Gennevilliers

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La Cité-jardin de Gennevilliers, : 237 pavillons individuels et 186 logements collectifs construits entre 1923 et 1934 par les architectes Ernest-Michel Ebrard et Félix Dumail. Gennevilliers est une commune d'environ 43 000 habitants du département des Hauts-de-Seine (92), dans la banlieue nord-ouest de Paris. Située dans une boucle de la Seine, c'est le site du plus important port fluvial de la région parisienne.
Gennevilliers

La Cité-jardin de Gennevilliers, : 237 pavillons individuels et 186 logements collectifs construits entre 1923 et 1934 par les architectes Ernest-Michel Ebrard et Félix Dumail. Gennevilliers est une commune d'environ 43 000 habitants du département des Hauts-de-Seine (92), dans la banlieue nord-ouest de Paris. Située dans une boucle de la Seine, c'est le site du plus important port fluvial de la région parisienne.

Étymologie

- Soit de Villare Genne, maison d'un homme franc nommé Genne, soit de Genne, altération de Geneviève, patronne d'Asnières-sur-Seine dont Gennevilliers dépendait.

Histoire

On a trouvé à Gennevilliers des vestiges d'habitat néolithique puis des pièces de monnaie gauloises, romaines, mérovingiennes, etc., prouvant un peuplement ancien et continu. La Seine joua à travers les siècles un rôle essentiel dans le développement de Gennevilliers et de son hameau Villeneuve-la-Garenne, aujourd'hui une commune à part. Véritable presqu'île entourée de digues depuis toujours pour protéger habitants et cultures des crues du fleuve, elle fut cependant ravagée par les inondations de 1740 et de 1910. Lors de la crue de 1910 les digues sont complètement submergées et le refoulement des eaux d’égouts contribue à rendre la catastrophe encore plus violente. Les dégâts sont gigantesques sur l’ensemble de la commune de Gennevilliers. Plus de 1.000 maisons sont atteintes, 150 sont évacuées et 13 complètement écroulées. Terre d'agriculture, d'élevage, de pêche et de chasse, Gennevilliers est rattaché à l'abbaye de Saint-Denis du Moyen Âge jusqu'à la Révolution. La ville eut à souffrir des invasions normandes du , et plus tard, des combats de la guerre de Cent Ans. En 1248, Guillaume de Marcouris, abbé de Saint Denis, affranchis les serfs des villages situés dans la Garenne, dont Gennevilliers. Les nouveaux arrivants seront libres moyennant la somme de 1.700 livres versée à l'abbaye. Gennevilliers fut également une dépendance d'Asnières jusqu'en 1302, lorsqu'elle fut érigée en paroisse. Bien que la ville soit située à 5 kilomètres seulement du centre de Paris, sa situation dans la boucle de la Seine a longtemps tenu la "presqu'île" de Gennevilliers à l'écart des grands courants de l'histoire (et du passage) avec cependant quelques faits notables : En 1746, le maréchal de Richelieu fit bâtir par Servandoni un château, entouré d'un parc à fabriques, où il reçut Marie Leczinska, Louis XV et Madame de Pompadour qui pratiquèrent la chasse dans les garennes et les bois giboyeux de Gennevilliers. C'est dans ce château que fut créé le 26 septembre 1783 Le Mariage de Figaro de Beaumarchais. Avant la Révolution 4 grands propriétaires sur 18 habitent Gennevilliers. Ils se partagent plus de la moitié des terres cultivables de la commune soit 550 hectares. La Maison royale de Saint-Cyr et l'abbaye de Saint-Denis en possèdent 165 hectares, 30 hectares appartiennent à la paroisse. Les 310 petits propriétaires se partagent 504 hectares soit un peu plus d'un hectare chacun. À la fin du , de nombreux impressionnistes (Cézanne, Monet, Berthe Morisot, Renoir, Alfred Sisley et Van Gogh entre autres) fréquentèrent Gennevilliers où habitaient la famille Manet et le peintre Gustave Caillebotte et ils y peignirent de nombreux tableaux. Le développement industriel de Gennevilliers ne prendra son essor que tardivement, au début du . La desserte ferroviaire, réalisée en 1909, ainsi que le tramway, entraînèrent la construction d'usines de façon un peu chaotique. D'importantes entreprises, notamment liées à l'automobile, s'y installèrent et la commune avec ses environs accueillirent également de nombreux chiffonniers et ferrailleurs. De bourgade paysanne dominée par quelques propriétaires terriens, Gennevilliers devint, entre les deux guerres, plus populeuse et ouvrière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gennevilliers a subi dix bombardements. Ceux qui ont occasionnés le plus de dégâts sont ceux du 30 mai 1942 et du 22 juin 1944 au cours desquels beaucoup d’usines ont été endommagées (Chenard, Gnôme et Rhône etc., mais également beaucoup de maisons individuelles (69 immeubles et plus de 250 dossiers immobiliers déposés en octobre 1944). On compte 3.000 sinistrés. Ces personnes, parfois sans travail se trouve dans une situation critique. Elles sont contraintes de s’installer dans des constructions sommaires, en bois ou en tôles. L’univers des bidonvilles envahit peu à peu les terrains vagues, conférant un aspect de misère à plusieurs quartiers de la ville. Ces îlots seront, plus tard, rasé pour faire place, entre autre, au centre commercial et administratif. Monet : La Seine au petit Gennevilliers Depuis cette 'révolution industrielle' gennevilloise et surtout depuis l'après-guerre, une population nouvelle venant de toutes les régions de France et de la plupart des pays d'Europe et d'Afrique du Nord s'installa à Gennevilliers. Ce fut le cas de la famille d' Isabelle Adjani par exemple. Cet influx massif de familles et travailleurs pour la plupart d'origine très modeste s'est malheureusement traduit par l'apparition de bidonvilles et logements insalubres qui ont depuis régressé mais pas disparu. L'industrialisation de la commune, la construction de nombreuses HLM comme la cité du Luth ou le développement d'infrastructure comme l'échangeur autoroutier, ont fini par fondre Gennevilliers dans le tissu urbain de la banlieue parisienne dans les années 1970-80. Plus récemment, un nouveau "centre administratif" (mairie et autres) géographiquement plus central dans la commune est apparue et quelques parties de la ville ont été modernisées. Si aujourd'hui, Gennevilliers est un centre industriel et logistique important de la région, la ville reste cependant plus connue en France pour abriter le refuge de la Société protectrice des animaux (SPA), le plus grand refuge animalier d'Europe.

Géographie

La plaine de la presqu'île de Gennevilliers est une plaine sablonneuse et plate.

Les sablières

Les sablières sont nombreuses sur le territoire de Gennevilliers Au fur et à mesure que les carrières étaient exploitées, on remblayait les parties qui avaient déjà été fouillées. Les tombereaux tirés par des chevaux, déversaient des gravats qui venaient parfois de loin, de Paris mais également de banlieues très éloignées. Il en existait une située à l’extrémité de l’actuel parc des Sévines dont l’entrée se trouvait à l’angle de la rue des Caboeufs et de l’avenue Laurent Cély, une au bout de l’avenue des Grésillons, au 195 (carrières Rossignol), une autre avenue du pont de Saint-Ouen (carrières Couton)…

Les quartiers

La ville de Gennevilliers ne possède pas de véritable centre-ville. Un projet est en cours et les travaux devraient débuter prochainement afin de faire du quartier de la Mairie le centre-ville (esplanade, commerces…). La ville est divisée en plusieurs quartiers:
- Le village (vieux Gennevilliers) qui correspond au village d'origine autour de son église. On peut y voir l'ancienne mairie de Gennevilliers. Le tramway devrait desservir le quartier dans quelques années.
- Le Luth est un quartier situé au Nord de la ville et qui correspond à l'urbanisation massive de la ville dans les années 1950/1970. Il est actuellement en pleine restructuration. Il est connu pour être une des cités les plus sensibles de France. Il a fait l'objet d'un documentaire Luth par Canal + en 1989. La grand-mère de Ramzy Bédia d'Éric et Ramzy habite au Luth.
- La cité-jardin (1923-1934) : elle fait partie de la quinzaine de cités-jardins construites dans l'entre-deux-guerres par l'Office HBM de la Seine, dirigé alors par Henri Sellier. 237 pavillons individuels et 186 logements en immeubles sont conçus par les architectes Ernest-Michel Ebrard et Félix Dumail. C'est un des quartiers les plus agréables de Gennevilliers.
- Le fossé de l'aumône.
- Les Agnettes est un quartier qui a connu une pleine expansion dans les années 1960/1970. On y trouve notamment l'hôtel de ville (tour imposante de 18 étages!), la bibliothèque centrale, la salle des fêtes et le centre commercial.
- Les Grésillons et Chandon Brenu. Les Grésillons est un quartier limitrophe avec le quartier d'Asnières-sur-Seine qui porte le même nom. C'est un quartier en plein renouveau, comme son voisin Chandon-Brenu. Les anciennes usines laissent la place à des constructions modernes et à taille humaine. On y trouve notamment le lycée Galilée et la piscine.
- Le Petit Gennevilliers : ce quartier était situé le pont d’Argenteuil et le pont de Colombes. Pendant le Second Empire, de belles villas sont construites, ainsi que des chantiers de constructions navales, sur cette berge alors appelée quai d’Argenteuil, car située juste en face d’Argenteuil. L’arrivée du chemin de fer en 1851, permet aux parisiens de venir profiter des joies de la campagne et du canotage car a cet endroit la Seine est profonde et large. Des restaurants, guinguettes, marchands de vin et autres lieus conviviaux s’implantent le long des berges de la Seine. La crue de 1910 n’épargne pas le Petit Gennevilliers ; La digue est complètement submergée et le refoulement des eaux d’égouts contribue à rendre la catastrophe encore plus violente. Les dégâts sont gigantesques sur l’ensemble de la commune de Gennevilliers. Plus de 1.000 maisons sont atteintes, 150 sont évacuées et 13 complètement écroulées. L'installation de Gustave Caillebotte, en 1881, bouleversera la physionomie du quartier (voir histoire industrielle en dessous). Ce quartier est désormais une zone industrielle. Le quai du Petit Gennevilliers reste le souvenir de ce quartier champêtre. A noter que les 2/3 de l'espace communal sont occupés par la zone industrielle et le Port de GennevilliersLe Port de Gennevilliers est géré par le Port autonome de Paris..

Démographie

Source INSEE. ImageSize = width:250 height:200 PlotArea = left:40 right:10 top:10 bottom:20 TimeAxis = orientation:horizontal AlignBars = justify Colors = id:gray1 value:gray(0.9) DateFormat = yyyy Period = from:1960 till:2010 ScaleMajor = unit:year increment:10 start:1960 PlotData = bar:69000 color:gray1 width:1 from:start till:end bar:46000 color:gray1 from:start till:end bar:23000 color:gray1 from:start till:end bar:0 color:gray1 LineData = layer:front points:(48, 125)(84, 134) color:blue width:2
-1962 tot 1968. Inwonertal 1962: 42595 1968: 46074 points:(84, 134)(100, 144) color:blue width:2
-1975: 50290 points:(100, 144)(128, 132) color:blue width:2
-1982: 45396 points:(128, 132)(160, 130) color:blue width:2
-1990: 44818 points:(160, 130)(196, 125) color:blue width:2
-1999: 42513

Histoire industrielle

- En 1881 Gustave Caillebotte, achète une parcelle au Petit Gennevilliers (ce quartier était situé entre les ponts d’Argenteuil et le pont de Colombes ). Il achète d’autres parcelles et se lance dans la construction navale (chantier naval « Luce »). Après sa mort en 1894, le secteur devient rapidement industriel. Vers 1887, une usine de construction mécanique est créée par Eugène Monceau, Frédéric Gaillardet. Louis Seguin (mort en 1918, jeune ingénieur achète cette usine en 1896 et met au point le moteur à pétrole Gnom d’ou naît la société des moteurs Gnôme crée en 1905. Depuis cette date l’usine ‘’Le Gnôme’’ ne cesse de s’agrandir grâce à des échanges ou des achats de terrains, en 1910 le territoire de Gustave Caillebotte est englobé par l’usine qui atteint une superficie d’environ 10.000 m2. Ce moteur rentrera dans l’Histoire grâce à Léon Morane qui bat le record du monde de vitesse le 9 juillet 1910. La maison du peintre sera préservée jusqu’en 1944. En 1915 la société ‘’Gnôme’’ fusionne avec la société ‘’Le Rhône’’ de Lyon pour de venir Gnôme et Rhône. Cette nouvelle appellation participe à l’effort de guerre en fabricant des moteurs d’avions, qui lui permet de se développer largement grâce aux commandes militaires. L’usine se transforme, une unité de forge et de fonderie est créée. En 1919 le territoire de l’usine est tel qu’il ne reste plus que la propriété d’Eugène Paillart et le chantier naval « Luce » qui n’appartiennent pas à l’empire Seguin. Cette extension transforme, modifie la vie du Petit Gennevilliers. A partir de 1923 des motos sont produites sous le nom de Gnôme et Rhône. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, l’usine bombardée en 1942 est relativement épargnée, mais elle est totalement anéantie lors du bombardement allié de 1944. La maison de Gustave Caillebotte, qui servait de laboratoire de chimie, est détruite. Seul le marteau-pilon reste debout ! Entre 1946 et 1948 la société fut reconstruite et s’étend encore. En 1946 Charles Tillon, ministre de l’armement favorable à une politique de renouvellement pour l’aéronautique et à la nationalisation fait naître la SNECMA.
- En 1886 Modeste Goulet, époux d’Eugénie Turpin installe la première succursale de son magasin rémois au 78 rue de l’Arbre Sec (rue Paul Vaillant-Couturier). Grâce a ce développement les établissements Goulet-Turpin créés de nouveaux entrepôts à Gennevilliers, avenue des Grésillons.
- 1899: Installation par messieurs Ernest Chenard et Henry Walcker (Argenteuil 1873 - 1912) d'un atelier rue Henri Barbusse à Gennevilliers pour y fabriquer des cycles, des motocycles, des tricycles, des quadricycles, des voiturettes puis des moteurs.
- 1905 Installation de la Société d’éclairage, chauffage et force motrice. Cette usine située sur les bords de la Seine occupait 58 hectares et possédait un réseau ferré de 24 km. Cette centrale gazière, l’une des plus puissantes d’Europe emploie dès le début environ 2.000 ouvriers. En 1945, la société est nationalisée et transférée au Gaz de France en 1946
- 1913 : L’entreprise Carbone acquiert la ferme Biron, (7 hectares) située à l’angle du boulevard Camélinat et de la rue Jean-Jaurès, et s’y installe en 1914. En 1937 elle fusionne avec la Compagnie lorraine des charbons pour l’électricité en prenant le nom de Carbone Lorraine. En 1956 l’entreprise cède à la ville une parcelle de ce terrain pour y dresser le monument de la Résistance.
- 1916 : Les aciéries Delachaux s’installent sur un terrain de 20 hectares qui va de la rue des Caboeufs à l’avenue du Pont de Saint-Ouen (avenue Louis Roche). Cette usine est spécialisée dans la fonte, le modelage des pièces mécaniques, les roues de camions et de gros engins agricoles, les poulies, la production de chrome.
- En 1916, toujours, les établissements Behin originaires de Paris s’installent à Gennevilliers, boulevard des Grésillons (boulevard Louise Michel). L’usine qui fabrique des fûts, des tonnelets et des bidons peut désormais développer son activité consacrée au travail de la tôle et façonner des plaques de grandes dimensions et alimenter les besoins militaires. Elle acquiert rapidement une bonne réputation dans le domaine des emballages métalliques et du mobilier de bureau.
- 1919 : La centrale électrique thermique sort de terre grâce à l’Union de l’électricité (UDE). Cette centrale devient vite la plus importante de France et la plus grosse du monde. Située en bordure de Seine tout près du pont d’Argenteuil, son emplacement était déjà prévu avant la guerre faisant partie d’un vaste programme d’électrification de la région parisienne. Son activité cesse en 1985. La centrale est détruite en février 2006.
- En 1919, toujours, l’usine Aubert et Duval spécialisée dans la fabrication des aciers spéciaux, s’installe dans le quartier de l’Arbre Sec (rue Paul Vaillant-Couturier). L’entreprise fournis les soupapes pour la 2CV Citroën et travaille également pour Bugatti, Delage, Hotchkiss et fabrique même des boîtes de vitesse pour hélicoptères. Elle fait désormais partie du groupe Eramet
- Entre 1921 et 1927 le nombre d’usine passe de 44 à 88. Les nouvelles usines occupent parfois plusieurs hectares.
- 1924 : la société Geoffroy Delore s’installe rue de la Couture d’Auxerre, sur 3 hectares, en pleine ville. Cette entreprise était spécialisée dans la fabrication de fils souples sous textiles, puis dans la fabrication de câbles armés et de câbles téléphoniques. En 1925 elle lance les câbles sous gaines métalliques. En 1965 elle possède 4 usines. En 1970, la société est absorbée par la Compagnie générale des câbles de Lyon. En 1977 la production de l’usine de Gennevilliers est arrêtée.
- Vers 1925 l’entreprise Fly-Tox (en français on disait flitox) était installée rue des Noëls. Cette entreprise fabriqua le fameux « cobra » dont le brevet d’invention fut déposé en 1927.
- 1926 : le constructeur automobile Charles Mathis, implanté à Strasbourg, s’installe sur un terrain situé avenue du Pont de Saint-Ouen (avenue Louis Roche). L’usine servira pour la construction aéronautique. En 1938 Général Motors loue les locaux qui sont transformé pour le montage des voitures.
- En 1926, également, face à la demande constante des commandes automobiles et peintures et vernis pour Citroën, Berliet, Saviem etc…la compagnie des vernis et peintures Valentine s’installe, sur 4 hectares, boulevard des Grésillons (boulevard Louise Michel). L’usine est mise en service en 1928. En partie détruite en 1944, elle est reconstruite. En 1984 l’usine passe aux mains de Imperial Chemical Industries (ICI).
- 1928 : Commencement de la construction des deux premières darses du Port de Gennevilliers.
- En 1931 les deux premiers bassins, du port de Gennevilliers sont terminés. Ils ne seront toutefois utilisés qu’après la Seconde Guerre mondiale.
- Le site de Thomson CSF est créé à Gennevilliers en 1934. Consacré à la fabrication de matériel radioélectrique pour les transmissions militaires. Les bâtiments sont remaniés en 1955 puis 1970. Aujourd'hui, les anciens laboratoires de Thomson sont occupés par les cafés Richard.
- La société Chausson date de 1907, C’est une chaudronnerie originaire d’Asnières sur Seine qui se spécialise dès le début dans la fabrication de radiateurs puis se diversifie. En 1932, elle ouvre un atelier de carrosserie fournissant Ford, Citroën, Chenard, Delage. En 1936 elle rachète Chenard et Walcker. Pendant la guerre le prototype du car Chausson est un succès et après la guerre, elle devient premier constructeur français de cars et véhicules lourds, occupant 200.000 m² de terrain en plein cœur de la ville.
- 1936 : les laboratoires Mauchant s’installent 22 boulevard circulaire d’Épinay (boulevard Camélinat). Ils sont spécialisés dans les produits pharmaceutiques et en particulier les poudres pour bébés (le talc). En 1960 le laboratoire s’agrandit. En 1975 l’ensemble est transféré à Clichy.
- En 1936, toujours, la maison Cinzano s’installe rue des Caboeufs. Les bâtiments comprennent les ateliers d’embouteillages, des chais, des bureaux et des magasins. A partir de 1957 la société fusionne et devient Dubonnet-Cinzano. Plus tard ce sont les établissements Vernhes, distributeurs de vins fins qui les remplacent.
-Les établissements Bertrand et Cie sont complètement détruits en 1940 au Havre. Après la guerre la compagnie fait reconstruire une semoulerie et une usine de pâtes alimentaires le long de Seine au bout de l’avenue Louis Roche. Cette fabrique est exploitée depuis les années 1970 par Panzani.
- En 1955, les entrepôts et magasins Ford France se situent au bout de l’avenue du Pont d'Épinay (avenue Marcel Paul). Il s’agit d’un centre de fabrication à froid de vernis et de peintures à base de produits inflammables.

Économie

Portique de levage au Port de Gennevilliers Très proche de la capitale et dotée d'une bonne infrastructure, la ville est devenue un centre industriel important de la région, ainsi qu'un carrefour logistique avec notamment le siège de l'entreprise Calberson (groupe Géodis). Le Port de Gennevilliers (Port autonome de Paris) est le plus important des quatre grands ports d'Île-de-France : produits métallurgiques, minerais et déchets, combustibles solides et produits pétroliers, matériaux de construction, machines et véhicules (Renault), produits agricoles et denrées alimentaires y transitent.

Transport

- Transport ferroviaire :
- La commune est desservie par deux gares de la ligne C du RER:
-
- Gennevilliers
-
- les Grésillons
- La station Gabriel Péri - Asnières - Gennevilliers, ouverte en 1980, se situe au bout de la branche Asnières (ou Nord-Ouest) de la ligne 13 du métro parisien. Un prolongement jusqu'à la station Asnières-Gennevilliers-le Luth est actuellement en construction pour une ouverture prévue début 2008. Ce prolongement se compose de deux stations après la station Gabriel Péri. Une troisième station, Port de Gennevilliers, doit être ouverte dans une deuxième phase. La RATP a lancé des études pour dédoubler la ligne 13 à partir de Saint-Lazare, soit en prolongeant la ligne 14 à conduite automatique vers Gennevilliers ou Saint-Denis, soit en créant une ligne propre depuis Saint-Lazare vers Gennevilliers ou Saint-Denis à l'horizon 2015.
-A noter les travaux en vue pour un raccordement des lignes de tramway T1 et T2 : de Saint-Denis à la Défense en passant par Gennevilliers et Colombes.
- Du port de Gennevilliers, il y a un faisceau ferroviaire électrifié de 750 m directement embranché sur les réseaux ferrés et la gare SNCF de Colombes-Le-Stade.
- Transport routier : Sur les communes de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne se situe l'échangeur autoroutier entre l'A 86 (super-périphérique parisien) et l'A15. Les autoroutes A1, A13 et A14 sont également à proximité. Bus et navette du port se connectent au réseau RATP.
- Transport fluvial et maritime : Convois jusqu’à 5 000 t sur la Seine aval et 3 000 t sur l’amont et l’Oise. Lignes régulières fluviales de conteneurs Le Havre-Rouen-Gennevilliers avec quatre rotations par semaine. Caboteurs fluvio-maritimes jusqu’à 2 600 t de port en lourd sans rupture de charge en trafic international.
- Oléoduc : Point d’arrivée des raffineries de la Basse-Seine. Point de connexion des réseaux autour de Paris.

Administration

Gennevilliers est divisée en deux : cantons (Gennevilliers-Nord : 21 853 habitants et Gennevilliers-Sud : 20 660 habitants) qui font partie de l'arrondissement de Nanterre.

Liste des maires

Personnalités liées à la commune

- Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écrivain de théâtre, joua la première du Mariage de Figaro, en privé, au château de Gennevilliers (collège Pasteur).
- Gustave Caillebotte, peintre, y a vécu et y est mort en 1894.
- Édouard Manet, peintre, vécut à Gennevilliers.
- Jean Grandel, maire de Gennevilliers, fusillé à Châteaubriant par les nazis le 22 octobre 1941 avec 26 autres résistants.
- La femme et l'enfant du musicien de jazz Sidney Bechet ont vécu à Gennevilliers.
- Fernand Raynaud, humoriste a vécu à Gennevilliers.
- Georges Marchal, y a vécu.
- Pierre Perret, chanteur a vécu 8 ans dans le quartier du Fossé de l'Aumône.
- Gérard Delteil, écrivain et journaliste a habité dans le quartier des Grésillons.
- Ramzy Bedia, humoriste du duo comique Éric et Ramzy
- Garra Dembélé, footballeur évoluant à Istres
- Isabelle Adjani, actrice y a passé son enfance.
- Éric Blanc, joueur de rugby débuta sa carrière au CSM Gennevilliers.
- Thierry Vigneron, né en 1960, perchiste a habité au Fossé de l'Aumône puis au Luth.
- David Ngog, né en 1989, footballeur évoluant au Paris Saint-Germain.

Lieux et monuments

- Le collège Pasteur est construit sur l'emplacement du château de Gennevilliers.
- Église : De l’ancienne église détruite après les inondations de 1649, il ne reste que le clocher. La première pierre pour sa reconstruction est posée en 1650 par Armand prince de Conti et 18 mois plus tard, l’église est achevée. La porte et la façade sont refaites et modifiée en 1830 Elle est consacrée en 1665 par l’évêque de Dax. Les vitraux datent du début du .
- Refuge de la SPA Grammont En 1903, un établissement pour animaux perdus, financé par une subvention de Gordon Bennett s’installe au 124 rue du Moulin de la Tour (rue Henri Barbusse). Il est modernisé et agrandi en 1927, grâce à une subvention de madame Camille Du Gast. En 1958 il est déplacé à l'endroit actuel, avenue du Pont de Saint-Denis (avenue Charles de Gaulle).

Voir aussi

- Club sportif multisport gennevillois rugby ===
Sujets connexes
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