Mickey Mouse

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Mickey Mouse, symbole de la Walt Disney Company, est l'un des plus importants personnages de l'univers Disney. Ambassadeur de la marque, il est présent dans la plupart des secteurs d'activité de la société, que ce soit l'animation, la télévision, les parcs d'attractions ou les produits de consommation. Mickey est utilisé comme un vecteur de communication et ses qualités doivent respecter la morale prônée par « Disney », que ce soit par Walt et l'entreprise elle-mêm
Mickey Mouse

Mickey Mouse, symbole de la Walt Disney Company, est l'un des plus importants personnages de l'univers Disney. Ambassadeur de la marque, il est présent dans la plupart des secteurs d'activité de la société, que ce soit l'animation, la télévision, les parcs d'attractions ou les produits de consommation. Mickey est utilisé comme un vecteur de communication et ses qualités doivent respecter la morale prônée par « Disney », que ce soit par Walt et l'entreprise elle-même. Mickey Mouse est connu et reconnu dans le monde entier, son célèbre profil formé de trois cercles étant devenu indissociable de la marque Disney. Mickey Mouse est à l'origine un personnage de dessin animé, créé en 1928, après que Walt Disney ait dû laisser son premier personnage, Oswald le Lapin Chanceux, à son producteur. Les premiers courts métrages sont principalement animés par Ub Iwerks Kenworthy, John The Hand Behind the Mouse, Disney Editions: New York, 2001. p.54., associé de Walt Disney au sein des studios Disney (alors installés dans le studio d'Hyperion Avenue). Il devient plus tard aussi un personnage de bandes dessinées, de longs métrages, de séries télévisées et d'une myriade de produits dérivés. Mickey Mouse représente une souris anthropomorphique. Il s'est d'abord, avant la première diffusion, nommé Mortimer Mouse ; c'est la femme de Disney qui, trouvant ce nom peu vendeur, a proposé Mickey. Pour la Walt Disney Company, la souris a comme date officielle de naissance le 18 novembre 1928, date de la première « présentation publique » de Steamboat Willie . Le personnage est aussi célèbre pour sa voix de fausset. C'est Walt Disney lui-même qui donna sa voix originale au personnage de Mickey, du premier dessin animé jusqu'en 1946, année au cours de laquelle Disney désigna Jim MacDonald pour le remplacer, en raison d'un problème de toux chronique dû à la cigarette Mouse Tracks : The Story of Walt Disney Records, Tim Hollis and Greg Ehrbar p 18. Jim MacDonald est ensuite remplacé par Wayne Allwine, à partir de 1983. Mickey est souvent accompagné de son ami Dingo et de son chien Pluto. Il noue aussi une idylle avec Minnie, une autre souris qui voit le jour en même temps que lui. Mickey n'est pas resté longtemps uniquement sur les écrans. Il apparaît dans les journaux en bande dessinée quotidienne dès le 13 janvier 1930. Cette publication est distribuée par le King Features Syndicate, scénarisée par Walt Disney et dessinée par Ub Iwerks. Pour souligner l'importance de Mickey dans l'aventure globale de l'univers Disney, Walt Disney a déclaré, à propos de son personnage : « Tout ce que j'espère, c'est que l'on ne perde pas de vue une chose : tout a commencé avec une souris. » : « I only hope that we don't lose sight of one thing — that it was all started by a mouse. » Statue en hommage à Walt Disney et Mickey, à Disneyland.

Historique

L'histoire de Mickey est très riche, principalement durant les premières années. Son apparition, juste avant les années 1930, coïncide avec une multitude de développements techniques dans le cinéma, intervenus à partir des années 1920. La naissance du personnage découle en outre de circonstances particulières.

Un remplaçant pour Oswald

Mickey est créé en 1928 pour remplacer le personnage d'Oswald le Lapin Chanceux, perdu par Walt contre son gré Il était une fois Walt Disney : Aux sources de l'art des studios P. 66. Ce lapin, créé au début de l'année 1927 sous le crayon d'Iwerks, était produit par les studios Disney sous contrat avec Charles Mintz et distribué par Universal Pictures. Après presque un an d'existence, Oswald est relativement populaire et rapporte de l'argent. En février 1928, Walt Disney se rend à New York pour négocier avec Mintz une part de revenus plus importante pour chaque film. Mais il est abasourdi The Story of Walt Disney, Maker of Magical Worlds, Bernice Selden p 38 — Leonard Mosley précise : « outré de la perfidie, le cœur brisé par la déloyauté » Disney's World - A Biography by Leonard Mosley, Leonard Mosley p. 99 — quand l'homme d'affaires lui annonce que non seulement il souhaite réduire sa part, mais qu'en plus il prend sous contrat la plupart de ses principaux animateurs. Mintz menace Disney de créer son propre studio s'il n'accepte pas de réduire ses coûts de production. En outre, c'est Universal, et non pas Disney, qui détient, à cause d'un contrat signé un peu rapidement par Walt, la marque commerciale sur Oswald le Lapin, ce qui signifie qu'il peut très bien se passer de lui pour faire ses films Walt Disney : 100 ans de magie, Dave Smith & Steven Clack p. 23-24. Disney refuse et perd la majeure partie de son équipe d'animation. Lui, Iwerks et quelques « fidèles » (dont Les Clark) commencent alors à travailler secrètement sur un nouveau personnage pour remplacer Oswald le Lapin tandis que le reste de l'équipe poursuit la production d'Oswald. Parmi les animateurs qui ne partiront pas, certains ne sont pas mis dans la confidence de la naissance de ce nouveau personnage comme Johnny Cannon. Walt n'oubliera jamais ce revers et prendra à l'avenir soin de s'assurer la détention des droits sur chaque création.

La naissance d'une souris

Les biographes de Disney ne sont pas réellement d'accord sur la période de la création de Mickey et plusieurs dates différentes circulent. Thierry Steff dans Bon Anniversaire, Mickey ! s'est vu obligé de reconstruire les agendas possibles de l'année 1928 en fonction des propos tenus par plusieurs des protagonistes de l'époque, mais sans réussir à définir une histoire précise. Pour Leonard Mosley, Walt Disney a réalisé des croquis et conçu une personnalité pour un nouveau personnage dans un train qui le ramenait en Californie, précisément après le passage de Pasadena Disney's World - A Biography by Leonard Mosley, Leonard Mosley p. 100. Dès son retour, il demande à Ub Iwerks de s'atteler à la création d'un nouveau personnage. Une légende affirme que Walt Disney choisit une souris du fait que le studio où il travaillait à cette époque était envahi de ces petits rongeurs. Dans des interviews reprises par Pierre Lambert, Walt déclare avoir conçu directement une souris dans le train tandis qu'Iwerks déclare dans une interview qu'il a réalisé Mickey après de nombreuses tentatives avec d'autres espèces refusées par Walt : grenouilleL'idée de la grenouille fut réutilisée en 1930 par Iwerks pour Flip la grenouille, un dessin animé produit par son studio, Iwerks ayant quitté les studios Disney., chien, chat Il était une fois Walt Disney : Aux sources de l'art des studios p. 67. Selon d'autres sources, Walt Disney possédait quelques années plus tôt, durant la période difficile des studios à Kansas City, une souris apprivoisée nommée Mortimer (d'où le nom originel de Mickey) L'Art de Walt Disney de Mickey à Mulan, Christopher Finch p. 20. D'après John Kenworthy Kenworthy, John The Hand Behind the Mouse, Disney Editions: New York, 2001. p. 54, Iwerks s'inspire des vieux dessins réalisés par Hugh Harman en 1925 autour d'une photographie de Walt Disney : des souris. Plus prosaïquement, le chat est déjà été pris par Otto Messmer avec son célèbre Félix le chat et les autres personnages animaliers ne peuvent pas avoir la personnalité voulue par Walt — un personnage espiègle, rusé et joyeux : Walt Disney Studios se servant des trois ronds distinctifs comme marque de reconnaissance. Les autres personnages conçus à cette époque seront utilisés comme personnages secondaires, tels que Clarabelle et Horace Kenworthy, John The Hand Behind the Mouse, Disney Editions: New York, 2001. p. 53. La forte ressemblance entre Oswald, Mickey et, plus tard, Flip la grenouille marque le trait de crayon d'Iwerks, assez proche de celui d'Otto Messmer. Oswald le lapin et Mickey Mouse ont la même physionomie à leurs débuts. Iwerks a créé Mickey à partir de trois ronds pour la tête. Seules les oreilles les différencient réellement. Ce trait permet un dessin rapide du personnage et une animation aisée grâce au faible nombre d'éléments et à leur grande simplicité : des tubes pour les jambes, des cercles pour le corps. Mickey serait encore plus simple à dessiner grâce à ses oreilles toujours circulaires en toute circonstance (et non pointues comme Félix, ou pendantes comme Oswald) et sa queue faite d'un simple coup de crayonInterview d'Andreas Deja et Mark Henn dans Walt Disney Treasures, Mickey Mouse, les années couleurs 1939 à nos jours. Le graphisme de Mickey Mouse ne reste pas figé à celui réalisé par Ub Iwerks, comme cela sera détaillé plus loin.

1928 : Premières apparitions cinématographiques

On établit souvent la date du 18 novembre 1928 comme celle de la naissance de Mickey, date de la sortie de Steamboat Willie au Colony Theater de New York, ce film étant souvent considéré comme le premier dessin animé sonorisé (le tout premier étant en réalité un épisode de la série « Song Car-Tunes », produit par Max Fleischer en mai 1924). Mais Mickey voit réellement le jour dans le dessin animé Plane Crazy, réalisé plus tôt dans l'année, mais muet et projeté le 15 mai 1928. Il est inspiré de l'exploit de Charles Lindbergh mais ne conquiert pas le public Disney's World - A Biography by Leonard Mosley, Leonard Mosley p. 102-103. Malgré cet insuccès, Walt lance un autre film, The Gallopin' Gaucho, qui sort à la fin de l'été et n'est pas non plus bien reçu. Ces problèmes s'ajoutent au fait que Walt Disney a du mal à trouver un distributeur. Ce problème est en partie dû à la ressemblance assez importante avec ses précédentes productions. Contre toute attente, Walt Disney laisse se poursuivre le troisième film, Steamboat Willie, qui est présenté une première fois en muet le 29 juillet. Disney cherche alors un moyen d'attirer le public. Il observe qu'il manque quelque chose à ses productions afin de les différencier de celles de ses concurrents et de ses précédentes. Le résultat de ses observations est cristallisé par la modification du troisième épisode Steamboat Willie. Il manque le son. Walt refait le film avec une bande sonore synchronisée. Steamboat Willie ressort alors avec du son synchronisé le 18 novembre. Les deux premiers épisodes sont ensuite refaits avec une bande sonore et ressortis plus tard : The Gallopin' Gaucho ressort le 30 décembre 1928 et Plane Crazy le 17 mars 1929. Ci-dessous seront étudiés plus en détail, sous un angle différent, ces trois premiers films que sont Plane Crazy, The Gallopin' Gaucho et Steamboat Willie.

Première rencontre avec Minnie et Pat Hibulaire

Minnie apparaît dès le premier film de Mickey, Plane Crazy, sorti (sans son) le 15 mai 1928, inspiré par l'exploit de Charles Lindbergh. Mickey y joue le rôle d'un pionner de l'aviation qui tente de bricoler un avion avec les objets à disposition dans la grange de sa ferme. Minnie y joue la fiancée de Mickey, à laquelle il fait endurer sa passion pour l'aviation. Il arrive à la convaincre de monter à bord de l'avion pour son premier vol. Il arrive à faire décoller son appareil et effectue des acrobaties aériennes qui s'avèrent être de véritables péripéties. Minnie est même obligée d'utiliser ses dessous comme parachute pour ralentir sa chute de l'avion bricolé par Mickey. Minnie apparaît ensuite régulièrement dans les films sous son nom ou parfois sous des « pseudonymes ». Le personnage de Pat Hibulaire (Pegleg Pete ou Black Pete) est né en 1925 dans la série Alice Comedies et apparaît au côté de Mickey Mouse dans le film The Gallopin' Gaucho (sorti, sans son, le 7 août 1928). Ce dessin animé est une parodie du film The Gaucho avec Douglas Fairbanks, sorti le 21 novembre 1927. Mickey y joue le rôle d'un gaúcho chevauchant un nandou (oiseau proche de l'autruche) dans la pampa argentine. Il fait un arrêt à la Cantina Argentina, un lieu servant à la fois de bar et de restaurant. Mickey souhaite boire un coup et fumer le cigare. Le hors-la-loi recherché, Pegleg Pete (Pat Hibulaire), est présent dans l'établissement et profite de la bière amenée par la serveuse Donna Minnie, danseuse de tango à ses heures perdues. Sa prestation attise les convoitises de l'assistance, qui se lance dans des affrontements pour la belle. Pete kidnappe Minnie et tente de s'enfuir à cheval. Mickey le poursuit alors sur son nandou et se lance dans un duel à l'épée. Mickey gagne le duel et s'enfuit avec Minnie. Pat Hibulaire poursuit son rôle de méchant récurrent mais devient parfois un simple personnage secondaire.

L'arrivée du parlant

Steamboat Willie est diffusé en public pour la première fois le 18 novembre 1928. On retrouve à la direction Walt Disney et Ub Iwerks, ce dernier est aussi le chef animateur, assisté de Johnny Cannon, de Les Clark, de Wilfred Jackson et de Dick Lundy. L'histoire est une parodie du film Cadet d'eau douce (Steamboat Bill Jr.) avec Buster Keaton et Ernest Torrence, sorti le 12 mai 1928. Steamboat Willie n'est ni le premier dessin animé de Mickey Mouse, ni le premier film avec une bande sonore synchronisée pour la musique, le son et les dialogues. Cette dernière distinction revient à Dinner Time (14 octobre 1928) de la série Aesop's Fables produite par Paul Terry et utilisant le procédé DeForest permettant un son mono. Il est à noter que d'autres dessins animés avaient déjà une bande sonore mais le son n'était pas synchronisé. La série des Sound Car-Tunes (environ 30 films) a été produite entre mai 1924 et septembre 1926 par les Fleischer Studios — studios dirigés par Dave et Max Fleischer. Steamboat Willie est pourtant le film utilisé comme date officielle de la naissance de Mickey Mouse et très souvent comme le premier film d'animation avec du son. Ces éléments sont surtout dus à l'importante reconnaissance du public. Les historiens de l'animation ont longuement débattu sur le compositeur de la musique originale du film. Ce rôle a été attribué à Wilfred Jackson, Carl Stalling et Bert Lewis mais rien ne l'affirme clairement. Leonard Mosley et Christopher Finch relatent que seul Jackson savait joué d'un instrument, de l'harmonica Leonard Mosley p. 105 L'Art de Walt Disney de Mickey à Mulan, Christopher Finch p. 21. Dans la version de travail, le reste de la bande sonore est essentiellement composé de bruitages sonores réalisés avec les moyens du bord, dans un garage, tandis que les « voix »Ce ne sont pas encore des paroles, seulement des onomatopées et des exclamations. de Mickey et de Minnie sont jouées par Walt Disney en personne. Pour la version finale, Leonard Mosley indique que c'est le chef d'orchestre Carl Edouarde qui supervisa l'enregistrement des effets sonores moyennant une somme importante Leonard Mosley p. 106. Les effets sonores furent placés sur la bande du film grâce au système Cinephone de Pat Powers. Mickey est matelot sur le Steamboat Willie, sous les ordres du Capitaine Pete, pourtant on aperçoit le moussaillon sifflant à la barre au début du film. Ensuite, le capitaine arrive et reprend les commandes en ordonnant à Mickey de briquer le pont. Ils stoppent à un ponton pour embarquer des marchandises. À peine sorti du port, leur seul passager arrive sur le ponton. C'est une passagère, Minnie, qui arrive en retard pour l'embarquement. Mickey utilise une grue pour attraper Minnie sur le bord de la rive et la hisser à bord. Minnie perd accidentellement sa partition de la chanson populaire Turkey in the straw et la feuille de papier est mangée par une chèvre, un des animaux embarqués. Mickey et Minnie utilisent alors la queue de l'animal comme manivelle et la chèvre devient un phonographe. Mickey poursuit en utilisant les objets et animaux du bord comme instruments de musique. Le capitaine Pete est rapidement gêné par le vacarme et renvoie Mickey au travail : il est condamné à éplucher des pommes de terre pour le reste du voyage. Un perroquet tente de l'amuser mais, agacé, Mickey lui lance une pomme de terre, ce qui fait chuter le volatile dans la rivière. Cette scène est la scène finale. D'après les journaux, le public au moment de la sortie de Steamboat Willie est très impressionné par l'utilisation du son dans un but comique. Les films parlants sont alors considérés comme innovant et le premier film avec des séquences de paroles, Le Chanteur de jazz (1927) avec en vedette Al Jolson, n'est sorti que le 6 octobre 1927, soit moins de 60 semaines auparavant. Durant l'année qui s'est écoulée, la plupart des lieux de projection américains se sont équipés de systèmes sonores. Walt Disney a voulu profiter de cette nouvelle tendance et parvient visiblement à ses fins. Grâce à cet avantage sonore, Mickey Mouse devient le personnage animé le plus important du moment et, avec la ressortie des deux films précédents avec une bande sonore, le succès et la popularité de la souris est grandissant. Le quatrième film de Mickey, The Barn Dance, sort le 14 mars 1929. Il est le premier d'une série de douze courts métrages sortis la même année. Avec ce film, Disney est en position de proposer pas moins de quatre films au printemps 1929, alors que ne nombreux studios hésitent encore à faire des films parlants. Le terme « parlant » est un peu exagéré car ce n'est qu'avec The Karnival Kid (23 mai 1929) que la souris prononce ses premières paroles compréhensibles avec les mots « Hot dogs, Hot dogs ! ».

Une évolution graphique : la première paire de gants

Un signe distinctif, devenu essentiel de la tenue de Mickey, réside dans ses gants. Mickey ne commence à porter des gants blancs qu'à partir du film The Opry House, sorti le 28 mars 1929. C'est le second film de l'année 1929 et la souris porte ensuite presque toujours des gants blancs. Une des raisons probables est que, dans les films en noir et blanc à partir de The Opry House — le premier film en couleur de Mickey est La Fanfare en 1935 —, il faut que le public puisse distinguer les mains du personnage lorsqu'elles passent devant son corps de couleur noire. Justement, dans ce film, Mickey est pianiste, il est inconcevable de ne pas alors voir ses mains. Les trois lignes noires sur le dessus du gant représentent les plis piqués prévus dans la fabrication des gants dans le prolongement des doigts, typiques des gants d'enfants de l'époque.

1929 : Un personnage aux nombreux rôles

Les films de l'année 1929 donnent au personnage de Mickey un large panel de rôles dont en voici quelques uns. Cette grande succession de rôles semble avoir motivé Walt Disney à sous-entendre en 1933 que Mickey Mouse est un acteur engagé par les studios Disney et non un personnage vivant toutes les histoires concoctées par les animateurs et scénaristesWalt Disney déclare avec humour dans une interview à Film Pictorial de sept. 1933. « dans la vie privée, Mickey et Minnie sont réellement mariés. Ce n'est que pour des raisons scénaristiques qu'ils sont à l'écran tantôt fiancés, tantôt mariés. ».

Mickey amoureux

Dans The Barn Dance, sorti le 14 mars 1929, Mickey est éconduit par Minnie au profit de Pat Hibulaire. Ce dernier est, en sa faveur, présenté dans ce film comme un gentleman maniéré et non comme un méchant menaçant. Mickey est en plus présenté non pas en héros mais en un simple jeune prétendant malchanceux. Dans sa tristesse et son chagrin d'amoureux éconduit, il apparaît inhabituellement émotif et vulnérable. Certaines critiques ont vu simplement dans ce film un moyen supplémentaire pour Disney d'ajouter un peu plus à l'empathie du public envers le personnage.

Une simple souris

Dans When the Cat's Away, sorti le 18 avril 1929, Mickey apparaît dans un remake d'un épisode des Alice Comedies intitulé Alice Rattled by Rats (1925). Dans ce film, un chat nommé Kat Nipp vit dans une demeure où il passe une grande partie de son temps à boire de l'alcool. Sa présence empêche les souris de la maison de vivre. Kat Nipp s'absente pour aller chasser au dehors. Une armée de souris profite de cette absence pour envahir la maison à la recherche de nourriture. Parmi les souris, Mickey et Minnie tentent de transformer le regroupement en une fête. Le chat Kat Nipp est déjà apparu auparavant dans The Opry House et est désignée sous le terme (le chat de Tom) ce qui ne doit pas être confondu avec le chat Tom, covedette de la série créée en 1940 par William Hanna et Joseph Barbera, Tom et Jerry. Ce court métrage décrit de manière inhabituelle Mickey et Minnie comme de simples souris. De plus les deux personnages se voient données une taille proche de celle des souris réelles. Les épisodes précédents et suivants leurs attribuent plutôt une taille proche des humains, et même un peu plus petite. Ce film a de plus été réalisé durant la prohibition et l'alcool présenté serait de l'alcool de contrebande.

Mickey soldat

Dans The Barnyard Battle, sorti le 25 avril 1929. Mickey est présenté comme un soldat et prends part aux combats. Mickey est une jeune recrue de la guerre entre les souris et les chats. Son unité est opposée à celle dirigée par Pat Hibulaire. Le court métrage décrit une guerre fictive mais attribue à chaque camp des éléments remarquables. Ainsi les chats possèdent des casques à pointe utilisés par l'armée de l'Empire allemand durant la Première guerre mondiale (1914-1918) tandis que les souris chantent des hymnes des États confédérés d'Amérique lors de la Guerre de Sécession (1861-1865). Ces deux événements sont encore récents dans les esprits des américains en 1929.

Mickey explorateur durant la Grande Dépression

L'un des derniers courts métrages de l'année 1929, Jungle Rhythm sorti le 15 novembre 1929 présente Mickey en explorateur dans un safari quelque part en Afrique. Mickey monte un éléphant et tient une arme dans cette expédition. Mais il se retrouve coincé entre un lion et un ours. Il tente de les apaiser en jouant de la musique. La suite du film est une succession de musique permettant de faire danser des animaux de la jungle. Les airs vont du Yankee Doodle et du Turkey in the Straw aux Auld Lang Syne, Beau Danube bleu et . Ce film évoque les britanniques du début du parcourant le monde et explorant ses richesses. Toutefois les successions d'animaux semblent évoquer les difficultés quotidiennes des américains dans ce début de Grande Dépression suite au Jeudi noir.

1930 : Débuts sur plusieurs supports

L'année 1930 marque une évolution du personnage sur plusieurs points surtout pour les supports de présentation du personnage. Walt Disney ne cantonne pas son personnage aux seuls films d'animation. Cet élargissement des supports engendre des évolutions au niveau graphique et aussi de la personnalité de Mickey.

Première apparition en bandes dessinées et en poupée

Au moment où sort le 15 court métrage, le personnage de Mickey possède une reconnaissance de la part du public et un certain succès. Walt Disney est alors approché par le King Features Syndicate, un syndicat de producteurs-éditeurs, qui lui offre un contrat pour l'utilisation de Mickey et ses amis dans un comic strip. Walt accepte et Mickey apparaît pour la première fois dans un journal le lundi 13 janvier 1930. C'est un strip de quatre cases qui reprend au début le scénario de Plane Crazy mais qui rapidement se transforme en une autre histoire intégrant celle de Jungle Rhythm. Les premières bandes s'étalent du 13 janvier au 31 mars 1931 et furent ensuite regroupées comme une histoire baptisée Mickey dans l'île mystérieuse (Lost on a Desert Island). :Cette histoire intègre le personnage de Minnie Mouse (du fait de sa présence dans Plane Crazy) mais elle n'apparaît qu'au début et la fin de l'histoire. Cette histoire est scénarisée par Walt Disney, dessinée par Ub Iwerks et encrée par Win Smith. C'est en janvier 1930, que Charlotte Clark, une jeune couturière de Burbank réalise une poupée de Mickey Mouse et qu'elle montre à son entourage. Elle est remarquée par Walt Disney qui la trouve réussie. Walt l'engage alors et lui demande de produire la poupée en série. Elle est présentée à chaque événement promotionnel, devenant ainsi le premier produit dérivé Disney . Un petit livre nommé Mickey Mouse Book sera édité cette même année 1930 par Bibo-Lang, c'est la première publication de Mickey sous une autre forme que les strips Disney A to Z : The updated official Encyclopedia, Dave Smith p 10.

Mickey et la musique classique

Après un spectacle solo dans The Opry House en 1929, Mickey poursuit sa carrière musicale en 1930. Au début de l'année 1930, deux courts métrages de Mickey traitant de la musique classique sont réalisés et sortent à moins de 15 jours d'intervalle. The Barnyard Concert, sorti le 3 mars 1930, présente Mickey à la tête d'un orchestre composé d'animaux de ferme. Les seuls personnages reconnaissables sont Clarabelle en flûtiste et Horace en percussionniste. L'interprétation de l'ouverture de Poète et Paysan de Franz von Suppé est très drôle mais comme l'ont fait remarquer certaines critiques, plusieurs gags sont des reprises des précédents films Leonard Maltin, Walt Disney Treasures - Mickey Mouse in Black & White Volume 1. Le second film est d'abord sorti le 14 mars 1930 sous le nom de Fiddlin' Around puis ensuite réédité sous le titre Just Mickey. Les deux titres permettent une bonne compréhension du sujet évoqués : Mickey est un violon soliste qui interprète plusieurs titres. Les morceaux sont L'ouverture de Guillaume Tell de Rossini, la Rêverie de Robert Schumann, et la Rhapsodies hongroises n°2 de Franz Liszt. Ces dessins animés suscitent quelques années plus tard (1934) l'édition par RCA Victor de disques contenant des versions orchestrées des musiques des courts métrages. Ce sont les premières bandes originales de film de l'industrie phonographique Mouse Tracks : The Story of Walt Disney Records, Tim Hollis and Greg Ehrbar p 6. La plupart de ces disques sont des enregistrements de Frank Luther et son orchestre datés de novembre 1933.

Départ d'Iwerks et conséquences

C'est au mois de mars 1930, qu'Ub Iwerks décide de partir fonder son propre studio après avoir eu des problèmes avec Walt Disney mais surtout après la proposition de financiers menés par Pat Powers (ancien distributeur de Disney récemment remplacé par Columbia Pictures) de cofinancer la création de son studio. Il se retire tout d'abord de la production des bandes dessinées dès la fin mars et semble avoir fini la réalisation du court métrage en cours The Cactus Kid. Ce court métrage, sorti le 11 avril 1930 est conçu comme la parodie d'un Western, comme l'indique son titre. Mais il est plus considéré comme un remake au Mexique de The Gallopin' Gaucho (situé en Argentine). : Mickey est à nouveau un voyageur solitaire qui entre dans une taverne locale et s'approche des danseuses. La dernière danseuse est Minnie et le prétendant rival à nouveau Pat Hibulaire sous le pseudonyme de Peg-Leg Pedro. C'est la première fois dans un court métrage que Pat possède une jambe en bois. Cette caractéristique sera récurrente du personnage. A l'opposé, Horace est à nouveau utilisé de manière non-anthropomorphique, il est un vrai cheval remplaçant l'autruche dans The Gallopin' Gaucho. Iwerks part créer 'Iwerks Studio' et créé son personnage de Flip la grenouille. Ce départ marque un tournant dans la carrière de Mickey et aussi de Walt Disney. Walt perd son plus proche ami et collègue depuis 1919 Leonard Mosley p 133. Mickey perd son (co-)créateur, seul responsable de son dessin original et directeur de son animation depuis sa naissance. Walt Disney décide de remplacer Iwerks par d'autres animateurs-dessinateurs. Pour la bande dessinée, Walt nomme « temporairement »Ce sera en réalité jusqu'à son départ en retraite en septembre 1975 Floyd Gottfredson, un jeune embauché du service animation. Son poste est officialisé le 5 mai 1930. Pour les courts métrages, le remplaçant est David Hand qui travaille sur les Mickey Mouse jusqu'à la fin de l'année 1932. Le court métrage suivant est The Fire Fighters qui mets Mickey au prise avec des incidents. La seconde histoire en bande dessinée, Mickey dans la vallée infernale prend comme base le film de Cactus Kid alors en finalisation et présente les autres personnages des films d'animations tels que Pat Hibulaire, Horace, Clarabelle, l'avocat corrompu Maître Chicaneau et Mortimer Mouse, l'oncle de Minnie. L'histoire débute sa parution le 1930. Elle se poursuit jusqu'au 20 septembre. La bande dessinée suivante Mickey contre Ratino : Minnie en danger !, qui s'étale du 22 septembre au 26 décembre 1930, permet à Gottfredson de créer plusieurs personnages dont Ratino, Marcus Mouse et sa femme, les parents de Minnie Mouse.

Un animal de compagnie : Pluto

Au début de l'année 1930, dans The Chain Gang, Mickey rencontre un personnage canin non anthropomorphique et anonyme. Un chien similaire apparaît ensuite dans The Picnic sous le nom de Rover mais c'est le chien de compagnie de Minnie. Quelque mois plus tard en 1931, le chien est renommé Pluto dans The Moose Hunt. Mickey part avec lui chasser. Il conservera dès lors son nom et son maître. Minnie aura en remplacement un chat nommé Figaro mais seulement à partir des années 1940. Étonnamment, le meilleur ami de Mickey, Dingo apparu l'année suivante, et son animal de compagnie sont des représentants de la race canine, l'un anthropomorphe et l'autre non.

1931 : Le début des rôles récurrents

En 1931, Mickey commence à reprendre certains rôles qu'il a déjà tenu. Dans The Cactus Kid, considéré comme un remake au Mexique de The Gallopin' Gaucho, Mickey part à nouveau à la poursuite de Minnie prise en otage par Pat Hibulaire. Ce rôle récurrent de chevalier sauvant la « demoiselle en détresse » Minnie est repris dans The Klondike Kid (1932), dans Mickey in Arabia (1932) et même parodié par les animateurs de Disney dans le faux film Galloping Romance, inclus dans Mickey's Gala Premier (1933). De même, Mickey sauvera à nouveau Minnie d'un gorille dans The Pet Store (1933) après l'avoir fait dans The Gorilla Mystery (1930). Depuis 1930, la série des Mickey Mouse n'est plus réellement le lieu pour des essais d'animation, comme avec la musique. C'est plutôt le rôle dévolu aux Silly Symphonies, série lancée en 1929. Les Mickey Mouse sont devenus le vivier d'entraînement des jeunes animateurs. La seule innovation date de 1932 avec un dessin animé en couleur mais qui ne sera constante qu'en 1935. Un premier livre cartonné The Adventures of Mickey Mouse est édité par David McKay. Ce livre raconte plusieurs histoires autour des animaux de ferme évoluant autour de Mickey. Cette publication deviendra une série

1932 : Évolution et début de l'internationalisation de Mickey

Très tôt les distributeurs de films comme Pathé, présent des deux cotés de l'Atlantique, diffusent les courts métrages de Mickey dans le monde entier. Le public est rapidement conquit par ce personnage joyeux et attendrissant. Le 10 janvier 1932, Earl Duvall est autorisé à lancer une planche dominicale de Mickey Mouse. Gottfredson en prend la responsabilité dès la semaine suivante. Ces histoires courtes permettent d'avoir un contrepoint proche du sketch aux longues histoires de la semaine L'intégrale de Mickey Volume 1 p 6. Parmi l'équipe de dessinateurs on peut noter la présence d'Al Taliaferro à l'encrage à partir du 26 février 1931. Il poursuit ce travail quotidien jusqu'en novembre 1932, date à laquelle il s'occupe à plein temps des bandes dessinées hebdomadaires. Cette même année 1932, Disney autorise un journal italien à reproduire et traduire les histoires en Italie dans des magazines, nommé simplement Topolino (le nom italien de Mickey) publié par Mondadori On peut toutefois noter une différence de traitement entre les courts métrages et les bandes dessinées. Les films sont plus axés sur la comédie tandis que les bandes dessinées et plus tard les livres incluent en plus une grande part d'aventure. Mickey est souvent sur le papier un explorateur, un aventurier parti à la recherche de trésor ou de « gloire » (plutôt de dépassement de soi). Cette divergence s'accentuera encore plus à la fin des années 1930. En 1932, Gottfredson donne à Mickey une famille un peu plus étoffée avec l'apparition dans Mickey's Nephews de deux neveux Morty et Ferdie qui seront baptisé Jojo et Michou en novembre 1935 dans Le Journal de Mickey. Ils apparaissent au cinéma en 1934 dans Mickey's Steamroller.

1933-1937 : Un personnage (trop ?) populaire

La période 1933-1937 est marquée pour la bande dessinée aux États-Unis par le trio Ted Osborne (scénario), Floyd Gottfredson (dessin) et Ted Thwaites (encrage). Mickey découvre alors de nouvelles contrées, des trésors et de nombreux personnages. Ensuite Osborne est remplacé par Merrill De Maris (jusqu'en 1942). En 1933, Mickey Mouse Magazine apparaît aux États-Unis imité en France en 1934 par Le Journal de Mickey. En 1934, Mickey est crédité d'une nièce nommée Maisy dans Gulliver Mickey (1934)Mickey Mouse: His Life and Times, Richard Hollis, Harpercollins, 1986 , ce sera sa seule apparition. Comme preuve de l'internationalisation de Mickey on peut citer l'exemple suivant. En 1934, le journaliste correspondant à New York du Daily Herald, Harold Butcher revient d'un tour du monde, il déclare qu'à chaque étape il se retrouvait en compagnie de la souris The Art Of Walt Disney - From Mickey Mouse To The Magic Kingdoms, Christopher Finch p. 53. En 1936, une version serbe nommée Mikijevo Carstvo est lancée (parution jusqu'en 1941) ainsi qu'une suédoise nommée Musse Pigg-tidningen. Cette dernière est publiée par Åhlén & Åkerlund et 23 publications sortiront jusqu'en 1938. Pour les dessins animés, les histoires s'étoffent en 1934 avec l'arrivée de Donald Duck. Le trio Mickey, Donald, Dingo offre aux scénaristes de nombreuses possibilités de gags comme le célèbre Mickey pompier (Mickey's fire Brigade, 3 août 1935). Les effets comiques sont augmentés par l'utilisation de la couleur à partir du début de l'année 1935. Le premier court métrage en couleurs est La Fanfare (The Band concert, 23 février 1935). Les histoires se succèdent alors au rythme d'une petite dizaine par an. Mais le caractère du personnage évolue en raison de cette mondialisation. Mickey devient sage. Il ne tente plus de voler un baiser à Minnie comme dans Plane Crazy, n'a plus sa magie qui lui permettait de modeler les objets ou de faire d'une chèvre un gramophone dans Steamboat Willie. Il devient un « homme bien sous tout rapport ». Robert Heide et John Gilman indiquent que tandis que sa popularité augmente, que les produits dérivés se font plus nombreux, l'influence de Mickey se fait de plus en plus sur les enfants et les parents, la demande des parents se fait de plus en plus insistante pour que le personnage respecte les règles de bonnes conduites, que leurs enfants pourront imiter sans problème Mickey Mouse - The evolution, the legend, the phenomenom, Robert Heide & John Gilman p. 48. Mickey abandonne ainsi petit à petit les rôles avec de mauvaises actions au profit d'un rôle de maître de cérémonie ou de simple second rôle. Ses derniers rôles principaux avec des bétises qui donnent lieu à des gags sont Le Rival de Mickey et De l'autre côté du miroir tout deux de 1936. De plus les anciens personnages secondaires obtiennent leur propres séries à partir de 1938 avec Trappeurs arctiques mettant en scène Donald et Dingo..

1938 : Le début d'une période d'absence de l'écran

À partir de 1938, Mickey est de plus en plus difficile à mettre en scène au cinéma. Son caractère est trop strict et lui faire faire des bêtises comme à ses débuts l'aurait transformé en un autre Donald Duck. Seule la séquence de L'Apprenti sorcier de Fantasia (1940) a réellement permis de le mettre en scène. Ensuite, il fait plutôt des apparitions, laissant la vedette à Pluto, Dingo mais surtout à Donald. Walt Disney décide de poursuivre la production des courts métrages sous le nom Mickey Mouse jusqu'en 1943 même si le héros n'y fait que de brèves apparitions. La Seconde guerre mondiale force les studios à éclipser Mickey légèrement au profit de personnages « plus proche des hommes » comme Donald, qui est utilisé dans des films de « propagande ». Officiellement son dernier film marquant le début de cette période d'abscence date de 1942 avec L'Heure symphonique. Mais il fait une apparition en 1943 dans Pluto and the Armadillo et une autre en 1946 dans Squatter's Rights, dans lesquels c'est Pluto la vedette. Le personnage poursuit sa vie surtout grâce à la bande dessinée avec les deux écoles : l'école américaine avec les comics et l'école italienne. Manuel Gonzales prend la responsabilité des planches dominicales en 1938. C'est à la fin de cette même année (le 22 décembre) que Mickey apparaît pour la première fois en bande dessinée avec des pupilles noires sur fond blanc et non de grands ovales noirs (parfois biseauté). Plusieurs autres nouveautés arrivent peu après comme la forte proportion d'histoire de détective pour aider le commissaire Finot face à plusieurs méchants comme Pat Hibulaire et le Fantôme Noir. Ce dernier est né avec le commissaire Finot entre mai et septembre 1939 dans Mickey contre le Fantôme Noir (
Outwits the Phantom Blot). On note aussi l'arrivée de Bill Wright à l'encrage en remplacement de Ted Thwaites. A partir de 1943, Bill Walsh prend en charge les scénarios. Sous sa direction, Mickey va à nouveau changer et perdre définitivement sa tenue (une simple culotte) le 3 août 1944, grâce à un voyage (peut-être rêvé) dans le futur, au profit d'un pantalon et d'une chemise, dans The World of Tomorrow (31 juillet 1944-11 novembre 1944) L'intégrale de Mickey Volume 1 p 9.

La télévision et la bande dessinée remplacent le cinéma

150px Après la Seconde guerre mondiale, Mickey réapparaît au cinéma pour quelques courts métrages entre 1946 et 1952. Puis aucun nouveau film n'est produit à partir de 1953. Toutefois le personnage apparaît « en chair et en os » à la fois sur les écrans de télévision dans Le Monde Merveilleux de Disney (1954) puis le The Mickey Mouse Club (1955) et dans le parc Disneyland. Le Mickey Mouse Club se base sur le principe d'une émission de variété et d'un club, reprenant celui créé avec le cinéma dans les années 1930 et l'adaptant à la télévision. L'émission est diffusée le samedi matin sur ABC et présente un groupe de jeunes surnommé Mouseketeers réalisant des séquences de chants, de jeux et autres activités Mickey Mouse - The evolution, the legend, the phenomenom, Robert Heide & John Gilman p. 97-103 permettant des intermèdes entres la diffusion de séries télévisées comme Zorro, des « classiques » de Mickey et Donald, ou des documentaires. Ces derniers sont d'abord orientés sur la promotion du parc Disneyland, dont l'émission était une contrepartie financière. Les jeunes deviendront eux des vedettes de cinéma et de télévision. Le personnage dans le parc évolua d'un simple costume, emprunté à Ice Capades, un spectacle de danse sur glace, vaguement ressemblant vers un personnage plus rond et au proportion plus proche de celle des dessins animés Mickey Mouse - The evolution, the legend, the phenomenom, Robert Heide & John Gilman p. 106-110. David Koenig précise que le personnage a dû être rapetissé entre ses apparitions des années 1950 et celles de 1970 et donc "jouer" par des femmes de tailles moyennes Mouse Tales - A Behind-the-ears look at Disneyland, David Koenig p. 104-105. Du coté de la bande dessinée, à partir de 1955, le King Features Syndicate décide d'arrêter les bandes dessinées en strip à suivre et n'accepte plus que des strips de gags L'intégrale de Mickey Volume 1 p 10. Les histoires de Mickey se poursuivent donc uniquement dans des livres ou revues. Ainsi l'éditeur italien Mondadori est obligé de commander des histoires à des auteurs italiens. Cette seule production de presse permet à Gottfredson et une multitude d'animateurs principalement américains, italiens, danois et français de concevoir jusqu'à aujourd'hui plus de 20 000 histoires et d'étendre le monde autour de Mickey. Mais il faut rendre un hommage spécial aux dessinateurs italiens tel que Romano Scarpa et Giorgio Cavazzano qui, comme le souligne David Gerstein, ont conservé le monde créé par Gottfredson Walt Disney Treasures - Disney Comics 75 years of innovation (Editorial de David Gerstein) p 3 tout en le redynamisant.

Histoire récente de Mickey

L'histoire récente de Mickey débute probablement en 1975, avec le départ à la retraite de Gottfredson. Mais peut-être aussi avec l'arrivée de Michael Eisner à la direction de The Walt Disney Company en 1984. Un fait particulier de cette période intermédiaire dans l'histoire de la société Disney est la remise d'une étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 18 novembre 1978 à Mickey Mouse en l'honneur de son 50 anniversaire. C'est le premier personnage animé à recevoir cette distinction. L'étoile est située au niveau du 6925 Hollywood Boulevard. Une date de renaissance pourrait être 1983 avec la sortie du film Le Noël de Mickey qui fut aussi l'occasion de présenter de nombreux personnages depuis longtemps absent à l'écran et qui coïncide avec le lancement de Disney Channel et le premier jeux vidéo de Mickey L'Apprenti Sorcier sur Atari 2600 . Le 21 mai 1986, le français Claude Marin dessine le personnage de Mickey Mouse sous l'apparence d'un bébé dans la série Bébés Disney dont la publication a débutée dans le numéro 1769 du Journal de Mickey. En 1987, la chaîne de boutiques Disney Store est lancée et afin de garnir les étals, de nombreux objets à l'effigie de la souris sont édités par Disney Consumer Products. La véritable renaissance de Mickey est due à une « guerre » de studios entamée voici plusieurs décennies. Elle oppose Mickey Mouse de Disney à Bugs Bunny de Warner Bros. pour la place du personnage d'animation le plus populaire. Un moment historique du cinéma est leur présence dans le même film, le célèbre Qui veut la peau de Roger Rabbit ? réalisé par Robert Zemeckis et sorti en 1988. Warner et Disney signèrent un contrat stipulant que chacun des deux personnages devait apparaître la même durée et avoir le même temps de parole à la microseconde près . La scène de chute dans le vide entre les deux héros « tentant » d'aider Eddie Valiant est avec la scène finale, une des rares scènes avec les deux personnages. Dans la guerre cette bataille s'achève en quelque sorte par un statu quoPas une parfaite égalité car c'est Disney qui distribua le film et non Warner.. Le signe Toontown au dessus de la maison de Mickey. En 1993, le personnage obtient un réél lieu de vie avec une maison construite dans Mickey's Toontown à Disneyland, inspirée de celle des bandes dessinées. Autour se retrouvent les maisons de Minnie, Dingo, l'arbre de Tic et Tac et un bateau appartenant à Donald. La plus récente sortie au cinéma de Mickey Mouse reste le court métrage Mickey perd la tête (1995) ainsi qu'une très brève apparition dans Fantasia 2000 où il remercie les deux chefs d'orchestre, James Levine et Leopold Stokowski après la séquence de L'Apprenti sorcier, reprise du Fantasia de 1940 et bien que Disney a annoncé la sortie d'une toute nouvelle histoire. Entre temps, Mickey est apparu en vidéo en 2004 dans Mickey, Donald, Dingo Les 3 Mousquetaires encore en animation traditionnelle et Mickey, il était deux fois Noël en animation numérique. A partir de la fin des années 1990, plusieurs séries télévisées ont pris Mickey comme vedette tel que Mickey Mouse Works (1999—2000), Disney's tous en boîte (2001—2003) et La Maison de Mickey (2006). Mickey est aussi présent, comme un personnage non visible, dans l'épisode « You Oughta Be In Toons » de la série Bonkers (1993-1995). Entre 1999 et 2001, Mickey est le personnage principal d'un nouveau magazine créé en Italie, MM Mickey Mouse Mystery Magazine. Il a été adapté en anglais. Cette publication en 12 parties se passe dans une autre ville que Mickeyville et possède un style narratif plus adulte. Graphiquement, il reprend le style de Gottfredson mais peut se rapprocher des comics noirs américains tel que Batman. En 2002, Mickey apparaît dans le jeu vidéo Kingdom Hearts au côté d'autres personnages de Disney mais aussi de Squaresoft . En 2003, Mickey devient une peluche interactive avec Pal Mickey, qui en plus interagit avec certains éléments des parcs à thème américains de Disney (Disneyland Resort et Walt Disney World Resort). Aussi depuis 2004, Mickey apparaît au côté de Minnie dans le spectacle Disney Presents Pixar's The Incredibles in a Magic Kingdom Adventure de Disney on Ice. Le jour du nouvel an 2005, Mickey a l'honneur d'être le "Grand Marshal" du Tournament of Roses à Pasadena. Il est à nouveau présent dans le jeu Kingdom Hearts II. Une bande-dessinée publiée en 2006 dans le Journal de Mickey lui donne comme nom de baptême Michaël Theodore Mouse.

Les œuvres avec Mickey Mouse

Filmographie

De 1928 à 1953, Mickey Mouse est apparu dans 119 films (87 d'entre eux durant les années trente). Peu d'acteurs et d'actrices d'Hollywood peuvent se vanter d'avoir fait plus de 20 films dans leur carrière, mais notre souris peut être fière d'en avoir fait 6 fois plus. Dès 1934, Mickey recevait plus de courrier de ses fans que n'importe quelle autre star hollywoodienne Leonard Maltin, Walt Disney Treasures, Mickey Mouse Les années couleurs 1939 à nos jours! Il y a 30 ans d'intervalle entre Mickey à la plage, réalisé en 1953, et son retour dans Le Noël de Mickey (1983). En 1988, dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, il fit une brève apparition aux côtés de Bob Hoskins et de la star des studios Warner, Bugs Bunny. Voici une liste des principaux films de Mickey Mouse :
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Steamboat Willie (1928) - date de naissance, première sortie « publique »
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Plane Crazy (1928) - premier Mickey produit
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The Chain Gang (1930) - Première apparition de Pluto
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Mickey's Revue (1932) - Première apparition de Dingo.
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Le Gala des Orphelins (Orphan's Benefit, 1934) - Première apparition de Donald Duck au côté de Mickey
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Mickey's Service Station (1935) - Première apparition du trio Mickey/Donald/Dingo
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La Fanfare (The Band Concert, 1935) - Premier court métrage de Mickey en couleur
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Chien d'arrêt (The Pointer, 1939) - Première apparition de Mickey sous son apparence actuelle
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L'Apprenti sorcier (1940, segment de Fantasia)
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L'Heure symphonique (1942) - Dernier Mickey officiel avant 1947.
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Pluto and the Armadillo (1943) - Mickey fait sa dernière apparition avant 1946.
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Squatter's Rights (1946) - Mickey fait une apparition.
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Mickey et le Haricot magique (Mickey and the Beanstalk). Deuxième partie du long-métrage Coquin de printemps.
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Rendez-vous retardé (Mickey's Delayed Date, 1947) - Premier court métrage Mickey depuis 1942.
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Mickey à la plage (The Simple Things, 1953) - Dernier court métrage de Mickey
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Le Noël de Mickey (1983) - Retour de Mickey à l'écran
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Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988, cameo)
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Le Prince et le Pauvre (1990)
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Mickey perd la tête (1995)
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Dingo et Max (1995, cameo)
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Mickey, Donald, Dingo Les 3 Mousquetaires (2004)

Séries télévisées

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Mickey Mouse Works (1999—2000)
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Disney's tous en boîte (2001—2003)
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La Maison de Mickey (2006) Mickey est aussi présent mais de façon hors champs dans un épisode de la série Bonkers, « You Oughta Be In Toons ».

Bandes dessinées

L'histoire de Mickey Mouse en bande dessinée débute en janvier 1930 avec le lancement d'un comic strip quotidien sous licence de King Features Syndicate, dessiné par Ub Iwerks et encrée par Win Smith. Floyd Gottfredson remplace à partir d'avril Iwerks, qui vient de quitter le studio. Le 10 janvier 1932, Earl Duvall lance une planche dominicale d'histoire de Mickey Mouse. La semaine suivante, Gottfredson reprend en main cette édition et supervisera les deux jusqu'à sa retraite. L'année 1932 se poursuit avec plusieurs éditions disparates telles qu'un Big Little Book dédié à Mickey Mouse puiblié par Whitman Publishing, un livre promotionnel de 48 pages accompagné par un film produit par United Artists et la première publication de Mickey Mouse Melodeon en novembre. L'année 1933 est un tournant avec la publication en Italie d'un magazine,
Topolino. Aussi en janvier, Kay Kamen lance lui le Mickey Mouse Magazine. Neufs publications mensuelles seront alors produites et distribuées dans les cinémas et grands magasins. La publication reprend sous une seconde version en novembre 1932 avec le soutien des producteurs de lait américains qui s'en servent comme supports publicitaires. Cette publication se poursuit jusqu'en 1935. Le 5 juin 1934, Walt Disney Productions dépose une marque déposée Mickey Mouse pour la publication de livres, magazines et journaux. Elle est utilisée dans les bandeaux des histoires et permet des éditions internationales. Ainsi en octobre 1934, le Journal de Mickey apparaît en France. Puis en 1936, une version serbe nommée Mikijevo Carstvo est lancée (parution jusqu'en 1941) ainsi qu'une suédoise nommée Musse Pigg-tidningen. Cette dernière est publiée par Åhlén & Åkerlund et 23 publications sortiront jusqu'en 1938. Depuis 1930, Mickey Mouse est apparu dans plusieurs milliers d'histoires. Le site INDUCKS recense en 2007 selon les pays et les producteurs :
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- Strips quotidiens : 2564 histoires
- Planches hebdomadaires : 2368 histoires
- Comic-books américains: 1856 histoires
- Histoires Studio (années 1960-1980): 1420 histoires
- Gladstone / Another Rainbow: 85 histoires
- Disney Studio: 51 histoires
- : Mondadori / Disney Italia : 6223 histoires
- : Ehapa : 391 histoires
- : Gutenberghus / Egmont : 3876 histoires
- : Édi-Monde / Disney Hachette Presse : 3755 histoires
- : Abril : 1552 histoires
- : 668 histoires
- Oberon / GP / VNU : 661 histoires
- Productions diverses (par exemple , ) : 244 histoires
- Articles, films et matériel non Disney : 193 histoires
- Histoires spéciales : 30 histoires
- Disney Europe (Paris) : 3 histoires

Jeux vidéo

Il existe plusieurs jeux vidéo basés sur ou utilisant le personnage de Mickey, dont deux trilogies importantes, Kingdom Hearts et Magical Quest. Hormis Kingdom Hearts, lorsque Mickey apparaît dans un jeu vidéo, celui-ci est, en général, à destination des plus jeunes, comme par exemple Disney Party ou Walt Disney World Magical Racing Tour. Plusieurs de ces jeux ont un air de déjà-vu avec les aventures de Mario : Disney Golf / Mario Golf, Disney Party / Mario Party (que ce soit sur Game Cube ou sur Game Boy Advance), Walt Disney World Magical Racing Tour / Mario Kart ainsi que Magical Quest / Super Mario Bros.
- : Disney's Magical Quest est une réédition sur GBA de The Magical Quest datée de 1992, sortie sur SNES

Produits dérivés

Une utilisation originale de Mickey dans les bus du Tokyo Disney Resort. Autre utilisation originale de Mickey dans le métro desservant Hong Kong Disneyland Resort. Mickey Mouse est, depuis les débuts de la Walt Disney Company, l'objet d'une multitude de produits dérivés; il avait une poupée à son image dés 1930 ! Grâce à la vente de produits dérivés d'abord par l'intermédiaire d'un unique agent Kay Kamen, puis par ses propres services (Disney Consumer Products) la société Disney engrangea des bénéfices importants qui lui permirent d'augmenter continuellement la qualité de ses productions. Mickey est devenu le symbole de la société qui fait partie des quelques marques mondialement connues, aux côtés de Coca-Cola, et des puissants conglomérats contrôlant presque la totalité des médias . Mickey Mouse est proposé comme effigie d'une large gamme de produits de la Disney Consumer Products classables dans les différentes entités de cette société. Le personnage est apposé sur des vêtements, des objets de la vie quotidienne (linge de chambre, linge et accessoires de cuisine, ...), des décorations, des articles de papeteries, des appareils électriques ou électroniques (dont des ordinateurs) ou simplement des jouets. On peut toutefois distinguer dans cette liste à la Prévert quelques articles :
-Les montres Mickey en 1932 qui aidèrent la société Ingersoll-Waterbury à sortir de la banqueroute
-Les trains miniatures Lionel en 1934 qui eux aussi furent sauver de la faillite
-L'apparition de Mickey Mouse sur les boîtes de céréales Post Toasties de General Foods en 1934. Mickey est le premier personnage à apparaître sur une boîte de céréales. General Food paya 1, 5 million de $ pour un an d'utilisation.
-Pal Mickey, une peluche interactive produite par Walt Disney Parks and Resorts
-La collection Mickey Mouse d'objets d'intérieurs lancée en 2004 avec le graphisme des années 1940 à 2000
-la collection Vault 28 d'objets d'intérieurs lancée en 2005 avec le graphisme des années 1920 à 1940
-le lecteur MP3 Mix Stick lancé en 2005
-l'ordinateur en forme de Mickey de Disney Electronics lancé en 2002

Analyse du personnage

Un symbole des débuts du cinéma

Son apparition juste avant les années 1930 coïncide avec une multitude de développements techniques dans le cinéma et l'animation. Mickey débute timidement sa carrière, en noir et blanc et sans son, au début de 1928. Avant la fin de l'année il « parle ». La technologie des films parlants débute et le public en devient très friand. En quelques mois, plusieurs centaines de cinémas à travers les États-Unis ont investi dans des équipements sonores qu'il fallait rentabiliser. En mars 1929, Walt Disney réalise son quatrième Mickey Mouse ce qui lui permettait d'avoir 4 films parlant à son catalogue alors que de nombreux concurrents hésitaient encore à utiliser cette nouveauté. Pat Powers, l'agent de Disney grâce au bon accueil du public proposa les films à de nombreux cinémas. En moins d'un an, Mickey devient un personnage connu de tous les États-Unis mais aussi à l'international Leonard Mosley, p 151. Des personnages comme Félix le chat sont alors éclipsés par cette souris parlante. Comme le précise Nicole Bungener dans son résumé sur Art du dessin animé inspiré par la biographie de Bob Thomas Bob Thomas, Walt Disney: An American Original, 1976, revised 1994 dans Le monde enchanté de Walt Disney - L'univers Inconnu, C'est surtout le fait que Mickey avait un caractère qui l'a départagé de ses concurrents, le son fut néanmoins d'une grande aide pour l'identification du caractère
Le monde enchanté de Walt Disney - L'univers Inconnu, Le Livre de Paris, 1970, p 206. On peut nuancer un peu cette déclaration car Félix venait juste d'arrêter sa production en août 1928 Bob Thomas, Disney's Art of Animation : From Mickey Mouse to Beauty and the Beast, Hyperion Books, 1991 p 27, les films alors en productions sortant encore jusqu'en 1931Une tentative de relance de la série à eue lieu en 1936, avec du son et en couleur.

Évolution graphique

Le personnage de Mickey Mouse a évolué depuis sa création en 1928. Il est possible de définir plusieurs périodes mais de durées inégales. La première est la période de création et de définition du personnage sous la main d'Ub Iwerks. Durant cette période le trait n'est pas encore définitif. La souris, juste reconnaissable à sa queue, à son museau et à ses oreilles, s'éloigne un peu des standards de souris de l'époque tout en leur empruntant de très nombreux traits Bon Anniversaire, Mickey!, Thierry Steff p 36. Il est souvent indiqué que Mickey descend d'Oswald en raison de leur père-concepteur graphique identique. Toutefois Mickey est plus proche de Julius, un clone de Félix le chat présent dans les Alice Comedies tandis qu'Oswald s'inspire lui des souris vivant dans ce même monde d'Alice Bon Anniversaire, Mickey!, Thierry Steff, p 20-21.
-Oswald possède des oreilles longues et pendantes, un visage allongé (pointu comme les souris), des pattes longues en trois segments dont les pieds plats et allongés, cinq doigts. Ces éléments se retrouvent sur les souris dessinées par Hugh Harman. Le ventre d'Oswald est légèrement « bedonnant » en raison d'un tronc légèrement plus long que celui de Félix-Julius ou de Mickey
-Mickey lui se rapproche plus de Félix-Julius avec un ventre parfaitement rond, une tête ronde, les deux de tailles équivalentesWard Kimball parle d'une pièce d'un dollar en argent pour chacun au premier plan, moins selon la profondeur de champs. Cité par Thierry Steff, p 54, des yeux ovales se détachant sur un visage noir, des bras et des jambes souples en « tuyau de caoutchouc » Expression de l'époque relatée par Thierry Steff, p 50 et des pieds arrondis. Mickey n'est pas dans le plus simple appareil (une fourrure) comme Félix et porte des chaussures, une culotte à deux boutons (blanche avec boutons noir puis à l'utilisation de la couleur, rouge avec bouton jaune à partir de 1935) et à partir de mars 1929, d'une paire de gant (Cf. Une évolution graphique : la première paire de gants). La forme arrondie et douce de ces personnages attendrit le public qui, d'après Steff, est poussé à prendre le héros dans ses bras. Thierry Steff indique que des dessins de Hugh Harmann et de Ham Hamilton préfigurent déjà Mickey dans le film Tall Timber (sorti en juillet 1928) mais ils ont des griffes car ce sont des ours et non des souris. Toutefois les oreilles rondes dans les vues de trois-quart-face et le sourire font étrangement penser à Mickey. Les films Plane Crazy et The Gallopin' Gaucho montrent un Mickey moins arrondi, principalement au niveau du visage que dans le film réalisé ensuite Steamboat Willie. Ub IWerks se fait la main sur son nouveau personnage qui évolue donc pour atteindre une certaine constance à partir du printemps 1929. Jusqu'en 1930, le style évolue peu tandis que le caractère évolue (Cf. Le caractère du personnage). Le départ d'Iwerks au printemps 1930 force les studios à trouver un remplaçant. C'est David Hand pour les dessins animés et Floyd Gottfredson pour les bandes dessinées. C'est ce dernier qui établit un nouveau style graphique pour Mickey mais aussi son environnement. De plus comme Gottfredson réalise et supervise les histoires de Mickey jusqu'en 1975, l'aspect de Mickey garde une constance qui nous paraît familière. Un nouvel élément apparaît quand même fin 1938, Mickey est alors dessiné avec des pupilles noires sur fond blanc dans les bandes dessinées afin d'élargir sa gamme d'expressions. Dans l'animation, ce changement apparaît un peu plus tard dans Chien d'arrêt (1939) et de plus Mickey prend de l'embonpoint afin d'être plus en relief . En 1941, dans Le Tourbillon, Mickey subit des évolutions mineures mais qui ne dureront que le temps de la Seconde Guerre mondiale : ses oreilles bougent dorénavant en perspective formant donc parfois des ovales et son corps devient plus fin mais sa tête, ses mains et ses pieds deviennent plus gros. Les autres évolutions concernent surtout le monde autour de Mickey, que ce soit sa garde robe qui s'enrichit ou ses nouveaux amis. Ainsi il adopte un pantalon en 1943 grâce à Bill Walsh. John Hench réalise des portraits de Mickey à l'aspect plus sophistiqué — voire plus « homme moderne » — pour ses anniversaires suite à un concours lancé en interne par Walt Disney en 1953 pour le 25e anniversaire de la souris Designing Disney: Imagineering and the Art of the Show de John Hench et Peggy Van Pelt p 140-149. Il réalisa ces portraits en essayant de rappeler non pas Mickey mais l'esprit de son créateur, le père de la personnalité de Mickey, Walt Disney. À partir de 1983, Mickey change graphiquement mais simplement car il apparaît sur un nouveau support, le jeu vidéo. Il reste en 2D mais à l'orée du , la 3D fait que Mickey doit pouvoir être vue de tous les cotés et apparaître épais. La société Disney va même plus loin en 2006, où Mickey s'est vu transformé en un personnage numérique en trois dimensions dans la série La Maison de Mickey. Une des constantes du dessin de Mickey est que, quelle que soit la position de sa tête, ses oreilles sont toujours rondes. Ce point est dû comme pour sa queue, faite d'un simple trait de crayon, à un souci d'économie de temps. La silhouette distinctive est tellement reprise qu'elle est devenue un symbole universellement reconnu, plagié et détournéBon Anniversaire, Mickey!, Thierry Steff, p 101 de la société Disney. On peut toutefois noter l'apparition depuis l'été 2006, d'une gamme de produits nommée Disney Cuties présentant Mickey Mouse sous un aspect cute (kawaii), style graphique inspiré par le manga et plus particulièrement les personnages d'Hello Kitty et Pucca.

Mickey est aussi une voix

Une part importante de la personnalité de Mickey à l'écran est due à sa timide voix de fausset. Les premiers courts métrages ne comprenaient pas de paroles pour Mickey mais il était doublé par Walt Disney en personne. Walt en tirait une certaine fierté. Il fut parfois aidé par Carl Stalling et Clarence Nash pour certains doublages difficiles mais ces derniers ne sont pas crédités. En 1946, Walt devient trop débordé par la gestion de sa société pour assurer l'enregistrement régulier de la voix de Mickey, de plus il semble que son habitude de fumer la cigarette ait altéré sa voix (Leonard Mosley parle même de toux chroniques et de sifflement presque permanent) Leonard Mosley, p 208. Il nomme alors Jim MacDonald, un ancien musicien et acteur travaillant depuis longtemps pour le studio. Walt et Jim sont audibles dans la bande originale du film Coquin de printemps. MacDonald réalise les doublages pour les courts métrages et pour plusieurs projets télévisés et publicitaires jusqu'à sa retraite en 1983. Toutefois on peut noter la participation exceptionnelle de Walt pour les introductions du Mickey Mouse Club de 1954 à 1959 et l'épisode de la série Disneyland du 11 septembre 1958. En 1983, Wayne Allwine prend en charge la voix de Mickey à l'occasion du film Le Noël de Mickey. Pour l'anecdote, Allwine est marié à Russi Taylor, l'actuelle voix de Minnie Mouse. On peut noter une exception dans le travail d'Allwine en 1987, Les Perkins doubla Mickey pour l'émission spéciale Down and Out with Donald Duck. Roger Carel fût la première voix française du personnage depuis la fin des années 1950, avant que Marc François, Jean-François Kopf puis Laurent Pasquier, à partir de 1999, ne lui succèdent .

Le caractère du personnage

Au départ, Mickey est un personnage espiègle et rusé et même un peu « magicien » Christopher Finch, p 24. Il pouvait ainsi transformer une chèvre en gramophone (dans Steamboat Willie) ou un basset en élastique pour lancer son avion (dans Plane Crazy). Il faut rappeler que Walt Disney a alors 26 ans. Il possède aussi un optimisme inextinguible et une persévérance sans faille Mickey Mouse - The evolution, the legend, the phenomenom, Robert Heide & John Gilman p. 9. Le personnage ne commence à parler qu'au bout d'une année d'existence. Ces balbutiements du début deviennent des propos d'abord simples puis plus compréhensibles mais en gardant un rire (un gloussement) devenu célèbre. Durant la période de dépression économique, que subissent les États-Unis dans les années 1930, ces traits de caractère permettent au public de rire. Mickey et ses amis offrent la possibilité aux américains se détendre avec leurs facéties juste avant la diffusion des informations cinématographiques ou des longs métrages. La célébrité de Mickey a très rapidement grandi et dès le 16 février 1931, le Time Magazine, lui consacre un important article . Le journaliste termine son article avec ces mots : Ces nombreux rôles offrent au public la possibilité de s'identifier au héros. Rapidement les films de Mickey Mouse sont annoncés par les salles de cinéma comme les longs métrages parfois même comme plus importants. Après la crise, avec l'âge et la popularité, le personnage de Mickey est devenu un symbole national Christopher Finch, p 31américain. Les scénarios de Walt Disney se doivent alors de faire en sorte que Mickey se comporte correctement en toutes circonstances. Mickey devient avec une succession de rôles de plus en plus humain mais de moins en moins farceur et espiègle afin que les situations comiques ne froissent personne. Il est devenu rapidement l'ambassadeur des points de vue, principalement la morale, prônée par Walt Disney puis toute l'entreprise Disney. Mais cela figea son caractère.

La famille de Mickey

Mickey à la différence de plusieurs personnages de Disney possède une grande famille mais rarement proche. Il a en majorité une rimbambelle d'oncle, de tante et de cousin mais on ne sait pas à quel degré. Les membres proches sont créés dans les années 1930 : ses deux neveux Jojo et Michou en 1932 et une nièce Maisy (seule apparition) en 1934. Robert Teinman recense une vingtaine de parents plus ou moins éloignés mais aucun proche page 30-33.

Mickey, une icône américaine et mondiale

Entre son apparition sur les écrans de cinéma à la fin des années 1920, et le milieu des années 1930, Mickey est devenu un symbole pour les américains. Mickey les a diverti durant la dépression, puis à la télévision, dans les parcs d'attractions, dans les livres, et les journaux. Toutefois, les valeurs humanistes, la morale, l'optimisme et la joie insufflés par les animateurs ont touchés des générations de spectateurs de part le monde. L'importance prise par Mickey Mouse est due à plusieurs facteurs importants apparus dans les cinq premières années d'existences de la souris Mickey Mouse - The evolution, the legend, the phenomenom, Robert Heide & John Gilman p. 6-10. Comme nous l'avons vu, Mickey est le premier personnage de dessins animé doté d'un caractère et « parlant » du cinéma. Il présente au public un optimisme débordant alors que les États-Unis sont en pleine dépression. Son succès est aussi lié à l'apparition des Mickey Mouse Club. Ce sont au début des événements commerciaux lancés par des directeurs de cinéma, le premier est créé le 11 janvier 1930 à Los Angeles et a lieu au Fox Dome Theater Robert Heide & John Gilman, p. 22. Ces événements consistent en sessions de diffusions d'épisodes de Mickey destinés aux enfants et servent un peu de lieu de garde d'enfants. Les enfants reçoivent une carte de membres qui leurs permet d'avoir des réductions, des cadeaux et autres avantages. Le club est rapidement très populaire, Robert Heide et John Gilman indiquent que le club compte plus d'un million de membres dès 1932 soit la somme des Boy Scouts et des Girls Scouts américains Robert Heide & John Gilman, p. 27. De plus comme nous l'avons vu, le personnage possède un graphisme attachant et des éléments d'identification rapide. Durant la période de dépressions tous ces éléments font que le public s'attache à Mickey et qu'il le voit comme un être humain et un exemple à suivre. Le Mickey Mouse Club permet aussi à de nombreux industriels de toucher le jeune public. Ainsi de nombreux articles représentants la souris sont produits, distribués et vendus aux enfants et aux parents : jouets, masques, livres (Cf. Produits dérivés). Le manque d'organisation initial est rapidement compensé par Kay Kamen qui gère des milliers de licences pour Disney. Une vague Mickey submerge l'Amérique Robert Heide & John Gilman, p. 33. Ainsi en 1933, Mickey reçoit à lui seul plus de 800 000 lettres de fans. Dès les années 1930, il incarne une réussite du rêve américain pour son créateur. Walt, plusieurs fois au bord de la faillite, et même en dépression en 1931 Dave Smith et Steven Clack, p. 30, arrive à faire fortune et à retomber sur ses pieds à chaque fois grâce à son audace et une constante innovation. Ce trait de caractère est aussi attribué à Mickey et renforce la notion d'alter ego souvent énoncée pour définir la relation entre la souris et Walt. Et comme il le dira très souvent « tout a commencé avec une souris ». Ce qui n'est pas vrai mais si poétique. À ce titre il est un symbole de l'américanisme. Mickey Mouse a été référencé dès 1934 dans l'Encyclopædia Britannica et en 1935, la Société des Nations remets à Walt Disney une médaille spéciale représentant Mickey en reconnaissance du fait que cette souris est « un symbole universel de bonne volonté » . Ces distinctions semblent un peu exagérées pour un personnage âgé de moins de 10 ans et surtout celle décernée par la critiquée SDN. Mais elles confirment que très rapidement Mickey Mouse est devenu un symbole. Devenu une véritable « star américaine », Mickey changera peu à peu de forme et de look vestimentaire, pour devenir un symbole de la puissance économique et du rayonnement culturel des États-Unis d'Amérique. Parallèlement, Mickey est exporté dans toute l’Europe. Il apparaît en France, en bandes quotidiennes dès 1930 dans Le Petit Parisien, puis le 21 octobre 1934, dans le premier numéro de l’hebdomadaire le Journal de Mickey qui accueille également d’autres personnages du monde de Disney, tels Donald et l’oncle Picsou. Il est à noter qu'il n'a pas le même nom partout en Europe, ainsi il s'appelle :
- Topolino en Italie
- Micky aux Pays-Bas
- Mikki (Hiiri) en Finlande Actuellement, pour beaucoup de gens, Mickey est omniprésent. Il éduque les enfants, les habille, les éclaire la nuit, les divertit, et ainsi de suite. Lorsqu'ils ont grandi, les enfants peuvent le voir à la télévision, lire ses histoires, manger et vivre avec des objets portant son effigie. Mickey n'a pas encore envahi tous les lieux de la planète ni tous les moments. Mais pour ceux qui le souhaitent, même le mariage peut se dérouler sous sa bénédiction aux États-Unis, au Japon et en Chine grâce au Disney's Fairy Tale Weddings.

Le symbole de la Walt Disney Company

Logo de la Walt Disney Company avec Mickey Mickey est devenu le symbole de la Walt Disney Company comme peut l'attester le logo ci-contre et de nombreux logos de filiales (Cf :Catégorie:Logo Disney). Cette position de symbole est devenu pour Mickey Mouse et les auteurs qui s'y attèlent un carcan dans lequel il n'est plus réellement possible d'innover. La société Disney utilise son personnage comme une personnalité réelle. Ainsi Mickey préside les cérémonies d'ouverture des parcs. En France et en Chine, des entorses aux habitudes américaines ont toutefois été accordée à la demande des gouvernements respectifs : Mickey n'a pas coupé le cordon, ni paraphé le contrat Andrew Lainsbury, Once upon an American Dream: The story of Euro Disneyland, . Mickey se doit pour ne pas ternir l'image de l'entreprise d'avoir une morale irréprochable.

Considérations légales, une œuvre très protégée

De nombreuses personnes pensent faussement que le personnage de Mickey Mouse est uniquement protégé par les droits d'auteurs. En fait, le personnage est aussi une marque déposée, comme de nombreux personnages de Disney, dont les droits se perpétuent tant que la marque est utilisée commercialement par son propriétaire. En conséquence, que les premiers dessins animés tombent ou non dans le domaine public, l'utilisation du personnage reste protégée d'éventuelles utilisations illégales par la marque déposée. Toutefois aux États-Unis, une loi a été promulguée en 1998 afin d'étendre les droits d'auteurs de 75 à 95 ans après leur créationAttention, aux États-Unis, il y a une différence entre les créations d'auteur unique et celle en nom collectif d'entreprises.. Cette loi est surnommée
Loi de Protection de Mickey Mouse en raison du fort lobbying de la Walt Disney Company et la coïncidence de l'arrivée à échéance des droits d'auteurs sur Mickey Mouse en 2003. La Walt Disney Company est connue pour énormément protéger ses marques déposées et spécialement la marque "Mickey Mouse". Plusieurs faits ont été relatés par la presse. En 1989, Disney attaqua en justice trois centres de soins pédiatriques d'Hallandale en Floride pour l'utilisation illégale de personnages Disney peints sur les murs. Après le jugement, les personnages ont été retirés et ont été remplacés « gracieusement » par des personnages d'Universal Pictures .

Mickey, ré-utilisé dans de nombreux domaines

Mickey est utilisé en dehors de l'univers Disney pour différents usages, parfois inimaginable au premier abord.

En peinture

Le personnage de Mickey a été récupéré par les artistes du Pop-Art comme Bernard Rancillac en 1965. En 1978, Robert Combas reprend cette figure du dessin animé, de même que Peter Saul pour l'exposition « Mickey dans tous ses états » en 2006 à Paris Olivier Delacroix, « Mickey, l'ange et la bête », dans Le Figaro du 14/08/2006, . Andy Warhol a consacré plusieurs de ses œuvres à Mickey Mouse, la plupart réalisées en 1981 tel que
-
The Art of Mickey Mouse un Mickey noir et blanc, avec seulement la langue de couleur rouge, de profil sur un fond noir.
-
Mickey Mouse (Myth Series)'' (1981, vendu près de 2 millions de $ en 2004 )
- Double Mickey Mouse un double portrait en pied de Mickey
- Mickey Mouse un quadruple portrait sur fond mauve-jaune-orange-bleu (1981, vendu plus de 100 000 $ en 2002 )

En musique

Le style musical des dessins animés de Mickey Mouse est particulier dans le sens où chaque événement du film est souligné par la bande sonore. En hommage et de manière péjorative, les films abusant de ce système sont classé dans la tendance du mickeymousing . Mickey Mouse a aussi donné son nom à une émission de télévision produite par Disney, « The Mickey Mouse Club » dans laquelle a débuté toute une génération de jeunes chanteurs et chanteuses tels que Justin Timberlake, Britney Spears ou Christina Aguilera. Une référence à cette émission apparaît à la fin du film Full Metal Jacket, lorsque les soldats se mettent à chanter le générique en chœur sur le champ de bataille, pendant la guerre du ViêtnamLe thème du Mickey Mouse Club apparaît dans le générique du film.

En paléontologie

Dans son ouvrage Le pouce du panda (édition Livre de poche chapitre 9 p.109 à 122), le paléontologue Stephen Jay Gould a écrit un chapitre intitulé Hommage biologique à Mickey dans lequel il explique le processus de la néoténie en prenant l'exemple de l'évolution graphique de l'apparence de Mickey.

En politique

Mickey étrangement n'a pas été utilisé durant la seconde guerre mondiale à des fins de propagande. Ce n'est pas le cas de Donald Duck dans le célèbre Der Fuehrer's Face ou de Minnie Mouse dans Out of the Frying Pan Into the Firing Line (de la friteuse à la ligne de front, récupération des huiles pour la réalisation de munition). Aux États-Unis, les votes de protestation sont souvent le résultat d'une grande insatisfaction de la part des votants vis-à-vis des candidats. Ces votes sont amplifiés lors des ballottages ou des votes sans réels enjeux. Le système courant dans de nombreux pays est de proposer des bulletins blancs avec un quorum d'invalidation du vote s'il n'est pas atteint. Afin de ne pas avoir de votes blancs, la plupart des états américains ont mis en place un système de case à remplir soit même où le votant à la liberté d'inscrire le nom de son choix. Dans les votes purement protestataires, les personnages de bandes dessinées ou de dessins animés sont souvent utilisés . Une étude réalisée en 2000 dans une université du Wisconsin a révélé que 17 % des étudiants avaient voté plusieurs fois et certains votes étaient en faveur de personnages de fiction . Cette habitude fait de Mickey Mouse, entre autres, un candidat d'opposition (quel que soit le parti au pouvoir) récurrent des élections américaines. Un phénomène similaire semble exister en Finlande et en Suède mais plutôt en faveur de Donald Duck.

Pastiches et détournements dans les médias

De nombreux pastiches de Mickey ont existé, parmi lesquels :
- Air Pirates, par Bobby London, une bande dessinée underground américaine du début des années 1970, qui valut à son auteur un procès important avec Disney.
- Farfour (Voir ci-dessous), personnage de fiction de l'émission Les pionniers de demain sur la télévision Al Aqsa TV.
- La société informatique Microsoft a été rebaptisé « Mickeysoft » par Richard Forno en raison de son « hégémonie » sur le marché de l'informatique comparable à celle de Disney dans plusieurs domaines Richard Forno. « » Publié le 28 novembre 2001
- Dans le film de Cecil B De Mille, Sous le plus grand chapiteau du monde (1952, produit par Paramount), on aperçoit Mickey sous la forme d'un homme costumé, semblable à ceux des parcs Disney, qui défile lors de la séquence de la grande parade avec d'autres personnages de Disney
- Un hiéroglyphe représentant Mickey est présent sur la pochette de l'album Powerslave (1984) d'Iron Maiden.
- Un personnage est déguisé en Mickey dans le carnaval de San Theodoros de l'album Tintin et les Picaros (1976) Thierry Steff consacre une partie de son livre Bon Anniversaire, Mickey! Bon Anniversaire, Mickey!, Thierry Steff p 80 à 122 aux copies, réutilisations et autres détournements de Mickey que ce soit en interne chez Disney ou à l'extérieur. En voici quelques uns :
- Le renard Foxy de la Warner dessiné par Hugh Harman et Rudolf Ising mais aussi Friz Freleng, des anciens de chez Disney. Foxy a seulement une queue plus touffue et de grandes oreilles pointues. Il apparaît dans plusieurs Merrie Melodies des années 1930. Dans le film One More Time de 1933, un mickey miniature apparaît un grand nombre de fois sans réelle raison, en radiateur de voiture, en taille crayon, en soupape ou en balle animée... Walt Disney demanda l'arrêt de l'utilisation de ce personnage.
- Le film d'animation Yellow Submarine (1967) permet de voir un premier ministre, Max des Menie, affublé d'oreilles de Mickey.
- Le générique du Retour de la Panthère rose (1975) montre la Panthère rose se transformer, entre autres, en Mickey Mouse qui sort par une porte.
-Dans la série Les Simpsons le 6 épisode de la 4 saison intitulé Itchy & Scratchy, the movie, présente une parodie de Steamboat Willie pour illustrer les débuts du duo Itchy et Scratchy.

Utilisation comme outil de propagande islamiste

En mai 2007, un clone de Mickey Mouse nommé Farfour a été utilisé dans la série télévisée Les Pionniers de demain, sur la chaîne Al-Aqsa TV affiliée au Hamas. Ce personnage sert à l'« éducation » des enfants et prône l'idéologie du Hamas report, 6 mai, 2007 ( report; , al-Aqsa TV, Avril 2007; by the International Herald Tribune/AP, 8 mai 2007). Des propos très politisé ont ainsi été proféré par le personnage : « Nous préparons avec vous la pierre angulaire du pour la conduite du monde sous la domination islamique. Vous devez faire attention lors de vos prières et aller à la mosquée pour chacune des cinq prières jusqu'à ce que nous puissions diriger le monde.»Traduction de : « We are setting with you the cornerstone for world leadership under Islamic leadership. You must be careful regarding your prayer and to go to the mosque for all five prayers until we can lead the world. » Le ministre palestinien de l'information demandant aux représentants du Hamas de revoir le programme , Cybercast News Service, 9 mai 2007. Le personnage est plus tard battu à mort par un israélien et remplacé deux semaines plus tard par un nouveau personnage, son cousin le bourdon Nahoul . : La réaction la plus vive ne provient pas de la société Disney mais de Diane Disney Miller, fille de Walt, qui déclara que le Hamas était le vrai diable en utilisant le personnage de Mickey pour instruire le radicalisme islamique aux enfants , The Australian, 9 mai 2007.

Les expressions argotiques

« Mickey Mouse » est une expression américaine argotique signifiant « facile », « trivial » ou « d'amateur » . Au Royaume-Uni, le sens est dérivé de celui d'amateur et tend vers le sens de « qualité médiocre » voir « contrefaçon ».
-En 1984, Wayne Gretzky des Edmonton Oilers déclara à un journaliste après avoir battu les Devils du New Jersey 13 à 4 que « Bien, il est temps qu'ils bossent ensemble, ils ont ruiné toute la ligue. Ils aurait mieux fait d'arrêter de jouer à l'organisation Mickey Mouse et mettre quelqu'un d'autre sur la glace » Traduction de « Well, it's time they got their act together, they're ruining the whole league. They had better stop running a Mickey Mouse organization and put somebody on the ice. » source :
- Dans le film de la Warner Bros. Demolition Man (1993), lorsque Sylvester Stallone se retrouve au prise avec l'IA endommagée de son véhicule de police hors de contrôle, il crie à la machine et l'invective : « Freine ! Freine ! Freine, maintenant, toi, espèce de pièce de merde à la Mickey Mouse »Traduction de « Brake! Brake! Brake, now, you Mickey Mouse piece of crap! » Source : .
- Dans le film de la Warner Bros. Space Jam (1996), Bugs Bunny réponds à la proposition de nom lancée par Daffy Duck pour leurs équipes de basket-ball ainsi : « Écoutez, que pensez-vous de cela pour le nouveau nom d'équipe ? Les Ducks. Arrête! Quel genre d'organisation à la Mickey Mouse appellerait une équipe ainsi ? » Traduction de « - Listen, how is this for a new team name: The Ducks. - Please! What kind of Mickey Mouse organization would name a team that? » Source : . Il faut rappeler que « les Ducks » ou Mighty Ducks étaient à l'époque une propriété de la Walt Disney Company.
- Au sein des armées des États-Unis, les actions qui prodiguent une belle apparence mais qui n'ont aucun usage pratique sont appelées « travail à la Mickey Mouse ». Parmi ces actions on retrouve par exemple la manière de bien faire les lits dans l'entraînement de base ou le polissage des décorations en laiton à bord des bateaux.
-Dans les établissements scolaires anglais, une « course à la Mickey Mouse » dans une classe est un concours sans valeur où peu d'efforts sont nécessaires pour obtenir un bon résultat. De même être un « major à la Mickey Mouse » désigne un élève qui réussit sans effort . Cette expression désigne aussi les matières ou thèmes qui n'ont pas d'importance pour le marché du travail.
-Les musiciens qualifient péjorativement la musique des bandes de film qui suit pas à pas l'événement montré à l'image de Mickey Mousing' (ou mickey-mousing ou mickeymousing) en référence au dessins animés de Mickey.
-Une « monnaie de Mickey Mouse » est une expression péjorative souvent utilisée par les américains pour désigner les monnaies étrangères. Le terme désigne aussi en Angleterre des faux billets . Il faut rappeler que Disney émet sa propre monnaie, le Disney Dollar, valable uniquement dans les parcs et lieux de séjours Disney ainsi que les Disney Store.
- Au début des années 1980, le premier ministre britannique Margaret Thatcher appela le Parlement européen, le Parlement Mickey Mouse, en le comparant au Mickey Mouse Club, un rassemblement de personnes qui discutent mais qui n'a pas d'influence notable .

Voir aussi

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