Port-au-Prince

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Port-au-Prince est la capitale d'Haïti et compte habitants (2007). Située dans le golfe de La Gonâve, Port-au-Prince exporte principalement du café et du sucre. De plus, elle produit dans ses usines de la soupe, du textile, et du ciment.
Port-au-Prince

Port-au-Prince est la capitale d'Haïti et compte habitants (2007). Située dans le golfe de La Gonâve, Port-au-Prince exporte principalement du café et du sucre. De plus, elle produit dans ses usines de la soupe, du textile, et du ciment.

Histoire

La région avant l’arrivée des Européens

Avant l'arrivée de Christophe Colomb, la région qui comprend aujourd'hui Port-au-Prince n'était le site d'aucune habitation permanente. À la fin du , la région était sous le contrôle d'un dirigeant amérindien, Bohéchio, qui, tout comme ses prédécesseurs, craignit que s'installer près du littoral n'invitât d'autres tribus -- surtout les Caraïbes -- à venir les attaquer. La région ne servait donc alors qu'à la chasse.

La colonisation espagnole

Après l'arrivée des Espagnols, les Amérindiens furent bientôt forcés de se soumettre à un protectorat, et Bohéchio, mort sans enfants, laissa la place à Anacaona, sa sœur. Cette nouvelle dirigeante (et poètesse) tacha de maintenir de bonnes relations avec le nouveau pouvoir sur l'île, mais il devint de plus en plus difficile d'y arriver lorsque les Espagnols commencèrent à demander des tributs de plus en plus importants. Enfin, l'administration coloniale espagnole décida d'éliminer à jamais toute menace que pourrait lui poser la classe dirigeante amérindienne, décidant ainsi de gouverner seule la région. Donc, en 1503, Nicolás de Ovando, alors gouverneur, décida d'en finir avec Anacaona : il l'invita à une fête chez lui ; elle accepta, y vint accompagnée d'autres Amérindiens. Ovando leur donna beaucoup de vin, et lorsqu'ils eurent bu -- les Espagnols ne burent pas -- il ordonna que l'on tuât tous les invités, à part Anacaona, qu'il voulait faire pendre dans un lieu public. Les effets de la colonisation espagnole sur les Amérindiens de cette île furent dévastateurs ; de 1492 à 1507, un million d'habitants moururent à cause de la violence des conquistadores et des maladies. Après s'être débarrassé d'Anacaona, Ovando établit un village près du littoral (à l'ouest de L'Etang Saumâtre), qu'il baptisa Santa Maria de la Paz Verdadera, un nom bien ironique quand on considère l'histoire de son établissement. Pourtant, ce village ne dura pas longtemps ; il fut brûlé d'abord par des explorateurs français en 1535, puis par des Anglais en 1592. Ces assauts rendirent la vie insupportable pour les Espagnols, et en 1606, ils décidèrent de quitter le village.

La domination des flibustiers

Pendant plus de 50 ans, la région qu'est aujourd'hui Port-au-Prince n’est guère habitée. Enfin, petit à petit des pirates vinrent l'utiliser comme une base de leurs opérations, et des marchands hollandais commencèrent à fréquenter la région, car elle était alors une intéressante source de cuir. Autour de 1650, des pirates flibustiers français, manquant de place sur l'Île de la Tortue commencèrent à arriver sur la côte, et établirent une colonie à Trou-Borded. Alors que la colonie grandissait, ils installèrent un hôpital non loin de la côte, sur les hauteurs Turgeau. Cela les amena à appeler la région : Hôpital. Bien qu'il n'y ait eu alors aucune vraie présence espagnole à Hôpital depuis bien plus de 60 ans, l'Espagne conservait sa revendication sur le territoire, et la présence ostensiblement grandissante des flibustiers français sur des terres espagnoles provoqua l'envoi par la couronne d'Espagne de soldats castillans à Hôpital pour la reprendre. La mission se révéla un désastre pour les Espagnols, en infériorité numérique et en armement. En 1697, le gouvernement espagnol signa le traité de Ryswick, renonçant à toutes ses revendications sur Hôpital. À peu près à la même époque, les Français établirent également des bases sur Ester (à Petite-Rivière) et aux Gonaïves. Ester était un village riche, habité par des marchands, avec des rues droites ; c'était la demeure du gouverneur. Par ailleurs, la région environnante, Petite-Rivière, était assez pauvre. Suite à un grand incendie en 1711, Ester fut abandonné. Pourtant la présence française dans la région continua de croître, et peu après une nouvelle cité fut fondée au sud: Léogane. La région qui devait plus tard abriter Port-au-Prince fut celle des flibustiers. Alors que la région devenait une vraie colonie française, l'administration coloniale en vint à se préoccuper de la présence continuelle de ces pirates. Bien qu'utiles pour repousser les velléités anglaises de rogner le territoire français, ils étaient assez indépendants, n'obéissaient à aucun ordre de l'administration coloniale, et étaient une menace potentielle pour celle-ci. Pendant l'hiver 1707, Choiseul-Beaupré, gouverneur de la région, chercha ainsi à se débarrasser de ce qu'il considérait comme une menace. Il insista pour obtenir le contrôle de l'hôpital, ce que les flibustiers refusèrent, considérant cette demande comme une humiliation. Ils préférèrent alors fermer l'hôpital, plutôt que de le céder au gouverneur, et nombre d'entre eux devinrent habitants de l'île, fermiers, les premiers habitants européens stables de la région.

La fondation du Port-au-Prince

Bien que l'élimination des flibustiers, comme groupe, d'Hôpital, renforça l'autorité de l'administration coloniale, elle rendit également la region plus désirable comme cible pour les Anglais. Afin de protéger la région, le capitaine de Saint-André arriva dans la baie à bord du vaisseau nommé Le Prince, juste sous l'hôpital. De Saint-André nomma l'endroit Le Port du Prince, bien que le port et la région continuassent à être connus sous le nom d'Hôpital (les îlots de la baie étaient déjà nommés îlots du Prince). Les Anglais n'attaquèrent pas l'endroit, et plusieurs nobles recherchèrent des dons de terre de la couronne française à Hôpital ; le premier noble à contrôler Hôpital fut sieur Joseph Randot. À sa mort en 1737, sieur Pierre Morel la partagea avec Gatien Bretton des Chapelles. À ce moment, l'administration coloniale s'était convaincue de la nécessité d'établir une capitale, afin de mieux contrôler la partie française de Saint-Domingue. Petit-Goâve et Léogane prétendirent quelque temps à cet honneur, avant d'être éliminés. Premièrement, elles ne se trouvaient pas en position centrale. Puis le climat de Petit Goâve était trop sujet au paludisme, et la topographie de Léogane rendait sa défense difficile. Une nouvelle cité devait être construite : Le Port au Prince. Le Port au Prince fut fondée en 1749 par les colons français planteurs de sucre, sur l'habitation randot, au bel-air; puis s'étend assez vite. En 1770, elle remplaça Le Cap Français comme capitale de la colonie de Saint-Domingue. Pendant les révolutions françaises elle fut rebaptisée « Port Républicain ». Elle devint en 1804 la capitale du nouveau pays indépendant Haïti ; l'empereur haïtien Jacques I lui rendit le nom de Port-au-Prince. Lorsqu'Haïti se partagea en royaume (au nord) et république (au sud), Port-au-Prince servit comme capitale de la république sous Alexandre Pétion.

Patrimoine

Les principaux bâtiments sont le Palais National, le Musée National, le palais de Justice, Palais des ministères, palais des contributions, la tour 2004, l'Hôpital de l'université d'état d'Haiti, l'Evêché de Port-au-Prince, la villa Manrese, la Municipalité, Caserne Dessalines, l'ancien quartier général de l'armée, la Basilique de Notre-Dame et le marché en fer.

Les alentours

Port-au-Prince est également la sous-préfecture d'un arrondissement du même nom. L'arrondissement comprend huit communes : Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétionville, Kenscoff, Gressier, Cité Soleil et Tabarre. Celles-ci sont souvent considérées comme banlieues ou zones périphériques de la capitale.

Archevêché

-Archidiocèse de Port-au-Prince
-Cathédrale de Port-au-Prince

Personnages Célèbres

-Wagneau Eloi, footballeur professionnel Catégorie:Capitale d'Amérique du Nord Catégorie:Haïti Catégorie:Ville d'Haïti Catégorie:Ville membre de l'AIMF am:ፖርቶፕሪንስ bg:Порт о Пренс bn:পোর্ট অব প্রিন্স br:Port-au-Prince ca:Port-au-Prince da:Port-au-Prince de:Port-au-Prince en:Port-au-Prince es:Puerto Príncipe et:Port-au-Prince fa:پورت او پرنس fi:Port-au-Prince he:פורט-או-פרנס hr:Port-au-Prince ht:Pòtoprens (komin) hu:Port-au-Prince hy:Պորտ օ Պրենս id:Port-au-Prince io:Port-au-Prince is:Port-au-Prince it:Port-au-Prince ja:ポルトープランス ka:პორტ-ო-პრენსი ko:포르토프랭스 la:Portus Principis lt:Port o Prensas lv:Portofprensa mk:Порт-о-Пренс nl:Port-au-Prince no:Port-au-Prince nov:Port-au-Prince pl:Port-au-Prince pms:Port-au-Prince pt:Porto Príncipe qu:Port au Prince ro:Port-au-Prince ru:Порт-о-Пренс simple:Port-au-Prince sk:Port-au-Prince sr:Порт o Пренс sv:Port-au-Prince uk:Порт-о-Пренс vi:Port-au-Prince vo:Port-au-Prince zh:太子港
Sujets connexes
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