Simone Veil

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Simone Veil en 2007. Simone Veil (née Simone Jacob le 13 juillet 1927 à Nice), est une femme politique française (UDF). Rescapée de la Shoah à Auschwitz, Simone Veil est avant tout connue pour la loi dite Loi Veil dépénalisant en France l'avortement qu'elle fit adopter par le Parlement français comme ministre de la santé en 1975. Elle est aussi la première femme à présider le Parlement européen de 1979 à 1982.
Simone Veil

Simone Veil en 2007. Simone Veil (née Simone Jacob le 13 juillet 1927 à Nice), est une femme politique française (UDF). Rescapée de la Shoah à Auschwitz, Simone Veil est avant tout connue pour la loi dite Loi Veil dépénalisant en France l'avortement qu'elle fit adopter par le Parlement français comme ministre de la santé en 1975. Elle est aussi la première femme à présider le Parlement européen de 1979 à 1982.

Biographie

Fille d'un architecte, Simone Jacob est juive, ce qui lui vaut de subir les persécutions nazies pendant l'occupation. Elle est arrêtée à Nice, sa ville natale (Avenue Georges Clémenceau), puis déportée avec sa famille en mars 1944 au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau (sous le matricule 78651). Libérées le 27 janvier 1945, ses sœurs et elle sont les seules survivantes de leur famille. Ayant obtenu son baccalauréat en 1944 avant d'être déportée, elle s'inscrit en 1945 à la faculté de droit et à Institut d'études politiques de l'Université de Paris où elle rencontre Antoine Veil, futur inspecteur des finances, qu'elle épouse le 26 octobre 1946. Ils ont trois fils, dont un brutalement disparu et un autre, Jean Veil avocat d'affaires. Munie de sa licence et de son diplôme de l'IEP, elle renonce à la carrière d'avocat qu'elle avait envisagée pour entrer dans la magistrature où elle mène sa carrière jusqu'en mai 1974. Elle devient alors, après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, ministre de la Santé dans le gouvernement dirigé par Jacques Chirac, poste qu'elle conserve sous les gouvernements successifs de Raymond Barre jusqu'en juillet 1979. À ce titre, elle est maître d'œuvre de l'adoption par le Parlement du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l'avortement, texte qui entre en vigueur le 17 janvier 1975. Elle devient, et le reste longtemps, la personnalité politique la plus populaire de France. En juin-juillet 1979, elle quitte le gouvernement pour conduire, à la demande de Valéry Giscard d'Estaing, la liste Union pour la démocratie française (UDF) lors des premières élections européennes au suffrage universel. Grâce à la victoire du parti centriste, elle devient la première présidente du Parlement européen (le 19 juillet 1979), fonction occupée jusqu'au début de l'année 1982 (accord tacite entre les groupes de présidence « tournante » à mi-mandat). En 1984, avec Jacques Chirac, elle impose à l'opposition une liste unique aux élections européennes. Sa liste obtient, le 17 juin 1984, plus de 43 % des voix. En mars 1993, elle est nommée ministre d'État, ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur, fonction qu'elle conserve jusqu'en mai 1995. Mise en place du PAC pour les médecins étrangers travaillant en France (PADHUE). Elle est ensuite membre du Haut Conseil à l'intégration. Elle est nommée membre du Conseil constitutionnel en mars 1998, son mandat venant à échéance en mars 2007. En 2005, elle appelle à voter « oui » au référendum sur la constitution européenne du 29 mai, provoquant une polémique sur la compatibilité de son engagement et sa présence au Conseil constitutionnel. Elle est par ailleurs présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Malgré sa popularité, Simone Veil compte aussi certains détracteurs parmi les opposants à l'avortement. Elle est membre du conseil d'administration de l'IFRI, l'Institut français de relations internationales. Le 8 mars 2007, à l'occasion de la Journée de la Femme et tout juste libérée de son devoir de réserve lié à son mandat de membre du Conseil constitutionnel, elle annonce sa décision de soutenir Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, sans pour autant devenir présidente de son comité de soutien, comme cela avait été envisagé. Toutefois, cela ne l'empêche pas de garder sa liberté de jugement et, à l'annonce de la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale par le candidat de l'UMP au cas où il serait élu, elle répond qu'elle aurait préféré un ministère "de l'Immigration et de l'Intégration". « Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë », déclare-t-elle dans une interview au journal MarianneDans Marianne du 17 au 23 mars 2007. Ajoutant que cette idée était « plus grave » qu'une « imprudence », dans une interview au mensuel Tribune juive d'avril 2007. Son soutien à N.Sarkozy n'est toutefois pas remis en cause, comme en témoignent les nombreuses critiques adressées au candidat centriste UDF F.Bayrou : "Bayrou ne représente que lui-même" dans Le Figaro, 8 mars 2007, ainsi que la suite de l'interview, dans laquelle elle déclare : «Nicolas est gentil. Il peut être brutal dans son expression mais les gens ont tort de douter de son humanité. C'est un ami fidèle. Pour moi, c'est important. Quand on choisit un président, on a envie de quelqu'un qui ait ces qualités-là. Ce n'est pas toujours le cas.» Mi-avril 2007, Simone Veil a publiquement reconnu avoir reçu de nombreuses marques de désaveu ou d'antipathie liées à son choix pour l'élection présidentielle.

Fonctions gouvernementales

-du 7 mai 1974 au 29 mars 1977 : ministre de la Santé.
-du 29 mars 1977 au 3 avril 1978 : ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
-du 3 avril 1978 au 4 juillet 1979 : ministre de la Santé et de la Famille.
-du 31 mars 1993 au 16 mai 1995 : ministre d’État, des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.

Autres fonctions

-Mars 1998 - mars 2007 : membre du Conseil constitutionnel.

Mandats électifs

-de (19) juin 1979 à juin 1984 : député au Parlement européen, mandat au cours duquel elle a assuré, durant la moitié de la période (juillet 1979 à janvier 1982), les fonctions de présidente du Parlement européen.

Citation

On comprend que, pour un certain nombre de gens, il existe un cas de conscience face à cette pratique. C’est une question éthique et pas seulement un geste médical. La seule chose que j’avais négociée avec l’Église était de ne pas contraindre les médecins. C’est un point à maintenir, car on ne peut obliger personne à aller contre ses convictions. Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s’agit d’un être vivant.” »

Bibliographie

-L'Adoption, données médicales, psychologiques et sociales, 1969.
-Une femme Simone Veil, Michel Sarazin, Robert Laffont, 1987, 305 pages, .
-Simone Veil : Destin, Maurice Szafran, J'ai lu, 1996, Littérature Générale, .
-Les hommes aussi s'en souviennent : Discours du 26 novembre 1974 suivi d'un entretien avec Annick Cojean, Simone Veil et Annick Cojean (Interviewer), Stock, 2004, 112 pages, .
- Une vie. De Simone Veil. Stock, le 31 octobre 2007. ISBN:978-2234058170

Références

Voir aussi

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Sujets connexes
Auschwitz   Avortement   Bernard Kouchner   Camp de concentration   Conseil constitutionnel   Conseil constitutionnel (France)   Conseil d'administration   Emilio Colombo   France   Gouvernement Jacques Chirac (1)   Gouvernement Édouard Balladur   Haut Conseil à l'intégration   Institut d'études politiques de Paris   Institut français de relations internationales   Interruption volontaire de grossesse   Jacques Barrot   Jacques Chirac   Janvier   Jean Veil   Journée internationale des Femmes   Juillet   Liste des ministres français de la Santé/Santé publique   Loi Veil   Mai   Marianne (revue)   Mars (mois)   Michel Poniatowski   Nazisme   Nice   Nicolas Sarkozy   Parlement européen   Parlement français   Président du Parlement européen   Raymond Barre   Référendum sur la constitution européenne   Shoah   Simone Weil   Tribune juive   Union pour la démocratie française   Union pour un mouvement populaire   Valéry Giscard d'Estaing  
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