Pierre de Rosette

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Reproduction de la pierre de Rosette La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granodiorite, fréquemment assimilée à tort à du basalte ou du granite, découverte dans le village de Rachïd (Rosette) en juillet 1799 durant la campagne de Napoléon en Égypte. C'est un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, qui remarqua cette pierre noire de plus d'un mètre de haut lors de travaux de terrassement dans une ancienne forteresse turque. Cette
Pierre de Rosette

Reproduction de la pierre de Rosette La pierre de Rosette est un fragment de stèle en granodiorite, fréquemment assimilée à tort à du basalte ou du granite, découverte dans le village de Rachïd (Rosette) en juillet 1799 durant la campagne de Napoléon en Égypte. C'est un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, qui remarqua cette pierre noire de plus d'un mètre de haut lors de travaux de terrassement dans une ancienne forteresse turque. Cette forteresse avait été nommé par Bonaparte, Fort Jullien, en hommage à son aide de camp Thomas Prosper Jullien, assassiné durant l'été 1798. Lors de la capitulation de 1801, les Britanniques victorieux exigèrent la livraison des monuments antiques, dont la pierre de Rosette. Mais dès 1800, une reproduction du texte avait été envoyée en France pour y être étudiée. Les inscriptions portées sur cette pierre se sont révélées être le même texte reproduit selon trois systèmes d'écritures différentes : des hiéroglyphes, du démotique et du grec. On crut, à ce moment-là, que le mystère des hiéroglyphes allait être rapidement percé. Akerblad et Silvestre de Sacy se lancèrent dans la première tentative de déchiffrement, mais elle demeura vaine. Ce fut ensuite au tour d'un savant britannique, Thomas Young, de se lancer dans un travail qui sembla promis au succès. Hélas, Young ne connaissait pas le copte et peu de textes anciens. Sur les signes hiéroglyphiques pour lesquels il proposa une valeur, cinq seulement s'avéraient exacts, et il s'obstinait à lire sur la pierre de Rosette Arsinoé, alors qu'y était mentionné, en réalité, Autocrator. Si certains des signes présents dans les cartouches étaient assez simples à trouver, ce fut parce qu'ils avaient été créés pour rendre les voyelles des noms d'origine étrangère des derniers souverains (Ptolémée, Cléopâtre, Alexandre). Jean-François Champollion, qui n'avait pas encore dix ans au moment de la découverte de la pierre, se lança très jeune dans la bataille du déchiffrement des hiéroglyphes. Il pressentit que la clé était la connaissance des textes anciens et surtout du copte, langue parlée en Égypte, et descendant de l'ancien égyptien. Un ami, l’architecte Jean-Nicolas Huyot, avait envoyé des documents à Champollion le jeune. Dans un cartouche, ce dernier repéra le signe solaire de , un autre signe qu'il savait être MS et deux S : RâMSS, donc Ramsès, ce qui en même temps veut dire Rê l’a mis au monde. Idem pour ThôtMS, Thoutmôsis. Après huit années de travail acharné, en 1822, il peut annoncer à la communauté scientifique qu'il a percé le secret. Sa méthode était bonne, puisqu'elle s'appliqua à la traduction d'autres textes hiéroglyphiques. Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque de -196. La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi : Basileuontos tou neou kai paralabontos tén basileian para tou patros... (Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père...). C'est un décret de Ptolémée V Épiphane, décrivant des impôts qu'il abrogea (dont l'un est mesuré en ardebs (grec artabai) par aroure) et instituant l'ordre d'ériger des statues dans des temples. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure, dans l'écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l'écriture populaire (démotique) et la langue grecque. La pierre de Rosette mesure 112 cm de hauteur pour 76 cm de largeur et environ 28 cm d'épaisseur. Elle est exposée au British Museum à Londres, où elle est conservée depuis 1802. Elle a toutefois été prêtée au Louvre dans les années 1980. Une immense reproduction (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par Joseph Kosuth, ainsi que sa traduction en français sont accessibles au public à Figeac sur la place des Écritures.

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