Critique de la raison pratique

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Critique de la raison pratique (Kritik der praktischen Vernunft) est un ouvrage d'Emmanuel Kant paru en 1788 et traitant de philosophie morale. Deuxième grand ouvrage critique de Kant et "suite" de la Critique de la raison pure, la Critique de la raison pratique abandonne l'analyse de la raison dans son usage spéculatif pour se consacrer à son usage pratique. Elle concerne donc le domaine de l'agir et non plus celui de la connaissance théorique.
Critique de la raison pratique

Critique de la raison pratique (Kritik der praktischen Vernunft) est un ouvrage d'Emmanuel Kant paru en 1788 et traitant de philosophie morale. Deuxième grand ouvrage critique de Kant et "suite" de la Critique de la raison pure, la Critique de la raison pratique abandonne l'analyse de la raison dans son usage spéculatif pour se consacrer à son usage pratique. Elle concerne donc le domaine de l'agir et non plus celui de la connaissance théorique. Elle aura une influence déterminante dans les champs de l'éthique et de la philosophie morale.

Plan

Préface Introduction
-Première partie : Doctrine élémentaire de la raison pure pratique
-Livre premier : L'analytique de la raison pratique
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- Chapitre premier - Des principes de la raison pure pratique
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-I. De la déduction des principes de la raison pure pratique
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-II. Du droit qu'a la raison pure, dans l'usage pratique, à une extension qui n'est pas possible pour elle dans l'usage spéculatif
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- Chapitre II - Du concept d'un objet de la raison pure pratique
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- Chapitre III - Des mobiles de la raison pure pratique. Examen critique de l'analytique de la raison pure pratique
- Livre deuxième: Dialectique de la raison pure pratique
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- Chapitre premier - D'une dialectique de la raison pure pratique en général
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- Chapitre II - De la dialectique de la raison pure dans la détermination du concept du souverain bien
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- I. L'antinomie de la raison pratique
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- II. Solution critique de l'antinomie de la raison pratique
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- III. De la suprématie de la raison pure pratique dans sa liaison avec la raison pure spéculative
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- IV. L'immortalité de l'âme comme postulat de la raison pure pratique
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- V. L'existence de Dieu comme postulat de la raison pure pratique
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- VI. Sur les postulats de la raison pure pratique en général
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- VII. Comment est-il possible de concevoir une extension de la raison pure, au point de vue pratique, qui ne soit pas accompagnée d'une extension de la connaissance, comme raison spéculative
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- VIII. De l'assentiment venant d'un besoin de la raison pure
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- IX. Du rapport sagement proportionné des facultés de connaître de l'homme à sa destination pratique
- Deuxième partie: Méthodologie de la raison pure pratique Conclusion

Influence de Rousseau

Il faut noter, au-delà de l'anecdote, que Rousseau a profondément influencé la conception kantienne de l'autonomie. La formule du Livre I, chapitre 8 de Contrat social, "L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté." est considéré par plusieurs grands historiens de la philosophie et spécialiste de Kant comme Victor Delbos ou Roger Vernaux comme l'une des origines de la notion d'autonomie chez Kant: celui-ci intériorise au fond la liberté civile dans la personne et sa vie morale.

Préface et introduction

La préface et l'introduction consistent pour l'essentiel dans une comparaison entre le statut de la raison théorique et celui de la raison pratique. La première Critique s'attachait à étudier les prétentions de la raison pure théorique à la connaissance de principes dépassant les limites possibles de toute expérience. Il ressortait de cette étude que l'usage de la raison pure théorique devait être limitée à la sphère de l'expérience car elle produisait des difficultés insolubles quand elle cherchait à s'appliquer à l'au-delà de l'expérience. Cependant il ne s'agit pas ici de critiquer la raison pure pratique mais d'en prouver la possibilité; la raison pratique pure (non mêlée d'expérience), si elle existe, ne peut se dépasser elle-même (à l'inverse de la raison pure spéculative): sa seule existence prouve la réalité de ses concepts. En conséquence de quoi, dit Kant, il s'agira de faire une critique « non de la raison pure pratique, mais seulement de la raison pratique en général », ceci s'expliquant par le fait « que la raison pure, quand on a montré qu'elle existe, n'a pas besoin de critique ». Il s'agira donc de critiquer l'idée que la raison empirique est le seul principe déterminant notre volonté, et de montrer qu'il existe une raison pure, qui ne s'affirme réellement que dans le transcendantal, et dont les prétentions dépassent légitimement l'expérience, contrairement à la raison pure spéculative, dont c'est le principal défaut. Si la première Critique pouvait affirmer que Dieu, la liberté et l'immortalité ne sont pas connaissables, la seconde va transfomer le sens de cette thèse. On peut savoir (wissen) que la liberté transcendantale parce que la force de la loi morale en démontre la réalité. Par contre on ne peut pas la connaitre (erkennen) comme on connait des théorèmes mathématiques ou des lois physiques. Dieu et l'immortalité, même s’ils sont des concepts qui se rattachent à la liberté, restent néanmoins encore des postulats indémontrables: on doit juste en « admettre la possibilité au point de vue pratique ». Selon Kant, la Critique de la raison pratique suppose la Fondation de la métaphysique des mœurs, parce que cette dernière initiait le lecteur au principe du devoir ; « pour le reste, (le système de la Critique de la raison pratique) se suffit à lui-même ». Finalement, Kant présente dans l'introduction le plan de la Critique de la raison pratique. Il est calqué sur celui de la première Critique: analytique, dialectique, méthodologie.

Voir aussi

-Fondation de la métaphysique des mœurs
-Métaphysique des mœurs

Sources

-Alquié Ferdinand, Leçons sur Kant, Paris, CDU les cours de Sorbonne, 1963 (réédité en Poche dans la collection "la petite vermillon") : un cours particulièrement clair et pédagogique sur les Fondements de la métaphysique des mœurs et la Critique de la Raison pratique.
-Delbos Victor, La philosophie pratique de Kant, Paris, Felix Alcan, 1905 (plusieurs fois réédité): ouvrage de référence sur la morale de Kant et sur le développement de la philosophie morale de Kant.
-Weil Éric, "Problèmes kantiens", Paris, Vrin, 1975: ouvrage classique qui montre la prééminence du point de vue pratique dans la philosophie kantienne en général. ==
Sujets connexes
Critique de la raison pure   Du Contrat social   Emmanuel Kant   Fondation de la métaphysique des mœurs   Morale   Métaphysique des mœurs   Transcendantal  
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