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du parti démocrate. Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université. Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat. Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

Sa personnalité

George W. Bush, sa femme et ses deux filles en 1990 George W. Bush a confessé devant des caméras une longue période de débauche, dont il est sorti vers la quarantaine. Il avait sombré dans l'alcoolisme. Sa famille et les amis de son père ont tout fait pour lui donner une apparence sociale acceptable en l'assistant étroitement et financièrement dans ses entreprises économiques. Il affirme que c'est la foi et sa femme qui l'ont aidé. Son père ne croyait pas à la possibilité de sa première élection. George W. Bush est un born again christian, c’est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau », selon la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3): « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Il affirme prier plusieurs fois par jour et fait souvent référence plus ou moins ouvertement à des passages de la Bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en gagnant le soutien d'une part des chrétiens évangéliques. Il a de même conquis une part importante de l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50% de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté. Il a imprimé cette foi au cœur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison blanche commenceraient par une prière et la lecture d'un passage de la Bible. Cet aspect fondamental de la personnalité de George W. Bush laisse entrevoir une dimension mystique qui imprègne l'action gouvernementale américaine. Des chrétiens font valoir que les armes et la foi ne sont pas compatibles pour un « born-again christian ». Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent dans cette perspective mystique comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de politique internationale contre le terrorisme après les événements du 11 septembre, le souligne.

Le gouverneur du Texas (1994-2000)

Portrait officiel du gouverneur Bush en 1994. Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de Gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortant, Ann Richards. Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69% des voix. Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 prisonniers reconnus coupables de crimes et condamnés à mort. De plus il gracie un seul condamné lors de son mandat et refuse d'accorder des sursis à d'autres malgré, dans certains cas, leurs demandes de pouvoir recourir aux tests ADN pour prouver leur éventuelle innocence. Il manœuvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

Scrutins présidentiels

L'élection de 2000

L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate. Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, notamment d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain. Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politique comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence. Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides. Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cent voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance. Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire. G.W. Bush pendant les festivités de Cinco De Mayo, 4 mai 2001 Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les voix de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47, 9 %), 51 003 894 pour Gore (48, 4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2, 7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0, 4 %). Il y encore eu des voix pour 12 autres candidats (en tout 0, 6 %). À aucun moment Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdu de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au , Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance. Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

La réélection de 2004

Bush en campagne, le 19 octobre 2004 en Floride. Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage. Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants. Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore. Les villes intellectuelles du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En fait, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d’entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc.). Résultat des présidentielles 2004 par comté Le président Bush au téléphone avec John Kerry lui concédant sa victoire, le 3 novembre 2004. C'est en terme de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaii ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l’Illinois, du Michigan, de Washington et du Wisconsin s’ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Detroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ». Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants). Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50, 7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48, 3 %), 463 635 à Ralph Nader (0, 4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0, 3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0, 3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry. En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush est passé de 50, 4 à 62 millions (gain de 11, 6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2, 9 à 0, 46 million.

Composition du cabinet

Premier (2001-2005) et second mandat (2005-2009)

Politique nationale

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. En juin 2005, les téléspectateurs américains ont placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands américains, derrière les présidents Ronald Reagan ou Abraham Lincoln mais devant son prédécesseur Bill Clinton. Il compte cependant des opposants convaincus comme Norman Mailer pour lequel « Bush est le pire président que j'ai vu ».

La justice

George W. Bush et John Roberts le 19 juillet 2005, jour de sa nomination à la Cour Suprême George W. Bush et Samuel Alito le 31 octobre 2005, jour de sa nomination à la Cour suprême George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66% de ses compatriotes et 80% des Texans. Il juge cette peine dissuasive. Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour Suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans. Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, suite au décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005. Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination suite aux très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain. Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

L’écologie et l’environnement

-Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Bill Clinton avait échoué à faire ratifier ce protocole par le Sénat et son retrait définitif par Bush participe à son impopularité en Europe. Le 30 juillet 2005, les États-Unis signent dit du groupe Asie-Pacifique avec la Chine, l'Australie, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud sur le climat auquel s'est joint le Canada le 24 septembre 2007 dans ce qui est devenue en 2006 le Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (Asia-Pacific Partnership on Clean Development and Climate). basée sur des cibles volontaires et sur des objectifs de réduction à long terme.
-En 2002 et 2003, George W. Bush fait voter des lois permettant l’exploitation des ressources naturelles souterraines des forêts des parcs naturels. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité. En novembre 2005, la Chambre des représentants renonce à voter le projet d'exploitation pétrolière dans un territoire protégé de l'Alaska et fait retirer du budget des projets d'exploitation pétrolière dans des secteurs protégés par un moratoire.
-Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict. George W. Bush promulguant la création du monument national des îles du Nord-Ouest d'Hawaii, juin 2006
- En juin 2006, c'est après avoir visionné le film de Jean-Michel Cousteau (Voyage to Kure) que le président Bush fait classer les îles du Nord-Ouest d'Hawaii comme monument national. Ces îles constitueront alors la plus grande zone marine protégée du monde à l'abri de la pêche commerciale. D'une superficie de plus de 350 000 km², ce nouveau monument national s'étire sur près de 2300 km, comprend une dizaine d'îles inhabitées ainsi qu'une centaine d'atolls et abrite également de nombreuses espèces en danger. Ce faisant, il a enjoint le Congrès à passer des lois sur le contrôle des pêcheries et le développement de l'aquaculture qualifiant la surpêche de "nuisible à notre pays et nuisible au monde".

Les minorités ethniques

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :
-Colin Powell est le premier afro-américain (new-yorkais d'origine jamaïcaine) à occuper le poste de secrétaire d'État.
-Condoleezza Rice est la première femme afro-américaine à occuper ce poste en 2005, après avoir été la première femme afro-américaine conseillère à la sécurité nationale.
-Elaine Chao est la première femme asiatique (née à Taïwan) membre du gouvernement américain.
-Mel Martinez est en 2001 le premier hispanique (né à Cuba) à entrer au gouvernement américain et Alberto Gonzales, en 2005 le premier hispanique (texan d'origine mexicaine) au poste aussi élevé que celui d’Attorney Général.
-Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, asiatique (californien d'origine japonaise et démocrate (déjà en poste sous Clinton), ainsi que Rod Paige, afro-américain et secrétaire à l'Éducation.
-En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le leader républicain au sénat pour qu'il démissionne suite à des déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale à l'occasion d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.

L’immigration

En 2006, il se prononce tout à la fois pour la régularisation des clandestins présents sur le territoire américain (11 millions de personnes selon certaines estimations) et l'envoi de 6 000 gardes nationaux pour contrer l'immigration illégale à la frontière mexicaine. Il s'agit pour lui de rallier à son projet de réforme l'aile droite de son parti (très divisé) en durcissant la répression. Dans son discours télévisé du 15 mai 2006, il précise qu'il ne s'agit pas d'«amnistier» les clandestins mais d'instaurer un programme de travail temporaire pour les étrangers, insistant sur la maitrise de l'anglais pour pouvoir prétendre à la citoyenneté. Cette tentative de régularisation massive à échouer en juillet 2007 devant le refus de ramener la question de l'immigration à l'ordre du jour au Congrès suite aux dissensions des deux grands partis qui voulaient amender ce projet selon leurs points de vue divergents

Économie

Le premier mandat présidentiel de George W. Bush commence avec une situation économique difficile, en raison de l’éclatement de la bulle internet ; les États-Unis sont sous la menace d’une récession économique. Il fait alors campagne pour une grande baisse d’impôts, pour relancer la consommation et « rendre aux contribuables américains » le surplus budgétaire ; il parvient à obtenir un vote majoritaire au Sénat pour une baisse d’impôts de 1, 35 milliards de dollars«  », article de CNN, 07 juin 2001. Le taux d'mposition sur le revenu le plus faible passe de 15 à 10 pourcents, le taux le plus élevé de 39, 6 à 35 %. Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture). Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure mais baisse les dépenses des programmes non militaires. Durant son premier mandat, le taux de chômage augmente, pour la première fois depuis 1992, mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004. En 2006, l'OCDE estime le taux de chômage à 4, 6 % contre 6 % en 2003 . Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003. Le taux de croissance est élevé entre fin 2003 et 2007, mais, en termes réelscorrigé de l'inflation, voir PIB réel, il reste inférieur au taux de croissance des mandats Clinton, Bureau of Economic Analysis. En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis à partir du . Le budget fédéral, en excédent de 236 milliards de dollars en 2000, s’est dégradé progessivement avec un point bas en 2004 (déficit de 413 milliards de dollars), puis s’est amélioré pendant le second mandat sous l’effet d’une forte augmentation des recettes des impôts sur les entreprises. Le déficit budgétaire s'établit à 248 milliards de dollars en 2006, soit moins de 2 % du PIB . Pour l'année fiscale 2007, le déficit budgétaire prévisionnel est de 163 milliards de dollars soit 1, 2 % du PIB. L'amélioration s'explique par une forte hausse des recettes, qui ont progressé de 6, 7% à 2 568 milliards de dollars en 2007. Dans le même temps, les dépenses n'ont augmenté que de 2, 8% à 2 731 milliards de dollars, soit le plus faible rythme de progression en dix ans . La crise des subprimes qui débuta durant l'été 2007 et la faiblesse du dollar américain face au devises étrangères font peser le risque d'une crise économique fin 2007.

L’impact des ouragans Katrina et Rita

Le président Bush à Jackson Square (l'ancienne Place d'Armes), La Nouvelle-Orléans, septembre 2005 après l'ouragan Katrina.|200px En septembre 2005, l'ouragan Katrina ravage le sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. Dans une vidéo de visioconférence entre des experts de la FEMA et George W. Bush, les spécialistes alertent le président des problèmes prévus (dégâts importants, ruptures des digues…), ce dernier n'essaie pas d'en savoir d'avantage et répond que tout est prêt pour affronter le danger. Par la suite, en baisse dans les sondages, George W. Bush reconnaît dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il. Au cœur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison. Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique. Quelques jours plus tard, l'Ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina).

Relance du nucléaire et appel aux nouvelles technologies

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives — solaire, éolienne, charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol — allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute. Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique qui les rend . Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains. À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit ainsi 78 % de son électricité).

La religion

George W. Bush et Jean-Paul II en 2001 Les présidents Bill Clinton, George H. W. Bush, George W. Bush et le premier ministre Silvio Berlusconi le 9 avril 2005 lors des funérailles de Jean-Paul II C'est pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que la loi "Partial Birth Abortion Act" interdisant la technique de l'avortement par naissance partielle méthode chirurgicale d'avortement tardif pratiquée à partir du cinquième mois de grossesse et consistant à faire naître partiellement l’enfant par les jambes puis le thorax est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour Suprême des États-Unis . C'est la première fois depuis la décision "Roe contre Wade" de 1973 que la Cour Suprême met un frein à l'avortement sur le plan national.. En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion » . Le 9 avril 2005, suite au décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père. Le 16 octobre 2007, en étant le premier président américain à s'afficher en public avec le Dalaï Lama, en le gratifiant de "symbole universel de paix et de tolérance" et en lui remettant la Médaille d'or du Congrès, George Bush provoque l'indignaton du gouvernement de Pékin qui voit en la personne du Dalaï Lama un séparatiste en exil qui menace l'unité du pays, accusant également les États-Unis d'intervenir dans les affaires internes du pays .

Les mœurs

- Dès son élection en 2001, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions anti-avortement, comme Attorney General (secrétaire à la justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.
- Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence dans le cadre de la lutte contre le Sida, y compris la stratégie ABC.
- L'association homosexuelle républicaine, se désolidarise de sa candidature lors de l'élection présidentielle de 2004 à cause notamment de son hostilité au mariage gay d'autant plus que Bush en soutient l'interdiction constitutionnelle. Lors des 11 référendums locaux sur le sujet en novembre 2004, les électeurs ont refusé toute possibilité de mariage homosexuel.

Politique internationale

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la Guerre en Irak (2003-2006). Cette guerre entraîne également un niveau croissant de contestation de la politique du président au Moyen-Orient et au Proche-Orient.

La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington D.C., George W. Bush réunit le pays derrière lui (avec 90 % d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté par ses détracteurs (« mort ou vif », « croisade » et « États voyous »), mais bien perçu dans une Amérique traumatisée . Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan, qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, voté par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001, mais jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des Droits de l'Homme . Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le Congrès en janvier 2002, durant lequel il pointe du doigt les pays dit de l'Axe du Mal en visant nommément l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord, à l'encontre de laquelle les néo-conservateurs renforcent la politique américaine de sanctions. En février 2005, George W. Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du renseignement américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11 septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004. En octobre 2005, il donne son aval à la création d'un nouveau service de renseignements, le National Clandestine Service (NCS) patronné par la CIA, pour s'occuper des opérations d'espionnage à l'étranger. Ce service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la défense, mais sans avoir le pouvoir d'ordonner ou de les diriger. C'est dans un tel contexte qu'en février 2006, la compagnie émiratie "Dubai Ports World" annonce la reprise de l'opérateur portuaire britannique P&O, qui gère des terminaux portuaires dans six grands ports américains de la côte Est. Ce transfert de gestion déclencha une crise politique entre la Maison blanche favorable et les parlementaires américains, soutenus par l'opinion publique, qui y voient une menace pour la sécurité du pays (la compagnie est arabe). Hillary Clinton proposa alors l'adoption d'une loi interdisant à toute société contrôlée par un État étranger de racheter des activités portuaires aux États-Unis. D'autres élus démocrates travaillèrent sur un amendement interdisant toute prise de contrôle d'opérations portuaires par "une société possédée ou contrôlée par un gouvernement qui avait reconnu le gouvernement des talibans" en Afghanistan tandis que les élus républicains de la Chambre des représentants promettaient de voter une loi bloquant le projet de rachat, défiant le président au nom de la sécurité nationale, alors que celui-ci était prêt à mettre son veto si le Congrès légiférait pour torpiller la transaction. Au bout du compte, la compagnie émiratie annoncera le transfert de la gestion des six grands ports à "une entité américaine", au nom de l'amitié entre les États-Unis et les Émirats arabes unis. Le 17 octobre 2006, George W. Bush signa et promulgua une loi sur les commissions militaires controversée autorisant les méthodes dures d'interrogatoire contre les suspects de terrorisme (notamment le programme d'interrogatoires de la CIA), leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires . Cette loi fut vivement critiquée par Amnesty International ou l'American Civil Liberties Union (ACLU).

La guerre en Irak

Discours de George W. Bush sur l'Iraq le 12 septembre 2002 aux Nations unies En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Iraq, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président iraquien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et continue de développer un programme d’armes de destruction massive (ADM). Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de sécurité des Nations unies exige du régime iraquien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépêchées sur place. Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, George W. Bush donne le signal le 20 mars 2003 d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime en place. La victoire militaire est acquise rapidement dès le 10 avril et début mai, le président Bush proclame unilatéralement la cessation des hostilités. George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis. Cela renforce les accusations d'inféodation de George W. Bush et Dick Cheney aux lobbies de l'industrie du pétrole. A partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis contre les forces militaires américaines puis contre les civils iraquiens sans distinction ainsi que des prises d'otages. Depuis le début de l'invasion en mars 2003, on estime que plusieurs dizaines de milliers d'Iraquiens ont été tués par l'armée américaine ou par des attentats terroristes, ainsi que plus de 2 000 soldats américains. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz) qui avaient effectivement servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes ou les Chiites, n'ont pas été trouvées et auraient finalement bien été détruites dans les années qui avaient suivi la guerre du Golfe de 1991. Quant aux liens du régime avec les organisations terroristes, ils avaient cessé depuis longtemps (Abou Nidal, Carlos) ou restaient faibles se limitant au financement des familles des kamikazes palestiniens et à la présence sur le sol iraquien de membres d'organisations terroristes (Moudjahidines iraniens). George W. Bush et Tony Blair se félicitant mutuellement lors du transfert de souveraineté de l'Iraq lors du sommet de l'OTAN à Istambul le 28 juin 2004 Cependant, pour les partisans de l'intervention américaine, la mise à jour de charniers contenant des centaines de milliers de victimes du régime de Saddam Hussein, a justifié le renversement par la force du dictateur iraquien. Enfin, l'intervention américaine a permis au pays de connaître le 31 janvier 2005 ses premières élections démocratiques depuis cinquante ans puis en octobre 2005, l'adoption d'une constitution démocratique approuvée par référendum. Les sondages d'opinions longtemps très favorables à George W. Bush concernant sa gestion de la guerre d'Iraq ont commencé à basculer en juin 2005 et sont devenus négatifs à partir du mois de septembre 2005. Si une majorité d'Américains considèrent dorénavant que l'engagement en Irak était une erreur, ils souhaitent un retrait de leurs troupes (mais pas cependant encore dans n'importe quelle condition). . Cette guerre fut à l’origine de graves tensions diplomatiques au sein de l’ONU, de l’OTAN et avec certains pays comme la France et l’Allemagne. Les motivations américaines dans cette affaire sont encore discutées. Le 24 septembre 2005, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Iraq. Le 6 octobre 2005, devant le National Endowment for Democracy (NED), Bush s'en est pris aux opposants à la guerre aux États-Unis, qui préfèrent, selon lui, la facilité. « Il y a toujours la tentation au milieu d'une longue lutte de chercher une vie tranquille, d'échapper à ses devoirs et aux problèmes du monde et d'espérer que l'ennemi se lasse du fanatisme et des meurtres. Nous allons conserver notre sang-froid et remporter cette victoire. » Évoquant au moins dix attentats déjoués dans le monde depuis le 11 septembre 2001, il dénonce par ailleurs l'« islamo-fascisme » des terroristes d'Al-Qaida soutenus par des « éléments dans les médias arabes qui incitent à la haine et à l'antisémitisme » et « abrités par des régimes autoritaires, alliés de circonstances, comme la Syrie et l'Iran, qui partagent l'objectif de faire du mal à l'Amérique et aux régimes musulmans modérés et utilise la propagande terroriste pour reprocher leurs propres échecs à l'Occident, l'Amérique et aux juifs. » Il faut attendre le 14 décembre 2005 au cours d'une interview sur Fox News pour que George W. Bush reconnaisse avoir commis des « erreurs tactiques » en Irak notamment des décisions inadaptées dans l'entraînement des forces irakiennes, d'avoir fait le choix initial de grands projets de reconstruction au lieu de chantiers aux « effets immédiats sur la vie des gens ». Il a aussi regretté de ne pas avoir enclenché plus tôt le transfert de souveraineté aux Irakiens après la guerre mais a cependant réaffirmé que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste. Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Iraq. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient , que et que Jean-Louis Turlin, « Bavures en Irak : le mea culpa de George Bush et de Tony Blair » dans Le Figaro du 27/05/2006 . Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement sceptique par cette démarche .

La lutte contre les armes de destruction massives

La menace que des armes de destruction massive au mains d'États ou d'organisations hostiles aux États-Unis puissent être utilisées fait que l'administration américaine tente de désarmer et/ou de contrôler les stocks de ces produits à travers le monde . Une initiative lancée par les États-Unis et l'Allemagne au mois d'avril 2002 au sein du G8 porte sur un Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes où le gouvernement américain s'est engagé à verser la moitié des 20 milliards de dollars mobilisés sur 10 ans pour cette action . Les tensions diplomatiques avec l'Iran et la Corée du Nord sont dues principalement au développement des armes de destruction massive en Iran et des armes nucléaires en Corée du Nord. Des succès ont eu lieu dans ce domaine comme le démantèlement des programmes d'ADM libyen par la diplomatie et la neutralisation de divers stocks d'armes et de produits chimiques et radioactifs datant de la période de la guerre froide dans les territoires de l'ancienne Union soviétique et de l'Europe de l’Est Ainsi, en juillet 2007, un stock clandestin de 16 tonnes d'armes chimiques découvert en Albanie a été détruit .

Le conflit israélo-palestinien

Mahmoud Abbas et le président Bush George W. Bush, critiqué par les pays arabes pour son soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain à évoquer officiellement la création d'un État palestinien. La «feuille de route», pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoyer la création d'un État palestinien en 2005. Le soutien de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a amené les Palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du Raïs à l'automne 2004. En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains. Le , George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route pour la paix de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix. Au cours du conflit israélo-libanais de 2006, son administration a été critiquée pour s'être opposée pendant les premières phases du conflit à un cessez-le-feu. A un an de la fin de son mandat, George W. Bush, accusé d'avoir négligé la question du conflit israélo-palestinien au profit de l'Irak, s'implique de nouveau sur le sujet. Du 26 au , il organise dans le Maryland la conférence d'Annapolis réunissant une cinquantaine de pays et d'organisations pour tenter d'avancer sur la voie d'un règlement du conflit israélo-palestinien et de parvenir à un accord de paix avant la fin 2008. Il obtient du premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas un engagement écrit pour de nouvelles discussions sur des questions clés du conflit comme le statut de Jérusalem, le sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, le sort des colonies juives, le partage des ressources en eau et la délimitation des frontières. Il est également mis en place un comité de pilotage alors que deux conférences internationales de suivi devraient ensuite se dérouler à Paris puis à Moscou. C'est durant cette conférence que la Syrie en appelle à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000.

Les relations avec l'Europe

Jacques Chirac, George W. Bush, Tony Blair et Silvio Berlusconi lors du sommet du G8 en 2003 Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension (aux niveaux nationaux, mais pas globalement, aux niveaux gouvernementaux) au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003). Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ». En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait de pays européens comme la France ou l'Allemagne. En février 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour reconquérir l'opinion publique et se raccommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la commission européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :
- George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taiwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
- George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste, ce à quoi la France s'oppose ;
- George W. Bush souhaitait appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie pour que celle-ci se retire du Liban et cesse d'être une base arrière pour les groupes terroristes actifs notamment en Irak ou contre Israël, mais là encore il se heurte à un refus de la France, doutant de l'efficacité de cette mesure. Cependant à la suite de l'attentat qui coûta la vie à Rafic Hariri, la pression commune des deux pays et le soutien à la « rue libanaise » via notamment les ONG américaines finit par aboutir à l'évacuation contrainte des forces Syriennes de ce pays en 2005.
- George W. Bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communauté internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des Européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des Mollahs ;
- Les Européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ce que l'administration américaine refuse catégoriquement ;La nouvelle chancelière allemande Angela Merkel et George W. Bush en janvier 2006 à la Maison-Blanche
- Enfin, les Européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine. La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens de l'Ouest et Américains. Par contre, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie. Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, Kateryna Iouchtchenko, Laura Bush et George W. Bush, le 4 avril 2005 à la Maison-Blanche. Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libérés qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ». Nicolas Sarkozy et George W. Bush en septembre 2006 La suite de son voyage le conduit notamment dans l'ancienne république d'URSS en Géorgie, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des Américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'un attentat à la grenade manqué . Le 23 juin 2005, les représentants officiels de L'Union européenne et le président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient. Cette déclaration commune met fin au climat de tension entre l'Europe et les États-Unis initié par la position de Paris et Berlin concernant l'Irak.

Les relations avec l’Asie

Lors de sa tournée en Asie à l'automne 2005 à l'occasion de l'APEC, Bush se rendit successivement au Japon, en Corée du Sud, en Chine et en Mongolie. En Chine, ses entretiens avec le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, n'aboutirent à aucune décision politique d'envergure. Tous les sujets de discorde ou d'intérêt commun entre les deux pays furent évoqués, y compris la liberté religieuse, les droits de l'homme et la démocratie. Le résultat concret de ces discussions fut une commande chinoise de 70 Boeing 737 et un contrat de 4 milliards de dollars. Au moment où les États-Unis connaissent un déficit bilatéral avec la Chine de près de 200 milliards de dollars, ce geste a priori commercial de Pékin fut qualifié de politique. Bush termina par une visite en Mongolie, la première d'un président américain dans ce pays, afin de remercier un allié dans la guerre en Irak (132 soldats soit le troisième contingent étranger relatif au nombre d'habitants). George W. Bush, Hamid Karzai, Laura Bush et Condoleezza Rice, le 2006 à Kaboul.

Relations avec l'Afrique

Depuis l'arrivée de George W. Bush, l'intérêt grandissant pour ce continent est palpable à tous les niveaux. Au niveau humanitaire, l'aide a triplé entre 2001 et 2007 ; au niveau diplomatique, en 2006, Cindy Courville est le tout premier ambassadeur d’un pays non africain à être accrédité auprès de l’Union Africaine. Au niveau militaire, la constitution de l'United States Africa Command opérationnel en 2008 montre l'importance croissante de l'Afrique dans la géopolitique des États-Unis ;

L'ONU

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se monstre hostile au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du conseil de sécurité). En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur. Cependant, après les ravages de l'ouragan Katrina dans le sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush modifie sa conduite lors de son discours à l'ONU lors du 60 anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tient au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Il se félicite enfin de la mise en place d'un "Fonds pour la démocratie", de laquelle il est le principal instigateur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promis de s'associer.

Divers

Jenna et Barbara Bush, les filles du président photographiées en 2004
- En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai, se rend aux États-Unis, symbolisant ainsi la normalisation des relations entre Washington et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Viêt Nam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Viêt Nam eut lieu le 18 et 19 novembre 2006, dans le cadre du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (auparavant, Bill Clinton s'était rendu au Viêt Nam en 2000).
- En septembre 2005, Tbilissi en Géorgie est la première capitale européenne à baptiser une de ses rues au nom de George W. Bush.

Liens de famille

- Prescott Bush, son grand-père ;
- George H. W. Bush, son père ;
- Jeb Bush, son frère, gouverneur de Floride ;
- Lauren Bush, sa nièce, mannequin ;
- George Prescott Bush, son neveu, avocat.

Anecdotes et citations

- George W. Bush est l'un des huit présidents descendants directs des passagers du Mayflower
- George W. Bush a déclaré des revenus bruts imposables de dollars en 2005, sur lesquels il s'est acquitté de dollars d'impôts fédéraux, selon les documents rendus publics le 14 avril 2006 par la Maison Blanche. Sur leur feuille d'impôts, M. et Mme Bush déclarent un salaire présidentiel d'environ dollars ainsi que des recettes provenant de fonds d'investissements. Ils ont versé dollars à des églises et œuvres de charité.
- Alors qu'il était encore gouverneur et candidat à l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush aurait avoué avoir fumé de la marijuana, à l'instar de son prédécesseur Bill Clinton et de son adversaire Al Gore. Cependant, il a toujours refusé de l'avouer publiquement sous le prétexte que le président des États-Unis devait être un exemple et non une référence en matière de consommation de drogues : « I wouldn’t answer the marijuana questions, a dit George W. Bush. You know why? Because I don’t want some little kid doing what I tried. » .
- « Certains pensent que les États-Unis sont prêts à attaquer l'Iran. C'est ridicule… Cela dit, toutes les options restent ouvertes. » Conférence de presse de George W. Bush le 22 février 2005 à Bruxelles.
- « Ben Laden déclare que sa mission est de dire aux musulmans ce qui est bon pour eux et ce qui ne l'est pas. Cet homme né dans la richesse et les privilèges considère bon pour les musulmans pauvres de devenir des tueurs et des kamikazes. Il leur promet que c'est le chemin du paradis, mais il n'a jamais proposé de le prendre.» - Discours de George W. Bush le 6 octobre 2005, devant la National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie),
- « La lâcheté est de chercher à tuer des enfants et des personnes âgées avec des voitures piégées, de couper la gorge d'un captif attaché et de viser les croyants à la sortie d'une mosquée. Mais le courage est de libérer plus de 50 millions de personnes. » - Réponse de George W. Bush aux propos d'Abou Moussab Zarqaoui qualifiant les Américains d'être les « plus lâches des créatures de Dieu », le 6 octobre 2005 lors d'un discours devant la National Endowment for Democracy

Voir aussi

Notes

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Sujets connexes
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