Première bataille de Saint-Albans

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La première bataille de Saint-Albans est le premier affrontement de la guerre des Deux-Roses. Après la fin du protectorat exercé par le duc d'York, Richard Plantagenêt (1411 – 1460), en février 1455 et la libération d'Edmond Beaufort, duc de Somerset, le parti de la cour persuada le roi Henri VI d'Angleterre de réunir un grand conseil à Leicester en mai. Il est probable qu'Edmond Beaufort espérait que le duc d'York serait désavoué pendant ce conseil, peut-être m
Première bataille de Saint-Albans

La première bataille de Saint-Albans est le premier affrontement de la guerre des Deux-Roses. Après la fin du protectorat exercé par le duc d'York, Richard Plantagenêt (1411 – 1460), en février 1455 et la libération d'Edmond Beaufort, duc de Somerset, le parti de la cour persuada le roi Henri VI d'Angleterre de réunir un grand conseil à Leicester en mai. Il est probable qu'Edmond Beaufort espérait que le duc d'York serait désavoué pendant ce conseil, peut-être même amené à être jugé par ses pairs, ou au moins à être soumis à un humiliant serment de fidélité. Le choix de Leicester était motivé par la grande impopularité d'Edmond de Beaufort à Londres. Le duc d'York et ses alliés, les Néville, pensaient que le duc de Somerset avait convaincu le roi de les éliminer. C'est pourquoi, s'ils voulaient survivre, ils devaient à tout prix reprendre le pouvoir, ce qui impliquait de prendre le contrôle de la personne du roi, et d'éliminer le duc de Somerset. Un coup de force armé était la solution évidente. Étant donné l'incompétence militaire notoire de Somerset, une petite force fut jugée suffisante pour diriger une embuscade sur le convoi royal en route pour Leicester. Le plan était particulièrement séduisant pour les Néville puisque figurait dans l'escorte royale le chef des Percy, le comte de Northumberland, ce qui leur donnait une occasion décisive de frapper leur ennemi mortel. Le 21 mai, le roi et Somerset quittèrent Westminster pour St Albans où devaient les rejoindre plusieurs magnats avec leurs troupes. Les Yorkistes les attendaient là. Peu après avoir quitté Westminster, Henri reçut des lettres de York, de Salisbury et de Richard Neville, comte de Warwick, qui se plaignaient d'avoir été convoqués à Leicester à cause des "calomnies lancées contre eux", et qu'en conséquence ils avaient rassemblé des hommes en armes pour les protéger. Néanmois, le convoi royal, pas plus de 2000 hommes, poursuivait son chemin, sans se douter qu'il se dirigeait tout droit dans un piège. Quand, au matin du 22 mai, on apprit que des troupes yorkistes étaient dans les environs, le roi remplaça Somerset en tant que connétable (commandant de sa petite armée) par le duc de Buckingham, qui était le beau-frère à la fois de York et de Salisbury. Le cortège royal atteignit Saint Albans le 22 mai à 9 heures. Le duc d'York et les siens attendaient depuis 7 heures; bien informé par ses espions, il savait que les magnats que le roi attendait n'arriveraient pas avant le jour suivant. Le duc d'York referma le piège dès que le roi entra dans la rue Saint Peter. Ses hommes bloquèrent la rue à ses deux extrémités; il envoya un émissaire pour exiger que le roi livre Somerset, "homme déloyal à son pays, qui a ruiné la Normandie, dont la négligence a fait perdre la Gascogne et qui a réduit tout le royaume d'Angleterre à l'état de misère". La réponse du roi, indubitablement dictée par Somerset, fut de les sommer de quitter le terrain sous peine de destruction. Les troupes royales se préparèrent à défendre le centre ville. A ce moment encore, le roi et le duc de Buckingham pensaient que York bluffait. Les yorkistes attaquèrent les barricades entre 11 heures et midi, mais furent refoulés. Puis le comte de Warwick et 600 de ses hommes s'engouffrèrent dans la rue Holywell qui menait à la rue Saint Peter. Pendant ce temps, les troupes de York entraient dans la rue Saint Peter, massacrant tous ceux qui s'opposaient à eux. Les royalistes qui ne l'avaient pas encore fait tentaient maintenant d'enfilier leurs armures. Il y eut d'abord une pluie de flêches, puis un combat au corps à corps. Le roi lui-même fut blessé au cou par une flêche; il trouva refuge dans la maison d'un tanneur. Le duc de Somerset, retranché dans une auberge, mourut sous les coups des yorkistes. Parmi les nobles tués figuraient Northumberland et Clifford. Certains royalistes, dont le duc de Buckingham, se réfugièrent dans l'abbaye. Le duc d'York vint s'agenouiler devant le roi blessé, protestant de sa loyauté et jurant qu'il n'avait jamais eu l'intention de lui porter atteinte personnellement. Le roi lui dit qu'il lui pardonnait et lui demanda de cesser les combats. Le lendemain, il ramena le roi à Londres.

Sources

-The First Battle of St Albans; by Andrew Boardman; Tempus Publishing Group, 2006, ISBN 0752429833
-The Poleaxed Source Book; by Martin Stephenson, Dave Lanchester, & Pat McGill.
-Kings in the North - The House of Percy in British History; Rose, Alexander; Phoenix/Orion Books Ltd, 2002, ISBN 1842124854
-The Lancaster and York: Wars of the Roses; Alison Weir; London ; Pimlico, 1998, ISBN 0712666745 ==
Sujets connexes
Angleterre   Duc d'York   Edmond Beaufort (1406-1455)   Guerre des Deux-Roses   Henri VI d'Angleterre   Hertfordshire   Leicester   Londres   Maison d'York   Maison de Lancastre   Richard Neville   Richard d'York   Somerset   St Albans   Westminster  
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