Front populaire (France)

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Le Front populaire, également connu sous le nom de Rassemblement populaire, fut une coalition des partis de la gauche, la SFIO, le PCF, et le Parti radical-socialiste, qui gouverna la France de 1936 à 1937, auxquels se sont ajoutés un mouvement d'anciens combattants et des mouvements plutôt intellectuels : la Ligue des droits de l'homme, le Mouvement contre la guerre et le fascisme et le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ainsi que des pe
Front populaire (France)

Le Front populaire, également connu sous le nom de Rassemblement populaire, fut une coalition des partis de la gauche, la SFIO, le PCF, et le Parti radical-socialiste, qui gouverna la France de 1936 à 1937, auxquels se sont ajoutés un mouvement d'anciens combattants et des mouvements plutôt intellectuels : la Ligue des droits de l'homme, le Mouvement contre la guerre et le fascisme et le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ainsi que des petits partis (l'Union socialiste républicaine de Paul Ramadier, le Parti d'unité prolétarienne, le Parti Camille Pelletan, la Jeune République de Marc Sangnier, etc.).

Formation

C'est en réaction à la journée du 6 février 1934 que les partis de gauche décidèrent de s'unir contre ce qu'ils considéraient être « le danger fasciste », afin d'éviter à la France selon eux, de reprendre le même régime dictatorial que ses pays voisins. Au cours de cette journée, les ligues françaises comme Les Croix de feu (qui n'avaient pas participé aux violences) ou les Jeunesses patriotes manifestant contre l'investiture de Daladier provoquèrent de graves troubles avec la police (17 morts, dont un seul policier, et 2 309 blessés). Le 12 février, une manifestation commune SFIO et PC a lieu. Elle est le premier acte du Front populaire qui naît officiellement le 14 juillet 1935. Toutefois, l'évolution vers l'unité n'a pas été évidente. Dans un premier temps, la direction du PC est hostile à tout rapprochement avec la SFIO. Mais les émeutes de février 1934, en France et en Autriche, ainsi que l'installation solide d'Hitler au pouvoir (mort de Hindenburg, purge des SA) convainquent Staline d'abandonner la tactique « classe contre classe » élaborée dans les années 1920. Dès lors, le PC adopte une attitude résolument unitaire, et ajoute l'adjectif français à son nom. C'est d'ailleurs le dirigeant communiste Maurice Thorez qui, en 1934, par des articles dans le journal L'Humanité, appela pour la première fois en France à la formation d'un « Front populaire » (l'expression est de Eugen Fried). Il présenta d'ailleurs son projet quelques semaines plus tard devant la Chambre des députés. Il proposa aussi d'associer à ce Front populaire le Parti radical-socialiste, qui était le mieux représenté à l'Assemblée nationale et qui, après la dislocation du second Cartel des gauches participait à un gouvernement d'Union Nationale avec le centre droit et la droite modérée.

Les élections de 1936

La chambre des députés le 3 mai 1936 Les accords du Front populaire permirent la victoire aux élections législatives le 3 mai 1936 et débouchèrent sur le premier gouvernement à dominante socialiste de la III République. La gauche avait alors obtenu 386 députés sur 608, dont 147 pour la SFIO. Le front populaire prépare des élections législatives avec ce programme :
-Pain : contre la misère de la crise sociale ( chomage...)
-Paix : face à la montée en Allemagne, en Espagne (guerre civile) et en Italie de régimes politiques fascites menaçants.
-Liberté : face à la montée des dictatures qui ne respectent pas les liberté fondamentales. La gauche profite de son unité (les reports de voix, notamment communistes, sont meilleurs qu'en 1928 et 1932), de la crise économique, et de l'absence d'une politique alternative à droite, où l'argument de campagne principal est l'anticommunisme. Les élections de 1936 traduisent également une évolution à l'intérieur de la gauche, le Parti radical perdant des électeurs, notamment ruraux, au profit de la SFIO (et, plus marginalement, du PCF), cependant que la SFIO voit une partie de ses électeurs ouvriers préférer le PCF. Léon Blum, alors dirigeant de la SFIO, devint président du Conseil à partir du mois de juin. Il « ne se chargeait d'aucune responsabilité particulière pour se consacrer tout entier à la direction du gouvernement ». Le gouvernement était alors composé seulement de 20 socialistes, 13 radicaux et deux républicains socialistes, les communistes le soutenant de l'extérieur. Ce gouvernement (Composition du gouvernement) de Front populaire fut le premier à accueillir trois femmes ministres (Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg) alors que celles-ci n'avaient toujours pas le droit de vote. Un sous-secrétariat d'État aux Sports et aux loisirs fut créé (il fut tourné en dérision par la droite et l'extrême-droite qui le qualifiaient de « ministère de la paresse »).

Le mouvement de grève de mai-juin 1936

Avant la formation du nouveau gouvernement, des premières grèves éclatent dans des usines d’aviation, au Havre, à Toulouse et à Courbevoie. Le 11 mai, 600 ouvriers et 250 employés des usines Breguet arrêtent le travail pour demander la réintégration de deux militants licenciés pour avoir fait grève le 1 mai. L’usine est occupée et les tentatives de la police de déloger les grévistes échouent, les dockers se solidarisant des grévistes. En deux jours les grévistes obtiennent satisfaction. Le 24 mai le rassemblement en souvenir de la commune de Paris rassemble 600 000 participants, brandissant des drapeaux rouges et chantant des hymnes révolutionnaires. Le lendemain de nombreuses grèves débutent en région parisienne, qui obtiennent généralement rapidement satisfaction. Le 28, les 30 000 ouvriers de Renault à Billancourt entrent dans la grève. Un compromis est trouvé avec la CGT, mais la lame de fond continue, et à partir du 2 juin des corporations entières entrent en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles etc. font grève, souvent pour la première fois. Pour la première fois également les entreprises sont occupées par les grévistes, qui organisent des comités de grève. Se trouve remis en cause le principe de la propriété privée des moyens de production. Des bals sont donnés dans les usines ou les grands magasins, des compagnies de théâtre (comme le groupe Octobre de Jacques Prévert) jouent des pièces. On compte 12 000 grèves, dont 9 000 avec occupation, entraînant environ 2 millions de grévistes. Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation. Le gouvernement Blum formé le 4 juin cherche à faire cesser le mouvement de grève. Les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 en échange de l’évacuation des usines. Mais la reprise n’est pas immédiate, et bien des délégués des usines en grève souhaitent continuer le mouvement. À partir du 11 juin, le PC milite pour l’arrêt des grèves, Maurice Thorez déclarant qu'« il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue ». Le mouvement gréviste reflue peu à peu.

Action du gouvernement

Le succès électoral a donc éveillé chez l'ensemble des travailleurs un immense espoir. Ainsi, un mouvement de grève et d'occupation d'usines se mit en place, gagnant toute la France. Près de deux millions de travailleurs débrayèrent, paralysant le pays. Les patrons, craignant au plus haut point une révolution bolchevique, s'empressèrent de négocier sous l'égide du gouvernement dans le but d'obtenir la reprise du travail.

Politique économique et sociale

Ainsi, le 7 juin 1936, les accords de Matignon furent signés par la CGT et le patronat, à l'initiative du gouvernement. Ces accords mettaient en place entre autres le droit syndical et prévoyaient une hausse des salaires de plus de 7 à 15 % selon les branches soit environ 12% de moyenne sur toute la france. Quelques jours plus tard, bien que ces mesures ne figurent pas dans le programme du Front Populaire, par deux lois votées par le Parlement, les premiers congés payés (2 semaines) furent instaurés, et la semaine de travail passa de 48 à 40 heures. Pour les ouvriers et employés partant en vacances, Léo Lagrange créa des billets de train avec 40 % de réduction, qui existent toujours. Ces accords n'empêchèrent pas les grèves et les occupations de se poursuivre, souvent jusqu'en juillet. Le 29 juillet, fut votée la retraite des mineurs et, le 28 août, une loi sur les allocations chômage. Une politique de nationalisations fut mise sur pied, dans l'industrie aéronautique, d'armement (7 août), puis dans les chemins de fer (naissance de la SNCF en 1937). La Banque de France ne fut pas nationalisée, mais la tutelle de l'État s'accrut et le droit de vote s'étendit à tous les actionnaires (il était jusqu'alors réservés aux 200 plus gros). Le 28 août, fut adopté un budget de 20 milliards de francs pour de grands travaux. Un Office national interprofessionnel du blé (Onib) eut pour charge de soutenir les prix payés aux agriculteurs, très durement touchés par la crise. Georges Monnet, ministre de l'Agriculture, ne réussit pas à faire adopter la création d'autres offices pour les autres productions, devant les réticences du Sénat, mais l'Onib servit de modèle aux structures créées après la Libération, voire à celles mises en place par la Politique agricole commune (PAC). La politique d'électrification des communes rurales, très énergique dans les années 1920 sous Henri Queuille, fut reprise.

Politique coloniale

En matière coloniale, les réalisations furent plus difficiles en raison du profond conservatisme des colons, très puissants, et du dynamisme de certains mouvements politiques locaux (principalement en Algérie), qui préfèrent souvent l'indépendance à l'égalité des droits. Ainsi, le projet Blum-Violette étendant la nationalité française à certains Algériens est-il bloqué par le Sénat, comme le projet d'accorder l'indépendance aux mandats du Liban et de la Syrie. En Tunisie, les colons les plus influents « tinrent l'avènement du Front populaire pour une catastrophe cosmique et Pierre Viénot pour l'Antéchrist » (Charles-André Julien, dans Léon Blum, chef de gouvernement) : ils déployèrent donc tous leurs efforts pour saboter la politique menée. Mais pour la première fois, un dialogue est ébauché, une politique réformiste est envisagée : c'est un premier dépassement du clivage entre le colonialisme pur et dur d'une part, la sécession immédiate d'autre part, d'où naît, après 1944, la décolonisation. Le code de l'indigénat est vidé de sa substance, puis complètement abrogé, par Marius Moutet, qui s'efforce d'améliorer le sort des colonisés et de les associer à l'administration de leurs territoires. La nomination d'un noir, Félix Éboué, comme gouverneur de la Guadeloupe, puis du Tchad, est une petite révolution.

Éducation, sports et loisirs

Le Front populaire fit aussi un gros effort en matière d'éducation et loisirs. La scolarité obligatoire fut portée dès 1936 à quatorze ans, les passerelles entre l'enseignement primaire et les lycées furent multipliées — dans le prolongement de l'œuvre entreprise par Édouard Herriot quelques années plus tôt — les collections des grands musées furent enrichies et leurs tarifs réduits pour les gens modestes. Le musée d'art moderne, le musée des arts et traditions populaires, le palais de la Découverte, le musée de l'Homme et le CNRS sont des créations du Front populaire. L'ENA fut créée en 1945 par Michel Debré sur un projet de Jean Zay qui n'avait pas pu voir le jour à cause de la guerre. « Notre but simple et humain, est de permettre aux masses de la jeunesse française de trouver dans la pratique des sports, la joie et la santé et de construire une organisation des loisirs telle que les travailleurs puissent trouver une détente et une récompense à leur dur labeur. » (Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État à la jeunesse et aux loisirs, lors d'un discours radiodiffusé, le 10 juin 1936).

Politique étrangère

Le contexte international fut également une autre cause. En effet, alors que la guerre civile en Espagne venait d'éclater en juillet 1936, les communistes affrontèrent les socialistes et les radicaux pour savoir si la France devait soutenir militairement les républicains espagnols face aux Franquistes. Sous la pression du gouvernement conservateur britannique de Baldwin et des radicaux, Léon Blum décida la « non-intervention » française, à un moment où la société française est, suite à la Grande Guerre profondément pacifiste dans sa majorité et ainsi il rempli les plans d'Hitler dont le but était d'isoler la France pour mieux la briser (« Car il faut qu'on se rende enfin clairement compte de ce fait : l'ennemi mortel, l'ennemi impitoyable du peuple allemand est et reste la France. Peu importe qui a gouverné et qui gouvernera la France ; que ce soient les Bourbons ou les Jacobins, les Napoléons ou les démocrates bourgeois, les républicains cléricaus ou les bolchéviks rouges.Mein Kampf, p. 315 » ou encore « Une deuxième guerre viendra. Il faut, auparavant, isoler si bien la France que cette seconde guerre ne soit plus une lutte de l'Allemagne contre le monde entier, mais une défense de l'Allemagne contre la France qui trouble le monde et la paix.Mein Kampf p. 765 »). Léon Blum et son gouvernement ont laissé le fascisme s'implanter aux portes de la France plutot que de venir en aide aux républicains espagnols. La Grande-Bretagne pouvait d'autant plus influer sur la politique française que l'hémorragie de capitaux depuis 1935 avait réduit presque à néant les réserves d'or de la banque de France, mettant le pays sous la dépendance britannique. L'Espagne républicaine fut aidée par l'arrivée des Brigades Internationales. Les gouvernements français et britannique pactisent avec Hitler en signant l'accord de Munich le 28 septembre 1938. Ils décidèrent d'offrir à Hitler la Tchecoslovaquie en espèrant que son armée se dirigera après sur l'URSS. C'est grace à un fort anticommunisme et à la peur du bolchévisme que la France et le Royaume-Uni sont resté les bras croisés pendant qu'Hitler se reconstituait une armée. Après sa démission, Léon Blum conditionna, jusqu'en 1939, le soutien la SFIO à la poursuite de cette assistance. Conscient des menaces fascistes sur la paix, il augmenta sensiblement les dépenses militaires du pays. La nationalisation des industries d'armement et la politique énergique des nouveaux responsables relancèrent le potentiel français d'armement. On peut noter que les rapports avec l'Italie furent beaucoup plus difficiles qu'avec l'Allemagne, en raison de la politique agressive de Mussolini dans les colonies, et notamment en Éthiopie, seul état africain indépendant en Afrique à cette époque, dont la chute entraina le discrédit de la Société des Nations, et aussi du fait de la proximité de la colonie française de Djibouti.

Crise

Mais les difficultés de la France ne furent pas pour autant effacées. En effet, la France était dans une grave crise économique depuis 1931, et la politique économique du Front populaire ne parvint pas à relancer la production, la consommation, ni à réduire le chômage. Ainsi, la hausse des prix annula vite celle des salaires prévue par les accords de Matignon. Ce fut une des causes de la chute du Front populaire, très vivement critiqué par la presse dès l'automne 1936. Une campagne médiatique agressivement diffamatoire conduisit Roger Salengro, ministre SFIO, à se suicider en novembre. Celui-ci, accusé de traîtrise durant la Première guerre mondiale, est acquité mais ne supporte pas de voir son honneur sali. Sur le plan intérieur, le gouvernement Blum parvint à résoudre la crise sociale. Mais dès l'été 1936, il dut faire face à diverses difficultés, parmi lesquelles la dévaluation du franc à cause de la situation monétaire et la politique financière en général, qui transformèrent l'inquiétude de la droite en opposition résolue. Le 13 février 1937, il décide également une pause dans les réformes. Des réformes importantes comme les retraites sont alors abandonnées. La pause ne rencontre guère la réussite, puisqu'elle déçoit l'aile gauche de la SFIO et le PCF sans appaiser l'opposition de droite, qui la considère comme un aveu de faiblesse du gouvernement. Les calomnies de l'extrême droite visaient toutes les personnalités du Front populaire. Elles eurent notamment pour conséquence le suicide du ministre de l'Intérieur Roger Salengro. L'arrivée de Blum au pouvoir déclencha aussi une vague d'antisémitisme d'une très grande ampleur. Dans la presse française se formèrent deux camps bien distincts, d'une part les partisans du Front populaire (L'Humanité, Le Populaire, L'Œuvre, Vendredi, Marianne, etc.), d'autre part les opposants (L'Action française, L'Ami du peuple, Le Jour, Candide, Gringoire, Je suis partout, à l'extrême droite ; L'Écho de Paris, Le Temps à droite etc.). Entre ces deux positions, très peu de journaux ou d'hebdomadaires jouèrent la carte de la neutralité. La presse allant dans le sens du Front populaire était largement plus faible que la presse d'opposition, et l'une comme l'autre contribueront à l'échec du gouvernement du Front populaire. C'est dans la presse étrangère, notamment anglo-saxonne, que parurent les analyses les plus objectives. Le 21 juin 1937, le premier gouvernement Blum présente sa démission. Le radical Camille Chautemps prend sa succession. Il reprend, à un rythme ralenti, les réformes du Front populaire, créant, notamment, la SNCF. L'aggravation de la situation économique (creusement du déficit budgétaire) pousse Chautemps à réclamer les pleins pouvoirs, ce qui lui est refusé le 9 mars 1938, en partie à cause des votes socialistes. Son ministère prend fin suite à ce refus. Ensuite, en mars-avril 1938, après avoir été rappelé le 13 mars par le président de la République Albert Lebrun, Léon Blum forma un éphémère gouvernement, puis démissionna, n'arrivant pas à obtenir les pleins pouvoirs financiers auprès du Sénat, dans le but d'appliquer de grandes réformes financières pour sortir la France du marasme économique. Le radical Édouard Daladier le remplaça, décidé à « remettre la France au travail » et revint sur plusieurs réformes du Front populaire.

Bilan

Le bilan du Front populaire est à certains égards mitigé, mais cette brève expérience permit tout de même un nombre important d'avancées dans de nombreux domaines, en particulier dans le domaine social : congés payés, semaine de quarante heures, établissement des conventions collectives, prolongement de la scolarité à 14 ans, etc. Malgré tous les problèmes auxquels a dû faire face le Front populaire, il a marqué les mémoires, et suscitera bien des passions. Ainsi, le régime de Vichy tentera en vain de le faire passer pour responsable de la défaite française face à l'Allemagne nazie (voir le Procès de Riom). Mais surtout, on retiendra de cette période ces grèves joyeuses, et les premiers congés payés qui permirent pour la première fois aux travailleurs de partir en vacances, cette « embellie dans les vies difficiles », comme le dit Léon Blum.

Personnalités du Front populaire

- Léon Blum (président du Conseil)
- Édouard Daladier (vice-président du Conseil et Ministre de la Défense Nationale)
- Roger Salengro (ministre de l'Intérieur)
- Vincent Auriol (ministre des Finances)
- Jean-Baptiste Lebas (ministre du Travail)
- Jean Zay (ministre de l'Éducation Nationale)
- Léo Lagrange (Sous-secrétariat d’État aux sports et à l’organisation des loisirs).
- Camille Chautemps (ministre d'État radical-socialiste)
- Victor Basch (président de la Ligue des droits de l’Homme)
- Marceau Pivert (leader de la gauche de la SFIO)
- Gabriel Péri (député communiste)
- Maurice Thorez (Secrétaire général du Parti communiste français)

Bibliographie

-Ouvrages et articles généraux
-« Le Front populaire. Cent jours qui ont changé la France », Le Nouvel Observateur n°2164, 27 avril-3 mai 2006, pp.12-32
-Jean-Paul Brunet, Histoire du Front populaire, PUF, 1991, nouv. éd., 1998
-Daniel Lefeuvre, Michèle Margairaz, et Danielle Tartakovski, Histoire du Front populaire, éd. Larousse, 2006
-Jules Moch, Le Front populaire, grande espérance, éd. Perrin, 1971
-Pierre Renouvin et René Rémond (dir.), Léon Blum, chef de gouvernement. 1936-1937. Actes du colloque, éd. Armand Colin, 1967
- Pierre Schill, 1936. Visages et figures du Front populaire en Moselle, Metz, Editions Serpenoise, 2006.
-Danielle Tartakowsky, Le Front populaire : la vie est à nous, éd. Gallimard, 1996
-Michel Winock et Séverine Nikel, La Gauche au pouvoir. L'héritage du Front populaire, éd. Bayard, 2006
-La France de l'époque
-Jacques Kergoat, La France du Front populaire, La Découverte, 1996
-Henri Noguères, La Vie quotidienne en France au temps du Front populaire. 1935-1938, éd. Hachette, 1977
-Daniel Peschanski (dir.), Les Élites locales dans la tourmente. Du Front populaire aux années cinquante, CNRS éditions, 2000
-Mises en perspective
-Édouard Lynch, Moissons rouges. Les socialistes français et la société paysanne pendant l'entre-deux-guerres, Presses universitaires du Septentrion, 2002
-Antoine Prost, Jean Zay et la gauche du radicalisme, Presses de Sciences Po, 2003
-Michel Winock (dir.), Les Années trente. De la crise à la guerre (recueil d'articles), éd. du Seuil, « Points », 1990
- Sur la politique culturelle
-Europe, mars 1986
-Musée des Beaux-Arts d'Orléans, Le Front populaire et l'art monderne. Hommage à Jean Zay, 1995
-Pascal Ory, La Belle Illusion. Culture et politique sous le signe du Front populaire. 1935-1938, Plon, 1994
- Sur la politique militaire
-Robert Frank, Le Prix du réarmement français. 1935-1939 (thèse de doctorat), Publications de la Sorbonne, 1982
- Biographies
-Serge Berstein, Léon Blum, éd. Fayard, 2006
-Christian Blanckaert, Roger Salengro. Chronique d'une calomnie, éd. Balland, 2004
-Jacques Kergoat, Marceau Pivert, socialiste de gauche, Editions de l’Atelier, 1994
-Jean Lacouture, Léon Blum, éd. du Seuil, 1977, rééd. « Points », 1979
-Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, éd. de l'Atelier, cédérom, 1997
-Jean Piat, Jean Lebas. De la Belle Époque à la Résistance, Roubaix, 1994
-Élisabeth du Réaux, Édouard Daladier. 1884-1970, éd. Fayard, 1993
-Marcel Ruby, Jean Zay, éd. Corsaire, 1994
- Stéphane Sirot, Maurice Thorez, Presses de Sciences Po, 2000.
-Témoignages
-Daniel Guérin, Front populaire, révolution manquée, Julliard, 1963
-Jules Moch, Une si longue vie, éd. Robert Laffont, 1976

Filmographie

- La Belle équipe de Julien Duvivier
- La Marseillaise de Jean Renoir
- La vie est à nous (1936) de Jean Renoir

Voir aussi

- Géographie électorale du front populaire
- Gouvernement Léon Blum (1)
- Troisième République
- Gauche en France (1919-1939)
- Olympiades populaires de Barcelone (juillet 1936) Catégorie:Entre-deux-guerres France
- cs:Lidová fronta en:Popular Front (France) es:Frente Popular (Francia) ja:人民戦線
-.E3.83.95.E3.83.A9.E3.83.B3.E3.82.B9 nl:Volksfront (Frankrijk)
Sujets connexes
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