Pensée

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Au sens large, la pensée est l'activité psychique dans son ensemble, par exemple dans la philosophie classique, tout ce que l'âme éprouve, connaissance ou sentiment, etc. D'une manière plus restreinte, la pensée désigne l'activité réfléchie de la raison qui organise un ensemble d'intuitions au service d'une finalité ; la pensée est ainsi un art de connaître par le moyen de règles logiques et de concepts, et de créer par le moyen de la créativité. Souvent ass
Pensée

Au sens large, la pensée est l'activité psychique dans son ensemble, par exemple dans la philosophie classique, tout ce que l'âme éprouve, connaissance ou sentiment, etc. D'une manière plus restreinte, la pensée désigne l'activité réfléchie de la raison qui organise un ensemble d'intuitions au service d'une finalité ; la pensée est ainsi un art de connaître par le moyen de règles logiques et de concepts, et de créer par le moyen de la créativité. Souvent associée au célèbre cogito ergo sum de Descartes, la notion de pensée est aussi un héritage de l'Antiquité, philosophie antique grecque et romaine, et traditions judéochrétiennes.

Autres définitons

- Par extension, la pensée désigne les idées d'un groupe de personnes faisant cause commune autour de celles-ci.
- Le terme pensée associé à adjectif qualificatif désigne un style de raisonnement d'un groupe de notable dans leur domaine.
-La pensée est une fleur associée symboliquement à la pensée. Pensée est alors synonyme de Violette.

La pensée humaine selon l'hypothèse matérialiste

Pour comprendre le point de vue matérialiste de cette thèse lire tout d'abord l'article Matérialisme et compléter celui-ci par l'article Conscience. Tout ce qui est dit dans cette thèse est fait avec les précautions d'usages des scientifiques, les affirmations sont pour éviter les conditionnels alambiqués.

Postulat de base

Les mécanismes de la pensée ne nous apparaissent qu'au travers des « sensations » (colorées, sonores, gustatives, olfactives, somesthésiques, kinesthésiques.). Aucun phénomène ne nous apparaît hors des sensations. Mise en garde On est obligé pour définir simplement la pensée chez un être humain d'utiliser des formulations floues qui conviennent mal. Par exemple si on dit que la pensée est l'ensemble des phénomènes qui se produisent dans notre corps et dont nous sommes conscients, cela semble faire de la conscience un processus qui n'appartient pas à la pensée, or elle en fait partie. Si on dit aussi que la pensée gère les sensations, c'est créer également une dualité qui n'existe pas, et cela semble exclure les sensations de la pensée, ce qui n'est pas le cas non plus. La meilleure façon d'étudier la pensée c'est de tenter de décrire toutes ses composantes et leurs relations, mais sans opposer le terme « pensée » à ses composantes dans la description, en disant par exemple que « la pensée est le résultat de la composition des fonctions W, X, Y, Z, etc. ». La pensée est un terme générique, c'est une notion inventée par les humains avant qu'ils n'en comprennent à peu près les mécanismes. Et ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais les recherches avancent... Voir aussi séparabilité.

Les composantes de la pensée

Il faut avant tout nommer toutes ces composantes. On citera les plus importantes, c'est-à-dire les plus reconnues, et les plus générales dans un ordre aléatoire : perception, proprioception, sensation, mémoire, classification, conscience, apprentissage, évocation, signification, langage, émotion, inconscient, activité motrice. (La liste n'est pas exhaustive.) Voir les articles Mémoire, Classification, Conscience, Apprentissage, Langage

Perception

Tous les animaux, et bien sûr les hommes, perçoivent par les interactions qui se produisent entre le monde extérieur et le corps. Il n'y a pas de connaissance directe du monde extérieur, tout passe par ces interactions. La perception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités de perception.

Proprioception

Il s'agit d'une perception particulière de notre corps par lui même. Des capteurs ont leur état modifié lorsque nos muscles sont activés, et par corrélations avec nos autres perceptions nous apprenons à situer les éléments de notre corps les uns par rapport aux autres. Cette proprioception est en activité continue. Elle est de ce fait un élément important de la reconstruction constante de l'objet mental « Soi ». La proprioception ne devrait pas être confondue avec la sensation provoquée par les activités proprioceptrices. Il faudrait parler de sensation de la proprioception.

Sensation

C'est le résultat subjectif des perceptions, dû à la traduction par le corps de ce qui est perçu en des phénomènes dont nous pouvons être conscients. Nous ne sommes conscients que de sensations. Il n'y a aucune preuve qu'un être humain ait les mêmes sensations qu'un autre. Nous le supposons uniquement par consensus. Quelques éléments qui laissent supposer que les sensations ne sont pas inaccessibles à notre compréhension, et bases de recherche : Ne pas supposer, a priori, qu’il est impossible de comprendre quoi que ce soit, et donc les sensations. Les sensations semblent ne pas dépendre les unes des autres, quoiqu’elles soient souvent corrélées (un sourd de naissance perçoit des sensations colorées). Nos relations avec le monde sont interactives. Chez un individu les sensations diffèrent selon le mode opératoire de la « saisie » du monde extérieur (la vision diffère du son, etc.). Les sensations sont donc le résultat d'interactions complexes dans le cerveau, selon des processus complexes. On cherche quelquefois à modéliser ces processus par des algorithmes. L'hypothèse matérialiste tend à chercher des "mécanismes". Les sensations sont des erreurs de représentation du monde réel. Elles ne décrivent pas la réalité. Nous ressentons par le système « capteurs/réseaux neuronaux/muscles » dont la structure n’est pas semblable à la représentation du monde qui s’en déduit. Les sensations colorées dépendent des types de récepteurs et de la quantité de lumière reçue, et probablement du système musculaire optique. Les nuances de couleurs, malgré uniquement 4 types de récepteurs, impliquent la sommation, donc l’utilisation des réseaux neuronaux. Le blanc résulte d’une sommation. Ce qui confirme que la sensation colorée passe par les réseaux neuronaux. Quelle différence y a-t-il entre la sensation colorée et la sensation optique de mouvement ? Le mouvement semble s’appliquer directement aux autres types de perception, mais pas la couleur. La sensation rétinienne de mouvement est corrélée avec le système optique musculaire de mouvement. La sensation colorée ne semble pas avoir besoin d’apprentissage, c’est-à-dire de corrélation avec d’autres types de perception. Pourtant la relation avec la sensation rétinienne de mouvement est obligatoire, puisqu’ils partent tous les deux de la rétine. La reconnaissance des couleurs dépend des apprentissages, elle est fortement corrélée avec la dénomination. Les sensations pourraient-elles être des apprentissages primaires? La sensation fait-elle intervenir la mémoire à court terme? Quand j’écoute de la musique, j’ai l’impression d’avoir toujours en tête une ou deux secondes de ce que je viens d’entendre. Comme si j’avais en tête un « segment » de musique, un lézard musical constamment en train de renouveler sa tête et de perdre sa queue. Cela ressemble à la rémanence visuelle. 'Explications possibles de la provenance des sensations' Les sensations pourraient être dues aux différences entre les structures de l’espace réel et de l'univers mental. Elles pourraient être aussi le résultat de l'interface entre ces deux mondes, le mental et le réel (au niveau des objets mentaux). Puisque tout est interactif les sensations ne sont peut-être rien d'autre que les interactions entre notre corps (activités motrices constantes) et le monde extérieur (au niveau de la perception). Ou bien encore, le résultat de l'activité récursive continue depuis notre naissance jusqu'à notre mort, avec amplification constante des détails de notre univers mental.

Mémoire

La mémoire est le stockage d'une information sous forme de réseau de neurones. Une information ne peut exister seule pour qu'il y ait mémoire. Pour cela l'information doit faire référence à une autre information de même type qu'elle. La mémoire nécessite pour être stockée une structure malléable au départ, et plus ou moins rigide après stockage afin de permettre l'évolution ou non. Sans évolution il n'y a pas de mémoire complexe, sans rigidité il n'y a pas de fiabilité. Cela signifie que tout au long de notre vie nous avons besoin de la malléabilité, et que si cette malléabilité est présente nous pouvons apprendre. Tout nécessite la mémoire : De l'information simple, comme une couleur, une forme ou un son, à l'information complexe, comme un geste, une action ou un évènement qui mettent en œuvre la durée. La mémoire est également nécessaire pour stocker les différentes formes de traitements de l'information, jusqu'aux plus complexes de la « pensée » humaine. La mémoire humaine et animale n'est pas comme la mémoire d'un ordinateur, pouvant par exemple circuler du disque dur vers la mémoire vive. C'est-à-dire qu'elle ne transite pas d'une zone du cerveau vers une autre. Elle est seulement activée ou non, et de ce fait elle est renforcée ou non. L'avantage de ce principe est la rapidité d'exécution bien que l'influx nerveux circule un million à dix millions de fois moins vite que l'électron. La mémoire à long terme est un stockage renforcé des objets mentaux. (Voir objets mentaux plus bas.) La mémoire à court terme est l'utilisation provisoire que l'objet mental « Soi » fait de la mémoire à long terme.

Classification

Notre cerveau classe naturellement ce qui provient de l'extérieur, les objets perçus, les actions et les évènements, ainsi que les propres activités de notre corps. Objets mentaux: Nous percevons des objets provenant de l'extérieur. Notre système nerveux classe par renforcement. Une information déjà perçue n'est pas stockée à nouveau, mais le réseau de neurones qui la représente est simplement renforcé. Le système nerveux extrait l'objet du fond du champ mental global par une sorte d'intersection mathématique. Les objets perçus dans des conditions différentes sont sensiblement identiques à eux-mêmes alors que le fond change, donc les réseaux qui les concernent sont renforcés, alors que le reste qui diffère ne l'est pas. « Soi » est l'objet le plus important de notre univers mental et qui se met en place selon le même principe. Tout ce qui est stocké dans le système nerveux a une même structure, et donc on peut donner le terme générique d'objet mental aux circuits de neurones qui sont renforcés, donc pouvant être considérés comme mémoire, aussi bien des couleurs ou des formes que des actions ou des évènements, ou même nos propres automatismes, ou évocations, et même nos émotions. (Pour plus de précision sur les objets mentaux voir l'article Wikipédia « Conscience »)..

Conscience

La conscience est la relation provisoire qui s'établit entre « Soi » et un objet mental. Ce n'est rien de plus qu'une focalisation prolongée interne entre « Soi » et cet autre objet quel qu'il soit, qui peut d'ailleurs être une partie de « Soi ». C'est un début d'intégration à « Soi » de cet objet. (Pour plus de précision voir l'article Wikipédia « Conscience »).

Apprentissage

Ce terme a une très forte connotation sociale. Mais ce n'est rien de plus que l'utilisation que permettent tous les processus de la mémoire cités au-dessus. Pour réaliser une action, nous devons nous souvenir du geste précédent et simultanément nous souvenir du but à atteindre. Ce qui fait intervenir la mémoire à court terme. Un élément important est l'apprentissage par auto-contrainte (ou auto-asservissement): c.a.d. que nous ne pouvons utiliser notre corps que selon des tolérances de fonctionnement, et que les amplitudes minimales et maximales sont enregistrées au moment ou nous les accomplissons (muscles, articulations, visions, etc.). Comme nos tolérances de fonctionnement varient au cours de la vie, les apprentissages sont souvent erronés et demandent à être réactualisés, en plus ou en moins. Une des caractéristiques principales de l'être humain est la capacité d'apprendre à apprendre. Cette faculté n'est pas innée, c'est également un apprentissage. Elle provient du langage (acquis) qui peut-être considéré comme un phénomène quasi disjoint dans le système nerveux par ces significations (voir ce terme plus bas), et permettant à l'avance de décrire le geste futur. Cela demande le maintien des mots décrivant l'action future, ou leurs significations, dans la zone de mémoire à court terme, jusqu'à ce que l'action colle aux mots, et que les mots n'en deviennent qu'une description. Quand l'action sera passée les mots pourront toujours être répétés et resservir à une autre action de même type. Décrire une action par un mot (un verbe) est un apprentissage. Faire l'inverse qui est d'accomplir l'action après l'avoir décrite par un mot est un apprentissage identique. Les deux sont des objets mentaux. Le mot prononcé provient d'une action, la phonation, au même titre que l'action qu'il décrit. Il n'y a pas plus de difficulté à apprendre dans un sens que dans l'autre. Les deux s'apprennent en créant des intersections de façon que les objets mentaux se distinguent au mieux du fond qui les parasitent. Ensuite il s'agit de les lier dans un sens ou l'autre (voir plus bas « langage »). La « volonté » est un apprentissage de ce type. Il s'agit de conduire une action jusqu'à son terme. La volonté accomplie est l'équivalent d'une auto-prédiction.

Évocation

Toute idée personnelle, produite de façon interne et ayant un sens ou non, est le produit d'une évocation, et donc le sous-produit d'une perception. Une évocation est l'intégration de la représentation d'un objet mental au champ de perception dont il est issu. Ce qui lui donne son aspect incomplet mais dont on peut situer l'origine perceptive. On peut supposer qu’il doit y avoir des objets mixtes parmi les évocations, dont il est difficile de dire l’origine perceptive, mais qui laissent une impression relativement cohérente. Quand le système nerveux produit ses propres activités plus ou moins intempestives, cela peut provoquer des acouphènes, des tics, des hallucinations, etc. Et ce sont également des évocations.

Signification

Un objet mental ne peut pas être dissocié de ses significations. Ses significations sont lui, comme le sont sa couleur, ou sa forme. Mais l'objet n'est pas constitué que de ses aspects visuel et tactile, il y a également tous les autres sens mis en jeu, dont les éléments résultants ne peuvent pas être extraits de l'objet comme s'ils n'en faisaient pas partie. Il en va de même pour tous les autres aspects de l'objet, comme son nom, son utilité et son contexte. En fait tout cela donne sa signification à l'objet. Cet objet est également constitué de ses propres dimensions qui elles-mêmes sont liées à la distance de l'objet par rapport à moi qui le perçoit, dimensions et distances appréhendées mentalement. La signification d'un objet est l'ensemble des corrélations qui le constituent. En fait on devrait parler de la signification globale de l'objet, mais il vaut mieux parler d'objet mental étant tout cela simultanément. Cela n'empêchera pas chacun des constituants de l'objet (les différents éléments le concernant, couleur ou forme par exemple) de pouvoir appartenir à un autre objet également. L'objet sans signification ne peut pas exister. Et cela implique sa relation avec « Soi ». Quant à l'objet « Soi » il ne peut pas exister sans univers mental, c'est-à-dire sans objet provisoire avec lequel il coexiste. Tout notre champ mental est ouvert, avec des informations déclenchées par des signaux provenant de toutes les perceptions ainsi que de signaux internes. Je peux être conscient de ce champ mental global, je peux être conscient d'un détail infime de ce champ. Je passe de l'un à l'autre sans problème. Le champ mental global peut être considéré comme un objet mental composé de milliards d'éléments. La différence entre « Soi » et les autres objets est la grande stabilité de « Soi » par rapport aux changements constants de notre univers mental que forment ces autres objets.

Langage

Le langage a pris modèle sur l'univers
L’Univers perçu est le modèle du langage (Hiéroglyphes - Idéogrammes). Il faut des corrélations entre les divers types de perceptions pour que le langage puisse s’établir, et bien sûr avec la capacité phonatoire. Le langage a dû s’initier en nommant les objets faisant du bruit. C’est-à-dire en imitant le bruit fait par l’objet. C’est une relation qui s'établit entre plusieurs types de perceptions qui sont captées simultanément ou consécutivement. Les humains également fabriquent des sons intempestivement, dont les babillages enfantins sont les précurseurs. Les onomatopées ont dû servir dans un premier temps à désigner les personnes qui les prononçaient, par association entre l'image et le son (principalement).
Pas de circulation de mots dans le cerveau
Le langage est un code entre humains, un système organisé, mais pas mieux organisé que le monde extérieur. Cette organisation se retrouve directement dans la perception. Il n'est pas utile que les objets mentaux soient mobiles dans le système nerveux, il suffit pour s'en apercevoir de considérer la position de deux arbres quand nous les observons de deux points de vue opposés. Les deux arbres ont changé de place sur notre « écran mental » sans que nous ayons eu à fournir un effort mental pour inverser leur position l'un par rapport à l'autre. Les deux arbres sont des objets mentaux. Si un mot était gravé sur chacun des troncs, les mots auraient changés de place avec les arbres et nous aurions ainsi une nouvelle signification puisque la disposition des mots s'est inversée (Exp.: Complexité de la relativité, et relativité de la complexité). Ce qui est le début de la construction d'une phrase. Ce qui est fait avec deux arbres peut l'être avec des objets plus réduits et en plus grande quantité. La nature est à la fois ordonnée et désordonnée, on retrouve ce principe dans les phrases.
Naissance de l'objet mental « phonème »
Quand un enfant babille il enchaîne des phonèmes sans queue ni tête, mais ce sont des phonèmes valides. Puisqu'il parle, il s'entend parler. Et cette écoute de soi provoque nécessairement des liaisons entre le système de phonation et d'audition. Le phonème prononcé est lié au phonème entendu. Il suffit que l'enfant ne répète pas les phonèmes dans le même ordre, pour que les phonèmes s'extraient du fond sonore (babillage et environnement) par intersection, comme on l'a vu pour tous les objets mentaux. Les phonèmes sont donc les objets mentaux de base du langage humain (et animal lorsqu'il peut en produire).
La pensée sous forme de mots
Le langage est un phénomène essentiellement musculaire, c'est une action, la phonation. La pensée verbalisée (un Français pense en français- ceci n'est pas démontré) s'est mise en place parce que nous nous entendons parler, perception. Les mots pensés sont des objets mentaux dont la structure nerveuse provient des corrélations entre la phonation, l'audition, et la proprioception. (Voir article « Conscience »). Le procédisme et la pensée la définition de procédisme : > > Le procédisme consiste à s'épargner la peine de la pensée, et spécialement > de l'observation, pour s'en remettre à une facture ou une formule > déterminées du soin de produire un effet lui-même unique, schématique et > conventionnel : ainsi l'on produit rapidement, avec les apparences d'un > style, et en évitant les critiques que des ressemblances avec la vie > faciliteraient. > J'entends, d'abord, que le sens initial conféré au procédisme, comme > l'entendait le médecin psychiatre cité dans l'article qui sert de > préambule (et repoussoir) au second manifeste du surréalisme, n'était pas aussi > restreint que ce que la postérité lui a réservé, à savoir, un procédé > exclusivement stylistique. À tout le moins, il est raisonnable de penser > cela. > Ensuite, du fait que le mot est tombé dans la désuétude, s'il n'a pas tout > simplement jamais acquis un rayonnement suffisant pour qu'un sens > spécifique > lui soit conféré, il conserve une malléabilité sémantique non négligeable. > Parce que les mots désignent certaines choses et non d'autres suivant leur > usage, l'usage renouvelé du mot, pour désigner une réalité apparentée, > serait suffisant pour lui conférer une nouvelle acception, apparentée, > mais originale, du moins, dépassant la stricte stylistique. > > L'image d'une machine à boudin -- pas très charmante il est > vrai, mais efficace --, d'une machine à boudin intellectuel, donc, broyant > n'importe quelle question à l'entrée pour proposer à la sortie un > simulacre > d'analyse fractionnant le tout en quelques catégories commodes. > > Il faudrait que j'y retourne, mais j'ai spontanément pensé à La > légitimation > par la procédure, de Niklas Luhmann. Dr DE CLÉRAMBAULT: Je demande à M. le Professeur Janet quel lien il > établit > entre l'état mental des sujets et les caractères de leur production. > > M. P. SANET: Le manifeste des surréalistes comprend une introduction > philosophique intéressante. Les surréalistes soutiennent que la réalité > est > laide par définition; la beauté n'existe que dans ce qui n'est pas réel. > C'est l'homme qui a introduit la beauté dans le monde. Pour produire du > beau, il faut s'écarter le plus possible de la réalité. > Dr DE CLÉRAMBAULT: Les artistes excessivistes qui lancent des modes > impertinentes, parfois à l'aide de manifestes condamnant toutes les > traditions, me paraissent, au point de vue «technique», quelques noms > qu'ils > se soient donnés (et quels que soient l'art et l'époque envisagés), > pouvoir > être qualifiés tous de «Procédistes». Le Procédisme consiste à s'épargner > la > peine de la pensée, et spécialement de l'observation, pour s'en remettre à > une facture ou une formule déterminées du soin de produire un effet > lui-même > unique, schématique et conventionnel: ainsi l'on produit rapidement, avec > les apparences d'un style, et en évitant les critiques que des ressemblances > avec la vie faciliteraient. Cette dégradation du travail est surtout > facile > à déceler sur le terrain des arts plastiques; mais dans le domaine verbal, > elle peut être démontrée tout aussi bien. > > Le genre de paresse orgueilleuse qui engendre ou qui favorise le > Procédisme > n'est pas spécial à notre époque. Au XVIe siècle, les Concettistes, > Gongoristes et Euphuistes; au XVIIe siècle, les Précieux ont été tous des > Procédistes. Vadius et Trissotin étaient des Procédistes, seulement des > Procédistes beaucoup plus modérés et laborieux que ceux d'aujourd'hui, > peut-être parce qu'ils écrivaient pour un public plus choisi et plus > érudit. > > Dans les domaines plastiques, l'essor da Procédisme semble ne dater que du > siècle dernier. LINGUISTIQUE procédiste exemple Sur parapluie, on forme métapluie; et on y voit un appareil procurant, au contraire, une ondée bienfaisante à l'utilisateur. « Procédiste » écrit Gaëtan Gatien De Clérambault. La psychiatrie classique dirait plutôt « processif » ou quérulent processif. Or, s’il est vrai que Breton a dû affronter plusieurs fois des procédures judiciaires, ce fut généralement pour se défendre, http://www.psy-desir.com/biblio/spip.php?article78 Le roman psychiatrique d’André Breton Lien disparu (www.eg-psychiatrie.com/article.php3 ?id_article=320) Michel Thuilleaux, Psychiatre Praticien Hospitalier honoraire - 64100 Bayonne
Signification des mots
Le mot est un objet mental en général associé à d’autres objets mentaux le plus souvent de type visuel. Le mot prend sa signification par l'ensemble des éléments avec lesquels il est corrélé. Le mot fait partie de la signification de l'ensemble. La signification totale d'un mot ou de n'importe quel objet mental fait intervenir l'ensemble des connaissances de l'individu. Pour le mettre en évidence il suffit de disserter à fond sur n'importe quel mot, et on remarquera que tous les sujets quels qu'ils soient se recouperont nécessairement (principe du dictionnaire, et évidence de l'interconnexion totale du système nerveux.)
Compréhension
La compréhension est personnelle, subjective, elle est une impression de compréhension. Il n'y a pas de compréhension dans l'absolu. La compréhension fait intervenir les significations qui sont nos propres objets mentaux acquis par nos apprentissages. Elle établit des liaisons entre diverses significations. La compréhension est comme une émotion, qu'est-elle lorsqu'elle n'est pas active? Rien, si ce n'est un schéma mémoriel de réseaux neuronaux. Et qu'est-ce que la compréhension active sinon une réponse par un état physique particulier de l'individu qui comprend. La compréhension est un apprentissage subjectif, lent, continu, qui ne laisse pas de trace précise du fait de la lenteur et la continuité. On n'a pas conscience de tous les mécanismes qui se manifestent lors de cette impression de compréhension, mais ils existent. De multiples liaisons sont établies, la chimie est active, et le corps s'en ressent, l'homéostasie se maintient sensiblement. Les deux principes de bases de l'association des neurones sont la simultanéité et la successivité: Les mots et les phrases sont issus d'une perception linéaire, contrairement à l'image visuelle qui est globale. L'image est renforcée par répétition dans les présents succesifs de la liaison simultanée de l'ensemble des éléments qui la constitue. C'est la simultanéité des liaisons entre tous les éléments de l'image qui fait une image cohérente. Le mot ou la phrase sont renforcés linéairement. Un mot sonore, encore moins une phrase, n'existe pas dans le présent absolu, uniquement dans le présent mental. Chacun des éléments qui les constituent est associé au précédent, c'est une liaison qui s'établit par la successivité. La liaison des éléments des mots et phrases est non seulement successive, mais orientée. Par exemple on ne peut pas chanter un air de musique à l'envers (paroles et air), et on peut difficilement sans apprentissage également dire l'alphabet à l'envers. Les mots et les phrases sont mémorisés comme des actions, c'est-à-dire dans la durée. La signification d'une phrase nous semble instantanée, alors même que la phrase est linéaire. Pour le système nerveux tous les réseaux sont de même type, seule leur utilisation diffère. Conclusion obscure mais juste: Avant d'être exprimée, la phrase est pressentie avec la signification générale de l'objet, qui est l'objet lui-même dont la phrase fait partie.
Origine de la syntaxe
Les cinq règles de la pensée nécessaires et suffisantes pour instaurer le langage sont présentes naturellement, ce sont : ::
-l'apparition, ::
-la disparition, ::
-la répétition, ::
-la relation, ::
-la sommation. Les explications de ces cinq règles sont les suivantes : 1 règle : l'apparition est l'arrivée d'un signal sur un capteur, ou globalement la perception d'un objet dans le champ visuel. 2 règle : la disparition est la suppression du signal sur le capteur ou la disparition de l'objet du champ visuel. 3 règle : la répétition du signal ou de celle de l'objet dans le champ visuel se manifeste constamment, par exemple lors du clignement rapide des paupières, ou simplement lorsque nous fixons quelques secondes le même objet. L'objet toujours présent dans le champ visuel déclenche les mêmes informations. Cette répétition peut se faire selon des intervalles différents, inférieurs à la seconde, ou supérieurs à la journée, et tous les intermédiaires. Cette règle se manifeste dans l'ordre rigoureux dans lequel les phénomènes se produisent. Un arbre, une fleur, poussent toujours de la même façon, les journées se répètent à l'identique. Notre propre comportement est parfaitement réglé. Il existe un ordre dans l'univers, et cet univers étant dans notre cerveau, l'ordre lui-même en fait partie également, et doit être conceptualisé étant donné sa répétition constante, donc devient un objet mental. 4 règle : la relation est sans doute la règle de base du concept. Des neurones, proches ou séparés, activés simultanément ou activés dans un laps de temps relativement court, sont reliés. Cette 4 règle permet de mettre en relation des objets ou des événements qui n'ont pas la même origine, ou des types de perception différents. Par exemple, une voiture est caractérisée par son image, le bruit qu'elle produit, l'odeur d'essence, la sensation du volant sous les mains, les vibrations pendant la conduite, etc. Toutes ces informations provenant de sources différentes sont pourtant liées, et doivent l'être dès le départ afin que la synchronisation soit effectuée. Cette nécessité se retrouve dans la simple vision d'un objet qui permet que toutes les informations collectées pour la représentation de l'objet soit reliées les unes aux autres. Remarque: Le cerveau fait le même genre de corrélations entre les données des deux yeux que pour les données concernant un seul œil, il relie les données des deux images de l'objet et conserve l'impression d'unité pour l'objet sur lequel nous focalisons. Il suffit d'appuyer légèrement sur un globe oculaire pour voir l'objet se dédoubler. Ce qui confirme que les informations provenant de la musculature de l’œil interviennent dans la réunion des deux images. 5 règle : la sommation se retrouve dans la détection du mouvement. Le mouvement est reconnu par certains neurones du cortex cérébral qui sont capables de détecter le sens du déplacement effectué. Le mouvement est détecté par le passage d'un même signal vers des capteurs contigus, c'est la sommation des informations provenant de plusieurs capteurs qui permet au cerveau de détecter le mouvement (le bougé). C'est également la sommation qui permet de créer les nuances de couleurs. Le mot comme la phrase sont soumis aux cinq règles qui suffisent à les décrire: Un mot, comme une phrase, a un début et une fin, qui correspondent à l'apparition et à la disparition. L'apparition permet d'énoncer un mot ou une phrase autrement que par son début normal. La disparition permet aussi de tronquer un mot ou une phrase. Dans un mot nous pouvons retrouver des phonèmes identiques, c'est la répétition, que nous retrouvons également dans une phrase par la réitération de mots. Dans un mot tous les phonèmes sont mis en relation pour conserver l'unité du mot. Dans une phrase tous les mots sont en relation pour conserver l'unité de la phrase. Le mouvement permet par exemple de déplacer un phonème d'un endroit du mot vers un autre, et dans une phrase de déplacer un mot, dans le but de changer ou non sa signification. De façon plus générale la Sommation permet de regrouper des phonèmes ou des mots de façon quelconque. Il n'est pas nécessaire de faire des calculs ou des expériences complexes pour mettre en évidence ces règles. Elles sont directement visibles, réellement visibles, dans notre champ visuel, donc sont présents dans notre système nerveux sous forme d'objets mentaux: Il suffit de cligner des yeux et les objets apparaissent et disparaissent à volonté dans notre champ visuel, donc dans notre « champ mental ». Il suffit de regarder un arbre pour percevoir la répétition sous la forme de feuilles, et d'attendre vingt-quatre heures pour voir se répéter le mouvement du soleil. La relation se manifeste aussi sur les arbres par la liaison des feuilles aux branches. Elle se manifeste par les relations de causes à effets, quand l'apparition d'un nuage cache le soleil ou quand il annonce la pluie. Le mouvement est celui des animaux, de nos compagnons, celui provoqué par le vent, ou simplement celui de notre propre main. La sommation, c'est deux nuages qui s'assemblent, un bourgeon qui apparaît au bout d'une branche, une abeille qui se pose sur une fleur, etc. Le langage fait partie du champ mental, il est nécessairement né de ces 5 règles de base. Ces règles ne sont en fait que les outils mentaux que nous avons pu utiliser à fond.
La syntaxe liée à la culture
La syntaxe d'une phrase est un apprentissage lié à la culture du lieu et du moment. L'intérêt de cet apprentissage est qu'il est dû a une contrainte en apparence non physique. Le babillage de l'enfant est organisé par l'adulte, qui renforce la liaison entre les phonèmes qui doivent être associés pour forger les mots. Les phrases sont organisés selon le même principe. L'apprentissage du langage est lent, car les éducateurs (les parents) ne connaissent en général pas le principe d'intersection. Les langues étrangères sont mal enseignées car elles le sont comme des synonymes du langage maternel, ce qu'elles ne sont pas. Tous les mots de la syntaxe d'une langue peuvent être classés selon leur appartenance à un groupe, par exemple: les verbes, les noms communs, les adjectifs. Chaque groupe a des particularités qui permet au système nerveux de classer les éléments selon le principe d'intersection.

Émotion

Les manifestations musculaires, comme la fuite, l'agression, les rires, les pleurs, les tremblements, etc., provoquent par leur répétition, un renforcement des circuits nerveux concernés, qui se lient parce qu'activés simultanément. Et ces circuits sont l'équivalent d'objets mentaux qui lorsqu'ils sont évoqués de façon plus ou moins complète représentent les émotions. L'émotion est donc une évocation de manifestations musculaires, et comme tout objet mental a une signification intrinsèque liée aux éléments qui la constituent. Les manifestations musculaires à l'origine de l'émotion sont liées à un contexte qui font partie des significations de l'émotion lorsque le principe d'intersection est observé. Quand une émotion est évoquée elle peut déclencher un souvenir qui lui est lié, en général le plus fort ou le plus récent. Un bon souvenir est en général souvent évoqué « volontairement », un mauvais souvenir apparait souvent lui « involontairement ». Les deux sont renforcés par la répétition. L'émotion liée est évoquée avec le souvenir. Le fait que les émotions sont stéréotypées proviennent de la rétroaction provoquées par les évocations, pour finir par devenir les idiosyncrasies de l'individu. L'innéité n'est pas nécessaire, mais les outils de base sont présents. Les humains ont un grand apprentissage du contrôle musculaire qui leur permet en général d'inhiber l'activité motrice liée à l'émotion. Cet apprentissage est certainement associé à celui du contrôle verbal instauré lors de l'apprentissage du langage, dont c'est la caractéristique principale.

Inconscient

La conscience est un phénomène linéaire qui se fixe sur un seul objet mental et dans la durée. Ce n'est pas réellement une restriction quand on sait l'étendue que peut avoir un objet mental. Mais cela laisse une très grande place à l'inconscient. L'inconscient, c'est donc tout ce qui n'est pas conscient, mais qui est actif. Cela ne peut être l'activité d'une simple cellule qui est par nature vivante. L'inconscient peut prendre au moins deux formes: celle de l'activation d'un objet mental non soumis à la conscience, mais aussi l'activation de circuit nerveux formé aléatoirement. Dans les deux cas ils auront un impact sur le comportement général du fait de l'homéostasie nécessaire. C'est-à-dire que le centre de gravité nerveux (« Soi ») doit être réajusté, même quand l'activation est intempestive, ou désordonnée.

Activité motrice

Pourquoi citer les activités motrices dans la pensée? Pour plusieurs raisons: Tout d'abord, on a vu plus haut qu'elles intervenaient directement dans le système émotionnel. Ensuite, les muscles peuvent être considérés comme faisant partie d'une boucle moto-neurones, muscles, proprioception. Et à partir de ce point de vue pourquoi ne pas poursuivre en admettant que le corps entier constitué de cellules, peu différentes des neurones si ce n'est dans leur morphologie, fait partie de ce mécanisme général qu'est la pensée. Car quelle différence y a-t-il entre le système de proprioception de ma main qui me renseigne sur sa position et le système visuel qui en fait autant. D'ailleurs ce sont les corrélations entre les deux, associés au toucher, qui ont permis les premiers apprentissages du bébé sur les distances.

Conclusion

Pour résumer, la pensée serait le résultat de l'utilisation de tous les éléments permettant la gestion du champ mental général, dont ceux décrits ci-dessus principalement. Le champ mental général est constitué des champs provenant des différents types de sensations (visuelles, sonores, etc.), ainsi que des évocations. Après la perception, l'influx nerveux « réveille » le réseau de neurones représentant l'objet mental, qui est intégré dans le champ mental correspondant, dès que la liaison avec « Soi » est établie. Ce n'est jamais un objet à la fois qui est perçu, mais c'est en général vers un objet que se porte la focalisation corporelle. La signification de l'objet prend effet également à ce moment en lançant d'éventuelles évocations. Notre intérêt à nous humains dans tout ça se situe dans les possibilités de sélection que nous avons des objets mentaux qui se présentent dans notre champ mental général. On comprend que la méthode de tri est identique que ce soit de sélectionner un chemin à suivre parmi plusieurs, ou de sélectionner un mot parmi d'autres pour construire une phrase, puisque dans tous les cas la sélection s'effectue sur des objets mentaux. Dans le premier cas ce sont des objets éveillés après perception, dans le second ce sont des objets évoqués.

La pensée humaine selon les conceptions religieuses ou mystiques

Unité de la pensée

Dans les conceptions religieuses et mystiques, la pensée humaine correspond à une substance qui ne peut pas être dissociée de la matière, ni de la Création et de son créateur (Dieu). Les êtres humains et la nature forment un tout, la Création. Dieu agit à travers la pensée de l'Esprit : : « l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit Épître aux Romains, 8, 26-27.. » Lorsque Descartes sépare deux substances, l'une qui est la substance intelligente (pensante : je pense donc je suis), l'autre étant la substance corporelle (la matière), il dissocie en réalité des éléments liés. Cela entraîne un ensemble de distorsions par rapport aux concepts philosophiques de la tradition chrétienne par exemple, notamment la cause première, la relation entre deux sujets, la cause finale (et l'éthique associée), le principe de causalité, la substance, et l'être. À une relation de sujet à objet, on doit préférer une relation de sujet à sujet. : Voir : Cogito ergo sum et concepts philosophiques Les êtres humains sont reliés entre eux : dans le christianisme, les fidèles de l'Église appartiennent à un même Corps mystique qui est celui du Christ (encyclique Mystici Corporis Christi de Pie XII, 1943). Entre le corps et l'esprit, les substances ont une unité, de même que les êtres humains forment entre eux et avec la nature un tout, la Création (ou une cosmogonie dans les traditions spirituelles). Dans l'encyclique Mystici Corporis Christi (1943), Pie XII cite Saint Paul : : « Bien qu'étant plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ Saint Paul, épître aux Romains, 12, 5, cité dans l'encyclique Mystici Corporis Christi de Pie XII, 1943.. » puis il indique que Dieu sonde les pensées des puissants : : « Il faut demander à Dieu que tous ceux qui commandent aux peuples aiment la sagesseSagesse 6, 23, cité dans Mystici Corporis Christi de Pie XII, 1943, de telle façon que ce grave verdict du Saint-Esprit ne les atteigne jamais : Le Très-Haut examinera vos cœurs et sondera vos pensées, parce que, étant les ministres de sa royauté, vous n'avez pas jugé avec droiture, ni observé la loi de la justice, ni marché selon la volonté de Dieu. D'une façon terrible et soudaine, vous comprendrez qu'un jugement très sévère s'exercera sur ceux qui commandent. Car aux petits on pardonne par pitié, mais les puissants sont puissamment châtiés. Dieu, en effet, ne cédera devant personne et ne respectera nulle grandeur ; parce qu'il a créé lui-même le petit et le grand et prend également soin de tous ; mais aux plus puissants est réservé un tourment plus rigoureux. C'est donc à vous, ô rois, que s'adressent mes discours, afin que vous appreniez la sagesse et ne veniez à tomber Sagesse, 10, 4-10, cité dans l'encyclique Mystici Corporis Christi de Pie XII, 1943.. »

Théologie et pensée philosophique

Dans l'encyclique Fides et ratio (1998), Jean-Paul II rappelle la constante nouveauté de la pensée de Saint Thomas d'Aquin Jean-Paul II, Fides et ratio, chapitre IV, numéro 43. : : « Sur ce long chemin, saint Thomas occupe une place toute particulière, non seulement pour le contenu de sa doctrine, mais aussi pour le dialogue qu'il sut instaurer avec la pensée arabe et la pensée juive de son temps. À une époque où les penseurs chrétiens redécouvraient les trésors de la philosophie antique, et plus directement aristotélicienne, il eut le grand mérite de mettre au premier plan l'harmonie qui existe entre la raison et la foi. La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu, expliquait-il ; c'est pourquoi elles ne peuvent se contredire. » Il indique les exigences de la raison philosophique par rapport à la science de la foiJean-Paul II, Fides et ratio, chapitre VI, numéros 64 et 65 : : « Sans vouloir indiquer aux théologiens des méthodologies particulières, ce qui ne revient pas au Magistère, je désire plutôt évoquer certaines tâches propres à la théologie, dans lesquelles le recours à la pensée philosophique s'impose en vertu de la nature même de la Parole révélée. : La théologie s'organise comme la science de la foi, à la lumière d'un double principe méthodologique : l' auditus fidei et l' intellectus fidei. Selon le premier principe, elle s'approprie le contenu de la Révélation de la manière dont il s'est progressivement développé dans la sainte Tradition, dans les saintes Écritures et dans le Magistère vivant de l'Eglise. Par le second, la théologie veut répondre aux exigences spécifiques de la pensée, en recourant à la réflexion spéculative. » Pour plus d'informations : dans Fides et ratio

Notes

Voir aussi

- Âme
- Entendement
- Esprit
- Problème corps-esprit
- Jugement
- Raison
- Cogito ergo sum
- Philosophie chrétienne
- Fides et ratio
- Catégorie:Cognition Catégorie:Philosophie de la religion ==
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