Albi

Infos
Albi (occitan : Albi) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants ( pour l'agglomération constituée par la communauté d'agglomération de l'Albigeois) sont appelés les Albigeois, Albigeoises. La banlieue s'étend vers Arthès et St-Juéry. Albi est surnommée la ville rouge du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre ancienDanièle Devynck, Connaî
Albi

Albi (occitan : Albi) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants ( pour l'agglomération constituée par la communauté d'agglomération de l'Albigeois) sont appelés les Albigeois, Albigeoises. La banlieue s'étend vers Arthès et St-Juéry. Albi est surnommée la ville rouge du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre ancienDanièle Devynck, Connaître Albi, Éditions Sud Ouest, Collection Villes et Régions, 1996, 64 pages, , p.2. Véritable ville du sud, Albi est connue et reconnue pour la couleur de ses briques, ses merveilles architecturales et la douceur de la vie. Albi est une ville d'art et d'histoire dont la cité épiscopale composé de la cathédrale Saint-Cécile et du palais de Berbie domine le centre-ville. C'est aussi un haut-lieu historique de par son nom qui a été donné aux adeptes du catharisme, les albigeoisAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.5.

Géographie

Localisation

Situation

Préfecture du Tarn, Albi se situe sur le Tarn près des vignobles de Gaillac, du plateau cordais et de la forêt de la Grésigne. La commune est située au centre du département entre le bassin aquitain et le massif central. Le département présente l'aspect d'un amphithéâtre de plateaux et de collines inclinés vers le sud-ouest. À l'est d'Albi, les premiers plateaux de faible altitude forment les contre-forts des Causses. Au sud-est, quelques moyennes montagnes, atteignant les 1300 m d'altitudes, forment une barrière : monts de Lacaune, mont du Sidobre et la montagne Noire. Au nord d'Albi, existe un plateau de basse altitude appelé le Ségala. Sa superficie est 4 226 ha et son altitude moyenne est de 174 m. Albi est situé 80 km de Toulouse, 3 heures des Pyrénées et 2 heures de la mer Méditerranée. Les villes les plus proches sont : Castres, Toulouse, Mazamet, Graulhet, Lavaur, Gaillac, Montauban, Rodez et Carmaux.

Hydrologie et Géologie

La rivière du Tarn traverse la ville d'Albi. C'est la troisième affluent de la Garonne après la Dordogne et le Lot. Il prend sa source au mont Lozère, traverse les gorges du Tarn puis atteint Albi par l'est. Le Tarn forme une grande boucle séparant en deux la ville. Le centre historique se situant sur la rive gauche de la rivière. Elle traverse la ville au pied des remparts et continue sa course vers le sud-ouest pour se jeter dans la Garonne. La rivière est navigable depuis la Garonne. Elle permettait d'assurer le commerce du vin de Gaillac, du chanvre et du pastel grâce à des gabarres à fond plat. Le Tarn a longtemps été un élément important de l'industrie albigeoise grâce à la puissance et à la régularité de son débit. La vallée du Tarn où se trouve Albi correspond aux terrains sédimentaires du bassin aquitain déposé dans le golfe de l'Albigeois et du Castrais. On y retrouve de la molasse datant du Quaternaire déposé sur des terrasses creusés par le Tarn et sensible à l'érosion. Au tour d'Albi, les plateaux formant le Causse d'Albi ou de Carmaux est fait de calcaire pauvre .

Climat

La ville bénéficie d'un climat tempéré doux en automne, avec des printemps le plus souvent pluvieux et humides et des étés assez chauds et secs. La température moyenne annuelle est de 14, 9 °C, l'ensoleillement moyen annuel est 2 480 heures et les précipitations moyennes annuelles sont de 97 jours. Les extrêmes ont été enregistrés à -20, 4 °C le 16 janvier 1985 et à 40, 8 °C le 12 août 2003. Le brouillard est souvent présent le long de la vallée du Tarn. La commune est peu touché par les vents avec 25 jours de vent en moyenne par an. Le vent d'Autan touche particulièrement le département du Tarn mais il est peu présent à Albi contrairement à Castres et dans le Sidobre où le vent souffle 50 jours par an et jusqu'à 90 jours sur le causse de Labruguière. Tableau comparatif des données météorologiques d'Albi et de quelques villes françaises

Transports et voies de communication

Albi est situé sur l'axe de communication entre Toulouse et Rodez. L'autoroute 68 permet d'accéder à Albi au sud-ouest depuis Toulouse. Elle se transforme en route nationale 88 à l'approche d'Albi. Cette même route national 88 continue au nord-est vers Rodez en Aveyron. Le réseau principal est aussi complété par la route nationale 112 qui permet d'accéder au sud-est à Castres puis à Carcassonne via Mazamet. Sur le réseau secondaire, la départementale 999 part à l'est en direction de Millau en traversant le parc naturel régional des Grands Causses. Au nord-ouest, la route départementale 600 rejoint Cordes-sur-Ciel puis Saint-Antonin-Noble-Val et enfin Caussade dans le Tarn-et-Garonne. Albi est situé à 789 km de Paris, 79 km de Toulouse, 490 km de Barcelone et 320 km de Gérone. Albi possède deux gares ferroviaires : Albi ville et Albi Madeleine . La ligne principale est la ligne de chemin de fer Toulouse-Rodez qui passe aussi à Carmaux. Plusieurs lignes secondaires sont aujourd'hui fermés. C'est le cas de la ligne de chemin de fer Tournemire-Albi qui ne fut jamais terminé. La partie Albi-Saint-Juéry est ouverte en 1899 et fermé le le 12 février 2001. Albi était aussi relié par les chemins de fer à Castelnaudary entre 1865 et 1987 et géré au début par la compagnie des chemins de fer du Midi. Albi possède son aérodrome, l'aérodrome d'Albi-Le Séquestre, situé à 3 km au sud-ouest de la ville. Il est géré par le syndicat mixte de l'aérodrome d'Albi. Il a failli fermer en juillet 2005 par manque de trafic et la non volonté d'investir en augmentant la longueur de l'unique piste créé en 1974. L'aérodrome ne sert plus Paris, ni d'autres destinations. Sa proximité avec Toulouse le met en concurrence direct. En 2004, l'aérodrome a accueilli passagers. Albi possède un réseau de transport urbain appelé « Albibus ».

Site

Le site sur lequel s'est implanté la ville se trouve sur un promontoire creusé par la rivière du Tarn.

Morphologie urbaine

Albi est délimité par douze quartiers formés en tenant compte du sentiment d’appartenance exprimé par les habitants, de l’histoire d’Albi et de caractéristiques urbaines et géographiques. Au nord se trouvent les quartiers Le Breuil-Mazicou, Madeleine et Cantepau, au sud, Rayssac-Veyrières-Rantiel et le Lude-Bellevue, au centre, le Grand-Centre, à l'ouest, les quartiers Ouest, Pointe de Marre, et à l'est, la Piscine et la Plaine du Gô, la Renaudié, la Viscose, Lapanouse-Saint-Martin, Jarlard-Le Peyroulié et le Marranel-Le Roc.

Urbanisme

Logement

Habitat traditionnel en brique près de la cathédrale Sainte-Cécile Albi comptait logements en 1999 pour habitants soit environ 2, 1 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 65 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent même 26% % du parc. 89, 2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 57, 2 % en maisons individuelles et à 42, 8 % en appartements (respectivement 68, 2 % et 31, 8 % dans la région). Albi possède donc beaucoup de logements collectifs. 48, 5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 47, 5 % qui ne sont que locataires (respectivement 58, 9 % et 35, 6 % dans la région). À noter qu’avec 3 083 logements HLM soit 14, 1 % du parc en 1999 (8, 5 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8, 4 % du parc contre seulement 7, 5 % dans la région. La plupart des habitations possèdent 4 pièces (60, 4 %), ou 3 pièces (18, 4 %), puis 2 pièces (11, 9 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 9, 4 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 94, 6 % ont le chauffage central et 64, 3 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80 % et 66, 6 % pour la région).

Projet d'aménagement

Au début du , la ville connaît un vaste chantier d'embellissement. De nombreux lieux publics et de nombreuses rues ont été réhabilitées et rénovées dans le respect architectural de la ville. Ainsi, la ville a investit dans un nouvel espace culturel avec la médiathèque Pierre Amalric. La place du Vigan au cœur du centre-ville a été rénovée et est désormais totalement piétonne. Le marché couvert a été rénové afin de devenir un lieu d'échange et de communication. Enfin, la place Saint-Cécile a été entièrement repensé pour le public. Le périphérique d'Albi est en cours de doublement. Elle contourne l'est de la ville par l'axe majeur menant à Toulouse au sud et à Rodez au nord. Depuis février 2007, les travaux ont permis l'aménagement des ponts de la rocade et la mise en place de murs anti-bruits. Le sud de la rocade, la voie express Albi-Marssac, a été aménagé pour rejoindre l'autoroute A68 vers Toulouse. Seul l'échangeur de Terssac est encore en travaux. La fin des travaux est prévue pour le début de l'année 2009.

Étymologie

Le nom dAlbi aurait deux origines. L'une viendrait de Alp qui est un préfixe qui désigne un lieu escarpé ou un oppidum, tandis que l'autre origine serait Albius qui était le nom d'un notable romain qui vivait à Albi à l'époque romaine , éditée par la mairie. Une autre hypothèse est alba (blanc en latin) des falaises calcaires entourant la ville. On note aussi l'orthographe (vieillie) dAlby.

Blason et Devise

Histoire

Statue au palais de la Berbie

Les origines

Les premiers hommes s'installent sur les bords du Tarn attirés par la proximité de l'eau et par l'abondance de nombreux galets. Ils laissent derrière eux de nombreuses pierres taillées comme des des bifaces, des racloirs ou des choppers. Puis des restes d'objets en bronze puis en fer sont retrouvés dans les environs d'Albi. Un atelier de fondeur est découvert près l'oppidum naturel du Castelviel. Le Tarn est navigable à partir d'Albi d'où l'installation des premiers hommes dans cette région. De plus, le site est proche de vallées fertiles et des richesses minières exploitables. Durant la seconde moitié du avant J.-C., les Ruthènes, des gaulois, créé un large domaine correspondant aux futurs diocèses d'Albi et de RodezDanièle Devynck, Connaître Albi, p.5. En -120, la région est envahie par les romains, mais la romanisation est faible et Albi conserve son caractère de petite cité gauloise. Le port d'Albi devient un lieu d'échange et de transit de nombreuses marchandises et de voyageurs. L'agriculture reste tout de même l'économie majeure de la cité.

Le Moyen-Âge

Durant le Moyen-Âge, la ville est un oppidum ceint de murailles. Au , le premier pont sur le Tarn est construit à Albi. Il s'agit de l'actuel Pont-Vieux. Ce pont va permettre le développement de la ville sur les deux rives du TarnDanièle Devynck, Connaître Albi, p.6. Vers l'An Mil, Albi entra dans le fief de la famille Trencavel, les seigneurs d'Ambialet. La ville était pourtant fief ecclésiastique, mais comme un Trencavel était toujours évêque, la famille en usait comme de son bien. Aux et s, Albi fut un centre d'implantation du mouvement religieux cathare ; une controverse qui s'y tint donna d'ailleurs aux Cathares le surnom d'Albigeois (ceux qui défendent la doctrine défendue à Albi). L'hérésie progresse rapidement et les diverses missions et prédications des prêtres de l'Église catholique n'empêchent pas son essor. Le catharisme est violemment réprimé lors de la croisade contre les Albigeois. Albi passa pourtant dans le camp catholique sans résistance ; le comte de Toulouse, Raymond Roger de Trencavel, perd son fief en 1209 lors de la prise de CarcassonneDanièle Devynck, Connaître Albi, p.13. Par la suite la construction du palais épiscopal fortifié de la Berbie et de l'imposante cathédrale Sainte-Cécile ancra la ville dans le giron de l'Église. Les évêques voulaient marquer le pouvoir de l'Église grâce à ces nouveaux batiments. La ville est aussi un important centre culturel connu par son scriptorium. Il permettait de copier des textes et des livres de la vie lithurgiqueDanièle Devynck, Connaître Albi, p.10. Au , la structure de la ville se transforme de façon importante. Elle se divise en six quartiers, ou gaches entourés de murailles. Le Pont-Vieux est fortifié à la fois du côté du faubourg et de la ville, avec un pont-levis à chaque extrémité. Il est surmonté de maisons avec en son centre une chapelle dédiée à la Vierge. La Plassa est le cœur de la cité située au pied de la cathédrale. Dans les faubourgs se trouvent les moulins et les tanneriesDanièle Devynck, Connaître Albi, p.15.

De la Renaissance au XVII siècle

L'époque de la Renaissance est marquée par la prospérité grâce à la culture du pastel. La région devint le pays de cocagne. De nombreux bourgeois deviennent rapidement riches et influents dans la vie de la ville. C'est l'époque de la construction de nombreuses demeures et hôtels particuliers encore visible de nos jours dans les rues d'Albi. La maison Enjalbert, l'hôtel Gorsse et l'hôtel de Reynès sont de bons exemples de l'architecture de cette période. Elle se caractérise par l'utilisation exclusive de la brique pour les murs et de la pierre pour les encorbellements et les entourages de portes et fenêtres. En 1474, Louis d'Amboise est nommé évêque d'Albi. Il est un personnage important car il était ambassadeur de France à Rome puis conseiller du roi Louis XI et Lieutenant général de la province du Languedoc. Il est à l'origine de l'installation de Neumeister qui était un maître-imprimeur originaire de Mayenne et collaborateur de Gutenberg. C'était l'un des premiers ateliers d'imprimeurs de France après celui de Paris et LyonDanièle Devynck, Connaître Albi, p.20. Au , de nouveaux troubles apparaissent et le calvinisme surgit en France en 1540. Le 25 février 1560, Albi organise une grande procession expiatoire et Catherine de Médicis, régente à partie de 1560, nomme au siège épiscopal son cousin Laurent Strozzi. Il est alors en charge de défendre la ville contre les protestants. Le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572 à Paris) se répéta à Albi le 5 octobre, et donna lieu à des règlements de compte, p. 287. Albi adhère à la Sainte Ligue qui est une fronde politique. en 1593, se déroule les États de la Ligue en présence du duc de Joyeuse. Le palais de berbie devient une place forte armée jusqu'en 1598, date à laquelle la Ligue disparait avec la nomination de Henry IV comme roi de FranceDanièle Devynck, Connaître Albi, p.18. Le est une période de recul économique pour Albi et sa région. Le pastel est en perte de vitesse et la ville recherche de nouveaux débouchés économiques. La verrerie, la tannerie et le tissage sont des activités importantes mais la ville n'arrive pas à revenir au niveau de prospérité passé. Plusieurs briquetteries se sont installées en périphérie et fournissent le matériau de construction de la ville. Le contexte économique à la veille de la Révolution française en 1789 est particulièrement difficileDanièle Devynck, Connaître Albi, p.21.

Le XVIII et XIX siècle

Carte de Cassini d'Alby en 1780 À la Révolution, Albi perdit un temps son rôle moteur au profit de Castres en devenant le chef-lieu du nouveau département du Tarn en 1790. Mais Castres était jugée peu sûre par les républicains, qui finirent par la fuir pour se réfugier à Albi. Albi finit par devenir chef-lieu en 1797, après une brève hégémonie castraise. Les biens du clergé sont vendus et le couvent des Carmes devient l'actuel palais de justice et celui des Cordeliers est transformé en prison. Le palais de Berbie devient le siège de l'administration départementale jusqu'en 1823. En 1794, les archives du clergé sont brûlées sur la place du ViganDanièle Devynck, Connaître Albi, p.26. Au XVIII siècle, le marquis de Solages, seigneur de Carmaux, tenta l'une des premières extractions industrielles de charbon en France. Il obtint l'autorisation de construire une ligne de chemin de fer hippomobile jusqu'à Albi. Ainsi naquit le faubourg de la Madeleine. Le chemin de fer arrive à Albi en 1864. Un deuxième pont, l'actuel Pont Neuf, est construit sur le Tarn ainsi qu'un viaduc pour le train. La métallurgie s'implante au Saut du Tarn entraînant l'apparition de fonderies spécialisées. Mais l'activité la plus connue est la verrerie, fondée en 1896 en coopérative ouvrière grâce à l'aide de Jean Jaurès. La chapellerie est aussi une industrie importante d'Albi, la plaçant parmi les premières de France au Danièle Devynck, Connaître Albi, p.27.

Depuis le XX siècle

Carte d'Albi en 1914 Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subirent un épisode du Régime de Vichy, il existait un Centre de rassemblement des étrangers. Peu avant la Libération, une colonne allemande tenta de passer le Tarn, en venant de la Madeleine. Des résistants locaux et étrangers (beaucoup de Polonais et d'Espagnols) livrèrent un combat acharné sur le Pont-Neuf avant de devoir décrocher. Un monument aux morts rappelle toujours leur action.Yves Benezech, Les Terroristes de l'espérance De nos jours, Albi est un pôle d'innovation prometteur avec l'école des mines d'Albi-Carmaux (recherches sur l'énergie solaire, les voitures et les carburants propres). La ville met en avant ses atouts naturels (climat agréable et paysages) et culturels pour développer le tourisme vert, qui est en expansion. Par ailleurs, la ville fait des efforts soutenus pour s'améliorer et s'embellir : la place du Vigan, ainsi que, tout récemment, celle de la Cathédrale, ont été entièrement refaites, au plus grand bonheur des habitants et touristes.

Administration

Albi est la préfecture du département du Tarn depuis 1797. C'est aussi le chef-lieu de six cantons :
- Le canton d'Albi-Centre est formé d'une partie d'Albi (11 772 habitants) ;
- Le canton d'Albi-Est est formé d'une partie d'Albi et de la commune de Fréjairolles (10 419 habitants) ;
- Le canton d'Albi-Nord-Est est formé d'une partie d'Albi et des communes d'Arthès, Le Garric et Lescure-d'Albigeois (11 725 habitants) ;
- Le canton d'Albi-Nord-Ouest est formé d'une partie d'Albi et des communes de Cagnac-les-Mines, Castelnau-de-Lévis, Mailhoc, Milhavet, Sainte-Croix et Villeneuve-sur-Vère (11 570 habitants) ;
- Le canton d'Albi-Ouest est formé d'une partie d'Albi et des communes de Marssac-sur-Tarn et Terssac (9 836 habitants) ;
- Le canton d'Albi-Sud est formé d'une partie d'Albi et des communes de Carlus, Puygouzon, Rouffiac, Saliès et Le Sequestre (12 406 habitants). Albi est le pilier de la communauté d'agglomération de l'Albigeois qui, créée en 2003, regroupe aujourd'hui 17 communes.

Conseil municipal et tendances politiques

Le conseil municipal d'Albi est composé de quarante-trois membres, dont le maire, Philippe Bonnecarrère, et douze adjoints. Le maire est également le président de la communauté d'agglomération de l'Albigeois, le conseiller général Albi-Est et le secrétaire de la Fédération Française des Maires des Villes Moyennes. De plus, un conseil municipal des enfants est formé de 43 élèves de classes de CM1 et CM2. Politiquement, Albi est une ville de droite depuis l'élection de Philippe Bonnecarrère en 1995. Cependant, le maire précédent était de gauche et les élections présidentielles de 2002 et 2007 montrent une légère préférence pour les candidats de gauche. À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20, 51 %, suivi de Jacques Chirac avec 19, 95 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14, 55 % et enfin François Bayrou avec 6, 65 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 6, 03 %, Noël Mamère avec 5, 91 % et Arlette Laguiller avec 5, 06 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86, 74 % pour Jacques Chirac contre 13, 26 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 15, 72 %, résultat supérieur aux tendances nationales (respectivement 82, 21 % et 17, 79 % ; abstention 20, 29%) avec cependant quatre points supplémentaires pour Jacques Chirac. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les albigeois ont voté contre la Constitution européenne, avec 52, 61 % de Non contre 47, 39 % de Oui avec un taux d’abstention de 26, 7 % (France entière : Non à 54, 67 % ; Oui à 45, 33 %). Ces chiffres sont inférieurs à la tendance départementale du Tarn (Non à 59, 21 % ; Oui à 40, 79 %) et légèrement inférieurs à la moyenne du département démontrant le caractère rural du département et de sa petite ville, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation. À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 29, 30 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 26, 95 %, François Bayrou avec 18, 78 %, Jean-Marie Le Pen avec 10, 58 %, puis Olivier Besancenot avec 3, 94 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 50, 71 % (national : 46, 94 %) contre 49, 29 % pour Nicolas Sarkozy (résultat national : 53, 06 %). La victoire au premier tour et au second tour de la gauche à Albi indique que les habitants de la ville sont plutôt favorable à une politique de gauche.

Maires d'Albi

Budget et fiscalité

Lors du vote du budget primitif principal 2007, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 74 189 135 € et la section investissement présentée se montait à 47 633 038 € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Le budget pour le fonctionnement est utilisé en grande partie par l'administration générale de la collectivité (18, 3 %) et par l'enseignement (13 %). Concernant le budget pour les investissement, ce sont les travaux de la voirie et des réseaux qui utilisent 16, 4 % du budget suivi de l'aménagement urbain avec 12, 3 %. Albi tente de faire baisser son taux d'endettement en passant de 5, 02 % en 2002 à 3, 95 % en 2007 de la mairie d'Albi. Les quatre taxes de 2006 furent votées par le conseil municipal d'Albi pour des taux de : 14, 31 % pour la taxe d'habitation, 26, 90 % pour la taxe foncière bâti, 91, 25 % pour la taxe foncière non bâti, et 22, 5 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal) - Données communales du Tarn 2006. Les taux départementaux étaient respectivement la même année de 8, 45 %, 18, 39 %, 62, 83 % et 14, 86 %. Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale. Ces taux sont à assez similaires à Castres avec respectivement 17, 92 %, 34, 87 %, 91, 18 % et 20, 16 % et s'explique par le fait que l'essentiel de la population et des aménagement fonciers du département se trouvent dans ces deux villes. Le taux de la taxe d’habitation de 13, 75 % en 2003 et 14, 31 % 2006 comme les autres taxes est maintenu depuis plusieurs années - Données communales du Tarn 2003. La commune a réussi à maintenir le taux de ses taxes.

Sécurité

Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Albi est de 60, 61 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé du département du Tarn, mais inférieur à la moyenne nationale (83/1000). Ce taux est inférieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85, 46/1000). Ce taux est bien sûr très largement inférieur à de grandes agglomérations comme Toulouse (111, 49/1000) ou Montauban (91, 56/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 30, 11 %, le plus faible du département mais proche des moyennes régionale (28, 25 %) et nationale (28, 76 %). Ces taux de crimes et délits s'expliquent par la proximité de Toulouse contrairement à Rodez plus éloigné, plus rural et qui enregistre des taux plus faibles (39, 2/1000)

Jumelage

Il existe un jumelage entre Albi et la ville de Gérone en Catalogne espagnole depuis le 9 juin 1985, ainsi qu'un jumelage avec Palo Alto en Californie, ville souvent désignée comme étant le berceau de la Silicon Valley. La ville entretient aussi un accord de coopération décentralisée depuis 2004 avec Abomey, ville du Bénin dont le musée historique est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et qui est la capitale historique du royaume du Dahomey.

Population et Société

Démographie

La ville d'Albi comptait habitants au dernier recensement de l'INSEE en 1999 ce qui la place au 122 rang national. En 2006, la population a été évaluée à habitants . Albi est la ville la plus peuplée du département du Tarn suivi de Castres ( hab) dont la population égale presque celle d'Albi. Les communes de Graulhet possèdent habitants, de Gaillac habitants, de Mazamet et Carmaux . La densité de la commune est de hab/km². C'est aussi la plus densément peuplé du département. Castres n'ayant qu'une densité de 269 hab/km². Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse ( hab/km²), Montpellier ( hab/km²) ou Perpignan ( hab/km²). C'est aussi l'aire urbaine la plus peuplée du département avec 85 960 habitants couvrant 44 communes avant Castres ( hab) et Mazamet ( hab).

Tableau démographique du

Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.6, 0.7, 0.8) ImageSize = width:650 height:350 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:50000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:10000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:5000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1901 text:1901 bar:1911 text:1911 bar:1921 text:1921 bar:1931 text:1931 bar:1936 text:1936 bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1901 from:0 till: 22571 bar:1911 from:0 till: 25100 bar:1921 from:0 till: 26628 bar:1931 from:0 till: 29351 bar:1936 from:0 till: 30293 bar:1946 from:0 till: 34342 bar:1954 from:0 till: 34693 bar:1962 from:0 till: 38709 bar:1968 from:0 till: 42930 bar:1975 from:0 till: 46162 bar:1982 from:0 till: 45947 bar:1990 from:0 till: 46579 bar:1999 from:0 till: 46274 PlotData= bar:1901 at: 22571 fontsize:S text: 22.571 shift:(-8, 5) bar:1911 at: 25100 fontsize:S text: 25.100 shift:(-10, 5) bar:1921 at: 26628 fontsize:S text: 26.628 shift:(-10, 5) bar:1931 at: 29351 fontsize:S text: 29.351 shift:(-10, 5) bar:1936 at: 30293 fontsize:S text: 30.293 shift:(-10, 5) bar:1946 at: 34342 fontsize:S text: 34.342 shift:(-10, 5) bar:1954 at: 34693 fontsize:S text: 34.693 shift:(-10, 5) bar:1962 at: 38709 fontsize:S text: 38.709 shift:(-10, 5) bar:1968 at: 42930 fontsize:S text: 42.930 shift:(-10, 5) bar:1975 at: 46162 fontsize:S text: 46.162 shift:(-10, 5) bar:1982 at: 45947 fontsize:S text: 45.947 shift:(-10, 5) bar:1990 at: 46579 fontsize:S text: 46.579 shift:(-10, 5) bar:1999 at: 46274 fontsize:S text: 46.274 shift:(-10, 5) TextData= fontsize:S pos:(30, 20) text:source INSEE

Pyramide des âges

La ville connait quelques différences par rapport à la pyramide des âges de la région Midi-Pyrénées. Les parts des 15-29 ans et des 30-44 ans sont les plus représentées avec 22, 3% et 19, 5% en 1999 (respectivement : 19, 7 et 22, 1 % pour a région). La population albigeoise est donc relativement plus jeunes que le reste de la région. Les personnes âgées sont peu représentées avec 9, 2 % en 1999 comme dans le reste de la région (7, 4 %).

Enseignement

L'enseignement secondaire regroupe plusieurs lycées. Trois lycées publics sont présents à Albi avec le Lycée Bellevue, le Lycée Lapérouse où Jean Jaurès a enseigné, et où Pompidou a étudié, le Lycée Louis Rascol. Elle possède aussi deux lycées privés : le Lycée Amboise et le Lycée Sainte-Cécile. Enfin, Albi possède aussi deux lycées professionnels publics, le Lycée Rascol et le Lycée Toulouse-Lautrec et deux privés, le Lycée Sainte-Cécile et le Lycée Saint Dominique. Le lycée agricole Albi-Fonlabour offre aussi un enseignement spécialisé en agriculture. Albi est aussi un petit centre universitaire avec étudiants en 2006 Consulté le 11/09/2007. Le Centre universitaire Jean-François Champollion, créé sur le site d'une ancienne caserne, dans le but de décentraliser l'offre universitaire de Toulouse. Cette faculté est complétée par l'École des Mines d'Albi-Carmaux, créée en 1992 à l'initiative du Ministère de l'Industrie, dont l'enseignement est tourné vers les équipements pour les procédés industriels, à l'interface entre le génie des procédés, le génie mécanique, le génie électrique et le génie industriel.

Santé

Albi est le principal siège des hôpitaux du Tarn. Elle possède un centre hospitalier et deux cliniques : la clinique Claude Bernard et la clinique Toulouse Lautres. Elle possède aussi la fondation Bon Sauveur Alby, un centre privé qui participe au service public hospitalier.

Médias

Albi possède l'antenne locale de France 3 Tarn. Le principal journal est la depêche du midi mais des journaux locaux comme le Tarn libre sont diffusés à Albi. Outre les chaînes de radios nationales, Albi reçoit des chaines locales comme Radio Albigès et RCF Pays Tarnais, radio cent pour cent.

Événements

Sport

Logo de l'équipe de rugby à XIII : Racing Club Albi XIII Le club de rugby à XV du Sporting Club Albigeois fait partie du Top 14 depuis 2006, élite du rugby français. Les Albigeois évoluent au stadium municipal possédant places. Le SCA bénéficie du soutien d'un public fidèle avec une moyenne de spectateurs dépassant les personnes par match. Ce public fidèle lui a certainement permis de se maintenir en décrochant une très honorable 9 place, alors que beaucoup de journalistes condamnaient les "jaunes et noirs" à la descente immédiate. Durant la saison 2006-2007, le SCA aura fait fait montre de la puissance de son paquet d'avants, notamment grâce à sa première ligne. Avec un jeu largement axé sur la puissance physique, le SCA aura démontré la solidité d'un groupe, capable de se surpasser pour gagner de nombreux matchs, notamment à domicile (21-18 face à Bourgoin, 16-7 face à l'USAP, 13-13 face au Stade toulousain). À treize, le Racing Club Albi XIII retrouve l'élite (2007), le Championnat de France de rugby à XIII. Le club qui partage le Stadium municipal avec les quinzistes compte 5 titres de champion de France (1938, 1956, 1958, 1962, 1977). Chez les féminines, l'USSP Albi Volley-Ball joue aussi au plus haut niveau national, la Pro F. Le club de football principal de la ville est l'US Albi qui utilise le stade Maurice Rigaud en Championnat de France Amateurs. Les albigeois ont terminé en 2006-2007 à la 2 place de leur groupe de CFA, derrière Rodez. La ville est assez bien doté en équipements sportifs. Elle possède six stades dont le Stadium municipal et le Stade Maurice Rigaud, quatre salles omnisports, deux bases de loisirs à Pratgraussals et Cantepau ainsi que la base nautique de Canavière. La ville possède aussi un circuit automobile de mètres conçue pour moto et formule III. Enfin, un parcours de golf, le Golf Albi Lasbordes, borde le Tarn dominé par la Cathédrale Sainte-Cécile sur 60 hectares.

Personnalités liées à la commune

Photographie de Henri de Toulouse-Lautrec, célèbre peintre originaire d'Albi Jean Jaurès a été enseignant pendant deux ans au Lycée Lapérouse à Albi Albi a été la patrie de plusieurs personnages historiques comme :
- Raymond Adolphe Séré de Rivières, né le 20 mai 1815 à Albi, mort le 16 février 1895 à Paris, était un ingénieur et militaire français.
- Jean-François Galaup de La Pérouse, né le 23 août 1741 près d'Albi et mort en 1788, était un illustre officier de marine, navigateur et explorateur. Il dirige une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l'océan Pacifique. Il disparait avec le reste de l'équipage en 1788 à Vanikoro, îles Salomon.
- Henri Pascal de Rochegude, né à Albi en 1741, navigateur, il prend part à un voyage d'exploration.
- Louis-Casimir Teyssier, né à Albi 25 août 1821, était un militaire français.
- Henri, Adrien, Barthélemy, Louis Rieunier, originaire d'Albi né à Castelsarrasin en 1833 : à cause de la mutation de son père enseignant à Albi, comme principal de collège, mort à Albi en 1918 : amiral, ministre de la marine (1893), député de Rochefort (1898-1902), grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire. Pionnier du Japon et de l'Extrême-Orient, commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée Occidentale et du Levant et de la 1ère Armée navale, etc. Mais aussi des hommes politiques plus ou moins célèbres comme :
- Georges Pompidou, Président de la République française de 1969 à 1974, y a fait ses études jusqu'au baccalauréat.
- Jean Jaurès a enseigné la philosophie de 1881 à 1883 au Lycée Lapérouse, où une salle lui est dédiée.
- Gérard Onesta est homme politique français du groupe des Verts, né le 5 août 1960 à Albi. Et encore des artistes comme :
- Henri de Toulouse-Lautrec, né le 24 novembre 1864 à Albi, était un illustre peintre français. Le musée Toulouse-Lautrec d'Albi regroupe l'ensemble de son œuvre.
- Atmen Kelif (de son vrai nom Athmane Khelif), acteur français né le 1968
- Pierre Mondy, acteur français, est un ancien élève du lycée Lapérouse.
- Casimir Ferrer, peintre-sculpteur de renommée internationale Ou enfin des écrivains comme :
- François Sudre, né à Albi en 1787, décédé à Paris en 1862, est un auteur français.
- Pierre Benoit né le 16 juillet 1886 à Albi et mort le 3 mars 1962 à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), est un écrivain français, fameux auteur de "l'Atlantide" en 1919.
- Michel Folco est un écrivain français né à Albi le 23 septembre 1943.
- Michel Henry, philosophe et romancier français.
- Claude Boyer, prédicateur et poète français. et des sportifs comme :
- Romain Mesnil, né à Albi en juin 1977, perchiste, médaillé d'argent en 2006.

Économie

De l'ère du charbon dans le bassin Carmaux-Albi, il subsiste encore des traces comme la VOA et la centrale thermique EDF Le Pélissier, anciens débouchés du charbon, tout comme le lieu-dit Le Saut du Tarn. Depuis les années 1990, le Centre universitaire Jean-François Champollion, né du regroupement des antennes des trois universités toulousaines (Le Mirail, les Sciences sociales et l'UPS) en 2002, et l'École des Mines d'Albi-Carmaux favorisent la ville située au cœur de la région Midi-Pyrénées. Albi est le deuxième pôle économique de la région avec 14 zones d'activités aménagées dans l'agglomération sur plus de 250 hectares. À noter aussi : l'influence des laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre, et des sous-traitants pour l'avionneur Airbus, qui dynamisent la région. Albi est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Albi-Carmaux-Gaillac. Elle gère le CFA, l'aéroport d'Albi, les zones industrielles de Jarlard, de Fonlabour, de Le Garric, de Montplaisir.

Emploi

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois albigeois avec 0, 80 %. L'industrie et la construction représentent aussi peu d'emploi avec respectivement 10, 95 % et 4, 98 % des emplois. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 83, 28 %. Le taux d'Albigeois ayant suivi des études supérieures est de 19, 8 %, contre 18, 1 % en moyenne en France métropolitaine. Le taux de chômage est d’environ 9, 8% (estimation 2005), soit légèrement supérieur à la moyenne nationale (9, 6 %), et le revenu moyen par ménage est d'environ 15 158 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Culture et Patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Pont vieux Albi est riche en monuments historiques. Le centre-ville est remarquablement bien préservé et possède de nombreux témoins de l'âge d'or d'Albi. De vieux quartiers sont riches en rues aux allures médiévales, aux hôtels de renaissance et les panoramas sur le Tarn et ses ponts donnent à cet espace urbain un caractère unique en France. La ville d'Albi tente depuis 1996 d'inscrire son centre urbain sur la liste du patrimoine mondiale de l'UNESCO.

Monuments civils

Le Pont vieux enjambe le Tarn depuis 1035 date de sa construction. Il a été plusieurs fois remanié et a permis le développement de la ville sur la rive droite avec le quartier de la Madeleine. Au , il est fortifié et possède des pont-levis. Un autre pont plus récent permet de traverser le Tarn. Il s'agit du pont Neuf construit en 1868. Durant le et le , Albi connaît une prospérité importante grâce à la culture et au commerce du pastel dans la région. De riches albigeois font construire plusieurs hôtels particuliers avec des tours et des loggias italiennes. Ainsi, les plus beaux sont l'hôtel de la Rivière, l'hôtel de Gorsse et l'hôtel de Reynès. Ce dernier hébergeait la chambre de commerce et d'industrie. L'Hôtel Reynès est un hôtel d'art Renaissance construit en 1520 par un marchand de pastel du nom de Reynès. L'hôtel contient une cour construite en brique et pierre et bordée par une loggia et des sculptures de François Ier et de sa seconde épouse, Éléonore d'Autriche. C'est aujourd'hui le siège de la chambre de commerce et d'industrie. Plusieurs rue du centre urbain possèdent des maisons à colombages et encorbellements typiques de l'architecture médiévale. La maison du Vieil Alby située à l'angle des rues Puech Béringuier et Croix Blanche est une maison albigeoise médiévale typique. C'est la maison d'Albi la pus visitée car elle offre aux visiteurs un lieu d'exposition. La Pharmacie des pénitents ou maison Enjalbert est une autre maison médiévale datant du . Elle possède une sculpture de bois représentant un personnage phalliqueAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.60.

Monuments religieux

Le palais Berbie et la cathédrale Sainte-Cécile Le Palais et jardins de la Berbie forment avec la cathédrale l'ensemble de la cité épiscopale édifiée après la croisade contre les Albigeois. L'édification d'une telle construction permet de protéger les évêques d'Albi, devenu les maîtres de la ville, des hostilités des cathares et des bourgeois d'Albi. Elle permet aussi de se protéger d'éventuelles attaques extérieures et de renforcer la présence de l'inquisitionAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.10. Le nom de Berbie vient de l'occitan bisbé qui signifie évêques. Au , l'évêque Bernard de Castanet est le personnage décisif dans la construction de cet ensemble. Il fait construire le donjon haut de 50 m, les quatre tours et les murailles. Il entoure le palais de courtines et de remparts extérieurs jusqu'au Tarn. C'est à l'origine un château-fort qui se transforme au fil des siècles en résidence. En 1905, le palais devient le domaine du département et le maire Andrieu y installe le musée d'Albi. Il devient ensuite après la mort d'Henri de Toulouse-Lautrec en 1922 le musée en l'honneur de Toulouse-Lautrec avec la dotation de ses œuvres par sa mère à la municipalitéAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.32. Clocher de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi La Cathédrale Sainte-Cécile a été édifiée entre le et le par les évêques d'Albi devenu seigneurs d'Albi après la croisade contre les AlbigeoisAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.4. C'est un chef-d'œuvre du gothique méridional grâce à son architecture unique de brique et son décor intérieur constitué du plus vaste ensemble de peintures italiennes réalisé en FranceAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.5. La cathédrale présente des dimensions importantes avec 114 mètres de long, 35 mètres de large et 40 mètres de haut. Les tours du clocher se dresse à 78 mètres de haut. L'entrée se fait sur le côté dans la nef et non par le portail d'entrée sous le clocher à cause du manque de place. La cathédrale a été restauré au par l'architecte César Daly qui suréleva les murs et les contreforts de 7 mAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.11. D'autres modifications ont été faites au avec la porte Dominique de Florence et le porche ou baldaquin du . En 1948, la cathédrale est élevée au rang de basilique. La place qui entoure la cathédrale Sainte-Cécile est la place du même nom qui a été réaménagé avec de nombreux espaces piétons en 2005. La collégiale Saint-Salvy est la plus vieille église d'Albi élevée en l'honneur de Saint Salvi, le premier évêque d'Alvi au . L'ensemble de la construction mélange aussi la pierre et la brique. Son architecture a longtemps été modifiée du au siècle. Elle possède un cloître du siècle mélangeant le style roman et gothique. Il est entouré de belles maisons anciennes servant autrefois de résidence aux chanoines. Le clocher est une tour dont la base romane date du siècle et le premier étage est gothique. Le haut de la tour est surmonté d'un couronnement en brique surmonté d'une échauguette dite tour du guetteur, d'allure florentineAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.56. Albi possède aussi une église plus moderne, l'église Sainte Madeleine et une église orthodoxe, l'église orthodoxe Saint-Denis.

Musées

Au salon de la rue des Moulins, œuvre majeure d'Henri de Toulouse-Lautrec Le Musées Toulouse-Lautrec est un musée dédié aux œuvres de Henri de Toulouse-Lautrec né à Albi. A l'instigation de Maurice Joyant fut ouvert en 1922, avec l'accord de la famille et de la comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec, le musée Toulouse-Lautrec d'Albi. Maurice Joyant offrit sa superbe collection de tableaux au musée. Les premières salles d'expositions s'ouvre dans le palais de Berbie le 30 juillet 1922. Plus de mille œuvres, tableaux, lithographies et dessins de Toulouse-Lautrec sont exposés au musée lui donnant le titre de plus grand musée consacré au peintre. Il possède les 31 affiches y sont exposées ainsi que plus de deux-cents lithographies évoquant la Belle Époque. Ainsi, le musée retrace l'ensemble de l'œuvre de l'artiste de sa première composition sur les chevaux jusqu'à sa dernière toile, Un examen à la faculté de Paris en passant par des œuvres majeures comme Au salon de la rue des MoulinsAlbi, Cordes-sur-Ciel, le pays des bastides et des acropoles, p.38. Le musée a été en travaux de 2001 à 2004 pour mieux accueillir le public. Albi possède un autre musée important : le musée Lapérouse. Il regroupe la collection de l'explorateur Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse du . Les collections permettent d'avoir un aperçu de la connaissance du monde avant Lapérouse, jusqu'au navigateur Cook, puis de l'aprés Lapérouse.

Espaces verts

Statue de Jean François Galaup, Comte de Lapérouse au square Lapérouse Albi possède de nombreux espaces verts ainsi que deux bases de loisir. Le square Lapérouse situé sur la place du même nom au sud de la ville est un petit jardin public construit en hommage à Jean-François de Galaup, Comte de Lapérouse, un grand voyageur qui a parcourut de nombreux pays exotiques. Le jardin National est un autre jardin public situé au sud de la place du Vigan. Il est constitué de formes géométriques mêlant perspectives et chemins de promenade. Il possède un bassin circulaire central et un kiosque à musique. Les jardins du Palais de le Berbie sont des jardins de style renaissance situé autour du Palais de la Berbie, l'ancien palais épiscopal d'Albi. Ce sont d'anciens jardins en terrasses datant du . Enfin, le parc Rochegude est un parc de quatre hectares possédant un hôtel du et un petit cours d'eau. Il possède aussi le buste de l'Amiral Rochegude. La ville possède aussi deux bases de loisirs situés le long du Tarn : La base de loisirs de Cantepau et celle de Pratgraussals. La ville possède quatre fleurs depuis 2002 décernés par le jury national pour le fleurissement de la France. Depuis 1997, les services municipaux embellissent la ville grâce à des compositions florales renouvelées chaque année.

Patrimoine culturel

Albi possède trois cinémas : le Arcé Athanor, le Lapérouse et le Tivoli. La ville d'Albi dispose d'un réseau de bibliothèques constitué de la médiathèque Pierre-Amalric, de la bibliothèque de Cantepau et d'un médiabus. Ce réseau propose le prêt, la consultation de livres, revues, CD, DVD, partitions, jeux et met à à disposition des postes multimédia avec connexion Internet et logiciels libres. Au sein de la médiathèque, un accès WIFI gratuit est proposé.

Pour aller plus loin

===
Sujets connexes
Adrien Rieunier   Agriculture   Airbus   Aire urbaine   Albi   Architecture Renaissance   Arlette Laguiller   Arrondissement d'Albi   Arthès   Atmen Kelif   Aveyron   Aérodrome   Baccalauréat (France)   Barcelone   Basilique   Bassin aquitain   Belle Époque   Blasonnement   Brique (matériau)   Bronze   Brouillard   Bénin   Cagnac-les-Mines   Calcaire   Californie   Calvinisme   Camp de concentration français   Carcassonne   Carlus   Carmaux   Cassini   Castelnau-de-Lévis   Castelnaudary   Castres   Catalogne   Catharisme   Catherine de Médicis   Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi   Caussade (Tarn-et-Garonne)   Causses   Centre de formation d'apprentis   Chambre de commerce et d'industrie   Championnat de France Amateurs   Championnat de France de rugby à XIII   Championnat de France de volley-ball féminin   Chanvre   Chef-lieu   Chômage   Claude Boyer   Cloître   Club sportif Bourgoin-Jallieu rugby   Communauté d'agglomération de l'Albigeois   Commune française   Conseil municipal   Construction   Cook   Cordes-sur-Ciel   Croisade des Albigeois   Dahomey   Dordogne (fleuve)   Empire romain   Fer   Finances locales   Forêt   France   France 3   François Bayrou   François Ier de France   François Sudre   Fréjairolles   Gaillac   Gare d'Albi Madeleine   Garonne   Gentilé   Georges Pompidou   Golf   Gorges du Tarn   Graulhet   Gérard Onesta   Gérone   Henri de Toulouse-Lautrec   Houille   Industrie   Inquisition   Jacques Chirac   James Cook   Jean-Marie Le Pen   Jean-Pierre Chevènement   Jean Jaurès   Johannes Gutenberg   Laboratoires Pierre Fabre   Labruguière   Lavaur (Tarn)   Le Garric   Le Sequestre   Les Verts (France)   Lescure-d'Albigeois   Libération (histoire)   Lion (héraldique)   Lionel Jospin   Liste des évêques et archevêques d'Albi   Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains   Lot (rivière)   Louis-Casimir Teyssier   Louis d'Amboise   Lycée Lapérouse   Mailhoc   Maison Trencavel   Marssac-sur-Tarn   Massacre de la Saint-Barthélemy   Massif central   Mayenne (Mayenne)   Mazamet   Mer Méditerranée   Michel Folco   Michel Henry   Midi-Pyrénées   Milhavet   Militaire   Millau   Molasse   Mont Lozère   Montagne Noire   Montauban   Montpellier   Monts de Lacaune   Muraille   Nicolas Sarkozy   Noël Mamère   Occitan   Océan Pacifique   Olivier Besancenot   Palo Alto   Parc naturel régional des Grands Causses   Paris   Pastel   Perpignan   Philosophe   Pierre Benoit   Pierre Mondy   Pont-levis   Poète   Préfecture   Puygouzon   Pyrénées   Quartier (ville)   Racing Club Albi XIII   Raymond Adolphe Séré de Rivières   Rempart   Renaissance (période historique)   Rodez   Romain Mesnil   Rome   Rouffiac (Tarn)   Route nationale 112   Route nationale 88   Rugby à XV   Ruthène   Régime de Vichy   Résistance intérieure française   Résultats du référendum français du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne   Révolution   Révolution française   Saint-Antonin-Noble-Val   Saint-Juéry   Sainte-Croix (Tarn)   Saliès   Sceptre   Scriptorium   Seconde Guerre mondiale   Secteur tertiaire   Sidobre   Silicon Valley   Sporting club albigeois   Stade toulousain   Stadium Municipal (Albi)   Ségala   Ségolène Royal   Tarn   Tarn-et-Garonne   Tarn (rivière)   Taxe d'habitation   Taxe foncière   Taxe professionnelle   Terssac   Toulouse   Tournemire   USSP Albi Volley-Ball   US Albi   Union pour un mouvement populaire   Union sportive arlequins perpignanais   Vanikoro   Verrerie   Verrerie ouvrière d'Albi   Vignoble   Villeneuve-sur-Vère  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^