Jules Favre

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Jules Favrephotographié en 1865 par Nadar. Jules Favre, né à Lyon le 21 mars 1809 et mort le 19 janvier 1880, est un avocat et homme politique français).
Jules Favre

Jules Favrephotographié en 1865 par Nadar. Jules Favre, né à Lyon le 21 mars 1809 et mort le 19 janvier 1880, est un avocat et homme politique français).

Biographie

Il commença sa carrière comme avocat. À l’occasion de la révolution de 1830, il se déclara ouvertement républicain et au cours de procès politiques il eut l'occasion de le faire savoir. Après la révolution de 1848 il fut élu député de Lyon à l'Assemblée constituante, où il siégea parmi les républicains modérés, votant contre les socialistes. Après que Louis Napoléon eut été élu Président de la République, il s’opposa à lui et le 2 décembre 1851 il essaya avec Victor Hugo et d'autres d'organiser la résistance armée dans les rues de Paris. Après la réussite du coup d'État, il se retira de la politique et revint à sa profession d’avocat où il se distingua en défendant Felice Orsini, qui avait organisé un attentat contre Napoléon III. En 1858 il fut élu député de Paris et fut un des « Cinq » qui donnèrent le signal de départ pour l'opposition républicaine à l'Empire. En 1863 il devint le chef du parti républicain et prononça quelques discours où il dénonçait la Guerre du Mexique et l'occupation de Rome. Ces discours, éloquents, clairs et incisifs, lui valurent un fauteuil à l'Académie française le 2 mai 1867. Il lutta contre l'expédition du Mexique et avec Thiers il s’opposa à la guerre contre la Prusse en 1870 ; à la nouvelle de la capitulation de Napoléon III à Sedan il exigea la destitution de l'empereur. Dans le gouvernement de la Défense Nationale il devint vice-président et ministre des Affaires étrangères sous la présidence du Général Trochu, chargé de la tâche pénible de négocier la paix avec l'Allemagne victorieuse. Il se révéla moins adroit comme diplomate qu'il l’avait été comme orateur et commit plusieurs bévues irréparables. Sa déclaration célèbre du 6 septembre 1870, selon laquelle on ne cèderait à l'Allemagne « pas un pouce de nos territoires, pas une pierre de nos forteresses » fut un morceau d'éloquence auquel Bismarck répliqua le 19 en déclarant à Favre qu’il faudrait céder l'Alsace et la Lorraine comme condition de paix. La faiblesse de Favre était de ne pas pouvoir s’appuyer sur une assemblée régulièrement élue qui aurait eu des pouvoirs plus légitimes que le gouvernement de la Défense Nationale et il s’opposa au départ du gouvernement de Paris assiégé. Au cours des négociations de paix, il dut tout céder à Bismarck. Il prit des dispositions pour l'armistice du 28 janvier 1871 sans connaître la situation militaire et sans consulter le gouvernement de Bordeaux. Par une grave inadvertance il négligea d'informer Gambetta que l'armée de l'Est (80 000 hommes) n'avait pas été comprise dans l'armistice et elle fut ainsi obligée de se réfugier en territoire neutre. Il ne montra aucune compétence diplomatique pendant les négociations du traité de Francfort et ce fut Bismarck qui imposa toutes les conditions. A partir de février 1871, membre du gouvernement Thiers, il est un des adversaires les plus déterminés de la Commune de Paris, dont il injurie les membres, provoquant la protestation indignée des députés de Paris. Discrédité, il quitta le ministère, le 2 août 1871, mais resta à l’Assemblée nationale comme député du Rhône. Élu sénateur du Rhône le 30 janvier 1876 il continua à soutenir la République contre l'opposition de droite jusqu'à sa mort. Son œuvre comprend beaucoup de discours et d’adresses au gouvernement : La Liberté de la Presse (1849), Défense de F. Orsini (1866), Discours de réception a l'Académie française (1868), Discours sur la liberté intérieure (1869). Dans Le Gouvernement de la Défense Nationale, 3 vols., 1871-1875, il expliqua son rôle en 1870-1871. Après sa mort sa famille publia ses discours en 8 volumes. Protestant du courant libéral, il s'impliquera dans la laïcité scolaire et son épouse, née Caroline Velten, devenue veuve dirigera une vingtaine d'années l'École normale supérieure de jeunes filles de Sêvres. Elle en fut la première directrice.

Bibliographie

- G. Hanotaux, Histoire de la France contemporaine (1903, sqq.)
- E. Benoît-Lévy, Jules Favre (1884).
- Pierre Antoine Perrod, Jules Favre : avocat de la liberté (1988)
- Article ----- Catégorie:Personnalité de la Deuxième République Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Catégorie:Député du Second Empire Catégorie:Opposant au Second Empire Catégorie:Ministre de la Troisième République Catégorie:Ministre français des Affaires étrangères Catégorie:Député de la Troisième République française Catégorie:Ancien député de la Seine Catégorie:Ancien député du Rhône Catégorie:Ancien sénateur du Rhône Catégorie:Membre de l'Académie française Catégorie:Personnalité protestante Catégorie:Naissance en 1809 Catégorie:Décès en 1880 Catégorie:Personnalité française de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Opposant à la Commune de Paris de:Jules Favre en:Jules Favre es:Jules Favre pl:Jules Favre ru:Фавр, Жюль
Sujets connexes
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