Occlusion dentaire

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L'occlusion dentaire (latin : occludere = enfermer ; claudere = fermer) est la manière dont les dents supérieures (dents maxillaires) s'engrènent sur les dents inférieures (dents mandibulaires).
Occlusion dentaire

L'occlusion dentaire (latin : occludere = enfermer ; claudere = fermer) est la manière dont les dents supérieures (dents maxillaires) s'engrènent sur les dents inférieures (dents mandibulaires).

Dents et occlusion

Sur les dents, on distingue sur les faces triturantes, ou faces occlusales :
- Les cuspides d'appui, ou cuspides travaillantes. Ce sont les cuspides qui s'appuient sur les dents antagonistes.
- Les cuspides guides, ou cuspides non travaillantes. Ce sont les cuspides qui permettent de guider l'occlusion vers la fermeture complète, ou engrènement des arcades dentaires antagonistes (opposées).
- Les cuspides palatines des dents maxillaires (supérieures) s'engrènent dans les fosses des dents mandibulaires (inférieures) ; les cuspides vestibulaires des dents mandibulaires s'engrènent dans les fosses des dents maxillaires.

Différents types d'occlusions dentaires

On distingue :
- L'occlusion statique, muscles de la mâchoire inférieure au repos physiologique (59, 5 secondes par minute) ou muscles mandibulaires en contraction isométrique (occlusion, 0, 5 seconde par minute).
- L'occlusion dynamique, muscles de la mâchoire inférieure en contraction isotonique.
- L'occlusion volontaire, ou état de fermeture des deux arcades dentaires demandée au patient par le dentiste ou par le médecin radiologue. L’acte volontaire est à proscrire dans les traitements de la malocclusion, parce qu’il n’est pas constant, et donc, non reproductible.
- L'occlusion réflexe, ou occlusion naturelle saine ou occlusion physiologique. Celle-ci n’est possible que si les muscles, qui mobilisent la mâchoire inférieure, ou muscles manducateurs, ont une phase de repos physiologique suffisante, soit 59, 5 secondes par minute.
- Dans l'occlusion des deux arcades dentaires, ou état de fermeture statique, les canines jouent un rôle prépondérant par la concentration élevée des propriocepteurs desmodontaux, ou petits éléments sensoriels, situés entre la racine de la dent et l'os alvéolaire : ceux-ci sont précis au centième de millimètre, voir au micromètre (millième de millimètre). A son tour, le propriocepteur desmodontal stimule la fibre afférente de la boucle du réflexe inné qui commande les muscles manducateurs.La mandibule (mâchoire inférieure) est suspendue par les muscles manducateurs sous le maxillaire (mâchoire supérieure), lui-même solidaire du crâne. Tous ces muscles répondent à la force constante de la gravité terrestre (poids de la mâchoire, posture mandibulaire) lorsque l’individu est en position debout, en plus de participer aux mouvements réflexes, (déglutition salivaire) ou autres, et volontaires. D’une manière générale, les muscles manducateurs comprennent de chaque côté :
- les muscles masticateurs : masséter, temporal, ptérygoïdien médian (interne) et ptérygoïdien latéral (externe),
- les muscles hyoïdiens : sus- et sous-hyoïdiens.

Occlusion réflexe

Au cours de la déglutition salivaire (« DS ») physiologique, ou DS fonctionnelle, le réflexe inné d'occlusion des dents ne durerait que 495 millisecondes par minute. Le reste du temps, soit 59, 5 secondes par minute, les muscles manducateurs de la mandibule (mâchoire inférieure) seraient au repos physiologique et les dents inférieures ne seraient jamais en contact avec les dents supérieures : c'est la position de repos physiologique de la mandibule. Cette dernière position serait vivifiante pour toutes les structures du complexe stomatognathique. Habituellement, l'occlusion des dents découle de réflexes innés. On retrouve cette occlusion réflexe lors de chaque DS physologique et à raison d'une DS par minute (= 1.500 à 2.000 DS par jour pour avaler 1, 5 litre de cette sécrétion quotidienne. ) Occlusion réflexe des deux arcades dentaires : les dents maxillaires (dents supérieures) recouvrent les dents mandibulaires (dents inférieures), comme un couvercle sur sa boîte, et il existe des contacts serrés entre toutes les dents, supérieures et inférieures. On retrouve cette occlusion physiologique dans la DS fonctionnelle (asymptomatique), dite en dents serrées.

Malocclusion

Une malocclusion, ou mauvaise occlusion, peut entraîner diverses pathologies qui entraînent à leur tour des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire, ou Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur. (Dental Distress Syndrome).

Facteurs de dégradation de l'occlusion

- Extractions dentaires non compensées rapidement par une prothèse
- Dents abîmées génératrices d'une inocclusion ou sous-occlusion (absence de contact avec la ou les dents antagonistes)
- Bruxisme (grincements de dents) générateur d'une usure prématurée des dents
- Soins iatrogènes (obturation ou prothèse inadaptée, en surocclusion ou en sous-occlusion)
- Traitement d'orthodontie débuté trop tard (les extractions de dents saines étant un facteur aggravant)
- Extraction de dent de sagesse

Conséquences d'une malocclusion

- Nécroses aseptiques de dents, suite à des micro-traumatismes répétés
- Récession parodontale ou déchaussement d'une ou de plusieurs dents, d'origine non infectieuse
- Mise en souffrance et dysfonction de l'articulation des mâchoires (craquements, douleurs, ressauts).
- Vrille et déséquilibre de la posture se traduisant par des problèmes musculo-tendineux (contractures, claquages, foulures, tendinite, arthrite, arthrose)(très faible niveau de preuves)
- Maux de tête, céphalées, migraines, douleurs posturales diverses (dans les cervicales et les épaules en particulier)
- Ronflements, apnée du sommeil, acouphènes
- Dégradation à terme de l'état général avec évolution possible vers la fibromyalgie, ce qui reste neanmoins controversé et dont le niveau de preuve est faible .

Notes et références

Références bibliographiques

- Michel CLauzade, Bernard Daraillans : L'homme, le crâne, les dents. SEOO Éditeur
- Francis Linglet : Troubles de l’appareil manducateur. Ed Roger Jollois
- Daniel Rozencweig : Algies et dysfonctionnement de l’appareil manducateur. Ed CDP
- Estelle Vereeck : Le Pratikadent, dictionnaire pratique des atteintes dentaires. Ed Luigi Castelli

Voir aussi

- Occlusodontie Catégorie:Odonto-Stomatologie de:Okklusion (Zahnmedizin) en:Occlusion (dentistry) hu:Okklúzió ja:咬合 nl:Occlusie (tandheelkunde) pl:Zgryz pt:Oclusão ru:Прикус
Sujets connexes
Articulation temporo-mandibulaire   Canine   Dent   Dynamique   Nécrose   Occlusodontie   Os mandibule   Os maxillaire   Pathologie   Récession parodontale   Réflexe   Réflexes   Statique  
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