Miracle

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Iconographie chrétienne du miracle Un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons :
- la majorité des miracles sont relatés ; c'est le cas entre autres, mais pas uniquement, des miracles signalés dans les livres saints comme la Bible, la Torah ou le Coran ;
Miracle

Iconographie chrétienne du miracle Un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l'intermédiaire d'un serviteur de cette divinité. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons :
- la majorité des miracles sont relatés ; c'est le cas entre autres, mais pas uniquement, des miracles signalés dans les livres saints comme la Bible, la Torah ou le Coran ;
- un miracle explicable scientifiquement n’est souvent plus considéré comme un miracle. Cela concerne en particulier les cas de miracles contemporains.

Sens catholique

Dans la religion catholique, le miracle ne se limite pas à sa composante extraordinaire et inexplicable par la connaissance scientifique: de tels phénomènes extraordinaires peuvent (dans cette interprétation) être obtenus par des actions de magie ou de théurgie, sans qu'il y ait un miracle au sens propre. Pour le catholicisme, le miracle est l'intervention directe de la puissance de Dieu. Ceci exclut l'intervention de puissance intermédiaire d'esprits ou de démons, qui peuvent également provoquer des phénomènes inexplicables sous forme de phénomènes paranormaux. Pour pouvoir parler de miracle, il faut en principe montrer que le phénomène extraordinaire constaté a eu un effet conforme au plan de Dieu. Le miracle se caractérise donc avant tout par son effet par rapport à l'avancement de la foi: si l'effet a été positif, il est possible de parler de miracle. Inversement, si l'effet est négatif, le phénomène extraordinaire sera interprété comme l'intervention possible d'un esprit, mais non comme l'intervention effective de Dieu.

Différentes connotations du mot

Bien que l’on entende souvent par miracle les miracles de Dieu, le dieu abrahamique, n’importe quelle divinité peut effectuer des miracles. On pense notamment aux divinités des religions polythéistes comme les religions grecque, scandinave ou pré-colombiennes. Cependant, il semble que l’émerveillement soit plus spécifiquement associé aux religions monothéistes : pour les religions antiques, les miracles, tout surnaturels qu’ils soient, ne sont pas extraordinaires. Un autre sous-entendu est qu’un miracle est forcément bénéfique. Là encore, dans une optique d'un Dieu bon, c’est généralement le cas. Les miracles censément accomplis par Jésus de Nazareth (résurrection de Lazare, multiplication des pains...) sont ceux qui sont les plus familiers des chrétiens. Dans le monde musulman, la venue du Coran sur terre est un miracle, ou bien encore le voyage nocturne de Mahomet. Cependant, un miracle peut très bien être négatif, comme les plaies d’Égypte ou le Déluge, pour rester dans les religions abrahamiques. Quant aux « miracles » (s’ils ne sont jamais appelés ainsi, techniquement, c’en sont) des dieux grecs, ce sont rarement des interventions véritablement bénéfiques (que l’on parle de la transformation d’Arachné en araignée pour cause d’hubris, ou d'égarement en mer d’Ulysse par Poséidon ou même de la métamorphose de Narcisse en narcisse).

Le miracle en ésotérisme

En ésotérisme / occultisme, on oppose deux concepts :
- le miracle, produit par le biais de la théurgie. C’est le pouvoir de la religion, du prêtre.
- le prodige, produit par le biais de la thaumaturgie. C’est le pouvoir de la magie, du mage/magicien/sorcier. Dans les deux cas, une explication scientifique est largement accessoire. Le miracle vient « d’en haut », alors que le prodige vient d’en bas. À noter que, si dans un sens courant, on dit d’un thaumaturge qu’il « accomplit des miracles », c’est par définition incorrect : il accomplit des prodiges (il s’agit d’une métonymie). Seul un être divin ou son représentant (son « conduit ») peut accomplir un miracle.

Sens courant

Un autre métonymie est le sens actuel du mot miracle. Un miracle selon l'entendement commun étant à la fois mémorable, incroyable et bénéfique, on dit d’une personne qu’elle accomplit des miracles quand elle produit un haut-fait, quelque chose considéré comme très difficile. Par un affaiblissement sémantique encore plus poussé, un tel « miracle » peut simplement être une action très utile et relativement difficile.

Critique du miracle

Comme pour tout phénomène surnaturel, l'existence avérée des miracles est un sujet de litige entre croyants (religieux ou ésotéristes) et rationalistes pour lesquels il s'agit de phénomènes naturels que les connaissances contemporaines du miracle ne pouvaient expliquer ou d'interventions habiles et subtiles aussi explicables qu'un tour de magie.

Les miracles aujourd’hui

Peu de miracles adviennent dans la société occidentale de nos jours. Parmi les raisons avancés, citons la suspicion. Pour certains, celle-ci permet de démonter les fraudes. Pour d’autres, ce refus du miracle (souvent attribué à l’effet placebo) l’empêche d’advenir. Quoiqu'il en soit, à quelques rares exceptions près comme Lourdes, les miracles sont rapportés surtout dans les pays du Sud. Aux États-Unis, il est souvent fait références à des apparitions divines dans des biscottes de pain ou dans des moules de chocolat ou encore des statues qui pleurent. Ces miracles finissent souvent vendus sur eBay. D'après un sondage de l'IFOP effectué en 2004, 42% des Français croyaient aux miraclesClaire Chartier, « Saint suaire, Vierge de Guadalupe, dalaï-lama... Les grandes énigmes du sacré », dans L'Express du , 35% des Français affirment croire aux miracles, selon un sondage de l'institut TNS-Sofrès réalisé en face-à-face les 6 et 7 juillet 2006 auprès d'un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population, selon la méthode des quotas. 62% des personnes interrogées ne croient pas aux miracles et 3% n'ont pas d'opinion sur le sujet, 31% y voient « un phénomène que l'on ne peut expliquer », 27% « un événement heureux auquel on ne s'attendait pas » et seulement 8% « une intervention de Dieu ».
- Voir Janvier de Bénévent dont le « miracle » de la liquéfaction du sang est célébré habituellement trois fois par an.

Voir aussi

Références

- L'Eglise face aux miracles. De l'Evangile à nos jours. Patrick Sbalchiero. Paru le 24/10/2007 chez FAYARD. ===
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