Cancer de l'ovaire

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Les cancers de l'ovaire sont pour la plupart développées à partir du revêtement de surface des ovaires. la forme la plus fréquente est le cancer épithélial de l'ovaire, qui est présenté ici. les formes rares comme les tumeurs germinales de l'ovaire ou les tumeurs border line justifient d'une prise en charge spécifique non détaillées ici. le cancer de l'ovaire est en général de mauvais pronostic car découvert souvent tardivement. L'ovaire est situé dans le petit bassin et une lé
Cancer de l'ovaire

Les cancers de l'ovaire sont pour la plupart développées à partir du revêtement de surface des ovaires. la forme la plus fréquente est le cancer épithélial de l'ovaire, qui est présenté ici. les formes rares comme les tumeurs germinales de l'ovaire ou les tumeurs border line justifient d'une prise en charge spécifique non détaillées ici. le cancer de l'ovaire est en général de mauvais pronostic car découvert souvent tardivement. L'ovaire est situé dans le petit bassin et une lésion tumorale peut se développer lentement sans signes. Le traitement repose sur une chirurgie la plus complète possible associé à la chimiothérapie qui réduit le risque de récidive.lorsque le cancer est très évolué, la chimiothérapie améliore la qualité de vie des patientes et augmente la durée de survie.

Épidémiologie

Le cancer de l'ovaire est la 2 cause de décès par cancer chez la femme et le cinquième cancer chez la femme. Au diagnostic, l'âge moyen des patientes est de 60 ans.

Incidence

L'incidence est de 10, 8/100.000 femmes soit 4000 nouveaux cas par an et 3000 décès..

Causes ou facteurs de risque

Il n'y a pas de cause spécifique du cancer de l'ovaire, à l'exception des cancers génétiques. Cinq à 10% des cas sont familiaux :
- cancer de l'ovaire isolé
- cancers du sein et de l'ovaire
- syndrome de Lynch de type II
- présence du gène BRCA1 (chromosome 17q21) associant cancer du sein et cancer de l'ovaire. L'utilisation d'un traitement substitutif pour la ménopause augmenterait légèrement le risque de cancer ovarienBeral V, Million Women Study Collaborators, , Lancet 2007;369:1703-1710.

Symptômes

- Gonflement de l'abdomen
- Envie urgente d'uriner
- Douleurs pelviennes

Diagnostic

Devant les signes décrit ci-dessus, le gynécologue ou le généraliste demande une échographie abdomino-pelvienne qui retrouve le plus souvent :
- une masse dans le petit bassin ;
- un épanchement liquidien dans l'abdomen (ascite) ;
- des adénomégalies rétro-péritonéales ;
- des lésions diffuses sur le péritoine, voire dans le foie. En fonction des résultats de cette échographie, on propose soit une simple surveillance si la masse est peu suspect (il peut s'agir alors d'un kyste ovarien bénin), soit d'une biopsie sous coelioscopie ou laparotomie. Dans le cas ou les images observées à l'échographie sont fortement suspecte, la laparotomie est souvent décidée. Le diagnostic de cancer de l'ovaire est fait sur un prélèvement des anomalies abdominales.

Marqueurs tumoraux

Le dosage du CA 125 sérique avant la chirurgie et avant le début de la chimiothérapie est un standard. Chez la femme jeune, le dosage de l’AFP et de la HCG est recommandé pour exclure une tumeur germinale.

Anatomopathologie

Classification anatomo pathologique

Classification histopathiologique des carcinomes épithéliaux de l'ovaire(OMS)
- Cystadénocarcinome séreux (42%)
- Carcinome endométrioïde (15%)
- Cystadénocarcinome mucineux (12%), de mauvais pronostic
- Carcinome à cellules claires (6%), de mauvais pronostic
- Carcinome indifférencié
- Tumeur mixte épithéliale lésions non épithéliales
- Tumeur de Brenner
- Tumeur germinale
- Tumeur des cordons sexuels (HCG)
- Tumeur de Krukenberg
- Tumeur non classée Les lésions de Krukenberg sont des métastases ovarienne d'un adénocarcinome d'une autre origine (estomac, sein) le carcinome séreux du péritoine se traite comme un carcinome épithélial de l'ovaire

Grade histopathologique

le grade à un intérêt pronostic et thérapeutique principalement pour les tumeurs de stade I ou II
- Grade I : différentié
- Grade II : moyennement différentié
- Grade III : indifférentié

Bilan d'extension

Lorsque le cancer est confirmé, le bilan d'extension outre la laparotomie initiale comprend une imagerie hépatique et pulmonaire. La laparotomie initiale est un élément essentiel à la prise en charge. C'est cette intervention qui permet de définir précisément le stade de la maladie. c'est également à ce moment que le chirurgien décide d'opérer ou non la patiente. L'expérience de l'équipe chirurgicale est prépondérante dans la qualité de la prise en charge. Les épanchement pleuraux doivent être ponctionnés à la recherche de cellules cancéreuses. La présence de lésions au niveau du foie de la plèvre et du poumon sont synonymes d'une dissémination métastatique.

Classification

Stadification (FIGO/AJCC 1987)
- Stade I :tumeur limitée aux ovaires
- IA Atteinte d'un seul ovaire, capsule intacte; pas de végétation externe ni d'ascite
- IB Atteinte des 2 ovaires, capsules intactes; pas de végétation externe ni d'ascite
- IC Tumeur IA ou IB avec rupture capsulaire ou végétation externe ou ascite ou liquide de lavage péritonéal contenant des cellules néoplasiques
- Stade II : tumeur ovarienne étendue aux autres organes du petit bassin
- IIA Extension à l'utérus et/ou aux trompe(s)
- IIB Extension aux autres organes du petit bassin
- IIC Tumeur IIA ou IIB avec végétations externes ou ascite ou liquide de lavage péritonéal contenant des cellules néoplasiques
- Stade III : tumeur ovarienne étendue au péritoine extra pelvien et/ou atteignant les ganglions rétropéritonéaux ou inguinaux (métastases régionales)
- IIIA Extension microscopique au péritoine abdominal
- IIIB Localisation(s) péritonéale(s) macroscopique(s) de taille < 2 cm de diamètre ; ganglions négatifs
- IIIC Localisation(s) péritonéale(s) de taille > 2 cm de diamètre et/ou atteinte d'un ganglion rétro péritonéal ou inguinal
- Stade IV : métastases à distance. Un examen cytologique en cas d'épanchement pleural est obligatoire.

Pronostic

Au diagnostic, les facteurs de bon pronostic sont (ESMO) :
- stade TNM
- tumeur de petite taille (avant et après chirurgie)
- Jeune âge
- Bon état général
- Tumeur autre que mucineuse ou à cellules claires
- Tumeur bien différenciée
- Absence d'ascite En cours de prise en charge :
- L'absence de normalisation du CA 125 après 3 cycles est un facteur de mauvais pronostic
- une récidive moins de six mois après une chimiothérapie a base de platine est de mauvais pronostic survie médiane inferieure à un an contre plus de trois ans si récidive tardive. Le pronostic des cancers de l'ovaire reste médiocre malgré les progrès thérapeutiques récent. Le diagnostic tardif de ces lésions, à un stade avancé est la principale cause de ce mauvais pronostic. tout stade confondu la survie à 5 ans est inférieure à 40 %. La survie à 5 ans est de :
-IA grade 1 >90%
-IA ex grade 1 80%
-IB 75%
-IC 70%
-IIA 60%
-IIB/C 55%
-III sans résidu tumoral 40%
-III avec résidu tumoral 20%
-IV
Sujets connexes
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