République des Deux Nations

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La République des Deux Nations (Polonais : Rzeczpospolita Obojga Narodów (prononcé Jètchpospolita Oboïga Narodouv), Lituanien : Abiejų tautų respublika, Biélorusse : Рэч Паспаліта ou Рэч Паспаліта Абодвух Народаў, Latin: Regnum Serenissimum Poloniae) était une république fédérale aristocratique formée en 1569 à partir du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie, jusqu'en 1795
République des Deux Nations

La République des Deux Nations (Polonais : Rzeczpospolita Obojga Narodów (prononcé Jètchpospolita Oboïga Narodouv), Lituanien : Abiejų tautų respublika, Biélorusse : Рэч Паспаліта ou Рэч Паспаліта Абодвух Народаў, Latin: Regnum Serenissimum Poloniae) était une république fédérale aristocratique formée en 1569 à partir du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie, jusqu'en 1795 lors de la dernière Partition de la Pologne. Chronologie voir le paragraphe "Le grand-duché de Lithuanie - l'union avec la Pologne (1385/1569-1795)" sous Histoire de la Lituanie. Les historiens européens la désignent par le terme conjoint de Pologne-Lituanie. Cet État couvrait non seulement les territoires de l'actuelle Pologne et de la Lituanie, mais aussi le territoire de la Biélorussie, une grande partie de l'Ukraine, de la Lettonie, et l'extrémité ouest de l'actuelle Russie (oblast de Smolensk). A l'origine, les langues officielles de la fédération étaient le polonais, le latin, le lituanien et le ruthène. Plus tard, le polonais devint seule langue officielle. La Rzeczpospolita est une extension de l'Union de Pologne-Lituanie, qui existait depuis 1386. C'était un des États les plus grands et plus peuplés d'Europe, qui, pendant deux siècles, résista avec succès aux guerres contre l'Ordre teutonique, les Russes, les Ottomans et les Suédois. Le système politique de la république, souvent appelé Démocratie de la Noblesse ou ‘’’Liberté dorée’’’, était caractérisé par un pouvoir monarchique, encadré par une législation et une diète (Sejm) contrôlée par la noblesse (szlachta). C'était une sorte de fédération avant la lettre. Les deux États composant la nouvelle république étaient ‘’’formellement égaux’’’, mais en réalité la Pologne prit une part dominante dans l'union. La république était aussi remarquable pour avoir établi une des plus anciennes constitutions nationales, et en dépit de l'influence de l'Église catholique, pour avoir pratiqué une relative tolérance religieuse, à différents degrés il est vrai, suivant les époques. Son économie était essentiellement basée sur l'agriculture. La première décennie suivant la création de l'État fut un véritable âge d'or, mais le siècle suivant fut marqué par des défaites militaires, un retour au servage pour les paysans et une anarchie croissante dans la vie politique. Le Duché de Varsovie, créé en 1807, trouve ses origines dans la République des Deux Nations. D'autres mouvements de renaissance sont apparus pendant le Soulèvement de janvier (1863–1864) et dans les années 1920, comme la tentative de Józef Piłsudski de créer une nouvelle fédération appelée Fédération Międzymorze (que l'on peut traduire par Entre deux mers, - la Baltique et la Mer Noire -) avec la Lituanie et l'Ukraine. La Pologne actuelle est elle-même considérée comme étant l'héritière de la République des Deux Nations, tandis que juste avant la Seconde Guerre mondiale, la Lituanie prenait ses distances avec une association qu'elle considérait défavorable.

Histoire

La création de la République des Deux Nations par l’Union de Lublin en 1569 marqua la fin du règne de Sigismond II Auguste, dernier roi de la dynastie Jagellonne. Sa mort en 1572 fut suivie d'un interrègne de trois ans pendant lequel des ajustements ont été faits au système constitutionnel, qui permit à la noblesse (szlachta) d'augmenter sa puissance et d'établir une véritable monarchie élective. La république atteignit son âge d'or dans la première moitié du . Son parlement puissant, le Sejm était dominé par les nobles, peu disposés à s'impliquer dans la Guerre de Trente Ans qui dévasta la majeure partie de l'Europe. La république put défendre ses propres intérêts contre la Suède, la Russie, et les vassaux de l'Empire ottoman, et eut tout le loisir de mener des offensives expansionnistes, parfois réussies, contre ses voisins. Menant plusieurs invasions contre le Duché de Moscou, alors affaibli par une période de troubles internes. Ses troupes parvinrent à occuper Moscou du 27 septembre 1610 au 4 novembre 1612, jusqu'à être reconduites par un soulèvement patriotique de la nation russe. (Voir l'article : Guerre entre la Russie et la Pologne (1605-1618)) La puissance de la République s'est affaiblie après le double coup de 1648. Un premier choc fut porté par la plus grande Rébellion Cosaques de l'histoire (le soulèvement de Khmelnitski, soutenu par les Tatars de Crimée, dans les territoires orientaux de Kresy), qui demandèrent la protection du Tsar de Russie en 1654. De ce fait l'influence russe a grandi graduellement jusqu'à supplanter l'influence polonaise sur l'Ukraine. L'autre coup fut porté par l'invasion suédoise en 1655 (soutenu par les troupes du duc de Transylvanie Georges II Rákóczy et Frédéric Guillaume Ier, électeur de Brandebourg), connu comme le Déluge de l'histoire de la Pologne. Vers la fin du , la République affaiblie sous le règne de Jean III Sobieski, s'engagea dans l'alliance avec les forces de l'empereur Léopold Ier, pour détruire l'Empire ottoman. En 1683, la Bataille de Vienne a marqué un tournant final dans une lutte de 250 ans, entre les forces de l'Europe chrétienne et l'Empire ottoman islamique. Pour ce siècle de long combat contre l'avancée musulmane, la République gagna le titre dAntemurale Christianitati (rempart du Christianisme). Au , La République faisait face à beaucoup de problèmes internes et était vulnérable aux influences étrangères. La déstabilisation du système politique l'a menée au bord de l'anarchie. La tentative de réforme, faite par la Sejm de 1788-1792, qui aboutit à la Constitution polonaise du 3 mai 1791, est venu trop tard. Ces voisins, la Russie impériale, le Royaume de Prusse et la monarchie des Habsbourg lui firent subir plusieurs Partitions. En 1795 la République de Deux Nations était complètement effacée de la carte de l'Europe. La Pologne et la Lituanie reprirent définitivement leur indépendance, comme deux pays séparés, en 1918. Disparition de la République de la carte de l'Europe Image:Rzeczpospolita 1600.png|La République à son apogée (1630) Image:Rzeczpospolita.png|Pertes après le Déluge de l'histoire de la Pologne (1648) Image:Rzeczpospolita Rozbiory 1.png|Première Partition (1772) Image:Rzeczpospolita Rozbiory 2.png|Seconde Partition (1793) Image:Rzeczpospolita Rozbiory 3.png|Troisième Partition (1795) Image:Karte_kongresspolen.jpg|Duché de Varsovie (1807-1815) et Royaume du Congrès (1815 - 1868)

Politique et administration de l'État

Liberté dorée

L'Union de Lublin de 1569 huile sur toile de Jan Matejko, 1869, Musée National de Varsovie La doctrine politique de la République des Deux Nations était : Notre État est une république sous la présidence du Roi. Le Chancelier et Grand Hetman Jan Zamoyski de Jelita a résumé cette doctrine quand il a dit que "Rex regnat et non gubernat" ("Le Roi règne, mais ne gouverne pas"). La République avait un parlement, le Sejm, ainsi qu'un Sénat et un roi élu. Le roi était obligé de respecter les droits des citoyens stipulés dans les Articles du Roi Henri dans les Pacta Conventa négocié à l'heure de son élection Le pouvoir du monarque était limité, en faveur de la noblesse. Chaque nouveau roi devait souscrire aux Articles du Roi Henri, qui étaient la base du système politique de la Pologne (et incluaient des garanties de tolérance religieuse, sans précédent). Avec le temps, les Articles du Roi Henri ont été fusionnés avec les Pacta Conventa, engagements spécifiques convenus lors de l'élection du roi. De ce point de vue, le roi était effectivement associé à la noblesse et était constamment supervisé par un groupe de Sénateurs... (des Magnats). Les fondements du système politique de la République, la Liberté dorée (Polonais : Zlota Wolność, le terme en usage depuis 1573), incluait :
- Élection libre du roi par tous les nobles souhaitant y participer
- Le roi était tenu de réunir le Sejm tous les deux ans
- Pacta Conventa (Latin), convenir aux accords ce pacte était négocié avec le Roi-élu, incluant une déclaration des droits, qui le lie, dérivé des précédents Articles du Roi Henri
- Rokosz (insurrection), Le droit de la szlachta de former légalement une rébellion contre le roi qui violerait leurs libertés
- Liberum veto (Latin), Le droit individuel d'un député à s'opposer à une décision prise à la majorité par la Sejm (droit de veto)
- Konfederacja (du Latin confederatio), le droit de former une organisation dans un but politique La République au Zénith de sa puissance. Liberté Dorée. L'élection du Roi de 1573, par Jan Matejko Les provinces de la République avaient un certain degré d'autonomie . Chaque Voïvodie avait son propre parlement (sejmik), qui exercé un véritable pouvoir politique, incluant le choix de ses députés siégant à la Sejm nationale, avec des instructions de vote spécifiques. Le Grand-Duché de Lituanie avait sa propre armée, sa trésorerie et ses propres institutions. La Liberté dorée a créé un état qui était insolite pour son temps, bien que des systèmes politiques un peu similaires aient existé dans les Ville-états contemporains comme la République de Venise. Alors que la plupart des pays européens s'empêtraient dans la centralisation, la monarchie absolue, les guerres de religion et dynastiques, la République expérimentait la décentralisation, la confédération et le fédéralisme, la démocratie, la tolérance religieuse et même le pacifisme. Ce système politique vit la prédominance de la szlachta sur les autres classes sociales et sur le monarchie. Dans le temps, la ‘’szlachta’’ accumula assez de privilèges (tel qu'établis par l'Acte de 1505, le Nihil novi) qu'aucun monarque ne pouvait espérer en casser les pouvoirs. Le système politique de la République serait bien difficile à classer dans une catégorie simple, mais il peut être décrit provisoirement comme un mélange de :
- Confédération et fédération, en regard de la large autonomie de ses régions.
- Oligarchie, puisque seulement environ 10% de la population, représentés dans la szlachta, avait des droits.
- Démocratie, puisque tout les membres de la szlachta était égaux dans les droits et les privilèges, et le Sejm avait un droit de veto sur les questions importantes, telles que la législation (l'adoption de nouvelles lois), les affaires étrangères, la déclaration de guerre, et l'imposition (le taux des impôts existants ou le pouvoir d'en lever de nouveaux). De plus, le pourcentage de la population ayant des droits était substantiellement plus grand que dans les autres pays européen. Notons par exemple qu'en France, jusqu'en 1831 environ 1% de la population avait le droit de vote, et qu'en 1867 au Royaume-Uni, ce nombre n'était encore que de 3% seulement.
- Monarchie élective, puisque le monarque, élu par la szlachta était à la tête de l'État.
- Monarchie constitutionnelle, puisque le monarque était lié par les pacta conventa et autre lois, et la szlachta pouvait lui désobéir et le destituer.

Les acteurs politiques

Le Chancelier et Grand Hetman Jan Zamoyski de Jelita dans la delia poupre et le żupan de soie bleue, tenant le bâton de Hetman Les principaux acteurs politiques de la République sont :
- Les monarques, qui ont lutté pour augmenter leur pouvoir et créent une monarchie absolue.
- Les magnats, les plus riches de la szlachta, qui voulaient gouverner le pays comme une oligarchie privilégiée, et dominer le monarque et les nobles plus pauvres.
- La szlachta, qui désirait fortifier le Sejm et gouverner le pays comme une démocratie. Les magnats et la szlachta étaient loin d'être unis : de nombreuses factions soutenaient le monarque et d'autres les magnats.

Les inconvénients de la République

Avec la disparition de la dynastie Jagellonne en 1572, l'équilibre fragile du gouvernement de la République commence à s'ébranler. Le pouvoir glisse de plus en plus du gouvernement central vers la noblesse. À chaque fois que la szlachta avait l'opportunité de pourvoir au trône, elle choisissait de préférence un candidat étranger qui ne serait pas tenté de fonder une autre dynastie forte. Cette politique a produit souvent des monarques qui étaient ou totalement inefficaces, ou dans en constant conflit avec la noblesse. De plus, à part les exceptions notables telles que le Transylvanien Étienne Bathory (1576–1586), les rois d'origine étrangère avaient tendance à subordonner les intérêts de la République à ceux de leur propre pays. Ceci était surtout visible dans les politiques et les actions des deux premiers rois élus de la dynastie suédoise des Vasa, dont la politique a amené la République à un conflit avec Suède, qui finit par la guerre connue comme le Déluge de 1648, un des événements qui marquent la fin de l'âge d'or de la République et le commencement de son déclin. La rébellion de Sandomierz (Polonais: rokosz sandomierski) (1606–1607), (Rokosz : insurrection légale et autorisée des députés), a marqué une augmentation substantielle du pouvoir des magnats, et la transformation de la démocratie de la szlachta en oligarchie des magnats. Le système politique de la République était vulnérable aux interventions venant de l'extérieur. Ainsi certains députés du Sejm ont été soudoyés par l'étranger, pour utiliser leur liberum veto afin de bloquer les tentatives de réformes. Ceci a sapé la République et l'a plongé dans la paralysie et l'anarchie politique, du milieu du à la fin du , pendant que ses voisins réglaient leurs problèmes internes et augmentaient leur puissance militaire.

Dernières réformes

Constitution du 3 mai 1791 Huile sur toile de Jan Matejko, 1891. Palais Royal de Varsovie Finalement la République a fait un effort sérieux pour réformer son système politique, adoptant en 1791 la Constitution du 3 mai 1791, la première constitution nationale de l'Époque moderne en Europe, et la seconde au monde, après la Constitution des États-Unis, deux années auparavant. Cette Constitution révolutionnaire fait à nouveau de la République de Pologne-Lituanie, un état unitaire, comme autrefois, avec une monarchie héréditaire. Elle abolit beaucoup des inconvénients du vieux système. La nouvelle constitution :
- Abolit le liberum veto et la confédération.
- Pourvoit à une séparation des pouvoirs parmi les branches législatives, exécutives et juridiques du gouvernement.
- Établit la souveraineté populaire et étend les droits politiques pour inclure non seulement la noblesse mais aussi la bourgeoisie.
- Augmente les droits de la paysannerie.
- La tolérance religieuse est conservée (mais avec une condamnation d'apostasie de la foi catholique). Ces réformes sont venues trop tard, cependant, alors que le territoire était envahi de tous côtés par ses voisins, qui réagirent énergiquement aux tentatives du roi Stanislas Poniatowski et autres réformateurs, de fortifier le pays. La Russie craignait que les réformes du 3 mai n'aient des implications révolutionnaires, et voyait d'un mauvais œil la perspective que la République ne regagne sa place au rang des puissances européennes. Catherine de Russie a considéré la constitution de mai comme néfaste à son influence, la qualifiant de Jacobinne. Pendant ce temps la Prusse et l'Autriche, craignaient que la Pologne fortifiée, n'ait de nouvelles ambitions territoriales. Le ministre prussien Ewald von Hertzberg accusa la constitution de vouloir porter un coup à la monarchie de Prusse. Finalement, la Constitution du 3 mai n'a jamais été entièrement appliquée, et la République a complètement cessé d'exister quatre années seulement après son adoption.

Les armées de la République

Hussard de la République par Józef Brandt Les Armées de la République était commandées par deux Grand Hetmans et deux Feld Hetmans. Elles comprenaient :
- Wojsko kwarciane : Unités régulières dont les salaires était payés par des impôts
- Wojsko komputowe : Unités Semi régulières crées pour la durée de la guerre (en 1652 ces unités furent incorporées avec les wojsko kwarciane dans une nouvelle armée permanente)
- Pospolite ruszenie : levée en masse de la Szlachta
- Piechota łanowa et piechota wybraniecka : Unités de paysans recrus
- Cosaques enregistrés : Troupes formés par cosaques, utilisés surtout à l’infanterie, rares á la cavalerie (avec des tabors) recrutés jusque 1699.
- Garde royale : Petite unité initialement crée pour escorter les monarques et les membres de leur famille´.
- Mercenaires : Comme avec la plupart des autres armées, engagés pour compléter les unités régulières.
- Armées privées : En temps de paix, petits régiments composés d'une centaine d'hommes, payés et équipés par les magnats ou les villes. En temps de guerre, leurs unités ont été portées à un millier d’hommes, payé par l'État Quelques unités incluaient :
- Des Hussards : Cavalerie lourde armée de lances. Leur charges était extrêmement efficace jusqu'aux progrès des armes à feu vers la fin du et de la puissance de l'infanterie.
- Pancerni : Cavalerie, armée de sabres ou plus tard de pistolets. C'était la deuxième importante unité de cavalerie.
- Cosaque : Nom générique des chevau-légers, même si elle n'était pas composée uniquement de Cosaques d'origine ethnique. Rapide et manœuvrable comme les unités de cavalerie orientales de l'Empire ottoman, mais qui manquait de la puissance de feu de la cavalerie européenne, telle que la cavalerie suédoise armée de pistolets.
- Tabor : Unité chargée de l'approvisionnement des armées. La marine polonaise était réduite et a joué un rôle relativement mineur dans l'histoire de la République.

Économie

Le camp des pécheurs de la Vistule (1858) de Wilhelm August Stryowski L'économie de la République était basée sur l'agriculture. Typiquement la propriété terrienne d'un noble comprenait une grande ferme exploitée par des serfs, dont le produit était destiné au commerce national et international. Cet arrangement économique profitait aux classes. Le commerce du grain était particulièrement prospère sur le territoire de la République. Cependant la situation du pays s'est dégradée vers la fin du , quand les propriétaires terriens ont cherché à compenser la baisse des prix du grain en augmentant la somme de travail des paysans. Pendant ce temps, l'urbanisation et l'industrie prenaient du retard sur le reste de l'Europe. Bien que la République ait été le plus grand producteur de grain de l'Europe, elle consommait la majeure partie de sa production. En 1560–1570, la consommation en grain de la Pologne et de la Prusse, était estimée à environ 113 000 tonnes de blé. La production annuelle dans la République, était de 120 000 tonnes, dont 6% était exporté. Les villes en consommaient environ 19%, le reste était consommé dans les campagnes. Les exportations satisfaisaient probablement environ 2% de la demande du grain en Europe de l'ouest, alimentant 750 000 personnes. Le grain pouvait devenir un enjeux important en période de faibles productions, comme dans les années 1590 à 1620, lorsque les gouvernements de l'Europe méridionale durent en importer de grandes quantité pour couvrir leurs déficits. Citée royale de Gdańsk, pièce de 1589 Le grain était la principale source d'exportation. Les marchands de Gdańsk contrôlaient 80% du commerce intérieur. Les propriétaires terriens devaient donc leur livrer le grain. Des ports, des greniers, toute une infrastructure, se sont développés sur les berges de la Vistule, et des rivières Pilica, Bug, San, Nida, Wieprz, et du Niémen, utilisées pour expédier le grain vers la Baltique. Une fois parvenu à Gdańsk les péniches et les radeaux étaient revendus pour leurs bois. De Gdańsk, les bateaux transportaient le grain, le plus souvent destiné aux Pays-Bas et à la Flandre, dans les ports d'Anvers et Amsterdam, transportant ainsi de 2 à 10% de ce commerce maritime. Les autres exportations étaient surtout le bois et les produites dérivé tel que le goudron. Par la route, le pays exportait des peaux, des fourrures, du chanvre, du coton (surtout de Grande-Pologne) et du lin vers les états allemands du Saint Empire notamment les villes de Leipzig et Nuremberg. Des grands troupeaux (d'environ de 50 000 têtes) de bétail transitaient vers le sud par la Silésie. La République importait des épices, des denrées de luxe, des vêtements, du poisson de la bière et des produits industriels comme le métal et les outils. Des navires fluviaux apportaient à Gdańsk du vin et des fruits. Entre le et le , la balance commerciale de la République est passé du positif au négatif. A l'époque des grandes découvertes, beaucoup d'échanges commerciaux comme le commerce de l'ambre ont perdu de l'importance. Les caravanes qui traversaient la Pologne pour aller de l'Europe vers l'Asie, empruntèrent d'autres routes, pendant que des nouveaux échanges se créaient entre la République et la Russie. Mais malgré des améliorations dans l'échange de technologie la République est restée un lien important entre l'Occident et l'Orient, et beaucoup d'articles et objets culturels ont passé d'une région à un autre via la République. Par exemple, les tapis persan importés à travers la République sont connus maintenant, à l'Ouest, comme des tapis polonais. Aussi, le prix des épices de l'Est était, en Pologne, souvent plus bas que dans les ports de l'Ouest, ce qui a permis le développement d'une cuisine polonaise spécifique, mélange d'influences d'Est et d'Ouest. La monnaie de la République était le złoty et le grosz. Gdańsk avait le privilège de battre sa propre monnaie.

Culture

L'alchimiste Michał Sędziwój, huile sur bois par Jan Matejko (Musée d'arts de Łódź) Célèbre pour son système politique, quasi-démocratique loué par les philosophes tels qu'Érasme, et pour la tolérance religieuse au moment de la Contre-Réforme, la République fut le creuset du développement d'idées modernes, sociales et politiques. Juifs, Catholiques, Orthodoxes, Protestants, Musulmans y cœxistaient pacifiquement. Des sectes comme la Petite Église polonaise s'y développèrent engendrant les églises Unitaristes anglaises et américaines. Avec son système politique, la République a donné naissance à des philosophes politiques tels que
- Andrzej Frycz Modrzewski (1503–1572), Wawrzyniec Grzymała Goślicki (1530–1607), Piotr Skarga (1536–1612). Dont les pensées, reprises plus tard, par Stanisław Staszic (1755–1826) et Hugo Kołłątaj (1750–1812) préparèrent le chemin à la Constitution polonaise du 3 mai 1791, première constitution nationale codifiée dans l'histoire de l'Europe moderne, promulguant ainsi pour la première fois, des principes révolutionnaires de sciences politiques. L'Université jagellonne de Cracovie est une des plus vieilles universités au monde. La Commission pour l'Éducation Nationale (polonais : Komisja Edukacji Narodowej), formée en 1773, était le premier ministère de l'Éducation Nationale dans le monde. Parmi les scientifiques de République on peut citer :
- Martin Kromer (1512–1589), historien et cartographe
- Michał Sędziwój (1566–1636), chimiste et alchimiste
- Kazimierz Siemienowicz (1600–1651), ingénieur militaire, spécialisé dans l'artillerie et un des premiers inventeurs des fusée
- Johannes Hevelius (1611–1687), astronome, creuse les fondements de la topographie lunaire Les grands noms de la littérature :
- Jan Kochanowski, (1530–1584), écrivain, dramaturge et poète
- Wacław Potocki, (1621–1696), écrivain, poète
- Ignacy Krasicki, (1735–1801), écrivain, poète fabuliste, auteur de la première nouvelle polonaise
- Julian Ursyn Niemcewicz, (1758–1841), écrivain, dramaturge et poète Plusieurs nobles ont écrit leurs mémoires et journaux intimes. Peut-être les plus fameux d'entre eux sont les Mémoires de l'histoire de la Pologne d'Albrycht Stanisław Radziwiłł (1595–1656) et les Mémoires de Jan Chryzostom Pasek (1636–1701). Les Magnats ont souvent entrepris des projets de construction de monuments : églises, cathédrales, et palais, comme le Palais Présidentiel de Varsovie construit par l'Hetman Stanisław Koniecpolski de Pobog . Les plus grands projets ont impliqué des villes entières, même si parfois avec le temps beaucoup d'entre eux sont tombés dans l'oubli ou ont était totalement abandonné. Ils portaient en général le nom du magnat qui l'avait fait construire. Parmi les plus célèbres, celui de la ville de Zamość, fondé par Jan Zamoyski et conçu par l'architecte italien Bernardo Morando.

Szlachta et sarmatisme

L'idéologie courante de la szlachta est devenue le sarmatisme. Ce système de conviction était une partie importante de la culture de la szlachta, pénétrant tous les aspects de sa vie. Le sarmatisme a enchâssé l'égalité parmi la szlachta, l'équitation, la tradition, la vie rurale provinciale, la paix et le pacifisme, privilégiant l'habit d'inspiration orientale (żupan, kontusz, sukmana, pas kontuszowy, delia, szabla), et a servi pour intégrer la noblesse multi-ethnique en créant un sentiment presque nationaliste d'unité et de fierté dans la ‘’Liberté dorée’’ de la szlachta. Dans sa forme première et idéaliste, le sarmatisme a représenté un mouvement culturel positif : il a soutenu la conviction religieuse, l'honnêteté, la fierté nationale, le courage, l'égalité et la liberté. Dans le temps, cependant, il s'est déformé. Le sarmatisme extrême a tourné la conviction vers l'intolérance, l'honnêteté vers la naïveté politique, la fierté vers l'arrogance, le courage vers l'entêtement et la liberté vers l'anarchie.

Démographie et religion

La colonne du Roi Sigismond, érigée en 1644 devant le palais royal de Varsovie La population de la République des Deux Nations n'était jamais d'une manière écrasante catholique romaine ou polonaise. La République comprenant principalement quatre nations : Les Lituaniens, Polonais, Ukrainiens et Biélorusses (les deux derniers étant confondus dans les Ruthéniens). En 1618, la population de République comprenait 11, 5 millions d'individus, pouvant être répartis à peu près en :
- Polonais : 4, 5 millions
- Lituaniens : 0, 75 millions
- Ukrainiens : 3, 5 millions
- Biélorusses : 1, 5 millions
- Prussiens : 0, 75 millions
- Livoniens : 0, 5 millions Cette circonstance résultait des possessions polonaises d'Ukraine et de la fédération avec la Lituanie, dans les ces deux pays les Polonais ethniques étaient une minorité distincte. Être Polonais, dans les terres non polonaises de la République, relevait alors beaucoup moins d'une appartenance ethnique que d'une religion et de rang. C'était une désignation principalement réservée à la noblesse terrienne parmi lesquels des Polonais mais aussi beaucoup de non polonais convertis au catholicisme dont le nombre croissait de génération en génération. Pour le non polonais Noble telle conversion signifiait l'étape finale d'un processus de Polonisation suivi par l'adoption de la langue et la culture polonaise. Considérée comme la partie de la République la plus culturellement avancée, avec le tribunal royal, la capitale, les plus grandes villes, une des plus vieilles université d'Europe (deuxième après Prague), des institutions sociales des plus libérales et démocratiques, ‘’’la Pologne’’’, représentait un attrait irrésistible pour la noblesse non polonaise. Par conséquent, dans les territoires de l'est, l'aristocratie polonaise (ou polonisée) dominait une paysannerie dont la grande majorité était ni polonaise, ni catholique romaine. De plus, les décennies de paix ont amené les efforts de colonisation énormes vers l'Ukraine, créant des tensions parmi nobles, juifs, Cosaques (traditionnellement Orthodoxes), Polonais et paysans de Ruthénie. Les derniers étaient privés de leurs protecteurs qui auraient duentt être les nobles de Ruthénie, plus enclins à protéger les cosaques. Ce qui a engendré la violence, qui à la fin a cassé la République. Les tensions ont été aggravées par les conflits entre l'Église orthodoxe et l'Église grecque-catholique ukrainienne suivant l'Union de Brest, et plusieurs soulèvements Cosaques. Dans l'Ouest et le Nord, beaucoup de villes avaient d'une belle proportion d'Allemand. Les minorités, appartenant souvent aux Églises réformées. La République avait aussi une des plus importantes diaspora juive dans le monde. Jusqu'à la Réforme, la szlachta était surtout catholique ou Orthodoxe. Cependant, beaucoup de familles ont adopté rapidement la religion Réformée. Après la Contre-Réforme, quand l'Église catholique romaine a regagné le pouvoir en Pologne, la szlachta est devenu presque exclusivement catholique romain, malgré ce fait le Catholicisme n'était pas la religion majoritaire (l'Église catholique romaine et Église orthodoxe comptaient approximativement chacune 40% de la population, pendant que les 20% restant était juifs ou membres de diverses églises protestantes). Il faut noter que la Contre-Réforme en Pologne, influencée par la tradition de tolérance religieuse de la République, était surtout basée sur la propagande jésuite, et était très paisible comparée aux excès de la Guerre de Trente Ans qui ravageaient alors le reste de l'Europe.

Provinces et géographie

Outline of the Commonwealth with its major subdivisions as of 1619 superimposed on present-day national borders Les terres ayant appartenu à la République sont maintenant distribuées parmi plusieurs pays d'Europe centrale et de l'Est : Pologne, Lituanie, Lettonie, Ukraine, Biélorussie et Russie, avec quelques petits territoires en Estonie, Slovaquie, Roumanie et Moldavie. Le terme Pologne est ordinairement utilisé pour désigner ce régime politique entier. La Pologne n'était en fait qu'une partie d'un plus grand ensemble — la République, qui en comprenait principalement deux :
- La Couronne du royaume de Pologne (Pologne proprement dite), familièrement appelée La Couronne
- Le Grand-Duché de Lituanie, familièrement appelé Lituanie La Couronne comprenait deux provinces : La Grande-Pologne et la Petite-Pologne. Le Grand-Duché de Lituanie formait une troisième province, Ces trois régions formaient ce qui était communément appelé les provinces. Le territoire de la République était plus ample et divisée en plus petite unité administrative appelée voïvodie (województwa). Chaque voïvodie a été gouverné par un voïvode (gouverneur). Chaque voïvodie était elle-même divisée en préfectures, chaque starostwo étant gouverné par un starosta. Les villes étaient dirigées par les Kasztelans. Il y avait des exceptions fréquentes à ces règles. Carte de l'Europe au XVIe siècle par Gerardus Mercator Les autres régions notables de la République se référaient souvent aux divisions de provinces ou voïvodies :
- Petite-Pologne (polonais : Małopolska), Pologne du Sud, avec sa capitale : Cracovie
- Grande-Pologne (polonais : Wielkopolska), Centre Est de la Pologne, comprenant une bonne partie du secteur drainé par la Warta et ses affluents
- Mazovie (polonais : Mazowsze), centre de la Pologne, avec sa capitale : Varsovie
- Duché de Livonie (polonais : Inflanty), un fief au Nord de la République depuis 1561, perdu au profit de la Suède vers 1620 et en 1660
- Duché de Courlande (polonais : Kurlandia), un fief au Nord de la République, établissant une colonie à Tobago en 1637, sur l'Île James, sur le fleuve Gambie en 1651 (voir la colonisation de la Courlande)
- Prusse (polonais : Prusy), les parties qui ont appartenu à la République
- Prusse Royale (polonais : Prusy Królewskie), incorporée à la Couronne en 1569, à la formation de la République
- Duché de Prusee, fief polonais depuis 1660
- Kresy, les régions frontalières du sud-est de la Couronne
- Ruthénie (polonais : Ruś), à l'Est de la République, contiguë à la Russie
- Samogitie (polonais : Żmudź), à l'Est de la Lituanie
- Silésie (polonais : Śląsk), ne faisait pas partie de la République, mais de petits territoires appartenaient aux Rois de la République. En particulier, les rois de la dynastie Vasa étaient ducs d'Opole de 1645 à 1666
- Poméranie (polonais : Pomorze), sur la rive méridionale de la Baltique, partiellement en dehors de la République
- Galicie (polonais : Galicja), ce nom n'était pas couramment utilisé avant le Les frontières de la République ont changé suivant les guerres et les traités, quelques fois à plusieurs reprises au cour d'une même décennie, surtout dans les régions Est et méridionales. La création d'un Duché de Ruthénie, fut envisagée à différentes époques, particulièrement en 1648 pendant l'insurrection Cosaque contre la souveraineté polonaise en Ukraine. Le Duché, comme cela a été proposé dans le Traité de Hadiach en 1658, aurait été un membre de la République, qui serait devenu République tripartite Pologne-Lituanie-Ruthénie ou République des Trois Nations, mais en raison des demandes de la szlachta, l'invasion Moscovite, et la division parmi les Cosaques, le projet n'a jamais abouti. Tout comme, les projets pour une République de Pologne-Lituanie-Moscovie. Alors que pendant la Guerre de Pologne-Moscovie (1605-1618) un Prince polonais (plus tard, le Roi) Ladislas IV Vasa a été brièvement élu Tsar de Moscovie. La Couronne avait une population deux fois plus importante que la Lituanie et cinq fois plus de trésorerie que cette dernière. Comme avec les autres pays, les frontières, le territoire et la population de la République ont varié progressivement. Après la Paix de Jam Zapolski en 1582, la République avait approximativement 815 000 km² et une population de 6, 5 millions d'habitants. Après la Trêve de Deulino en 1618, la République avait 990 000 km² et une population de 10 à 11 millions d'individus (y compris quelques 4 millions de Polonais). Au , l'évêque polonais et cartographe Martin Kromer a publié un atlas, intitulé : "Pologne : de Son Emplacement, Ses Gens, Sa Culture, Ses Administration et la République polonaise", qui a été considéré comme le guide le plus complet sur le pays. Les travaux de Kromer et des autres cartographes contemporains, telles que Gerardus Mercator, montraient la République comme étant surtout composée de plaines. La partie sud-est, le Kresy, était célèbre pour ses steppes. Les montagnes des Carpates formaient la frontière méridionale, avec plus haut, la chaîne des Tatras, et la Baltique formait la frontière septentrionale. Comme la plupart des pays européens de ce temps, la République avait une vaste couverture forestière, surtout à l'est. Aujourd'hui, les restes de la forêt de Białowieża constituent la dernière forêt primaire d'Europe.

Voïvodies de la République

Quelques sources utilisent le terme : Palatinat plutôt que Voïvodie.

Grande-Pologne

Voïvodies de la République des Deux Nations
- Brześć Kujawski (Voïvodie)] (województwo brzesko-kujawskie, Brześć Kujawski)
- Gniezno (Voïvodie) (województwo gnieźnieńskie, Gniezno) depuis 1768
- Inowrocław (Voïvodie) (województwo inowrocławskie, Inowrocław)
- Kalisz (Voïvodie) (województwo kaliskie, Kalisz)
- Łęczyca (Voïvodie) (województwo łęczyckie, Łęczyca)
- Mazovian (Voïvodie) (województwo mazowieckie, Mazowsze, Varsovie) constitué de :
- Région de Ciechanów (ziemia ciechanowska, Ciechanów)
- Région de Czersk (ziemia czerska, Czersk)
- Région de Liw (ziemia liwska, Liw)
- Région de Łomża (ziemia łomżyńska, Łomża)
- Région de Nur (ziemia nurska, Nur)
-Région de Różan (ziemia różańska, Różan)
- Région de Warszawa (ziemia warszawska, Warsaw)
- Région de Wisk (ziemia wiska, Wizna)
- Poznań (Voïvodie) (województwo poznańskie, Poznań)
- Płock (Voïvodie) (województwo płockie, Płock) constitué de :
- Région de Wyszogród (ziemia wyszogrodzka, Wyszogród)
- Région de Zawkrzeń (ziemia zawkrzeńska, Zawkrzeń)
- Podlasie (Voïvodie) (województwo podlaskie, Drohiczyn) constitué de :
- Région de Bielsk (ziemia bielska, Bielsk)
- Région de Drohiczyn (ziemia drohicka, Drohiczyn)
- Région de Mielnik (ziemia mielnicka, Mielnik)
- Rawa (Voïvodie) (województwo rawskie, Rawa) constitué de :
- Région de Rawa (ziemia rawska, Rawa)
- Région de Gostyń (ziemia gostyńska, Gostyń)
- Région de Sochaczew (ziema sochaczewska, Sochaczew)
- Sieradz (Voïvodie) (województwo sieradzkie, Sieradz)
- Région de Dobrzyń (ziemia dobrzyńska, Dobrzyń)
- Région de Michałów (ziemia michałkowicka, Michałów)
- Région de Wieluń (ziemia wieluńska, Wieluń)
- Région de Wschów (ziema wschowska, Wschów)

Petite Pologne

- Bełz (Voïvodie) (województwo bełzkie, Bełz)
- Bracław (Voïvodie) (województwo bracławskie, Bracław)
- Czernichów (Voïvodie) (województwo czernichowskie, Czernichów)
- Kijów (Voïvodie) (województwo kijowskie, Kijów)
- Cracovie (Voïvodie) (województwo krakowskie, Kraków)
- Lublin (Voïvodie) (województwo lubelskie, Lublin)
- Podole (Voïvodie) (województwo podolskie, Kamieniec Podolski)
- Ruthenie (Voïvodie) (województwo ruskie, Lwów)
- Sandomierz (Voïvodie) (województwo sandomierskie, Sandomierz)
- Wolhynian (Voïvodie) (województwo wołyńskie, Łuck)
- Région de Halicz (ziemia halicka, Halicz)
- Région de Lwów (ziemia lwowska, Lwów)
- Région de Przemyśl (ziemia przemyslka, Przemyśl)
- Région de Sanock (ziemia sanocka, Sanok)
-Duché de Siewierz (księstwo Siewierskie, Siewierz)
- Région de Chełm (ziemia chełmska, Chełm)
- Principauté de Oświęcim et Zator (Oświęcim, Zator)

Grand-Duché de Lituanie

- Duché de Samogitie (principauté de Żmudź, księstwo żmudzkie, Miedniki-Wornie)
- Brześć Litewski (Voïvodie) (województwo brzesko-litewskie, Brześć Litewski)
- Mścisław (Voïvodie) (województwo mścisławskie, Mścisław)
- Mińsk (Voïvodie) (województwo mińskie, Mińsk)
- Nowogródek (Voïvodie) (województwo nowogrodzkie, Nowogrodek)
- Połock (Voïvodie) (województwo połockie, Połock)
- Smoleńsk (Voïvodie) (województwo smoleńskie, Smoleńsk)
- Troki (Voïvodie) (województwo trockie, Trakai)
- Wilno (Voïvodie) (województwo wileńskie, Vilnius)
- Witebsk (Voïvodie) (województwo witebskie, Witebsk)

Royaume de Prusse


- Duché de Warmie (Księstwo Warmińskie, episcopal principality of Warmia, Lidzbark Warmiński)
- Chełmno (Voïvodie) (województwo chełmińskie, Chełmno)
- Malbork (Voïvodie) (województwo malborskie, Malbork)
- Pomeranie (Voïvodie) (województwo pomorskie, Gdańsk)

Duché de Livonie

- Duché de Courlande et Semigalie (księstwo Kurlandii i Semigalii, Mitawa)
- Dorpat (Voïvodie) (województwo dorpackie, Dorpat) de 1598 vers 1620
- Livonie (Voïvodie) (województwo inflanckie, Dyneburg) vers 1620
- Parnawa (Voïvodie) (województwo parnawskie, Parnawa) de 1598 vers 1620
- Wenden (Voïvodie) (województwo wendeńskie, Wenden) de 1598 vers 1620

Voir aussi

Lien interne

- Liste des blasons de Pologne
- Liste des souverains de Pologne
- Liste de la noblesse polonaise
- Héraldique de Pologne
- Polonisation (voir Rayonnement culturel)
- Islam en Pologne

Références

-

Bibliographie

- Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Dictionnaire historique de la Lituanie, Crozon, Éditions Armeline, 2001. ISBN 2-910878-17-1
- Suzanne Champonnois, François de Labriolle, Estoniens, Lettons, Lituaniens. Histoire et destins, Crozon, Éditions Armeline, 2004. ISBN 2-910878-26-0
- Yves Plasseraud, Les États baltiques. Des sociétés gigognes. La dialectique majorités-minorités, 2e éd., Brest, Éditions Armeline, 2006. ISBN 2-910878-23-6 ===
Sujets connexes
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