Tchèque

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Le tchèque fait partie des langues slaves occidentales (qui incluent aussi le slovaque et le polonais) de la famille des langues indo-européennes. Elle est principalement parlée en République tchèque (Bohême, Moravie et une partie de la Silésie), ce qui représente environ 11 millions de locuteurs. Le tchèque est très proche du slovaque et, à un moindre degré, du polonais. La plupart des adultes tchèques et slovaques sont capables de se comprendre mutuellement sans
Tchèque

Le tchèque fait partie des langues slaves occidentales (qui incluent aussi le slovaque et le polonais) de la famille des langues indo-européennes. Elle est principalement parlée en République tchèque (Bohême, Moravie et une partie de la Silésie), ce qui représente environ 11 millions de locuteurs. Le tchèque est très proche du slovaque et, à un moindre degré, du polonais. La plupart des adultes tchèques et slovaques sont capables de se comprendre mutuellement sans difficulté. Ils ont été en contact permanent avec les deux langues par l'intermédiaire de la radio et de la télévision nationales. Chacune était bilingue jusqu'à la partition de la Tchécoslovaquie en 1993. Les écoles également proposaient aux enfants des contes dans la seconde langue pour les familiariser. Aujourd'hui, les plus jeunes qui n'ont pas connu l'époque la Tchécoslovaquie, peuvent éprouver des difficultés de compréhension, lors de l'emploi de certains mots très différents, ou d'une expression orale trop rapide. En raison de sa complexité, le tchèque est considéré comme difficile à apprendre. Cette complexité provient principalement d'une grande variété dans la morphologie et dans la syntaxe. Comme dans toutes les langues slaves (à l'exception du bulgare moderne et du macédonien moderne), les mots (les noms, pronoms, verbes, et adjectifs) se déclinent selon leur rôle dans la phrase. Sous cet aspect, le tchèque et les langues slaves sont plus proches de leurs origines indo-européennes que les autres langues de la même famille, dans lesquelles les déclinaisons sont devenues moins nombreuses (comme en allemand), ou même ont pratiquement disparu.

Histoire de la langue tchèque

Le tchèque se développe à la fin du premier millénaire, à partir du protoslave. Quelques traits de ce protoslave survivent dans le vieux tchèque, comme les jery, la nasalisation (ę et ǫ), la palatalisation ou le système de conjugaison avec quatre temps du passé (aoriste, aspect accompli/inaccompli, plus-que-parfait). Ces traits subsistent jusqu'à la fin du . Ils n'existent que peu de témoignages écrits de la plus ancienne période. En effet, peu de gens savaient lire et écrire. C'est le latin qui rempit alors le rôle de langue littéraire et parfois le vieux slave. Le premier témoignage écrit du tchèque consiste en deux phrases de la charte fondatrice du chapitre de Litoměřice en 1057 : Pavel dal jest Ploškovicích zemu. Vlach dal jest Dolas zemu Bogu i svjatemu Scepanu se dvema dušníkoma Bogucos a Sedlatu. Au , le tchèque pénètre dans la littérature et l'administration. Les premiers livres en tchèque apparaissent. Charles IV du Saint-Empire se fait faire la première traduction de la bible en tchèque. Entre le XIV° et le XV°, apparait ue proposition de réforme de l'orthographe. Elle introduit dans le tchèque les signes diacritiques. Le propagateur de cette proposition fut Jan Hus. Il n'est pourtant pas certain qu'il en fut l'auteur. La littérature tchèque écrite connait un important développement après la découverte de l'imprimerie au XVI° siècle. La bible de Kralice devient alors un exemple de tchèque littéraire. Après 1620 le tchèque connait un certain déclin, à cause de l'émigration forcée des intellectuels non catholiques (Comenius, Pavel Stránský etc...). Peu à peu l'allemand, prend le pas, et tend à devenir la langue de l'éducation et de la science. Grâce aux efforts des membres de le renaissance nationale tchèque, la langue tchèque est de nouveau exaltée aux . L'école fait d'importants efforts pour en refaire une langue littéraire. La langue se détache d'archaïsmes datant de la bible de Kralice. C'est à cette époque que le tchèque littéraire obtient sa forme actuelle.

Écriture

L'alphabet tchèque est issu de l'alphabet latin, auquel ont été ajoutées des lettres modifiées par des signes diacritiques, notamment sur certaines consonnes comme c, s, z, et qu'on a enrichi du digramme « ch ». L'orthographe du tchèque est étymologique et phonétique. La grande majorité des lettres se prononcent.

Ordre alphabétique et valeur des graphèmes

La transcription suit les usages de l'alphabet phonétique international. Les lettres « i » du « y » notent toutes les deux le phonème , en indiquant le caractère respectivement dur (articulation vélaire) ou mou (articulation palatale) de la consonne qui précède (cf. "Système sonore", infra); cette distinction affecte peu le timbre vocalique lui-même. Toutefois, ce procédé orthographique n'est valide que pour les consonnes dentales t-d ou alvéolaire n et, de surcroît, n'est pas observé de manière systématique dans les mots d'emprunt. Il s'ensuit que le choix entre « i » et « y » constitue une difficulté orthographique. Dans les mots d'origines étrangères, di se prononce comme . La consonne d n'est pas molle. Par exemple, dietní se prononce . De la même façon s'opposent les lettres « e » et « ě » notant . Par exemple, "tě" représente "tˇe", soit . Dans tous les autres cas, la mouillure est représentée par l'ajout du signe háček (« ˇ » dit caron – accent circonflexe inversé) sur "t", "d" et "n": « ť », « ď », « ň » (majuscules « Ť » « Ď » « Ň »); ces dernières ne sont pas traitées comme des lettres de l'alphabet à part entière. Dans les lettres surmontées du háček représentées dans l'alphabet, ce signe ne marque pas le trait phonétique de mouillure (on verra plus bas qu'elles sont toutefois assimilées à des molles dans les déclinaisons): : « č » comme dans « tchèque » : « ř » comme dans « Dvořák » : « š » comme dans « chameau » : « ž » comme dans « jouer » Enfin, l'alphabet n'accorde pas de place propre aux lettres voyelles accentuées, qui représentent des sons vocaliques longs: : est représenté par les lettres í et ý: díl "partie" - dým "fumée" : est représenté par les lettres ů (et ú à l'initiale des morphèmes et dans les mots étrangers): dům "maison" - úhel "angle" : est représenté par la lettre é : est représenté par la lettre á : est représenté par la lettre ó

Système sonore

Les traits pertinents qui rendent aisément reconnaissable le tchèque sont la différence entre voyelles longues et courtes, la différence entre consonnes dures et molles (malgré son faible rendement) et les consonnes notée "ř" et "h", l'accent fixe initial. On classe ci-dessous les phonèmes suivant la dichotomie traditionnelle consonnes vs. voyelles, bien qu'elle soit difficile à mettre en oeuvre en tchèque (cf. les diphtongues et les sonantes).

Voyelles

Les voyelles tchèques sont soit courtes, soit longues, ce qui affecte peu leur timbre: Image:Czech vowel chart.png Cette différence de longueur permet d'opposer des mots (elle est phonologiquement pertinente), comme le montrent les paires minimales suivantes: :sad ~ sát :bal ~ bál :kaž ~ káš :lek ~ lék :len ~ lén :sled ~ slét' :bor ~ bór :chor ~ chór :mot ~ mód :sir ~ sýr :Žid ~ žít :kil ~ kýl :dul ~ důl :nuž ~ nůž :ruš ~ růž La nature de cette opposition partage les spécialistes:
-certains estiment qu'il faut compter 10 voyelles; le trait de longueur serait qualitatif (donc fondé sur une différence de timbre?);
-d'autres estiment que c'est essentiellement une opposition de quantité: les longues sont réputées d'une durée approximativement deux fois supérieure aux courtes;
-le schéma ci-dessus, qui fait ressortir le caractère sensiblement plus palatal de , suggère un traitement propre pour les voyelles antérieures d'aperture minimale: cela ferait 6 voyelles en tout. En tout état de cause, cette longueur n'est pas un simple redoublement de voyelles: il n'y a pas de sens d'interpréter /á/ comme /a/ suivi d'un autre /a/, c'est à dire de décomposer les syllabes longues en deux mores): en effet, l'accent de mot frappant une voyelle longue s'applique sans distinction de mores (a contrario du serbe, du croate ou du grec ancien)Garde, Paul, L'accent. Paris: PUF (coll. "SUP, le linguiste"), 1968: 14-15

Diphtongue

Il y a trois diphtongues en tchèque : : représenté par au (presque uniquement dans les mots d'origine étrangère) : représenté par eu (uniquement dans les mots d'origine étrangère) : représenté par ou Selon la morphologie du mot, ou est un digramme représentant la diphtongue , comme dans mouka (deux syllabes : mouk-a) "farine", ou bien représente deux graphèmes appartenant à deux parties de mots comme dans nedouk (trois syllabes : ne-do-uk) "demi-savant".

Consonnes

À noter tout particulièrement:
- la lettre « ř » représente un phonème réputé spécifique au tchèque. Mazon décrit ce " ř si caractéristique du tchèque" Mazon, André, Grammaire de la langue tchèque. Paris, IES, 1952 (3° éd.) . Il combine les vibrations de la langue d'un « r » roulé et le bruit de friction de la chuintante « j » : c'est une consonne dorsoalvéolaire roulée dont la variante principale est voisée, qui se transcrit comme (ou dans le système API d'avant 1989).
- la fricative voisée est produite par resserrement du chenal buccal au niveau du larynx lors de l'émission de la voix. (Elle ne doit pas être confondue avec la fricative sourde - dite "expirée" - de l'anglais « holiday »). Elle est notée "h" devant voyelle.
- le digramme « ch », mais également "h" ailleurs que devant voyelle, note le correspondant sourd de la précédente, soit: ; sa réalisation est comparable à l'allemand: « Ach! », mais plus douce André Mazon, Grammaire de la langue tchèque, 3° édition, IES, Paris, 1952 . En outre, comme on l'a dit, il existe une corrélation de mouillure pour les dentales occlusives et sonantes; les consonnes molles sont très nettement palatalisées:
- « ď » est proche du fr. « dieu »
- « ň » est proche de « rossignol »
- « ť » est proche de « tiare » Les sonantes , , et peuvent fonctionner comme sommet de syllabe (à l'instar de voyelles):
- zmrzl « il a gelé »
- ztvrdl « il a durci »
- scvrkl « il a rétréci »
- čtvrthrst « quart de poignée »
- blb « imbécile »
- vlk « loup »
- smrt « la mort »
- sedm « sept » Cette propriété est illustrée dans un virelangue célèbre: Strč prst skrz krk « Mets ton doigt en travers de la gorge ». Le tchèque considère le , le et le comme des semi-voyelles. Lorsqu'elles jouent ce rôle, elles sont toujours dures. Par exemple, la règle de l'adjonction de voyelles euphoniques entre deux mots ne s'applique pas si le mot commence par l'un de ces deux phonèmes:
- ve kterém (dans lequel)
- v kleci (dans la cage) A la fin des mots et devant sourdes, les consonnes sonores (voisées) sont assourdies:
- Lev "Lion" se prononce
- Batoh "sac" se prononce

Initiale des mots

Plusieurs phénomènes interviennent à l'initiale des mots.
- Insertion d'un coup de glotte devant voyelles. Ce coup de glotte est traité comme une consonne sourde, et entraîne par conséquent l'assourdissement des consonnes voisées (sonores) qui précèdent: pod oknem "sous la fenêtre". La prononciation , jugée plus relâchée, se rencontre lorsque le débit est plus rapide.
- Dans la langue familière, devant l'initiale o- se développe parfois la prothèse : ainsi okno se dit souvent vokno. Ces phénomènes permettent de distinguer l'initiale absolue du mot de l'initiale du groupe plus large, incluant les particules atones (clitiques), qui porte l'accent, cf. ci-dessous.

Accent

L'accent est toujours porté sur la première syllabe du mot. Il existe des exceptions :
-Les prépositions monosyllabiques formant une unité avec le mot suivant (si celui-ci n'est pas plus long que trois syllabes). L'accent est alors placé sur la préposition : par exemple Praha (Prague) --> do Prahy (vers Prague). Cette règle n'est pas appliquée pour les longs mots, par exemple : na kolo'ná.
-Des mots monosyllabiques(par exemple : mi (moi), ti (tu), to (ça), se, si (même), jsem (suis), jsi (es), etc.) sont des clitiques. Ils n'ont pas d'accent et forment une unité avec les mots précédents they. Un clitique ne peut pas être le premier mot d'une phrase. Un autre mot doit le précéder. Par exemple : Napsal jsem ti ten dopis, Je t'ai écrit cette lettre. Les mots de plus deux syllabes ont d'autres accents. Placés sur les syllabes impaires, ils sont beaucoup moins marqués que le premier accent, dont ils constituent une sorte d'"écho". Par exemple : nej.krás.
něj.ší (le plus beau). L'accent n'influence pas la longueur des voyelles. Ceci offre quatre possibilités, caractéristiques du rythme en tchèque :
- voyelle courte accentuée
- voyelle courte inaccentuée
- voyelle longue accentuée
- voyelle longue inaccentuée

Morphologie

Les parties du discours sont :
- Nom (podstatné jméno)
- Adjectif (přídavné jméno)
- Pronom (zájmeno)
- Numéral (číslovka)
- Verbe (sloveso)
- Adverbe (příslovce)
- Préposition (předložka)
- Conjonction (spojka)
- Particule (částice)
- Interjection (citoslovce) On peut remarquer qu'il n'existe pas d'article en tchèque. Dans un souci d'emphase, il est toujours possible d'utiliser un pronom démonstratif. Les noms, adjectifs, pronoms et numéraux se déclinent. Les verbes se conjuguent. Les adverbes, prépositions, conjonctions, particules et interjections sont invariables.

Déclinaisons

Classification des cas

La langue tchèque comporte sept cas que les enfants à l'école mémorisent ainsi : Cependant, le slaviste français Claude Kastler propose un tableau modernisé des déclinaisons dans son manuel La langue tchèqueKastler, Claude, La langue tchèque pratique et raisonnée, Paris: Ophrys, 1995 (seconde édition amendée), ISBN 2-7080-0704-1. Il exclue le vocatif des déclinaisons. Il considère également le locatif comme une forme particulière du datif, adoptée par certains mots après les prépositions : na, v, při, o, po. Pour les besoins de mémorisation, il adopte la classification suivante :
- Nominatif
- Accusatif
- Génitif
- Datif
- Instrumental Cette présentation, qui reflète les phénomènes de synchrétismes (coïncidences formelles) réunissant certaines formes de nominatif, d'accusatif et de génitif, n'est autre que celle utilisée de longue date par les spécialistes de grammaire comparée slave et fut acclimatée dans la description francophone des idiomes modernes slaves par les russisants. Elle est suivie par de nombreux manuels de tchèque pour les étrangers, ou encore dans l'unique grammaire en tchèque du tchèque pour les étrangers : Čeština jazyk cizí d'Ivan Poldauf et Karel Šprunk. C'est celle-ci qui est adoptée dans cet article. Au sujet du vocatif, on note sa disparition progressive des tables de déclinaisons, ainsi que de l'usage. Il a d'ailleurs également disparu dans d'autres langues slaves, comme le russe. Il tend à l'oral à être remplacé par le nominatif. Il reste utilisé à l'écrit, ainsi que dans les situations de communication orales formelles. http://www.radio.cz/cz/vydani/95206 Il est possible d'utiliser le vocatif pour des objets. On procède alors à une personnification. En plus de ces sept cas, les déclinaisons se distinguent par le nombre (singulier et pluriel), les trois genres (masculin, féminin, neutre) ou plutôt quatre puisque le masculin a deux formes type : le masculin animé (hommes ou animaux) et le masculin inanimé (objet). La déclinaison diffère également en fonction de la dernière consonne (« dure » ou « molle ») de la racine du mot. Les déclinaisons standards sont donc d'une grande complexité grammaticale.

Facteurs contraignant le choix du cas

-La préposition précédente. Certaines prépositions (předložky) forcent l'utilisation d'un cas particulier.
-
Génitif: během (Pendant), podle/dle (selon), vedle (à côté), kolem (autour), okolo (autour), do (dans), od(e) (de), z(e) (de), bez(e) (sans), místo (à la place de).
-
Datif': k(e) (vers), proti (contre), díky (grâce à), naproti (à l'opposé de).
-
Accusatif: skrz(e) (à travers), pro (pour), na (sur).
-
Locatif : o (au sujet de), na (sur), při (dans), v (dans), po (après).
-
Instrumental: za (derrière), před (devant), mezi (entre), pod(e) (sous), s(e) (avec), nad(e) (au-dessus).
-Le verbe précédent. Certains verbes forcent également des cas précis. De la même manière, certains verbes français l'utilisation d'une préposition.
- Demander = Zeptat se
- Demander à quelqu'un = Zeptat se někoho (génétif)
-Aider = Pomoct
-Aider quelqu'un = Pomoct někomu (Datif)
-Le genre et le nombre

Différentes déclinaisons exemplaires

Pour chaque genre, il existe une déclinaison exemplaire "dure" et "molle". En plus de cette paire, il faut quelques déclinaisons atypiques. Elles sont le plus souvent non-productives, et utilisées pour des termes "archaïques". Il existe par exemple le féminin en « _ost » et le neutre quasi-invariant en « _í ». Les grammaires tchèques proposent des déclinaisons exemplaires, qui servent de modèles à la déclinaison des autres mots.
-Masculin animé
-pán (student), syn, voják
-muž, cizinec, rodič
-předseda, paňáca (rikša)
-soudce
-génius
-hajný (qui se décline comme l'adjectif mladý)
-průvodčí (qui se décline comme l'adjectif jarní)
-Masculin inanimé
-hrad, les
-stroj
-cyklus
-Féminin
-žena, Máňa, lidičky
-růže (nůše / tabule / židle)
-píseň (skříň)
-kost (místnost), lidé
-idea
-hajná (qui se décline comme l'adjectif mladý)
-průvodčí (qui se décline comme l'adjectif jarní)
-Neutre
-město, středisko (hledisko), jablko (brko), pončo
-moře, bojiště, vejce
-kuře
-stavení (nádraží)
-rámě
-muzeum
-drama
-vstupné (qui se décline comme l'adjectif mladý)
-telecí (qui se décline comme l'adjectif jarní) En outre, le tchèque possède un système parallèle de déclinaisons propre à la langue parlée, qui s'ajoute à cet ensemble complexe.

Déclinaison des substantifs

Masculin animé

La plupart des substantifs masculins se terminent par une consonne.

Masculin inanimé

Féminin

La plupart des substantifs féminins se terminent par les voyelles "a" ou "e".

Neutre

La plupart des substantifs neutres se terminent par la voyelle "o". Les mots d'origine latine se terminant par -um se déclinent selon le modèle město: muze
um, muzea, muzeu, muzeum … Quelques uns de ces mots ont été "acclimatés" et ont une déclinaison tchèque habituelle. Les numéraux se déclinent également. Le chiffre "deux", par exemple, se décline de la manière suivante : Ce numéral a une déclinaison est identique à celle de "oba", vestige du duel indo-européen. Cette déclinaison a la particularité d'avoir un datif, non pas similaire au locatif, mais à l'instrumental.

Déclinaison des adjectifs

Les adjectifs se déclinent selon le genre et le nombre du substantif auquel ils se rapportent : :mlad
ý muž (jeune homme) (masculin) :mladá žena (jeune femme) (féminin) :mladé víno (jeune vin) (neutre) Il existe aussi des déclinaisons exemplaires d'adjectifs :
-mladý (dobrý) – base dure
-jarní – base molle
-otcův – adjectif d'appartenance masculin
-matčin – adjectif d'appartenance féminin

Déclinaison en base dure

Déclinaison en base molle

Adjectif d'appartenance

Les adjectifs d'appartenance se forment à partir des substantifs animés de genre masculin ou féminin, au singulier : :otec -> otcův :matka -> matčin Exemples : :otcův dům (La maison de mon père) :matčino auto (La voiture de ma mère)

Plusieurs pluriels

Vestige du duel indo-européen, le tchèque conserve un pronom oba (nous deux ou eux deux) qui se décline. On retrouve la même déclinaison pour les substantifs désignant des parties symétrique du corps humain, comme ruka (la main), noha (la jambe) ou oko (l'oeil).
-ruka - nominatif singulier
-ruce - nominatif et accusatif pluriels
-rukou - génitif pluriel
-rukou - locatif pluriel
-rukama - Instrumental pluriel Le tchèque décline différemment la jambe d'un être humain et le pied d'une table, bien que les deux mots ont le même nominatif singulier : noha"" (la jambe). Il comporte en outre deux pluriels suivant le numéral qui précède le substantif. De deux à quatre on utilise le pluriel normal, c'est-à-dire le cas approprié au pluriel. À partir de cinq et au delà, on utilise le seul génitif pluriel (c.f. la forme française beaucoup de… ou plein de…). Certains termes comme spousta (beaucoup), tolik (tellement) forcent également l'utilisation de ce génétif pluriel.
- jeden hrad (un château)
- dva hrady, tři hrady, čtyři hrady (deux, trois, quatre châteaux)
- pět hradů, šest hradů… (cinq, six châteaux…)

Formes verbales

La conjugaison possède plusieurs modes : l'infinitif, l'indicatif, le subjonctif, l'impératif, le gérondif.

Infinitif

L'infinitif possède la terminaison -t. Dans le tchèque littéraire, on trouve éventuellement la terminaison -ti; voire -ci pour quelques verbes en "-ct". Par exemple, "pouvoir" peut se dire : Moct ou Moci.

Indicatif

Claude Kastler propose plusieurs temps pour l'indicatif : le personnel, le passé et le futur.

Personnel

L'indicatif possède un unique temps simple, intitulé personnel dans la grammaire de Claude Kaster. Il a valeur de présent pour les verbes imperfectifs. Pour les verbes perfectifs, il a le plus souvent valeur de futur, mais également de présent. Il se fléchit en nombre (singulier / pluriel) et personne (1, 2, 3) : Les verbes tchèques se classent parmi cinq groupes, selon leur terminaison au présent.

Passé

Le passé est construit à l'aide :
-d'une particule conjuguée (forme réduite dans la prononciation et parfois omise du verbe "être") dont le rôle est d'indiquer la personne et le nombre;
- et d'une forme suffixée en -ldu verbe accordée en genre et nombre. Suffixe en "-l": Exemple de conjugaison au passé : On constate que l'auxilliaire "être" n'est pas utilisé à la troisième personne.

Futur composé

Il existe également un futur composé pour les verbes imperfectifs. Il est constitué du verbe "être" conjugué et de l'infinitif du verbe, nécessairement imperfectif. Les verbes de mouvment construisent leur futur à l'aide des préfixes po-/
pů- qui s'ajoutent au présent: :jdu, ponesu, povezu.

Subjonctif

Outre les modes infinitif, indicatif et impératif, il faut signaler un conditionnel (parfois désigné "subjonctif" car il n'a pas seulement une valeur hypothétique).

Subjonctif présent

Il est formé à l'aide de la particule conjuguée -by et de la forme en -l accordée du verbe.

Subjonctif passé

Peu utilisé dans la langue parlée, il tend à être remplacé par le subjonctif présent. Il se compose du verbe "être" au subjonctif, ainsi que de la forme en -l accordée du verbe.

Impératif

L'impératif se forme pour la seconde personne du singulier et du pluriel, ainsi que pour la première personne du pluriel. Pour la seconde personne du singulier, les verbes dont le radical se termine par une seule consonne ont une terminaison en -0, tandis que les verbes dont le radical se termine par deux consonnes ont une terminaison -i/-ej (selon le groupe du verbe). Pour la seconde personne du pluriel, on ajoute la terminaison -te/-ete/-ejte. Pour la première personne du singulier on ajoute la terminaison -me/-eme/-ejme. Exemples : :
buď! buďte! buďme! :spi! spěte! spěme! :dělej! dělejte! dělejme! L'impératif de la troisième personne s'exprime à l'aide de la conjonction at' .

Gérondif

Le gérondif n'est utilisé qu'à l'écrit dans une langue soutenue. Il varie en genre et en nombre avec le sujet. Les verbes imperfectifs forment leur gérondif à l'aide du suffixe : -ouc. Les verbes perfectifs le forment à l'aide du sufffixe : -vš-

Passif

Il existe deux formes du passif :
- A l'aide du verbe "être" (být) et du prédicatif passif :
Město bylo založeno ve 14. století. (La ville a été construite au XIV° siècle)
- Le passif pronominal, lorsque le verbe est accompagné de la particule pronominale se : Ono se neudělalo. (ça se fait) To se vyrábí v Číně. (ça se construit en Chine)

Négation enclitique

La négation s'exprime à l'aide du préfixe "
'ne-
". Au futur et au passé, ce préfixe s'ajoute à l'auxilliaire "être" : :nedělat :nedělám :nedělej! :nedělal jsem :nebudu dělat :nedělal bych :byl bych neudělal nebo nebyl bych udělal :není děláno Les phrases tchèques accumulent les termes négatifs : :Nic nemám. (Je n'ai rien) :Nikdy to nikomu neříkej. (Ne le dis jamais à personne)

Groupes verbaux

Le tchèque possède cinq classes de verbes. Il existe des exceptions, telles que , jíst, vědět, vidět, mít, chtít et jít.
- -e:
-
- La base est terminée par une consonne dure, devant la forme en "-l" du passé, se trouve la voyelle "a" :
-
- nese – nesl
-
- bere – bral
-
- La base est terminée par une consonne molle.
-
- maže – mazal
-
- peče – pekl
-
- umře – umřel (tře – třel)
- Les verbes formées avec le suffixe -nout à l'infinit et la terminaison -ne au présent.
-
- tiskne – tiskl
-
- mine – minul
-
- začne – začal
- Les verbes dont la terminaison à la troisième personne du présent est -je
-
- kryje – kryl
-
- kupuje – kupoval
- Les verbes dont la terminaison à la troisième personne du présent est la voyelle longue
-
- prosí – prosil
-
- trpí – trpěl
-
- sází – sázel
- Les verbes dont la terminaison à la troisième personne du présent est la voyelle longue
-
- dělá – dělal

Premier groupe

La plupart des verbes ont les terminaisons 0/-te/-me à l'impératif. Les verbes avec un radical finissant par deux consonnes ont pour terminaisons à l'impératif : -
i/-ete/-eme.

Second groupe

Troisième groupe

Quatrième groupe

La plupart des verbes ont les terminaisons -
i/-ete/-eme à l'impératif. Les verbes avec un radical finissant par deux consonnes ont pour terminaisons à l'impératif : --i/-ěte/-ěme.

Cinquième groupe

Irréguliers

Les verbes suivants ont des futurs irréguliers
-jít - půjdu, půjdeš, půjde; půjdeme, půjdete, půjdou
-být - budu, budeš, bude; budeme, budete, budou Négation irrégulière :
-být - troisième personne du singulier: není (non pas neje)

Aspects

Comme les autres langues slaves, le verbe tchèque possède deux aspects : le perfectif et l'imperfectif. On signale également des procédés de dérivation jadis décrits comme des aspects bien qu'il ne fassent que se surajouter à la division principale en perfectif et imperfectif: à valeur itérative, accomplie ou inchoative. En changeant d'aspect le verbe peut subir un changement complet du radical. C'est cette particularité qui est une des difficultés du tchèque pour l'étudiant des pays d'Europe occidentale. Par exemple :
- dělat "faire" est un imperfectif simple: dělál jsem to - je l'ai fait.
- dělávat est un imperfectif à valeur itérative, obtenu par suffixation: dělávál jsem to - je le faisais régulièrement.
- udělat est un perfectif, obtenu par ajout d'un préverbe: udělal jsem to - je le fis (et ça n'a pas duré).
- dodělat est un perfectif à valeur accomplie ("faire jusqu'au bout" - préverbe do-) : dodělál jsem to - (ça y est...) j'ai fini de le faire.
- dodělávat est un imperfectif dérivé du précédent par suffixation: dodělával jsem to - j'ai fini de faire cela (voilà à quoi j'ai été occupé hier). etc. Dans ces exemples, la racine du verbe traduit "faire" est partout la même, ce qui n'est pas toujours le cas : brát « prendre » est le correspondant imperfectif de vzít. Notons que la conjugaison tchèque rend sonore la personne, sujet du verbe et rend les pronoms inutiles. Ils existent néanmoins et s'utilisent pour insister :
- ona to udělala : c'est elle qui l'a fait par opposition à :
- udělala to : elle l'a fait Le verbe "être" peut se sous-entendre. En reprenant notre exemple ci-dessus:
- jsem to udělal: je l'ai fait (littéralement : suis cela faire+passé)
- já to udělal: c'est moi qui l'ai fait (littéralement : je cela faire+passé)

Syntaxe

La fonction syntaxique des mots est pour l'essentiel indiquée par la déclinaison. L'ordre des mots est donc disponible pour indiquer l'insertion de l'énoncé dans son contexte énonciatif. C'est ce que les grammairiens tchèques appellent la "division actuelle de la phrase" (
aktuální větné členění). C'est dans ce sens que l'ordre des mots peut être dit libre : il n'est pas contraint par la syntaxe élémentaire. En revanche, il suit les règles, impérieuses, de la division actuelle.

Division actuelle de la phrase

L'énoncé peut être divisé en thème ("ce dont on parle") et rhème ("ce qu'on dit du thème"), suivant un grand principe général: lorsqu'il y a un thème explicite, alors il précède, en règle générale, le rhème. Le français assignant quant à lui une fonction syntaxique à l'ordre des mots, rend les effets de la division actuelle tchèque par divers procédés d'emphase (phrases dites "clivées" en c'est... que, par exemple), ou par le choix des déterminants (articles définis / indéfinis) etc. Cf. détermination.
- Češi udělali revoluci : "les Tchèques ont fait la révolution"
- Revoluci udělali Češi : "Ce sont les Tchèques qui ont fait la révolution"
- Češi revoluci udělali : "Les Tchèques ont vraiment fait la révolution" De même, on comparera:
-
Včera zemřel slavný herec. "Hier est mort un acteur de renom"
- slavný herec ("acteur de renom") est le rhème. La question sous-entendue est : Qui est mort?
- (Ten) známý herec zemřel včera. "
Cet acteur de renom est mort hier"
- včera (hier) est le rhème. La question sous-entendue est : Quand est-il mort? Un élément appartenant au rhème d'une phrase peut être inclus au thème de la seconde, comme c'est le cas de král "le roi" qui est introduit dans le rhème jeden král:
-
Byl jednou jeden král. Ten král měl tři dcery. "Il était une fois un roi. Ce roi avait trois filles" On identifie parfois cette opposition entre thème et rhème avec la différence entre l' "information ancienne" et l' "information nouvelle". Toutefois, un pronom de reprise - porteur d' "information ancienne" - peut être en position de rhème:
-
To udělal on - "C'est lui qui a fait cela"

Patronymes

Le nom de famille d'une femme se met au féminin, Jana Tichá porte le même patronyme que Miloš Tichý. Dans le cas présent, tichý est un adjectif et la forme féminine de cet adjectif est tichá. Quand le nom de famille est un substantif, il est le plus souvent dérivé du masculin par l'ajout de « —ová » : Eva Romanová est la sœur de Pavel Roman. La forme « —ová » est grammaticalement un génitif et implique, au grand dam des féministes, l'idée de possession (Madame Nováková est littéralement l'épouse ou la fille de Monsieur Novák). Jusqu'à il y a peuL'entrée dans la communauté européenne a eu pour bénéfice de mettre en relief dans les législations en vigueur, la nécessité du respect des minorités. cette forme était obligatoire, imposée par la loi tchécoslovaque puis tchèque. On peut voir dans cette obligation, une mesure vexatoire envers les minorités allemandes ou hongroises, forcées, après avoir dominé le paysLes États de Bohême dépendaient de la couronne d'Autriche et la Slovaquie faisait partie du royaume de Hongrie., d'adopter les usages slaves. Par exemple, Kateřina Neumannová est la fille de monsieur Neumann. Désormais, l'épouse tchèque d'un ressortissant étranger ou d'un membre d'une minorité linguistique de la République tchèque peut choisir entre :
- garder son nom de naissance
- accoler son nom de naissance avec celui (inchangé) de son époux
- accoler son nom de naissance avec le nom slavisé de son mari
- adopter le nom, slavisé ou non, de son époux En 2006, l'entrée en vigueur de l'équivalent tchèque du Pacte civil de solidarité, puisqu'il permet à la partenaire tchèque d'une ressortissante étrangère d'adopter son nom de famille (comme pour les épouses dans un mariage classique) qui, pour une oreille tchèque sera forcément « masculin », a provoqué une réaction homophobe ou misogyne (en tout état de cause, sexiste). Certains législateurs réactionnaires ont tenté de s'opposer à cette liberté patronymique accordée aux lesbiennes — en vain.

Dialectes et sociolectes

Légende: 1 – Groupe tchèque(1a – sous-groupe tchèque du nord-est, 1b – sous-groupe tchèque du centre, 1c – sous-groupe tchèque du sud-ouest, 1d – sous-groupe du tchèque morave 2 – Groupe de la Moravie centrale 3 – Groupe de la Moravie de l'est 4 – Groupe de la Silésie (4a – sous-groupe de la silésie-morave, 4b – sous-groupe de la silésie-polonaise) 5 – dialectes de divers endroits

Dialectes

Deux dialectes régionaux coexistent qui recoupent la frontière entre Bohême et Moravie. Chacun de ces dialectes se subdivise en autant de parlers locaux identifiables au locuteur tchèque au premier abord. Il existe également des variantes propres à chaque grande ville.
- Les Pilsenois sont réputés pour leur accent chantant. Ils ajoutent un suffixe pa après les pronoms interrogatifs. Jak se máš ? (comment vas-tu?) devient Jak'pa
' se máš ?
- Les habitants d'Ostrava n'allongent pas les syllabes.
- En Moravie, nechci (je ne veux pas) devient nechcu.
- En Bohême du sud est, le ť est prononcé j après une voyelle. Par exemple : (zaplaťte > zaplajte)

Sociolecte

Il existe un écart important entre le tchèque familier (
obecná čeština) et la langue dite « littéraire » (spisovná čeština, qui traduit le terme allemand Schriftsprache). Cette dernière conserve certains archaïsmes hérités de sa normalisation par J. Dobrovský, laquelle s'appuyait largement sur les modèles du XVIe et XVIIe siècles. Durant tout le XXe siècle s'est poursuivi un débat animé entre "puristes" (représentés par le journal Naše řeč, publié par l'Institut de la langue tchèque) et "rénovateurs" (à commencer par les grandes figures du Cercle de Prague: Vilém Mathesius, Bohuslav Havránek). Notons que si le tchèque « parlé » (hovorová čeština'') a réduit le nombre de déclinaisons, cela revient néanmoins à ajouter toute une batterie de cas à mémoriser en plus de l'énumération ci-dessus. Voici quelques exemples de déclinaisons "populaires" :
- Le nominatif pluriel des noms masculins animés n'est pas en "í" avec mouillure de la racine, mais en "y".
- Le locatif pluriel se fait également sans mouillure de la racine :
- v čůrcích devient donc v čůrkách.
- L'instrumental pluriel est le même, quel que soit le genre, la « dureté » de la dernière consonne, etc...

Vocabulaire

Quelques mots courants

Bibliographie en français

- Claude Kastler, La langue tchèque pratique et raisonnée, Ophrys, Paris, 1995 (seconde édition amendée),
- André Mazon, Grammaire de la langue tchèque, 3 édition, IES, Paris, 1952
- Yves Millet, Les postverbaux en tchèque, IES, Paris, 1958
- Patrice Pognan, Analyse morphosyntaxique automatique du discours scientifique tchèque, Dunod, Paris, 1975
- Jan Šabršula, Problèmes de la stylistique comparée française-tchèque et tchèque-française, SPN, Praha, 1986

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Accent circonflexe   Accusatif   Adjectif   Adverbe   Allemagne   Allemand   Allemands des Sudètes   Alphabet latin   Alphabet phonétique international   Antonín Dvořák   Aoriste   Article   Aspect accompli/inaccompli   Aspect inchoatif   Aspect itératif   Aspect lexical   Autriche   Balto-slave   Bible de Kralice   Bohême   Bulgare   Canada   Cas   Charles IV du Saint-Empire   Clitique   Comenius   Conjonction   Conjugaison   Consonne   Consonne alvéolaire   Consonne bilabiale   Consonne coronale   Consonne dorsale   Consonne fricative   Consonne fricative alvéolaire voisée   Consonne fricative glottale sourde   Consonne fricative labio-dentale voisée   Consonne fricative post-alvéolaire sourde   Consonne fricative post-alvéolaire voisée   Consonne fricative vélaire sourde   Consonne glottale   Consonne labiale   Consonne latérale   Consonne nasale   Consonne occlusive   Consonne occlusive alvéolaire voisée   Consonne occlusive bilabiale sourde   Consonne occlusive bilabiale voisée   Consonne occlusive nasale alvéolaire voisée   Consonne occlusive nasale bilabiale voisée   Consonne occlusive nasale labio-dentale voisée   Consonne occlusive nasale palatale voisée   Consonne occlusive nasale vélaire voisée   Consonne occlusive palatale sourde   Consonne occlusive vélaire sourde   Consonne palatale   Consonne post-alvéolaire   Consonne roulée   Consonne roulée alvéolaire voisée   Consonne spirante   Consonne spirante latérale alvéolaire voisée   Consonne spirante palatale voisée   Consonne vélaire   Coup de glotte   Datif   Diacritique   Diphtongue   Duel (grammaire)   Déclinaison   Déclinaison (grammaire)   Détermination   Eva Romanová   Fonction syntaxique   Génitif   Homophobie   Impératif (grammaire)   Indo-européen commun   Institut de la langue tchèque   Instrumental   Interjection   J   Jan Hus   Jana Tichá   Kateřina Neumannová   Langage sexiste   Langues indo-européennes   Langues par famille   Langues slaves   Linguistique   Liste Swadesh du tchèque   Litoměřice   Locatif   Macédonien   Miloš Tichý   Misogynie   Mode (grammaire)   Mode d'articulation   More   Morphologie (linguistique)   Nasalisation   Neumann   Nom   Nom de famille   Nominatif   Ostrava   Pacte civil de solidarité   Paire minimale   Particule   Pavel Roman   Personne (grammaire)   Personnification   Phonème   Point d'articulation   Polonais   Pronom   Pronom démonstratif   Prothèse   Préposition   Renaissance nationale tchèque   Russe   République tchèque   Silésie   Slovaque   Slovaquie   Strč prst skrz krk   Syllabe   Syntaxe   Système de numération   Tchèque familier   Tchèque pour les étrangers   Tchécoslovaquie   Temps (grammaire)   Union européenne   Verbe   Virelangue   Vocatif   Voyelle   Yves Millet  
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