Zorobabel

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Zorobabel, gouverneur du royaume de Juda au , chef du peuple juif. Tous les auteurs sacrés (Livre d'Esdras, 3, 2 et 5, 2; Livre de Néhémie, 12, 1; Aggée, 1, 1; Evangile selon saint Matthieu, 1, 12) s'accordent à dire qu'il était fils de Salathiel. La seule difficulté qui se présente vient du premier livre des Chroniques (3, 19), où sa généalogie est ainsi décrite : « Les fils de Jéchonias furent Asir, Salathiel, Melchiram, Phadaïa, Sermeser, Jérémie, Sam
Zorobabel

Zorobabel, gouverneur du royaume de Juda au , chef du peuple juif. Tous les auteurs sacrés (Livre d'Esdras, 3, 2 et 5, 2; Livre de Néhémie, 12, 1; Aggée, 1, 1; Evangile selon saint Matthieu, 1, 12) s'accordent à dire qu'il était fils de Salathiel. La seule difficulté qui se présente vient du premier livre des Chroniques (3, 19), où sa généalogie est ainsi décrite : « Les fils de Jéchonias furent Asir, Salathiel, Melchiram, Phadaïa, Sermeser, Jérémie, Sama et Nadabia. Les fils de Phadaïa sont Zorobabel et Sëmeï. » Parmi les interprètes qui ont cherché à rendre raison de la différence qui se trouve entre le livre des Chroniques et les autres endroits de l'Ecriture où Zorobabel est constamment appelé fils de Salathiel, les uns ont dit qu'il n'était que le fils adoptif ou de Phadaïa ou de Salathiel, comme si jamais de telles adoptions avaient été un titre pour trouver place dans les généalogies sacrées. D'autres prétendent que, par ces mots : fils de Salathiel, il faut entendre : petit-fils de Salathiel et fils de Phadaïa ; mais le mot fils, dans la généalogie de Jésus-Christ rapportée par saint Matthieu, étant pris partout dans la plus stricte signification pour désigner une génération immédiate on ne voit pas pourquoi l'évangéliste se serait écarté de cette règle pour le seul Zorobabel. Les versions syriaque et arabe portent Nadabia, au lieu de Phadaïa, ce qui prouve qu'au temps où elles ont été faites, les exemplaires hébreux n'étaient pas uniformes en ce point. Peut-être qu'autrefois on lisait Salathiel et que les noms de Phadaïa et de Nadabia sont l'œuvre de quelque scribe négligent, trompé par la ligne supérieure, où ces noms se trouvent écrits. Il est encore plus vraisemblable qu'il faut retrancher le nom de Phadaïa et mettre à la tête du verset les fils de Salathiel furent Melchiram. ;.. Zorobabel... ; de sorte que Jéchonias n'aura pour fils qu'Asir et Salathiel, et que Melchiram et les suivants seront les fils de Salathiel, ainsi que Zorobabel et Semeï. La substitution que nous faisons est d'autant plus naturelle que ces mots : les fils de... furent, étant souvent répétés dans ce chapitre, on conçoit aisément comment ils auront pu être omis une fois. Cette manière de concilier les auteurs sacrés paraît plus simple que de supposer deux Zorobabels, tandis que tout concourt à prouver que le livre des Chroniques parle du même dont il est question dans les endroits parallèles. Lorsque Cyrus eut rendu la liberté aux Juifs, Zorobabel se mit à la tête de ceux qui habitaient la province de Babylone pour les ramener en Judée. Dans le septième mois, après être repartis de la Chaldée, le grand prêtre Jésus ayant formé le dessein de rétablir le culte public, Zorobabel seconda son zèle et l'aida à dresser un autel pour offrir des sacrifices au Seigneur. Dès la seconde année, il commença à assembler des matériaux pour rebâtir le temple. Mais à peine les fondements sortaient-ils de terre que les Samaritains, dont on avait refusé les offres suspectes, firent tant par leurs intrigues auprès des ministres d'Artaxerxès qu'ils vinrent à bout d'arrêter l'ouvrage. Ce ne fut que plusieurs années après que Zorobabel, excité par les prophètes Aggée et Zacharie, encouragea le peuple, qui se porta à continuer la Maison du Seigneur avec plus d'ardeur que la première fois. Darius ayant accordé sa protection aux Juifs l'ouvrage ne fut plus interrompu ; Zorobabel eut la consolation de le voir achever et d'assister à la dédicace du temple, qui fut faite quatre ans après qu'on eut recommencé à y travailler. Quoique Zorobabel, issu du sang royal de Juda, eût tous les droits que la naissance pouvait lui donner pour se mettre à la tête de sa nation, ce ne fut point de lui-même qu'il entreprit de la conduire et de la gouverner. Dieu qui l'appelle son serviteur et qui avait veillé sur lui au milieu des révolutions dont la Perse fut agitée après la mort de Cambyse, le choisit pour être l'instrument de la délivrance de son peuple et du rétablissement de l'état civil et religieux des Juifs. Dieu ne s'était pas borné à donner l'approbation la plus authentique à l'entreprise de Zorobabel, il avait encore annoncé dans une vision de Zacharie la facilité avec laquelle elle serait exécutée. Ce prophète vit en songe un chandelier d'or à sept branches, portant chacune une lampe, qui communiquait par autant de tuyaux avec un réservoir placé au-dessus d'elles, pour leur fournir continuellement de l'huile, qu'il recevait de deux oliviers plantés l'un à la droite, l'autre à la gauche du chandelier. Ces lampes, qui s'entretenaient d'elles-mêmes sans qu'on fût obligé d'en renouveler l'huile, désignaient l'état futur des Juifs, qui devait reprendre son antique splendeur sous Zorobabel, sans autre secours que celui du Seigneur. Samarie est ici représentée sous l'image d'une montagne orgueilleuse qui s'aplanit devant le fils de Salathiel, et les anges qui le dirigeaient dans tous ses projets, sous celle des sept yeux du Seigneur, attentifs à examiner ce qui se passe dans le pays. Cette métaphore est tirée du gouvernement de Perse, où sept ministres principaux, qu'on appelait les yeux du roi, étaient chargés de veiller sur tout ce qui arrivait dans le royaume. Zorobabel paraît lui-même, le niveau à la main, traçant le plan de la maison de Dieu et relevant les espérances de ceux qui, témoins de l'éclat dont avait brillé le premier temple, s'affligeaient des faibles commencements du second. Zorobabel eut sept enfants mâles : Mosellam, Hananias (que l'on croit être le même que Iabiud placé dans la généalogie de Jésus-Christ, par saint Matthieu, et que le Vesa, dans celle de saint Luc), Hasaban, Ohol, Barachie, Hasadias, Josabhesed, et une fille nommée Salomith. Nous pouvons juger de la vénération qu'ont toujours eue les Juifs pour la mémoire de ce grand homme par l'éloge qu'en fait l'auteur du livre de l'Ecole siastique. On a quelquefois confondu Zorobabel avec Sassabasar. ==
Sujets connexes
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