Margaret Thatcher

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Margaret Thatcher (née Margaret Hilda Roberts le à Grantham), baronne Thatcher, LG, OM, PC, FRS, est une femme politique britannique. Elle fut leader du Parti conservateur de 1975 à 1990. Elle est la 4 femme premier ministre dans le monde, la première en Europe. Elle est aussi à ce jour, la seule femme à avoir dirigé un parti politiqueÀ l'exception de Margaret Beckett qui dirigea brièvement le Labour britannique et également la seule Premier Ministre du Royaume
Margaret Thatcher

Margaret Thatcher (née Margaret Hilda Roberts le à Grantham), baronne Thatcher, LG, OM, PC, FRS, est une femme politique britannique. Elle fut leader du Parti conservateur de 1975 à 1990. Elle est la 4 femme premier ministre dans le monde, la première en Europe. Elle est aussi à ce jour, la seule femme à avoir dirigé un parti politiqueÀ l'exception de Margaret Beckett qui dirigea brièvement le Labour britannique et également la seule Premier Ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990. Elle détient le record du plus long mandat de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le . Elle est le premier Premier ministre britannique à avoir été victime d'un attentat depuis l'assassinat de Spencer Perceval en 1812 et est assurément l'une des figures politiques britanniques les plus significatives dans l'histoire politique récente, l'une des plus admirées comme l'une des plus détestées. Face aux grévistes de la faim irlandais en 1981, aux mineurs en grève pendant un an en 1984 et 1985, elle se montra inflexible. Son surnom de « Dame de Fer » que le journal soviétique L’Étoile rouge lui décerna en janvier 1976, dans le but de stigmatiser son anticommunisme devint rapidement au contraire un atout politique. Attachée à la souveraineté britannique, à la protection de l'intérêt de ses administrés et aux principes de droit, comme elle l'a montré lors de la guerre des Malouines en 1982, elle n'a cessé de guerroyer avec Bruxelles quand elle était au pouvoir, affirmant « We are simply asking to have our own money back. » (« Nous demandons simplement qu'on nous rende l'argent qui est à nous. »), Académie des sciences morales et politiques, séance du lundi 5 mai 2003. ; sa mère s'appelait Beatrice Stephenson et son père Alfred Roberts (1892 – 1970). Membre du parti conservateur local, il était un petit épicier de quartier. De 1943 à 1947, elle suit des études scientifiques de chimie à l'université d'Oxford. En 1946, elle devient présidente de l’Oxford University Conservative Association et ainsi la 3 femme à accéder à ce poste. De 1947 à 1951, elle travailla dans le secteur de la recherche en chimie avant de se tourner vers une carrière juridique en 1953. Elle se spécialisa alors en droit fiscal. En , elle épouse Denis Thatcher (1915 – 2003) dont elle eut des jumeaux en 1953, Mark et Carol. Elle travailla pour un grand fabricant de crème glacée et faisait partie de l'équipe qui mit au point des techniques permettant de mélanger un maximum d'air aux glaces afin de diminuer la teneur en crème et en sucre des produits finis et ainsi en diminuer le prix, technique qui connut un grand succès auprès des consommateurs. En 1953 elle devient barrister spécialisée en droit fiscal.

Son entrée dans la politique

Pendant les élections de 1950 et 1951, elle tente de se faire élire dans le bastion travailliste de Dartford mais échoue. Elle était la plus jeune femme candidate du pays. En 1958, elle est choisie pour être la candidate conservatrice au Parlement de Finchley, où elle remporte l'élection en 1959 et entre pour la première fois à la Chambre des communes poste qu'elle occupera jusqu'en 1992. De 1964 à 1970, elle occupe la fonction de porte-parole de son parti à la Chambre des communes. Ministre de l'Éducation de 1970 à 1974 dans le gouvernement d'Edward Heath, elle suscita une vague de protestations lorsqu'elle mit fin à la distribution gratuite du lait dans les écoles. Après la défaite des conservateurs aux élections de 1974, elle prend à la surprise générale la direction du parti face à Edward HeathCe dernier lui avait ainsi dit « Vous allez perdre » quand Thatcher lui annonça son intention de se présenter.

Sa victoire face aux travaillistes

C'est dans un contexte marqué par une crise à la fois économique, sociale, politique et culturelle que Margaret Thatcher mena les conservateurs à la victoire le (44% des voix et 339 élus, contre 37% aux travaillistes et 269 élus), devenant le lendemain la première femme à diriger le gouvernement d’un pays occidental. Le nouveau Premier ministre était assez peu connu de ses concitoyens, elle dirigeait le parti conservateur depuis 1975 seulement et n’y avait pas auparavant occupé de poste véritablement de premier plan. Se décrivant elle-même comme « un dirigeant politique de convictions », elle entendait mettre en pratique un programme, appuyé sur quelques principes fondamentaux, pour enrayer le déclin du pays.

La Dame de Fer

américain Ronald Reagan et la premier ministre britannique Margaret Thatcher en 1986 à Camp David. Elle s'est faite le chantre du libéralisme de l’anti-welfare State. Ses positions libérales ont relancé la productivité britannique, aux dépens d'acquis sociaux. La relance de l'économie britannique qui s'en est suivie a ramené le taux de chômage au Royaume-Uni à des niveaux historiquement bas. Sa politique internationale fut marquée par un atlantisme certain, récusant l'idée d'une coopération européenne approfondie. Dès son entrée en fonction en 1979, elle freine le processus d'intégration européenne, déclarant « We are simply asking to have our own money back. », exigeant un rabais des contributions britanniques au budget européen (la Grande-Bretagne, alors en pleine récession, paie pourtant beaucoup plus que ce qu'elle reçoit), ce qu'elle finira par obtenir en 1984 (c'est ce qu'on appelle encore le « chèque britannique »). Anti-socialiste, elle écrit dans ses Mémoiresvf p.530 :. Dans un discours devant le Conseil central de son parti, en mars 1990, elle déclarein Mémoires, vf p.538 : , Margaret Thatcher commence son premier mandat en défaisant certaines politiques travaillistes, qu’il s’agisse des nationalisations d’entreprises et de ressources, de la régulation du marché locatif à la réduction de la taille de l’administration. Elle lance les premières privatisations, comme celle de British Steel (privatisée en 1988) ou de British Airways (privatisée en 1987), transformant une entreprise perdant 1 milliard de livres par an en plus gros producteur d'acier européen, ou un transporteur aérien déficitaire en l'une des meilleures et plus rentables compagnies au mondePaul Johnson, Time, 13/04/1998. En politique internationale, elle imprime sa marque en réglant en un peu plus de six mois le problème rhodésien vieux de 15 ans avec les accords de Lancaster House. Mais c'est surtout la guerre des Malouines (Falklands War) qui résume sa force de caractère durant son premier mandat. Ce conflit opposa, de mars à juin 1982, l'Argentine au Royaume-Uni, et se solda par la défaite de l'armée argentine et par conséquent a précipité la chute de la dictature militaire. L'inflexibilité de Margaret Thatcher dans ce conflit a partiellement contribué à son surnom de Dame de Fer et contribua à sa réélection. Fidèle aussi en amitié, elle remerciera bien plus tard le général Augusto Pinochet pour le soutien qu'il avait apporté à l'armée britannique durant la guerre des Malouines en mettant à sa disposition les radars chiliens et en recueillant les blessés Madame Thatcher le remerciera encore publiquement et personnellement en 1998 après sa mise en résidence surveillée en Grande-Bretagne suite à un mandat d'arrestation internationale lancée par le juge espagnol Baltasar Garzon pour les violations des droits de l'homme commis sous le régime de la junte militaire. Faisant campagne pour sa libération, elle le remercia pour avoir ramener le Chili vers la démocratie en ces termes: « je sais que vous êtes celui qui avez amené la démocratie au Chili, vous avez établi une constitution appropriée à une démocratie, vous l'avez mise en œuvre, des élections ont été tenues, et enfin, conformément aux résultats, vous avez quitté le pouvoir » (« I'm also very much aware that it is you who brought democracy to Chile, you set up a constitution suitable for democracy, you put it into effect, elections were held, and then, in accordance with the result, you stepped down. ») . Ronald Reagan et Margaret Thatcher, le à la Maison Blanche. L'amitié qui marque le plus son mandat avec un dirigeant étranger est celle avec le président américain Ronald Reagan, qu'elle connaît depuis 1975, et dont elle partage les principes, notamment l'anti-communisme et le libéralisme économique Ronald Reagan la surnommait « the best man in England », alors qu'elle le qualifiait de deuxième homme le plus important de sa vie. Les deux leaders s'étaient rencontrés en 1975 alors que Reagan n'était encore que gouverneur de Californie. Les deux dirigeants s'apporteront à maintes occasions un soutien réciproque inébranlable. Avant même l'arrivée de Reagan au pouvoir, Thatcher entreprit de resserrer les liens avec les États-Unis. Sur le plan du nucléaire, elle confirma notamment par un échange de lettres avec le président Carter les accords de Nassau signé par MacMillan en 1962 alors que les travaillistes avaient un temps envisagé un rapprochement avec la France sur cette questionJean-Claude Sergeant, « La « relation spéciale » : anatomie d’un rapport ambigu », Hérodote, n°109, 2003 (2). Pour plus de précisions sur les relations anglo-américaines à l’époque de Margaret Thatcher, voir Jean-Claude Sergeant, La Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, PUF, Paris, 1994, p. 197-212.. Elle montrera tout au long de sa carrière un attachement profond à la doctrine de la dissuasion nucléaire. En 1986, lors du sommet de Reykjavik, elle convainc ainsi Ronald Reagan de décliner la proposition de Gorbatchev d'éliminer l'ensemble des systèmes offensifs soviétique et américain à moyenne portéeReagan avait alors évoqué l'éventualité d'une attaque d'extraterrestres pour motiver son refus. Cité par Alexandre Adler. , 19 mai 2007.. Malgré de nombreux points de convergence, les deux chefs d'État seront néanmoins en désaccord sur quelques points ponctuels. Concernant la guerre des Malouines, les intérêts états-uniens penchaient originellement du côté argentin. Alors que les États-Unis tenteront dans un premier temps de trouver un compromis susceptible de sauver la face de leur protégé Galtieri, ils fourniront finalement à la Grande-Bretagne une importante aide logistique et militaires (en particulier les missiles Sidewinder qui feront tourner le cours du conflit). À l'issue de l'invasion de la Grenade, ancienne possession britannique membre du Commonwealth depuis son indépendance en 1974, par les troupes américaines en 1986, Margaret Thatcher se déclara également « consternée et trahie »Cité par Sergeant, op.cit.. Son soutien au régime grenadais ne se traduisit cependant que par quelques protestations devant l'Assemblée générale des Nations unies (l'invasion états-unienne sera condamnée par à 11 voix contre 1 au Conseil de Sécurité, et 108 contre 9 à l'Assemblée Générale). Concernant la politique de sanctions contre la Pologne réprimant le syndicat Solidarité, Margaret Thatcher reprocha aux États-Uniens d'avoir unilatéralement décrété des sanctions qui affectaient les économies de ses alliés occidentaux bien plus que la leur. Leur relation bilatérale n'en sera cependant pas affectée. En politique intérieure, elle n'infléchit jamais sa ligne de conduite sous la menace, ni face aux dirty protests et à la grève de la faim des paramilitaires de l'IRA en 1981, ni lors de la grève des mineurs britanniques de 1984-1985, qui dura presque un an. En , l'explosion d'une bombe à retardement attribuée à l'IRA au Grand Hôtel de Brighton, où se tient le congrès annuel du parti conservateur, manque de provoquer la mort de Margaret Thatcher et de plusieurs membres de son gouvernement. En poste lors de l'avènement de la techno, elle mène alors une politique obligeant les clubs à fermer à 2 heures du matin, poussant les clubbers à continuer leurs fêtes de façon clandestine via les raves party, permettant l'émergence de ce qui deviendra la free party. Elle était membre de Bilderberg.

Sa chute

En 1990, l'instauration d'un nouvel impôt local, la poll tax, sa politique économique (15 % de taux d'intérêt) et sa réserve face à l'intégration du Royaume-Uni dans les Communautés européennes la mirent en minorité dans son propre parti, alors très divisé sur ces sujets. Elle accepta cependant l'entrée du Royaume-Uni dans le SME en 1990. Le 1 novembre 1990, son ministre Geoffrey Howe, l'un de ses plus anciens alliés mais européanophile, démissionnait pour protester contre sa politique européenne. Il en appela à quelqu'un de nouveau pour mener une nouvelle politique. L'ancien ministre de la Défense, Michael Heseltine, fit alors acte de candidature pour diriger le parti conservateur, défiant alors Margaret Thatcher. Il reçut alors suffisamment de suffrages pour mettre en ballotage le premier ministre. Le 22 novembre 1990, de retour d'une conférence à Paris, elle annonça qu'elle refusait de se soumettre à un second tour et par conséquent, annonça son retrait et sa démission du leadership conservateur. Elle se justifia en invoquant la nécessité de choisir quelqu'un de nouveau qui pourrait mener les conservateurs à la victoire dès l'échéance électorale suivante. Une motion de défiance présentée par les travaillistes mit fin à son gouvernement comme attendu. Elle apporta son soutien à son ancien dauphin, John Major, qui lui succéda au poste de premier ministre. Le premier sondage MORI sur le bilan de M Thatcher indiqua que 52 % de Britanniques pensaient que son bilan était globalement positif contre 48 % d'un avis contraire.

La reconnaissance

Margaret Thatcher le 20 février 2001. Après avoir démissionné, en novembre 1990, du 10, Downing Street, elle a été sans surprise nommée pair du Royaume-Uni comme « baronne Thatcher of Kesteven », sur proposition de son successeur conservateur John Major, et siège depuis lors à la Chambre des lords. Elle détient le record de longévité à la tête du Royaume-Uni pour un Premier ministre britannique au avec 11 ans et demi.

Bilan du thatchérisme

Situation de départ

Quand elle a pris ses fonctions de Premier ministre, le Royaume-Uni était frappé depuis une décennie par une grave crise économique, sociale, politique et culturelle avec, entre autres, 30 millions de journées de grève en 1979. Le gouvernement d'Harold Wilson avait dû avoir recours à l'aide du FMI tant la dette est importante. .

L’inspiration et l’application

On appelle thatchérisme la politique économique de Margaret Thatcher. Le thatchérisme est avec le reaganisme, son pendant américain à la même époque, l'un des deux principaux avatars de la « révolution conservatrice » que le monde a connu suite à la phase dépressionnaire qui s'ouvre à la suite des deux chocs pétroliers. Le thatchérisme puise son inspiration économique et politique dans les théories libérales de l'École de Chicago, incarnée par Milton Friedman et Arthur Laffer, et de l'École autrichienne connue à travers Friedrich August von Hayek. Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont mis en application ces théories en pratiquant des coupes drastiques dans les dépenses publiques (rupture avec le keynésianisme), des réductions massives d'impôts, de fait en faveur des classes aiséesVoir notamment l’ de Paul Krugman dans le New York Times Magazine, extraits publiés et traduits par Courrier international du 9 janvier 2003, visibles sur son site à ; par Laurence Carré, professeur certifiée d’histoire, sur le site du CRDP d'Amiens, par principe et pour favoriser l'investissement (application de la courbe de Laffer), démantèlement d'une grande partie du Welfare State, ou État-providence, dans le pays qui l'a inventé après la guerre en application du rapport Beveridge, (1942), politique agressive de hausse des taux d'intérêt (ceux-ci étaient souvent à deux chiffres au début de la législature Thatcher), et enfin ouverture économique aux capitaux étrangers, et son corollaire : la fin des subventions aux industries déficitaires (fermeture des mines non rentables), ce qui tranche avec le volontarisme des voisins européens pour tenter de sauver l’industrie au cours des années 1980.

Bilan social du thatchérisme

Le thatchérisme fut critiqué violemment pendant les années 1980 par le Labour de Neil Kinnock, critique qui s'est effacée au terme de la rénovation du parti effectuée par Tony Blair et Gordon Brown. Tony Blair a été critiqué tout au long de son mandat par son aile gauche pour ses politiques libérales et sa complaisance envers le thatchérisme, dont la critique au Royaume-Uni s'exprime désormais à la gauche du Labour Party. Le thatchérisme a induit une transformation en profondeur des structures économiques du pays, qui est passé du statut de puissance industrielle qu'il était depuis trois siècles à celui de géant dans le domaine des services. Le secteur tertiaire tend à devenir macrocéphale au Royaume-Uni, même si au prix de restructurations considérables et douloureuses, une production industrielle sur le sol national fut maintenue, mais elle est aujourd'hui partiellement aux mains de firmes japonaises, américaines ou allemandes. Les premières années de Margaret Thatcher au pouvoir sont marquées par la récession (-2, 066% en 1980 et -1, 444% en 1979). La croissance augmentera ensuite régulièrement durant les années 1980 pour atteindre un pic de près de 5% en 1988. Sa chute sera néanmoins spectaculaire puisque, à peine à peine trois plus tard, le Royaume-Uni connaît une nouvelle récession après une quasi-stagnation en 1990 (respectivement -1, 4 et 0, 7% de croissance du PIB). Ses partisans ont imputé la forte hausse du chômage du début des années 1980 (le nombre de chômeurs passe de 1, 07 à 3, 11 millions entre 1979 et 1986) aux chocs économiques et à l'effet des réformes structurelles. La baisse du taux de chômage britannique à la fin des années 1980 (de près de 14 % en 1983 à 6 % en 1989, soit un niveau équivalent de celui de 1979, année de l'arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir)cf graphique sur cette de l'INSEE : Le chômage au Royaume-Uni : une perspective dynamique. est interprétée dans cette perspective comme un effet positif de sa politique de restructuration, conduisant à l'explosion du secteur des services. Parallèlement, la City profite des mesures de libéralisation financière de 1979 et surtout du Big Bang de 1986 pour s'imposer comme première place financière d'Europe. Il faut cependant noter qu'au début des années 1980, le nombre de bénéficiaires de pensions d'invalidité était d’environ 700.000 ; ce chiffre a doublé pour s'établir à 1, 5 million en 1990 (sa croissance continuera de manière régulière, augmentant encore de 50% dans la première moitié des années 1990), contribuant à faire baisser mécaniquement (d'aucuns diront artificiellement), le taux de chômageCe chiffre s'établit aujourd'hui à 2, 2 millions. Voir ce point un de l'OCDE. Le taux d’activité n’a également quasiment pas évolué durant la décennie. S'il a progressé modérément chez les femmes, ce taux est en baisse constante chez les hommes qui sont venus grossir les rangs des bénéficiaires de prestations de maladie de longue durée ou d’invalidité. Il faut aussi souligner certaines modalités particulières de calcul du chômage au Royaume-Uni : une femme sans emploi n'entre pas dans les statistiques du chômage si son conjoint a un emploi, car elle n'a pas droit aux prestations sociales (une des raisons qui explique que le Royaume-Uni soit l'un des seuls pays de l'Union européenne où le taux de chômage des femmes est inférieur à celui des hommes)Voir Margaret Maruani, Travail et emploi des femmes, La Découverte, coll. « Repères », Paris, 2003.. De nombreuses critiques sont formulées contre le thatchérisme, principalement sur le plan social : insensible aux drames sociaux provoqués par les innombrables restructurations industrielles, peu regardante sur la nature et la viabilité des emplois créés par la croissance du secteur des services (bien souvent des emplois précaires comme les « mac jobs » et mal rémunérés, facilités par une réglementation du travail largement flexibilisée), et enfin peu soucieuse de l'état du système de protection sociale, Margaret Thatcher a, d'après ses détracteurs, plongé le pays dans un marasme social et est à l'origine d'un délabrement du système national de santé. Le fiasco de la privatisation de British Rail lui est souvent attribué à l'étranger même si elle a été effectuée par John Major en 1993. Des nombreux indicateurs montrent que les inégalités se sont creusées durant la décennie d'exercice du pouvoir de Thatcher : les 10% les plus pauvres de la population ont vu leurs revenus baisser de l’ordre de 10%, alors que ceux des autres déciles ont augmenté de façon d’autant plus importante que l’on progressait dans la hiérarchie sociale (+4% pour le deuxième décile, mais + 60% pour les 10% les plus riches)Roland Marx, Philippe Chaissaigne, Histoire de la Grande-Bretagne, Librairie académique Perrin, Paris, 2004.. La proportion de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté (50% du salaire moyen) est passée de 8% en 1979 à 22% en 1990 tandis que la pauvreté infantile a doublé, un enfant sur trois vivant sous le seuil de pauvreté« A la fin des années 1990, le Royaume-Uni affichait un des taux de pauvreté infantile les plus élevés d'Europe. En 1998, environ un enfant sur trois — soit quelque 4, 6 millions au total — vivait sous le seuil de pauvreté. Ces niveaux de pauvreté élevés, le double de ceux observés à la fin des années 1970, étaient l'héritage des années 1980, une décennie caractérisée par un modèle de croissance ouvertement favorable aux riches et qui laisse les plus pauvres de côté. » Programme des Nations unies pour le développement, Rapport mondial sur le développement humain 2005, p. 72. Voir le du .Dans la plupart des pays développés, le taux de pauvreté est un indice relatif, étant défini en relation avec le revenu moyen ou médian : « La pauvreté infantile est définie comme le fait de vivre dans une famille dont le revenu est inférieur à 60 % de la moyenne après le paiement du loyer ». Pour expliquer cette forte progression de la pauvreté, le rapport note : « Deux grandes forces ont entraîné la hausse de l'inégalité : les changements dans la distribution du revenu et l'impact des politiques gouvernementales qui réduisaient les taxes imposées aux riches et diminuaient les bénéfices accordés aux pauvres. », mais aussi : « Au-delà du marché du travail, l'analyse dressée par l'Institut d'études fiscales montre qu'une bonne partie de l'augmentation du taux de pauvreté infantile au Royaume-Uni est due à la position relative changeante des familles dans la distribution du revenu. Par exemple, le nombre de familles monoparentales et de familles dont les deux parents sont sans emploi a fortement augmenté. ». Les quartiers déshérités des grandes villes ont été le théâtre d’émeutes violentes (Toxteth à Liverpool en 1981, Brixton à Londres en avril 1981 et septembre 1985)John Benyon, Jacques Carré, « Désordres urbains.après les émeutes de 1985 en Grande-Bretagne. Ordre, violence et pauvreté dans l'histoire urbaine britannique. La mise à l'écart de la ville des groupes défavorisés ». Annales de la Recherche Urbaine. n° 54, mars 1992, pp. 31-38. . L'indice de bien-être économique mis en place par les chercheurs canadiens Osberg et Sharpe connaît, dans le cas du Royaume-Uni, une stagnation au début des années 1980 puis une forte baisse jusqu’en 1991 avant de remonter durant la décennie suivante, sans retrouver son niveau de 1980 en 1999. Les effets de la politique de Margaret Thatcher en matière d'inégalité sociale et d'insécurité économiques ont, d'après cet indicateur, eu des effets durables sur le pays. D'aucuns parlent ainsi d'une segmentation du pays en trois catégories sociales : les exclus, les précaires, et les riches, qui représentent 30, 40 et 30 % de la population (on parle de société des 30-30-40). Selon ses défenseurs, les dépenses sociales n’ont pas diminué entre 1979 et 1990, mais ont été stabilisées autour de 22 % du PIB passant dans l’ensemble des dépenses gouvernementales de 42 % à 50 %. En la matière, la baisse des indemnités de chômage a été en partie compensée par l'augmentation très importante du nombre des pensions d'invalidité. . Le thatchérisme a également été critiqué pour son positionnement international par les antiaméricains et les partisans d'une Europe puissance : Thatcher était très atlantiste (Ronald Reagan et Margaret Thatcher affichaient une complicité réelle) et opposée à une intégration européenne aux dépens de l'indépendance des États (CEE). Sa méfiance des politiques des institutions européennes se manifeste au moment de l'obtention du « chèque britannique », qui accentua largement la vision du Royaume-Uni comme un cheval de Troie des États-Unis au sein de l'EuropeSur l'Angleterre, considéré comme un cheval de Troie des États-Unis au sein de l'Europe, voir notamment Serge Leyrac, "", dans L'Humanité, 24 juin 1971, p. 3 ; Jacques Leruez, , conférence du 28 avril 2004 ; , 7 sur 7, 22 juin 2007, critique qui ne tient pas compte du fait que l'administration Bush a soutenu de façon décisive l'intégration européenne.

Prolongements actuels

Le blairisme du Premier ministre Tony Blair, qui prend la suite du thatchérien John Major en 1997, marque un prolongement du thatchérisme pour sa trame libérale, mais avec des infléchissements qui passent par une reconsidération de la question des inégalités, la renationalisation d'entreprises d'intérêt général en déroute, ou encore une attitude moins isolée vis-à-vis de l'Union européenne, sans pour autant remettre fondamentalement en cause l'atlantisme traditionnel dans le pays.

Héritage et retrait de la vie publique

Margaret Thatcher, Brian Mulroney et Mikhail Gorbatchev, le en la cathédrale de Washington lors des funérailles de Ronald Reagan. Après plusieurs petites attaques cérébrales et sur avis de ses médecins, elle se retire en 2002 de la vie publique tout en restant très impliquée dans la politique. Très affaiblie après le décès de son époux en 2003, Margaret Thatcher tient à assister personnellement aux funérailles de son grand ami l'ancien président américain Ronald Reagan qui ont lieu le en la cathédrale nationale de Washington en présence de dirigeants du monde entier. Le mercredi , l'ancien Premier ministre, âgée de 80 ans, a été hospitalisée à Londres après s'être sentie faible en fin d'après-midi. Les médecins l'autorisèrent à sortir de l'hôpital dès le lendemain matin. Madame Thatcher avait depuis plusieurs mois une santé très fragile et elle souffre de fréquentes pertes de mémoire. L'ancienne Premier ministre conservateur Margaret Thatcher a été le , le premier chef de gouvernement britannique dont une statue a été montrée de son vivant dans la Chambre des communes. Un moulage à l'échelle 1/2 représentant M Thatcher a été exhibé à titre d'essai, le temps d'une photo, sur le dernier socle vacant du grand hall de la chambre basse du parlement. L'œuvre a pris place aux côtés des effigies de Winston Churchill, Lloyd George et Clement Attlee, trois de ses prédécesseurs. Ceux-ci n'avaient été honorés par une statue aux Communes que cinq ans après leur mort. La statue à taille réelle sera inaugurée le 21 février 2007. Elle déclarera alors : . Cette statue réalisée par le sculpteur Antony Dufort, la représente en train de s'exprimer devant les députés, la main droite tendue, dans une posture qui lui était familière. Le 4 avril 2006, elle s'est rendue à Arlington aux États-Unis pour assister aux funérailles de l'ancien secrétaire d'État américain à la Défense de Ronald Reagan, Caspar Weinberger, décédé le 28 mars. Le 24 avril, elle a assisté avec quelques 700 invités, parmi lesquels l'ancien Premier-ministre conservateur John Major, à un service religieux dans la chapelle St George de Windsor, pour célébrer les 80 ans de la chef de l'Église d'Angleterre, la reine Elisabeth II. Le 15 juin, la seconde vague des célébrations des 80 ans d'Elizabeth II a commencé avec une cérémonie religieuse en la cathédrale Saint-Paul de Londres à laquelle elle a assisté avec 2 300 personnes dont 34 membres de la famille royale. Le premier ministre Tony Blair et son épouse, Cherie, étaient également présents, ainsi que John Major. La Dame de fer qui a célébré ses 80 ans à l'automne dernier était vêtue d'un tailleur bleu pâle mais visiblement affaiblie. Sa santé étant défaillante depuis quelque temps. Margaret Thatcher en compagnie du secrétaire d'État à la Défense Donald Rumsfeld et du chef d'état-major américain des armées Peter Pace, le 12 septembre 2006. Le , pour les 5 ans de l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, elle était présente au Pentagone à Washington en compagnie de la secrétaire d'État américaine aux Affaires étrangères Condoleezza Rice pour rendre hommage aux victimes étrangères. La secrétaire d'État américaine a également rendu un hommage particulier à Margaret Thatcher, en déclarant « Je vous remercie d'avoir inspiré autant de monde, y compris moi-même, parce que vous vous êtes toujours tenue du côté de ce qui était juste ». Le , son porte-parole a annoncé que l'ancienne premier ministre était « profondément attristée » par la mort de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet. Il a affirmé qu'elle ne faisait aucune déclaration mais qu'elle transmettait ses « plus profondes condoléances » à sa veuve et à sa famille. Le , elle inaugure une exposition sur la guerre des Malouines à Londres, 25 ans après avoir remporté ce conflit avec l'Argentine. Margaret Thatcher a eu droit à une visite privée de l'exposition en compagnie d'une demi-douzaine d'invités, dont des rescapés de la guerre. Aucune déclaration n'a été faite. Le 10 juin, le Sunday Telegraph publie des extraits d'un entretien exclusif accordé par la Dame de fer à la chaîne de télévision BBC qui sera diffusé le 19 juin. L'ancienne première ministre y évoque la journée du , lorsque la Grande-Bretagne rétrocéda Hong Kong à la Chine. Dans cet entretien, elle avoue que ce jour-là elle ressentit de la tristesse affirmant qu'elle aurait souhaité que Hong Kong reste sous le contrôle de l'administration britannique. Elle donnait, à cette occasion, sa première interview depuis presque cinq ans et ce avant le 10 anniversaire de la rétrocession d'Hong Kong. Le , à l'invitation du premier ministre Gordon Brown, elle lui rend visite à Downing Street. Vêtue d'une robe couleur framboise écrasée, elle est accueillit dés son arrivée par le premier ministre et son épouse. Celui-ci qui a récemment salué la « conviction politique » de l'ancienne première ministre a visité en sa compagnie la résidence officielle qu'elle avait largement réaménagée lorsqu'elle était au pouvoir et s'est terminé par un entretien privé. Le tout a duré plus de deux heures.

Bilan de la « Dame de fer »

Le et durant les jours qui suivirent, les conservateurs britanniques ont cultivé la nostalgie, célébrant l'arrivée au pouvoir, le , de Margaret Thatcher, la première femme à occuper le 10, Downing Street, appelée « Dame de fer » par un journal soviétique. Le Royaume-Uni offrait un visage bien différent, que Margaret Thatcher a largement contribué à modifier. Le Royaume-Uni de 1979 était un pays dont l'économie était en difficulté, et où l'emprise de l'État sur le tissu industriel était considérable. Forte de sa victoire lors des élections législatives du et d'une majorité de 44 sièges à la Chambre des communes, Margaret Thatcher a rapidement appliqué un véritable électrochoc au Royaume-Uni. La « Dame de fer » a ainsi privatisé de larges pans de l'économie britannique, comme la compagnie aérienne British Airways ou le géant de la sidérurgie British Steel, deux gouffres financiers. Elle s'est aussi attaquée aux syndicats, dont la puissance était importante notamment grâce à leur influence au sein même du Parti travailliste, qui était alors nettement à gauche. Ce sera particulièrement vrai lors de l'« Hiver de la Grogne » 1984-1985, lors d'une longue grève des mineurs. Le nombre de chômeurs continua d'abord à augmenter, dépassant officiellement les 3 millions de personnes puis diminua considérablement. Des dissensions virent le jour au sein de son cabinet notamment avec Geoffrey Howe et Nigel Lawson, ce dernier allant jusqu'à mener une politique économique propre en secret. Margaret Thatcher a fait d'ailleurs école, nombre de dirigeants étrangers s'inspirant de sa politique de privatisation (compagnies d'électricité et pétrolières, télécommunications, industrie automobile). Les impôts des entreprises ont été réduits. L'opinion publique lui est hostile quand en 1989, elle projette de réformer le système de taxes locales en instituant une poll tax unique, supprimant la taxe d'habitation, afin de rendre les conseils municipaux davantage responsables devant leurs électeurs. La question européenne est devenue aussi un sujet de discorde au sein du gouvernement. Contestée pour le leadership du Parti conservateur, elle préfère démissionner en novembre 1990. Elle reste, à ce jour, le Premier ministre à avoir tenu le plus longtemps les rênes du pouvoir au Royaume-Uni depuis Lord Salisbury : 11 ans et six mois.

Polémique

Selon la presse, les services de Tony Blair prépareraient des obsèques nationales en prévision du décès de Margaret Thatcher. La polémique va bon train depuis , sur la volonté du premier ministre Tony Blair d'organiser des funérailles nationales pour Margaret Thatcher. Même si le 10 Downing Street dément cette information, la presse continue d'en parler. Par exemple, le Daily Telegraph a consacré le 9 août sa une aux remous de l'affaire au sein du Parti travailliste. Plusieurs membres du Parti du premier ministre évoquent la possibilité de quitter le Parti si cette information était confirmée. Les obsèques nationales sont normalement réservées à la famille royale. Mais il existe certaines exceptions, comme en 1965 lors du décès de Winston Churchill, qui avait dirigé le pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Margaret Thatcher reste pour le pays une figure très controversée.

Fonctions

-Députée conservatrice à la Chambre des Communes de 1959 à 1992.
-Ministre de l'Éducation et des Sciences de 1970 à 1974.
-Présidente du Parti conservateur de 1975 à 1990.
-Premier ministre de 1979 à 1990.

Divers

- En 1985, le chanteur français Renaud fait figurer dans l'album Mistral gagnant une chanson, Miss Maggie, d'abord écrite pour stigmatiser la catastrophe du Heysel (provoquée par un effondrement de la tribune dûe à des altercations entre les supporters de Liverpool et de la Juventus de Turin) mais qui est finalement devenue un hymne pour les femmes et une charge féroce contre Margaret Thatcher.
- En 1982, Roger Waters (chanteur, bassiste et compositeur de Pink Floyd) publie un concept-album, The Final Cut, où il est plusieurs fois question de Margaret Thatcher. Il y critique largement sa politique de l'époque (l'album a pour point de départ notamment la guerre des Malouines), son nom est mentionné à plusieurs reprises : « Oh, Maggie, what did we do?, Galtieri took the Union Jack / And Maggie over lunch one day took a cruiser with all hands, apparently to make'em give it back ».
- Le groupe pop Communards (Jimmy Somerville - Richard Coles) a dedié l'un des morceaux de son premier album (1986) à Margaret Thatcher : Reprise est une dénonciation triste de l'accroissement des inégalités au Royaume-Uni. Ledit album contient également Breadline Britain, critique plus acerbe du thatchérisme : « This is breadline Britain where fascism leads a new dance, where they'd privatize your mother if given half a chance ».
- Le film Billy Elliot évoque les grèves des mineurs au temps du thatchérisme.
- Un film va lui être consacré par la BBC, Pathé et DJ Films. Le film sera « un portrait intime et révélateur de Margaret Thatcher alors qu'elle se bat pour sauver sa carrière lors des 17 jours précédant immédiatement la guerre des Malouines en 1982 », selon le communiqué du studio français.
- Le nom du groupe de heavy metal anglais Iron Maiden, bien que désignant un instrument de torture (la vierge de fer), n'est pas sans rappeler le surnom de Dame de fer. Ils publient en 1980 le single Sanctuary, dont la pochette représente Margaret Thatcher poignardée par Eddie (la mascotte du groupe) pour avoir arraché une de leurs affiches de concert. Sur l'illustration de la première édition, les yeux sont masqués par un bandeau noir afin de faire croire à une décision de censure« La controverse sur ce single fut montée de toutes pièces par le management du groupe. Ils mirent ce bandeau noir sur les yeux de la victime et crièrent à la censure, alors qu'il n'y en avait aucune. Toute cette controverse fut inventée afin de faire la publicité au groupe. C'est un vieux truc et ça fait vendre des disques presque à chaque fois… » (Derek Riggs, auteur de l'illustration concernée). L'année suivante paraît le single Women In Uniform où apparaît à nouveau le Premier ministre britannique, cette fois armée d'un fusil d'assaut et guettant Eddie.

Notes

Œuvre

- 10, Downing Street : mémoires, tome I, Albin Michel, 1993
- Les Chemins du pouvoir : mémoires tome II, Albin Michel, 1995

Voir aussi

Bibliographie

- Jean-Claude Sergeant, La Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, 1979-1990, PUF, 1994
- Catherine Cullen, Margaret Thatcher, une dame de fer, Odile Jacob, 1991
- Peter Jenkins, La Révolution de Madame Thatcher, ou la Fin de l'ère socialiste, Robert Laffont, 1991
- Jean-Louis Thieriot, Margaret Thatcher, de l'épicerie à la Chambre des lords, Éditions de Fallois, 2007
- Pierre-François Gouiffès, Margaret Thatcher face aux mineurs, Privat, 2007 ===
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