Oran

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Oran (arabe : , Wahrân, emprunté au berbère, « des deux lions »), aussi appelée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran. Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.
Oran

Oran (arabe : , Wahrân, emprunté au berbère, « des deux lions »), aussi appelée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran. Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert. Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (Université d'Oran, Université des sciences et de la technologie, Faculté de Médecine, etc.).

Étymologie

Son nom, Wahran, emprunt arabe au berbère, signifiant « les deux lions », dont Oran est la transcription européenne, se réfère aux lions qui vivaient dans la Montagne des lions à quelques kilomètres de la ville. Il aurait été donné par Sidi Maakoud Al Mahaji et Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji, anciens chasseurs de lions. Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, devant la mairie actuelle d'Oran deux grandes statues représentant deux grands lions. Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384. Oran portait avant également le nom Ifri qui signifie en berbère littéralement « la caverne ».

Histoire

200px Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, naît vers l'an 900 de notre ère. Petit village que fréquentent les marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue, il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.

Période préhistorique et antiquité

Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux . Des traces datant d'au moins 100.000 ans ont été relevées. Des grottes du palélolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Ahmed Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire. Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique avant J.-C) se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…). Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au Musée Ahmed Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).

Période islamique

Entre 910 et 1082, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimides de Kairouan. La ville passe sous domination des Almoravides, dynastie berbères originaire de la Mauritanie actuelle, jusqu'en 1145, lorsque le sultan Ibrahim Ben Tachfin y périt en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen. La présence des Almohades est marqué dès 1147 par le début des persécutions contre les juifs d'Oran. L'empire qui domine le Maghreb depuis plusieurs décennies s'émiette peu à peu pour finalement donné naissance à des dynasties plus locales en 1238, les Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fes jusqu'en 1509. En 1287, premier arrivée des juifs de Majorque à Oran. La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font d'Oran une ville prospère, à tel point que vers la fin du le célèbre historien musulman Ibn Khaldoun la décrivait ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle en effet dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, mais aussi la traite des esclaves noirs. Notons que les Mérinides, qui règnent sur le royaume de Grenade et le Maroc, occupent une partie de l’Algérie guère plus loin d’Oran. Le règne de ces dynasties musulmanes se démentèle progressivement par les offensives espagnoles au début du .

Période espagnole

Nous sommes au début du . Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai 1509. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir encore la présence espagnole. Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies. Au , les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol) qui donnèrent son nom à la forteresse, Les déportés espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. En 1563, Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz, fit construire au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz. Les juifs sont expulsés hors d’Oran par les Espagnols à partir de 1669. Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl, sultan du Maroc ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. La Porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) est construite en 1745. En 1770, Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au négoce.

Période ottomane

Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708 ; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem. Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permis le retour des exilés juifs. En 1732 les Espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers-el-Kébir avec l’armada du duc de Montemar après la victoire remportée à Aïn-el-Turck. Le mois d'octobre 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le bey Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El Kébir, prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année. Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte. En 1796, la Mosquée du Pacha, mosquée dite Pacha en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers. Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.

Période française

Blason de la ville d'Oran (description héraldique à l'agrandissement).
- La ville de habitants est encore possession de la Sublime Porte (Empire ottoman) lorsqu'une escadre sous les ordres du capitaine de Bourmand s'empare de Mers-el-Kébir, le 14 décembre 1830.
- 1831 : après l'arrivée des Français, la communauté juive comprend 3531 personnes (et dans la ville, on compte seulement 750 Chrétiens et 250 Musulmans).Beaucoup de juifs se livrent au commerce. La maison Bacri-Busnach qui avait obtenu le monopole du commerce des céréales dans toute la Régence, étend son privilège au port d’Oran en 1801.
- C'est dans une cité en ruine et misérable, peuplée de âmes, que, le , s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, M. Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du cote de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du cote du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre a des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
- 1832, à la tête de cinq mille hommes, un jeune Emir répondant au nom d'Abd El-Kader marche sur Oran. Selon l'une des nombreuses légendes, il semblerait que L’Emir Abdelkader, dans sa quête de vérité, chercha à savoir si le fait de faire la guerre aux français était un acte de "Djihad". Il avait alors demandé à son père mahiadine comme a son grand-père, qui était le cheikh et chef spirituel de la Zaouïa soufie (qadiria) d’el guetna, pour une fatwa. , seule à même de pouvoir lui rassembler (40)quarante Imâms pour prononcer la fatwa. Ce qui fut fait. Les quarante imams sont jusqu'à l'heure actuelle enterrés au cimetière du village M’Cid. D'ou le nom de Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas), . Dans le Découpage administratif de l'état de l'Emir Abdelkader, Mascara est la première capitale, Le premier Khalifa de la circonscription de Mascara, C’était Mohamed Benfreha Al Mahaji.
- En avril 1833 : à la suite d'un dissentiment avec le duc de Rovigo, commandant en chef, le général Boyer, qui vient d'enlever Arzew, quitte Oran et est remplacé par le baron Louis Alexis Desmichels. La ville, attaquée par Abd el Kader, tient bon.
- 1834 : Ce traité fut source de conflit, les tribus des Zmalas et des Douairs refusant de payer la zakât (Achoura) a l'émir Abd el-Kader. Il abouti à l'accord du camp des Figuiers (El Kerma) le 16 juin 1834, entre les Aghas Mustapha Ben Ismaiel , Kadour Ben El Morfy et Benaouda Mazari d'un côté, et le général Camille Alphonse Trézel de l'autre. D’après les anciens, les Oranais maudissaient les Zmalas et les Douairs (allah yan’aal zmalas oua douairs wine ma tlakou). l’ Aghalif des Zmalas englobe deux tribus : les Zmalas dits les Hamianes qui vivent dans les regions d'El-Melah, El Amria, Douar Jadis , Hassi El Ghella et Ouled Chentouf. La deuxième tribu fixée dans la région de Hammam Bouhadjar , Douar Tamezougha , Oued Sebbah , Douar Djaafra, Douar Tenzet, Douar Mefathia et Douar Chaiba . De l’époque Berbère (Mérinides) et pendant l’occupation française, cette tribu était divisée en deux groupes : Les Tenazet a l’est et les Meftah a l’ouest.
- Parmi les tribus qui vivaient à Oran, El Gherabas (Ahl M'hamed), appelé aussi a cette époque les Hemianes, issus de la région située entre Douar Glenza, Sig, Douar Oggaz, Douar El Kranif et Douar Zaghloul, régions qu’située au sud est d’Oran.
- 1836 : Le général de Létang transforme les glacis du Château-Neuf en une promenade qui porte son nom.
- Au début de 1837, le général Bugeaud débarque à Oran pour négocier un nouveau traité (la convention de la Tafna, 20 mai) avec l'Emir Abdelkader. Le 14 novembre, l'Emir Abdelkader signe un traité avec Desmichel, qui reconnaît son autorité sur l'ouest de l'Algérie, sauf Oran, Mostaganem et Arzew.
- 1840 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations indigènes, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. , El Gherabas, El Ghoualem et Zmalas. 1845, au Village des djalis situé sur un emplacement revendiqué par le domaine entre la lunette saint-André, le cimetière juif et celui de Sidi Bachir. le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats et en particulier les hommes de couleur, d'où l'appellation (Village Négre). C’est en 1887 que les indigènes des banlieues ont habité le quartier de nouveau, telles les tribus : El Gherabas, El Ghoualem, Al Mahaja Et Zmalas, le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
- El Ghoualem, Rappelons que son surnom du m’rabet vient de l’Arabe (El Mourabitoun).Sidi Ghalem (m’rabet), Et de descendance des Almoravide, Ce qui a donné Naissance de La Tribut d’El Ghoualem, (Almoravide berbère du Sahara occidental)
- 1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.
- 1847 : Suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.
- À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
- 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se proteger du choléra.
- 1856 : création du Village Louremel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, Le village européen prendra officiellement le nom de Louremel.
- La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .
- Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
- 1860 : La construction du Marché couvert appelé Marché et Place Karguentah (Place Zeddour Mohamed Brahim Kacem), Il brûla en 1986.
- 1866 : 25 juillet, Création du diocèse d'Oran.
- 1870 : 22 septembre, Saint-Denis du Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
- 1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la premiere grande usine de l'industrie Oranaise.
- 1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogue d’Oran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem , celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit a l'islam et resta fidèle a sa nouvelle foi en Dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.
- 1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
- 1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.
- 1887 : Le lycée Pasteur ouvrit ses portes a Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves , l'un des plus grands lycées français.
- 1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
- 1896 : il y avait 15.524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11.820 .le nombre de Marocains dans le département d’Oran en 1936 est de 19.902, dont 4.395 vivaient dans la ville d’Oran.
- 1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hammam Bouhadjar).
- 1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
- 1903 Avril : Kamile Loubet Président de la République Française En visite à Oran.
- 1907 : Édification du théâtre.
- 1909 : 14 décembre, sur un terrain de la Es-Senia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplane Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Es-Senia, en présence du Lyautey.
- 1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al Mahaji (Zaouyet si Tayeb Al Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le vendredi 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il léguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.
- 1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.
- 1920 : Création du premier club musulmane a Oran, Union Sportive Musulmane d’Oran (USM Oran) et finaliste de la coupe d’Afrique du Nord en 1954.
- 1921 : AS Marine (Oran), est le premier club d'Oran Champion d'Afrique du Nord de Football, Match final le 22 mai 1921 face le FC Blida.
- 1925 : Le Docteur Molle est élu maire d'Oran, et « député anti-juif ».
- 1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Ben Badis).
- 1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
- 1930-1932 : Oran-Es-Senia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
- 1931 : CDJ. Est Le premier club d’Oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football.Cette coupe est crée en 1930 sous l’égide de la FFF, cette compétition qui prend pour modèle la coupe de France rassemble de nombreux clubs des cinq ligues d’Afrique du Nord. CDJ (Club des joyeusetés) du quartier Derb qui joue au stade du Calo.
- 1932 : Début de la construction d’une route longeant la corniche oranaise partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El Kebir, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
- 1935 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, Appelé par la suite stade (Habib Bouakeul)
- 1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida, Lamur, et Medioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Bel Mekssoud Al Mahaji, La première édification fut la prison civile d’Oran. sans oublier l'ancienne prison d'Oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.
- 1937 ; (MÈDERSA EL-FALAH) L'association El-Falah a été créée sous l'égide de Cheikh El Miloud Al Mahaji, ce Travail exaltant et de longue haleine fut entamé par la construction de la premiére Medersa libre (El-Falah) de Medina J'dida (Tahtaha).mort le 17 juin 2001 , il fut enterre au cimetiére de Ain Beida a Oran. Cheikh El Miloud Al Mahaji, le premier étudiant de l’ouest algérien du Cheikh Ben Badis à Constantine.
- 1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
- École Avicenne (Ibn Sina), Il se trouve dans le Quartier Lyautey premier école des Arabes.
- 1940 : 3 juillet, la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. Mille deux cents marins périssent.
- 1941 : 14 janvier, Le prix Nobel de littérature Albert Camus arrive a Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera a Lyon en France a l'age de 28 ans, il s'installe a présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi).
- 1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école Française. André Benichou ouvre sa fameuse école privée ou a enseigné Albert Camus.
- 1942 : 8 novembre, prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britaniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procédent a des tirs a partir des batteries de gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower.L’Année des Bons (3am el boune), Chéragas les habitants de L’Est d’Oranie Mazouna et Relizane, ont subi l’exode vers la ville d’Oran.
- 1942 : lors du débarquement Américain à Oran, Blaoui El Houari il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins Oranais. ses maitres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a SIG aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
- 1943 : Le Café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran, Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
- 1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir.(aame jrad)
- 1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré a Albert Camus son fameux livre (la peste) , sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'El-Taraf de l'extreme Est algerien.
- 1948 : Dar El-Chakouri: Edifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948. Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
- Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israél par les Nations unies. A l’occasion de la célébration de la Paque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière , juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
- 1949 : la construction du front de mer
- 1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.
- 1950 : Oran compte habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans.
- Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le ( GARAGE DE LA PAIX).
- 1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouquès-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé.
- 1952 : Ouverture de la Cantine Scolaire par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
- 1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba a M'dini Jdida par le maire d'Oran Henri Fouquès-Duparc.
- 1954 : le martyre Ahmed Zabana (Zahana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris)banlieue d'Oran qui était le P.C (poste de commandement) de la ville d'Oran pendant la révolution ( Willaya v ).
- 1954 : la bataille de Ghar Boudjelida a El Gaada, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Ahmed Zabana(zahana) fut capturé par l’ennemi colonialiste après avoir été atteint de deux balles. Ahmed Zabana(Zahana) le premier martyre qui fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné.Ahmed Zabana (Zahana) .
- 1954 : le 2 novembre 1954, Zeddour Mohamed Brahim Kacem (fils de Cheikh Tayeb Al Mahaji), l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne, fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement aprés son retour d'Égypte , ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.Il est le premier martyre-étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger, quelques jours aprés son arrestation, sous la torture par les agents de la DST. Si Kacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).
- 1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins, moutons et chèvres destinés a la consommation de la population Oranais. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier St-Eugène.
- 1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève, A Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié a la CGT QUI donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortége, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
- 1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la Médersa El-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée française durant la révolution.
- 1957 : Hamou Boutlelis a ete enlevé par les militaires francais a la veille de sa liberation apres 8 ans passés en prison a cause de son militantisme au sein du PPA et jusqu'a nos jours on n'a plus retrouvé sa trace.Hamou Boutlelis natif d'Oran ou il a etudié le coran a la zaouyet du Cheikh Tayeb Al-Mahaji , sa famille est originaire de la tribu des Douar M'lata (El Ghoualem).
- 1957 : Ahmed Wahbi (Driche Ahmed Tidjani), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.
- 1958 : Construction du stade municipal baptisé "Henri Fouquès-Duparc", dans le quartier Lyautey d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est Champion d’Europe, Reims est Champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd'huit rebaptisé stade Ahmed Zabana.
- 1958 : 2 janvier, Ali Cherif Chriet, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine. Sa famille est originaire de la ville de Sig
- 1958 : 6 juin, visite du général de Gaulle a Oran.
- 1960 : Construction du plais des sports baptisé par le maire d’Oran Henri Fouquès-Duparc.
- 1960 : Premières barricades.
- 1961 : Août, apparition de l'OAS. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre –feu est décrété a 21heures. La ville est partageé en deux. Le FLN contrôle les 180 000 musulmans de M'dina Jdida, des faubourgs Médioni, Lyautey, Lamure et Petit Lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint-Eugéne et la Marine.
- 1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'O.A.S., Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville Massacre du 5 juillet 1962. Fin de la présence Française.
- 1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), la tragédie oubliée de l’enlèvement et de l’assassinat par le FLN dans des conditions insoutenables de plusieurs milliers de Pieds Noirs.
- 1962 : Place Jean d'Arc la statue a été rapartrieé après l’indépendance à Caen.
- 1962 : En septembre, Médersa El-Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersa annexe El-falah furent entre temps créées dans la ville d’Oran, Lamur, Sidi El Houari et Carteaux.
- A la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le (Martinez) dont la construction remonte au , a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités a sa demolition pure et simple.
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- Oran a été tour a tour, utilisé, pour des fins diverses, par les Phéniciens, les Romains, les Berbères, les Arabes, les Espagnols, les Turcs, les Français et enfin par les Algériens.

Vie administrative, touristique et économique

Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires. En matière de transports, Oran devrait disposer dans cinq ans d'un tramway permettant de réduire sensiblement la circulation automobile dans la ville. C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :
- L'urbanisation de la deuxième couronne, achevée en 1986, par la construction des ZHUN et de quelques lotissements.
- L'extension vers l'est.
- La marginalisation de la zone ouest (planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari).
- Le dépérissement du tissu urbain.
- L'absence de planification urbaine et la poursuite de l'exclusion des populations vers les agglomérations périphériques.
- La conurbation d'Oran avec quelques agglomérations de création coloniale récente (Alberville, Fernanville, Bir El Djir).

Arrondissements et quartiers historiques

Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi « secteurs urbains »), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari qu'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est en effet considéré comme « le vieux Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, ottomanes, française). Arrondissements d'Oran:
- 1: Sidi El-Houari (Casbah, St-Louis, Vieux Port)
- 2 : Sidi El Bachir (St-Charles, Plateaux, Centre Ville)
- 3 : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
- 4 : El-Makkari (Saint-Eugène, Les Castors, Petit Lac)
- 5 : El-Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, St-Hubert)
- 6 : El Badr (Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès)
- 7 : Es-Seddikia (Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises)
- 8 : El Menzeh (Canastel)
- 9 : El Amir (Miramar, Bel Air, St Pierre)
- 10 : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers)
- 11 : Bouamama (Cité Petit, Planteurs)
- 12 : Es-Saada (Ekhmühl, St Antoine) Le quartier historique Sidi El Houari est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe Siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Sidi El Houari, de son vrai nom Ben-Amar El houari, au mausolée qui fut édifié en 1793. C’est dans la vieille ville (casbah) qu'il fut enterré dans le quartier « les planteurs » qui porte son nom Sidi El Houari. C'est historiquement le 1 centre ville d’Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville entre le versant est du mont Murdjadjo, et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du XVIe siècle, et surtout le palais du Bey d'Oran.

Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes :
- Mers-El-Kébir : cette commune se situe au Nord-Ouest d’Oran à quelques 7 km du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne. Très jolie commune.
- La commune d'Aïn-el-Turck se situe également au Nord-Ouest d’Oran à 15 km du centre. Une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune ne cesse de s’améliorer grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses.
- Es-Sénia : cette commune se trouve au Sud d’Oran à 07km du centre. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires (université d’Oran-Es-Sénia, Institut de Communication, ENSET « École Normale Supérieure », CRASC « Centre de recherches en sciences sociales », etc.) et l’aéroport international.
- La commune de Bir-El-Djir compose la banlieue Est d’Oran (en dehors des arrondissements). C’est le futur cœur battant de l’agglomération oranaise. Elle englobe plusieurs édifices qui sont les sièges d’entreprises avec une architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU « 1 Novembre 1954 », le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie (conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange (1913-2005)), l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice.C'est l’extension urbaine à l’est de la ville d’Oran, à 8 km du centre, avec une population de 118.000 habitants et le projets : Stade Olympique de 50.000 places. Elle portait le nom d'Arcole à l'époque coloniale, elle n'était que terre agricole avant, depuis la fin des années 80 et le début des années 1990, la crise du logement a permis la construction sur ces terres à la base destinées à l'agriculture.
- Misserghin : C'est une petite ville paisible à l'extrême Ouest de la métropole, ayant ses fans Misserghin et ses tour-opérateurs afin de promouvoir le tourisme dans la région radieuse et verdoyante de cette localité.

Transports

La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones sur-urbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du transport oranais) a acquis des bus flambant neufs pour couvrir la demande à hauteur de 70%. Mais cela reste insuffisant au vu du nombre d'usagers, notamment les étudiants qui fréquentent les deux grandes universités. Une chose est cependant certaine : le visage de la ville va être radicalement transformé grâce à la mise en œuvre prochaine du Tramway d'Oran, dont le projet de faisabilité a été finalisé et validé par les autorités locales en décembre 2005. Les travaux commenceront en janvier 2007 et dureront environ deux ans et demi, pour livrer la première ligne du tramway en 2009. Elle devrait comporter 31 stations, réparties sur 17, 7 kilomètres allant d'Es-Sénia, au Sud, jusqu'à Sidi Maarouf, à l'Est, en passant par le centre ville (place du 1 Novembre). Le tramway devrait desservir la localité d'Haï Sabbah, l'université des Sciences et de la Technologie (USTO), le carrefour des Trois Cliniques, le Palais de Justice, Dar El Baïda, le Plateau-Saint Michel, la place du 1 Novembre, Saint-Antoine, Boulanger, Saint-Hubert, le 3 Boulevard périphérique et enfin l'université Es-Sénia.

Tourisme

Les touristes pourront fréquenter les cinémas, les centres culturels, le théâtre régional, le théâtre de verdure, les nights clubs, le musée, l'ancienne ville d'Oran, le quartier de Sidi El Houari, le jardin municipal, Médina Djedida avec ses produits artisanaux, la cathédrale, le Djebel Murdjadjo, et les stations balnéaires voisines. L'Aéroport International Es-Senia est à 12 km du centre ville, accessible par des ferries depuis les ports de Marseille, Sète, Alicante et Almería, via la compagnie nationale Algérie Ferries Image:Abibas02.jpg| Image:Oran Madagh 040.jpg|Photo de Madegh Image:Oran Madagh 044.jpg|Photo de Madegh

Promenade dans Oran

Prenons maintenant la direction du vieil Oran ; après avoir quitté la station des autobus, dirigeons-nous vers la rue Amara Boutkbil. Les escaliers qui montent et descendent faisaient penser à toute autre chose que celle qu'elles représentaient ou croyaient pouvoir représenter aux yeux affamés de l'homme, la Calère, le plus ancien quartier d'Oran, qui servit de décor au grand écrivain Albert Camus pour son célèbre roman La Peste. Plus bas, à hauteur d'une enceinte d'un blanc éclatant, une superbe entrée en forme de dôme nous indique que nous sommes arrivés à la célèbre mosquée Djamaa El Pacha, dont l'immense minaret domine tout le quartier. L'une de ses pierres d'origine, précédemment scellée dans la mosquée et aujourd'hui déposée au musée municipal sous le N° 158, nous apprend que l'édifice a été construit à l'époque du 26e bey d'Oran, en 1796. Entrons dans le tunnel qui débouche de la sortie de la place Kléber vers la Blanca, porte de Canastel. C'est par cette porte que s'effectuait tout le trafic commercial au temps des Espagnols. Un tour vers les plages au sable fin, où nous longeons la route de la Corniche qui mène vers Bou Sfer, Bomo plage, Ain el Turck. Cette route contourne la baie de Mers-el-Kébir, village pittoresquement accroché à l'extrémité d'un promontoire rocheux où trône un vieux fort, le Djebel El Marsa, construit en 1347. Quittons la corniche est et, pour terminer notre promenade, gagnons le port en pénétrant par la porte Ximenes ; c'est alors la place Kennedy qui nous accueille à bras ouverts. Image:IM000399.JPG|Mairie d'Oran, Place des Lions. Image:Oran Santa Cruz.JPG|Santa Cruz, vue depuis le centre-ville. Image:La Sebkha.JPG|La Sebkha d'Oran étendue d'eau salée. Image:Oran_facade_maritime.JPG|

Jumelages

Oran est jumelée avec les villes :
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Vie artistique, culturelle et sportive

Raï

Oran est la capitale du raï, cette musique originale qui mêle instruments traditionnels et électroniques, au même titre que l'interpénétration de la joie de vivre et de la mélancolie (chagrin d'amour, alcool, misère). Le raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire, on ne pouvait décemment l'écouter en famille, comme le chant andalou ou châabi. De ses origines, le raï garde encore l'âpreté des quartiers chauds d'Oran, de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbès. Pour le citadin de Tlemcen ou Mostaganem, le mauvais goût, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. Il n'y voit que grossièreté et triomphe de l'instinct sur l'âme. Ceci explique son refoulement. En effet, le raï est le chant des jeunes, les chebs; ils sont des quantités en Algérie : Cheikh Fethi, le maître de la chanson raï, Cheb Hamid, Cheb Houari Benchenet, Cheb Tahar, Cheb el Handi, Cheb Abdelhak, Cheb Zahouani, Cheb Bilal, Cheb Hasni (assassiné à Oran en février 1995), Cheb Khaled, Cheb Mami, Cheb Sahraoui, Chaba Fadila et Chaba Zahouania, etc. On notera également le festival du Raï qui se tient chaque année à Oran au début du mois d'août.

Personnalités

Clubs de football

Les clubs de foot les plus connus de la ville d'Oran sont :
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-SCM Oran
-USM Oran
- D'autres Clubs, non connus de la ville qui n'ont pratiquement jamais quitté les petites divisions : RCG Oran (Cité Petit), JSSL Oran (Sidi El Houari), CA Planteurs (Les Planteurs), FC Oran (Gambetta), AS Marsa (Mers El Kébir), ASPTT Oran (?), KS Oran (?), CC Oran (?), CSU Oran (?), RC Oran (Cité Petit), AS Marine (?), CDJ (?), GC Oran (?)

Marathon international

Le premier Marathon international d'Oran a été réalisé en 2005. Son objectif est de montrer les bienfaits de la course à pied, et de distraire le public par ce genre de compétitions, à la fois sportive et festive.

Voir aussi

Bibliographie

- E. Cruck : Oran et les témoins de son passé, Heintz Frères, 1959.
- P. Ruff : La domination espagnole à Oran'', 1554-1558, Editions Bouchène.
- Le roman d'Albert Camus, La peste se déroule à Oran.
- L'Algérie vue du ciel, par Yann Arthus-Bertrand, 2005.

Cédérom

- Oran, mémoires en images, par Kouider Métaïr, éditions Association Bel Horizon de Santa Cruz, 2005. ===
Sujets connexes
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