Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard d'EstaingLes médias l'ont très tôt surnommé VGE, né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, est un homme d'État français, 3 Président de la V République et 20 Président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.
Valéry Giscard d'Estaing

Valéry Giscard d'EstaingLes médias l'ont très tôt surnommé VGE, né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, est un homme d'État français, 3 Président de la V République et 20 Président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.

Biographie

Famille et études

Fils d'Edmond Giscard d'Estaing (1894-1982), inspecteur des Finances, membre de l'institut, grand officier de la Légion d'Honneur, arrière petit fils d'une demoiselle d'Estaing (plusieurs membres de la famille Giscard ont relevé par décret du Conseil d'État le nom d'Estaing), et de May Bardoux (1901-2003), elle-même fille du député Jacques Bardoux, et petite-fille d'Agénor Bardoux, ministre de l'Instruction Publique, vice président du Sénat, Valéry René Marie Georges Giscard d'Estaing naît à Coblence, en Allemagne, le 2 février 1926, où son père était en poste en Rhénanie occupée par les forces françaises. May Bardoux serait une descendante des Bourbons par une fille naturelle du roi Louis XV et de la baronne de Monteyran. Valéry Giscard d'Estaing fait ses études à l’école Gerson, puis au lycée Janson-de-Sailly et au lycée Louis-le-Grand à Paris, et enfin au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. Il décroche son double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires à 15 ans. Il s'engage à dix-huit ans dans la Première armée et combat en France et en Allemagne, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre. Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il entre à l'École polytechnique. Son entrée à l'École nationale d'administration (ENA, promotion Europe) est due au décret du 19 juillet 1948 — au moment où il achève sa scolarité à l'École polytechnique — qui dispense les polytechniciens de devoir passer un concours d'entrée à l'ENA ; il en sort dans la « botte » et entre à l'Inspection générale des Finances en 1952, où il rejoint son père. Il épouse le 23 décembre 1952 Anne-Aymone Sauvage de Brantes. Ils ont quatre enfants : Valérie-Anne (1953), Henri (1956), Louis (1958), Jacinte (1960).

Carrière politique

Les débuts (1954-1959)

De juin à décembre 1954, Valéry Giscard d'Estaing, alors âgé de 29 ans, est nommé directeur adjoint au cabinet du président du conseil Edgar Faure. En 1956, il se met en disponibilité de son administration après son accès à la députation du Puy-de-Dôme, département dont son arrière-grand-père, Agénor Bardoux, au et son grand-père, Jacques Bardoux, au , furent lontemps les députés. Il est nommé, la même année, membre de la délégation française à la XI session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il accède enfin, en 1958, au mandat de conseiller général du canton de Rochefort-Montagne, mandat qu'il exerce jusqu'en 1974.

Sous la présidence du général de Gaulle (1959-1969)

; L'accès aux portefeuilles ministériels Dès janvier 1959, Valéry Giscard d'Estaing accède aux fonctions de secrétaire d'État aux Finances et, le 19 janvier 1962, le général de Gaulle, président de la République le nomme, sur proposition du Premier ministre Michel Debré, ministre des Finances et des Affaires économiques. Il conserve ce poste sous le gouvernement Pompidou, mais il devient vite impopulaire et, après sa réélection difficile de décembre 1965, le général de Gaulle décide, le 8 janvier 1966, de le remplacer par Michel Debré. ; Le retour à l'inspection des Finances Valéry Giscard d'Estaing réintègre l'Inspection Générale des Finances de 1966 à 1967 et se fait élire à la mairie de Chamalières. Giscard fonde ensuite la Fédération nationale des républicains indépendants en proclamant : « Nous sommes l'élément centriste et européen de la majorité » ; à ce titre il soutient en 1969 la candidature de la Grande-Bretagne à l'adhésion la Communauté économique européenne. Il préside ensuite la commission des finances, de l'économie générale et du plan de l'Assemblée nationale. ; La campagne présidentielle de 1969 Son attitude envers le président de Gaulle devient de plus en plus critique ; il parle notamment de l'« exercice solitaire du pouvoir » et théorise son soutien critique, le « oui, mais ». Il appelle à voter non au référendum du 27 avril 1969, qui entraîne le départ du général de Gaulle. Lors de l'élection présidentielle qui suit la démission de Gaulle, il penche un moment pour la candidature d'Antoine Pinay, puis se rallie le 30 avril à Georges Pompidou.

Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974)

Georges Pompidou lui confie le ministère de l'Économie et des Finances dans le cabinet Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), poste qu'il conserve sous Pierre Messmer (1972-1974). Il est, dans le même temps, depuis 1967, maire de la commune de Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, fonction qu'il assure jusqu'en 1974.

La présidence de la République (1974-1981)

Élection présidentielle de 1974 : le succès
Après le décès de Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d'Estaing se présente à l'élection présidentielle. Bénéficiant du soutien de Jacques Chirac, il élimine Jacques Chaban-Delmas au premier tour. Entre les deux tours, le débat qui l'oppose à François Mitterrand lui donne un avantage décisif, la phrase « Vous n'avez pas le monopole du cœur » ayant marqué tous les esprits. Il est élu d'extrême justesse, avec 50, 81 % des suffrages, le 19 mai 1974 et devient le troisième président de la Cinquième République, le plus jeune, à l'âge de 48 ans.Le 27 mai, dans son discours d'investiture, il proclame De gauche à droite : Giulio Andreotti, Takeo Fukuda, Jimmy Carter, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing lors du sommet économique du G7, le 16 juin 1978 à Bonn en Allemagne.
Considérations générales sur le septennat
Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre, mais les relations entre les deux hommes se tendent et le second démissionne en 1976. Il est remplacé par Raymond Barre, le « meilleur économiste de France » d'après le Président. Sous son impulsion sont prises d'importantes réformes législatives qui modifient la société en profondeur : divorce par consentement mutuel, légalisation de l'avortement, abaissement de l'âge légal de majorité de 21 à 18 ans ... Le début de sa présidence est marqué par une grande volonté de jeunesse et de modernisation. Il édulcore ainsi quelques symboles nationaux - le bleu drapeau de l'étendard français est remplacé par un bleu cobalt plus clair, jugé moins agressif, la Marseillaise est jouée sur un ton moins fort et un rythme plus lent -, il donne des interviews en anglais, pose en complet veston pour la photo officielle, simplifie le protocole de l'Élysée et, cherchant à paraître proche des français, multiplie les occasions de se montrer à leurs côtés, notamment dans des dîners dans des familles. En matière industrielle, il engage la modernisation du transport ferroviaire en lancant l'étude sur le TGV. Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing est marqué par les conséquences des deux chocs pétroliers qui brisent la dynamique des Trente glorieuses. Devant la nécessité d'économiser l'énergie, le gouvernement instaure en 1975 le changement d'heure pendant les mois d'été, une mesure qui permet une économie d'électricité en limitant les besoins d'éclairage. Il décide aussi de poursuivre et d'intensifier le programme de développement de l'énergie nucléaire civile engagé par son prédécesseur. Cette période est aussi marquée par l'apparition du chômage de masse. Valéry Giscard d'Estaing est, par ailleurs, un fervent partisan de la construction européenne : il défend l'idée des États-Unis d'Europe dès ses débuts en politique. Partisan d'une « troisième voie » entre une Europe supranationale et une Europe des États, il crée le Sommet européen et aide à l'augmentation des pouvoirs du Parlement européen, en particulier en matière budgétaire.
Grandes étapes du septennat
; Gouvernement Chirac (27 mai 1974 - 25 août 1976)
- 1974 :
- Plan de lutte contre l'inflation, majoration de l'impôt sur les sociétés et les gros contribuables, relèvement du taux d'intérêt de l'épargne, économies budgétaires, économies d'énergie.
- Démission du gouvernement de Jean-Jacques Servan-Schreiber en protestation contre le début de la 8 campagne française d'explosions nucléaires.
- 26 juin : Vote de la loi fixant la majorité civile à 18 ans.
- 3 juillet : Fin de la politique d'incitation à l'immigration en France.
- 16 juillet : La journaliste Françoise Giroud devient le première secrétaire d'État à la condition féminine.
- 1975 :
- 17 janvier : Vote de la loi autorisant sous certaines conditions l'avortement appelée aussi loi Veil.
- 31 janvier : Remaniement ministériel.
- Début de la modernisation du réseau téléphonique avec le triplement des lignes sur 7 ans.
- 11 juillet : Institution du divorce par consentement mutuel.
- 15 novembre : Première réunion des 7 pays les plus industrialisés de la planète à Rambouillet.
- Le cap des 1 million de chômeurs est franchi en fin d'année.
- 1976 :
- 9 janvier : Naissance de la compagnie Elf Aquitaine.
- 12 janvier : Remaniement ministériel.
- 14 mars : Le Franc sort du serpent monétaire européen.
- 15 avril : La construction du supergénérateur nucléaire nommé Superphénix est décidée.
- 29 avril : Décret donnant droit au regroupement familial des immigrés.
- Fondation de la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) et de l'Institut de protection et de sureté nucléaire (IPSN).
- 25 août : Démission de Jacques Chirac. ; Gouvernement Barre (27 août 1976 -12 mai 1981)
-1977 :
- 31 janvier : Inauguration du centre Georges-Pompidou à Paris
- Élections municipales des 13 et 20 mars remportées par la gauche qui prend le contrôle de 156 villes de plus de habitants. Jacques Chirac, élu maire de Paris contre Michel d'Ornano, le candidat soutenu par les giscardiens.
- 29 mars : Remaniement ministériel.
- 27 juin : Le territoire français des Afars et des Issas accède à l'indépendance.
- 6 octobre : Adoption de la loi informatique et libertés contre l'utilisation abusive des fichiers nominatifs informatiques.
- 1978:
- 27 janvier : Discours de Verdun-sur-le-Doubs, (dit « discours du bon choix »), par lequel Valéry Giscard d'Estaing met en garde les français sur les conséquences institutionnelles et les blocages politiques que provoquerait une victoire de la gauche aux élections législatives du mois de mars. Il déclare qu'il ne démissionnerait pas mais n'aurait pas les moyens d'empêcher une majorité de gauche d'appliquer son programme.
- : Fondation de l'UDF regroupant centristes et giscardiens afin de soutenir l'action de Valéry Giscard d'Estaing.
- Mars : La majorité de droite (RPR-UDF) remporte les élections législatives.
- 19 mai : Le président envoie des troupes parachutistes à Kolwezi au Zaïre, afin de libérer les occidentaux pris en otage par des rebelles au gouvernement zaïrois.
- 5 décembre : Accord sur le Système monétaire européen (SME) qui établit un système de taux de change stable et ajustable entre les pays membres de la Communauté économique européenne.
- 6 décembre : Appel de Cochin de Jacques Chirac qualifiant l'UDF et les giscardiens de « parti de l'étranger » pour leurs prises de position pro-européennes.
- 1979 :
-13 mars : Création de l'ECU, l'unité de compte européenne
-10 juin : Premières élections au suffrage universel au Parlement Européen. Simone Veil en devient la présidente.
- 10 octobre : Début de l'affaire des diamants. Le Canard Enchaîné accuse le président de la république d'avoir reçu de Bokassa 1, Empereur déchu de Centre Afrique des diamants en cadeaux lors de visites officielles. Le Canard Enchaîné estime la valeur de ces diamants à un million de francs. La défense maladroite de Giscard va accréditer les informations du journal satirique et va avoir une influence négative sur sa campagne de réélection.
- 30 octobre : Le ministre du travail Robert Boulin, accusé par des lettres anonymes, publiées par Le Canard Enchaîné, d'avoir acquis de manière illégale, une garrigue, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. L'enquête n'a toujours pas permis d'aboutir à des conclusions définitives.
- 1980 :
- 2 février : L'ancien ministre Joseph Fontanet est assassiné. Le meurtre reste non élucidé.
- Le pays compte à la fin de l'année plus de 1, 5 millions de chômeurs.
Élection présidentielle de 1981 : la défaite
Le 24 avril 1981, Valéry Giscard d'Estaing arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle. Jacques Chirac, arrivé troisième, refuse clairement d'appeler ses partisans à soutenir Valéry Giscard d'Estaing face à François Mitterrand. Il est en particulier accusé de soutenir indirectement Mitterrand en ne se prononçant qu'à titre personnel en faveur de Giscard pour le second tour, tandis qu'entre les deux tours, le Canard enchaîné publie des documents montrant, pour la première fois, que Maurice Papon, ministre du Budget sous Valéry Giscard d'Estaing et sous le premier ministre Raymond Barre, a été sous le régime de Vichy, comme secrétaire général de la préfecture de la Gironde à Bordeaux, responsable de la déportation de Juifs. Giscard dénonce une manipulation politique, et nie avoir connu le passé de Papon. François Mitterrand, qui avait accablé Valéry Giscard d'Estaing de surnoms comme « monsieur chômage » ou « l'homme du passif » en réaction à « l'homme du passé » ou « vous n'avez pas la monopole du cœur » dont Giscard l'avait crédité sept ans plus tôt lors du débat télévisé de la présidentielle de 1974, est élu président de la République. Valéry Giscard d'Estaing perd donc le second tour de l'élection, n'obtenant que 48, 24 % des suffrages exprimés.

Après la présidence de la République...

Conseil constitutionnel
Bien que membre de droit du Conseil constitutionnel, en tant qu'ancien président de la République, il décide en 1981 de ne pas y siéger afin de pouvoir conserver toute liberté de parole. Perdant en 2004 le poste de président de région qu'il occupait depuis mars 1986, il décide d'abandonner la politique active pour entrer au Conseil constitutionnel.
Politique nationale
; Action Il dirige l'Union pour la démocratie française qu'il avait créée en 1978, de 1988 à 1996. En 1984, VGE est élu député UDF de la 2 circonscription du Puy-de-Dôme, Valéry Giscard d'Estaing se recentre en effet sur son « fief » auvergnat en devenant président du conseil régional en 1986. Il échoue en 1995 dans la conquête de la mairie de Clermont-Ferrand. Toujours député du Puy-de-Dôme il devient président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1987 à 1989. Il reprendra cette fonction en 1993. Il devient président de l'UDF en 1988, poste qu'il garde jusqu'en 1995. Il abandonne lentement ses ambitions nationales pour partager sa carrière politique entre sa région et l'Europe. Candidat aux élections régionales des 21 et 28 mars 2004, conduisant la liste d'union UMP-UDF en Auvergne (candidat au titre de la section départementale du Puy-de-Dôme), il est battu au second tour par Pierre-Joël Bonté (PS), emporté par la vague qui fait basculer la quasi-totalité des régions à gauche. ; Soutiens Il soutient la candidature de Raymond Barre à l'élection présidentielle de 1988 et rallie celle de son vieux rival Jacques Chirac, en 1995 ainsi qu'en 2002. Le 19 avril 2007, Valéry Giscard d’Estaing annonce, bien qu'étant membre du Conseil constitutionnel, dans un entretien dans Le Parisien / Aujourd’hui en France, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle et désavoue ainsi François Bayrou en l'accusant . Le lendemain, le Conseil Constitutionnel lui rappelle son devoir de réserve.
Politique européenne
Fidèle à l'Europe, il est président du Mouvement européen international de 1989 à 1997. De plus, il se fait élire député européen en 1989 sur la liste de l'union UDF-RPR. VGE est élu le 23 octobre 1999 président du Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE - CEMR). Il est réélu pour un mandat de trois ans à Lisbonne en octobre 1998. En 2001, il a reçu la médaille d’or de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe, et en 2002 le prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle. Il est à l'origine d'une réflexion sur un projet d'organisation européenne avec un groupe d'experts vers le milieu des années 1990, qui deviendra le projet de traité constitutionnel européen. Lors du Conseil européen de Laeken de décembre 2001, il est nommé à la tête de la Convention sur l'avenir de l'Europe. Cette convention a pour but de simplifier les différents traités européens en rédigeant un projet de traité constitutionnel . Valéry Giscard d'Estaing présente ainsi la Constitution européenne, le 15 juillet 2003. Signé par les 25 membres de l'Union, le traité est aujourd'hui en attente de ratification (les procédures référendaires ont débouché sur un « non » en France et aux Pays-Bas). Valéry Giscard d'Estaing et son frère Olivier Giscard d'Estaing (qui fut maire d'Estaing (Aveyron) dans les années 1960) ont acheté à la commune d'Estaing le château d'Estaing, dans la haute vallée du Lot, en février 2005. Ils ont indiqué vouloir le restaurer et en ouvrir plusieurs salles au public. Valéry Giscard d'Estaing a précisé qu'il envisageait « la programmation de concerts, de rencontres et de conférences » et souhaitait également « faire une place pour archives personnelles de président de la Convention européenne ». VGE prend part en avril et mai 2005 à la campagne pour le « oui » lors du référendum à propos du Traité Constitutionnel Européen. Il prévoit la victoire du « oui » avec 53 % des voix, mais le « non » l'emporte finalement avec près de 55 %.
Affaires judiciaires
Raymond Barre et lui sont mis en cause en 1984 dans l'affaire des avions renifleurs (réf. Pierre Péan). L’amiral argentin Luis Maria Mendia, idéologue des « vols de la mort » lors de la « sale guerre » menée par la dictature argentine de 1976 à1983), a demandé en janvier 2007, au cours de son procès pour crimes contre l’humanité, qui se déroule en Argentine, à Valéry Giscard d’Estaing, à l’ancien premier ministre Pierre Messmer, à l’ex-ambassadrice à Buenos Aires Françoise de la Gosse et à tous les officiels en place à l’ambassade de Buenos Aires entre 1976 et 1983 de comparaître devant la cour en tant que témoins. Tout comme, avant lui, Alfredo Astiz, l’ « ange de la mort », Luis Maria Mendia a en effet fait appel au documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin, intitulé « Les escadrons de la mort – l’école française », qui montrait comment la France - et notamment des anciens de la guerre d’Algérie -, par un accord militaire secret en vigueur de 1959 à 1981, avait entraîné les militaires argentins , Le Figaro, 6 février 2007 , Página/12, 2 février 2007 , Página/12, 25 janvier, 2007.
Littérature
Par ailleurs, Valéry Giscard d'Estaing a publié un roman en 1994 Le Passage, bref texte sentimental racontant l'aventure d'un notaire sur le retour avec une jeune auto-stoppeuse. Valéry Giscard d'Estaing est élu le 11 décembre 2003 à l'Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche.

Décorations

- Grand maître de la Légion d'honneur (1974-1981)
- Grand Croix de la Légion d'honneur (1974)
- Grand-Croix de l'Ordre National du Mérite (1974)
- Croix de guerre 1939-1945
- Bailli grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain de Malte (membres laïcs)

Mandats

Mandat de Député
-Député du Puy-de-Dôme, élu en 1956, réélu en 1958 et 1962, sous l'étiquette Républicain indépendant en 1967, 1968 et 1973, puis sous l'étiquette UDF, dans la 2 puis dans la 3 circonscription, en 1984, 1986 et 1988, démissionnaire en 1989 pour sièger au Parlement européen, réélu à nouveau député en 1993 et en 1997, non-candidat à sa propre succession en 2002
-Président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1987 à 1989 puis de 1993 à 1997
Député européen
- Député européen 1989-1993
Mandat Locaux
-Conseiller général du canton de Rochefort-Montagne 1958-1974
-Conseiller municipal de Chamalières 1974-1977
-Depuis 1967 maire de la commune de Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, fonction qu'il assure jusqu'en 1974
-Conseiller général du Puy-de-Dôme (canton de Chamalières) 1982-1988
-Tête de liste à l'élection municipale de Clermont-Ferrand en juin 1995, élu conseiller municipal d'opposition, puis démissionnaire
Mandat régional
-Président du conseil régional d'Auvergne 1986-2004
Président de parti politique
-Président de la Fédération nationale des républicains indépendants 1966
-Fondateur de la fédération nationale des républicains et indépendants 1966 devenue en 1977 le Parti républicain
-Président de l'UDF 1988-1996

Anecdotes

- En 1977, il fonde un institut qui prend le nom d'Auguste Comte.
- Par deux décrets en Conseil d'État de 1922 et 1923 plusieurs membres de la famille Giscard ont relevé le nom de la famille d'Estaing, patronyme historique qui s'était éteint, et était celui de leur arrière grand mère, la comtesse de La Tour Fondue, née Lucie-Madeleine d'Estaing. Selon certains, le général de Gaulle aurait dit, lorsque son jeune ministre des Finances voulut lancer un emprunt portant son nom : Vraie ou apocryphe, cette anecdote apparaît surtout dans un sketch de Thierry Le Luron. Les Giscard d'Estaing actuels n'ont pas pu devenir membre de la très fermée Société des Cincinnati, qui regroupe les descendants des officiers ayant combattu durant la Guerre d'indépendance américaine, car le vice-amiral Charles Henri d'Estaing qui fit campagne aux Amériques avec La Fayette, n'était pour eux qu'un lointain cousin d'une autre branche.
- En 1974 Valéry Giscard d'Estaing commande à Raymond Depardon un film sur sa campagne électorale. Le film réalisé ne lui plaît pas et reste très longtemps dans les tiroirs, impossible à projeter sans l'autorisation de l'ancien président qui s'y oppose. Il finit par sortir dans quelques salles en 2002, puis est diffusé à la télévision.
- Valéry Giscard d'Estaing a joué un rôle central dans la création du parc à thème sur les volcans Vulcania dans sa région d'Auvergne. Il est souvent caricaturé par les humoristes à ce sujet. À titre d'anecdote : cette dernière réalisation est d'ailleurs surnommée « Le Giscardoscope » dans une partie importante de la région Auvergne en référence au Futuroscope de Poitiers.
- En 1997, la poste Togolaise utilise pour un bloc-feuillet une photographie d'un repas de charité qui représente Valéry Giscard d'Estaing à côté de la princesse Diana. L'ancien président figure sur la marge du feuillet, le timbre étant centré sur Diana.

Citations

- Archives de l'INA.
- Mardi 19 mai 1981, 20 h.
- « La France est une « mini-superpuissance ». » 1975
- « À la civilisation de masse doit succéder une civilisation à l'échelle de l'individu. » Extrait d’une intervention à Lyon - 23 avril 1981
- « La télévision est le premier pouvoir en France, et non le quatrième. » Extrait de l’émission TV Face à la 3 - 7 novembre 1984
- « On ne guérit pas les plaies en les léchant avec une langue de bois. » Extrait du journal Libération - 10 décembre 1990
- « Il n'y aurait pas tant de malaise, s'il n'y avait pas autant d'amateurs de malaise. »
- « Aucun roi de France n'aurait été réélu au bout de sept ans. »
- « Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre. » Extrait de la revue L'Évènement du jeudi - 5 avril 1990
- « Ne nous laissons pas accabler par les rhumatismes de l'histoire. »

Bibliographie

Ouvrages de/avec Valéry Giscard d'Estaing

- Démocratie française (essai), Fayard, 1976 ;
- L'état de la France, Fayard 1981 ;
- Deux français sur trois (essai), Cie 12, 1984 ;
- Le Pouvoir et la Vie (mémoires) - tome I La Rencontre, Cie 12, 1988 ;
- Le Pouvoir et la Vie - tome II L'Affrontement, Cie 12, 1991 ;
- Le Passage (roman), Robert Laffont, 1994 ;
- Dans cinq ans, l'an 2000, Cie 12, 1995 ;
- Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple, Cie 12, 2000 ;
- Giscard d'Estaing, entretien avec Agathe Fourgnaud, Flammarion ;
- Giscard d'Estaing présente la Constitution pour l'Europe, Albin Michel, 2003 ;
- Le Pouvoir et la Vie - tome III Choisir, éditions Compagnie 12, 2006 .

Ouvrages autour de Valéry Giscard d'Estaing

- Arnaud Jacquet, Valéry Giscard d'Estaing, 1974-1981, La Ferté-Saint-Aubin, l'Archer, 1999.
- La République mondaine, essai sur le giscardisme (Grasset, 1979) Jean Bothorel
- Le Pharaon - Histoire du septennat Giscardien 19 mai 1974 - 22 mars 1978. Grasset, 1983. Jean Bothorel.

Notes et références

Voir aussi

- Boulevard Valéry Giscard d'Estaing
- Président de la République française
- Centrisme
- Droite
- Républicains indépendants
- UDF
- Parti politique
- Mouvements politiques
- Idées politiques
- Auvergne
- Famille Giscard d'Estaing. ==
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