Briançon

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Briançon (en provençal Briançoun ) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Briançonnais.
Briançon

Briançon (en provençal Briançoun ) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Briançonnais.

Géographie

Vue intérieure de la place forte de Briançon Briançon est située au confluent des vallées de la Durance, de la Guisane et de la Cerveyrette, sur un verrou glaciaire. À 1 326 mètres d'altitude, c'est la plus haute ville de France et la deuxième en Europe, après Davos en Suisse. La large vallée de la Durance lui ouvre vers le nord, par le col de Montgenèvre, les portes de l'Italie et, au sud, vers Gap et la Provence. Par la route, Briançon est desservie par la RN 94 en provenance de Gap et en direction de l’Italie via le Col de Montgenèvre (1 854 m), par la RD 1091 (ex-RN 91) en provenance de Grenoble via le col du Lautaret (2 058 m). La ville se situe également sur l'axe historique des grands cols des Alpes (les cols du Galibier et d'Izoard sont tout proches de la cité), axe routier qui relie Nice au lac Léman. Par voie ferrée, la gare de Briançon est le terminus de la ligne en provenance de Marseille-Saint-Charles. Projetté dès la fin du XIX siècle, et régulièrement extirpé des cartons, un tunnel ferroviaire sous le col de Montgenèvre permettrait de poursuivre la ligne vers l'Italie (Oulx) et ainsi mettre en liaison directe Marseille et Turin.
-A noter qu'actuellement, et jusqu'en novembre 2007, des travaux de renouvellement des voies occasionnent des fermetures de la ligne entre Briançon et Gap. Un service de remplacement par autocar est alors mis en place entre les deux villes haut-alpines.
Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 45 km de Bardonèche (gare TGV), à 46 km d'Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, à 87 km de Pignerol, à 109 km de Turin et à 115 km de Grenoble. Briançon est réputée pour sa vieille ville. La place forte est constituée d'un dispositif considérable imaginé par Vauban et réalisé en particulier par Tardif, directeur des fortifications du Dauphiné, et Nègre : en plus de la classique ceinture de fortifications qui entoure le centre-ville, les ingénieurs ont installé de nombreux forts sur les montagnes environnantes afin de prévenir une invasion venant de l'Italie. C'est également une station de ski appartenant au domaine de Serre-Chevalier dont elle fut à l'origine en 1941 sur le site de Chantemerle. Briançon est située sur les tracés des sentiers de grande randonnée GR 5, GR 5C et GR 50.

Climat

Briançon est réputée pour être l’une des villes les plus ensoleillées de France (2 460 heures avec masque, supérieure à 2 500 heures en supprimant les masques montagneux) avec un ensoleillement de 300 jours par an (seuil : au moins 2 heures de soleil par jour). La cité se caractérise également par une humidité très faible: moyenne inférieure à 40 % en journée. Le micro-climat local s'explique par la disposition particulière de la ville : l'orientation nord-sud de la vallée de la Durance, exceptionnelle dans les Alpes françaises, fait remonter l'air chaud de la Méditerranée jusqu’à Briançon, tandis que des chaînes de montagnes très élevées bloquent aussi bien les nuages venant de l’ouest que ceux qui s'élèvent le long de la vallée du Pô.

Communes limitrophes

-dans le canton de Briançon-Nord :Val-des-Prés ;
-dans le canton de Briançon-Sud :Cervières, Puy-Saint-André, Puy-Saint-Pierre et Villar-Saint-Pancrace ;
-dans le canton du Monêtier-les-Bains :Saint-Chaffrey.

Histoire

La cité Vauban Au carrefour de cinq vallées (Durance, Clarée, Guisane, Cerveyrette, Orceyrette), le site a été occupé dès l'âge du bronze. Des peuplades celto-ligures, les Brigiani, sont à l'origine du nom romain Brigantio, Brigantium (racine celtique brig, «lieu élevé»).

Antiquité

L'existence de Briançon est successivement rapportée par Strabon, Ptolémée, Atticus, Ammien Marcellin et Pline, lequel, selon Malte-Brun, en attribuerait « la fondation à des Grecs chassés des environs du lac de Côme par les Boïens et les Sénonais, qui auraient détruit leur ville, Brigantium. Ces Grecs se seraient réfugiés dans les Alpes, se fixèrent entre le mont Genèvre et Sisteron et bâtirent une ville qu'ils nommèrent Brigantium, en mémoire sans doute de la cité qu'ils avaient habitée en Italie. » Malte-Brun rapporte également que « d'autres veulent que ce soit Bellovèse ou Brennus qui ait fondé cette ville ». À l'époque romaine, Briançon fait partie des Alpes Cottiennes, gouvernées un temps par le roi Cottius, et c'est un point de passage essentiel sur la route Turin-Arles (Voie Domitienne).

Moyen Âge

Après les invasions barbares du IV au , la ville romaine Brigantium se replie sous la protection du piton fortifié qui domine l'étroite vallée de la Durance. Dauphinoise dès 1024, la bourgade occupe la moitié nord de son assise actuelle et un quartier, aujourd'hui disparu, situé sur l'emplacement du Champ-de-Mars. Close en 1371, carrefour commercial important, elle est le chef-lieu du Grand Écarton. De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières, qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné à la France. Après le rattachement du Dauphiné à la France en 1349, le Briançonnais subit les répercussions des ambitions royales portées vers l'Italie.

Renaissance

Son essor est considérablement ralenti par les guerres d'Italie et de guerres de religion. La ville est prise par Lesdiguières le 6 août 1590.

Temps modernes

En raison de sa situation, Briançon devient une ville militaire. En 1690, une nouvelle enceinte protège la ville. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d'Augsbourg. Durant l'été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. La ville fut détruite dans un incendie déclenché par les Savoyards. Elle passa à la Savoie en 1697 (traité de Ryswick) puis revint à la France en 1713 (traité d'Utrecht). Sébastien de Vauban se rend alors à la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, dote Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d'armes. Malte-Brun affirme qu'avant la Révolution française, on pouvait encore lire, au-dessus d'une des portes vestiges de l'enceinte romaine, l'inscription suivante : « CORNELLÆ SOLININÆ AUGUSTÆ CONJUGI ». Affirmation à nuancer puisque la lettre « J » est de création récente et était autrefois rendue par la lettre « I »...

XIX et XX siècles

En 1815, lors des guerres napoléoniennes, la ville résista aux assauts des Alliés et le second traité de Paris fut signé sans que la ville eût capitulé. Pour des raisons économiques, Briançon va tenir à son caractère de ville de garnison qui s'affirme en 1890, lorsque le 159 Régiment d'Infanterie Alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville par excellence. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159 RIA le Centre national d'aguerrissement en montagne. Celui-ci a pour mission d'entraîner les formations d'infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d'assurer l'instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d'organismes de l'armée de terre ou interarmées. En 1990, la ville devient une station de ski grâce à la mise en service de la télécabine du Prorel qui connecte la ville à la station de ski de Serre-Chevalier, orientant encore plus nettement l'économie autour du tourisme qui devient la principale ressource de richesse pour la commune et son principal vecteur de communication.

Héraldique

left Blasonnement des armes de la ville de Briançon, tel que rapporté par le Grand Larousse encyclopédique (1960) : « D'azur à une porte de ville crénelée d'argent surmontée de trois tourelles du même, le tout maçonné et ajouré de sable et ouvert du champ. » Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapportait un autre blasonnement traditionnel : « D'azur, à deux pals échiquetés d'or et de gueules de trois pièces. » Il affirmait en outre que les armes de Briançon auraient été, « autrefois » : « De trois d'argent, surmontées d'une quatrième, avec la devise : “PETITE VILLE, GRAND RENOM”. » Ce dernier blasonnement paraît curieux, puisqu'il y manque l'émail de l'écu lui-même…

Administration

Démographie

Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.7, 0.4, 0.2) ImageSize = width:550 height:300 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:15000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:5000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:1000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1882 text:1882 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 bar:2005 text:2005 PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1882 from:0 till: 4491 bar:1962 from:0 till: 7570 bar:1968 from:0 till: 8215 bar:1975 from:0 till: 9235 bar:1982 from:0 till: 9403 bar:1990 from:0 till: 11041 bar:1999 from:0 till: 10737 bar:2005 from:0 till: 13729 PlotData= bar:1882 at: 4491 fontsize:S text: 4491 shift:(-10, 5) bar:1962 at: 7570 fontsize:S text: 7570 shift:(-10, 5) bar:1968 at: 8215 fontsize:S text: 8215 shift:(-10, 5) bar:1975 at: 9235 fontsize:S text: 9235 shift:(-10, 5) bar:1982 at: 9403 fontsize:S text: 9403 shift:(-10, 5) bar:1990 at: 11041 fontsize:S text: 11041 shift:(-14, 5) bar:1999 at: 10737 fontsize:S text: 10737 shift:(-14, 5) bar:2005 at: 13729 fontsize:S text: 13729 shift:(-14, 5) Évolution démographique (source INSEE - élaboration graphique par Wikipédia) voir aussi Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 11 287 habitants. La diminution de population entre 1990 et 1999 s'explique par la dissolution du 159 RIA remplacé par un centre d'aguérissement à la montagne.

Culture

-Festival international de musique de chambre

Économie

- Station climatique classée avec de nombreux établissements de santé : hôpital des Escartons, établissements sanitaires (affections respiratoires et allergiques, rééducations...)
- Principalement tournée vers le tourisme grâce à la qualité du patrimoine et du site : hôtellerie, commerce, station de ski, cyclisme, randonnée pédestre...
- Secours en montagne (PGHM) : base héliportée opérant autour de Briançon, du Queyras et du Massif des Écrins.
- Il est à noter qu'en 1990, la construction et l'inauguration du télécabine du Prorel, reliant Briançon à Serre-Chevalier, a considérablement et durablement endetté la commune. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Alpes. Elle gère le Centre Européen Médicale Bioclimatique de Recherche et d'Enseignement Universitaire (CEMBREU) de Briançon ainsi que la Centre Régional et Européen du Tourisme (CRET).

Célébrités

- Oronce Fine (° en 1494 - † en 1555) : astronome puis cartographe il inventera une nouvelle projection cartographique du monde.
-Jean-Antoine Morand de Jouffrey (° en 1727 - † le 24 janvier 1794 à Lyon) : architecte, urbaniste et peintre lyonnais.
- Luc Alphand (° le 6 août 1965): vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin (1995, 1996 et 1997). Reconverti, entre autres, aux sports mécaniques, il a également gagné le rallye Dakar en 2006.

Sports

Équipe de hockey sur glace des Diables Rouges de Briançon évoluant en Ligue Magnus. Principaux équipements sportifs : télécabine du Prorel, patinoire, piscine et centre ludo-aquatique, centre d’oxygénation, via ferrata, tennis, terrains de football et de rugby, gymnase et mur d'escalade... Régulièrement ville étape de nombreuses courses cyclistes (Tour de France, Giro, Critérium du Dauphiné). Par ailleurs, durant quelques journées en été, les cols du Galibier et de l'Izoard sont réservés aux seuls cyclistes. A tous ces égards, en 2007, Briançon a été élue par l'hebdomadaire l'Equipe-Magazine : ville de moins de 20 000 habitants "la plus sportive de France".

Patrimoine

Briançon est classée Ville d'Art et d'Histoire. La liste qui suit ne reflète qu'une petite partie des édifices répertoriés par les monuments historiques, qu'ils soient ou non protégés. Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban.

Patrimoine religieux

- construite de 1705 à 1718. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 14 octobre 1931.
-, datant de la 2 moitié du . Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 30 juillet 1973.
-Ancienne église des Cordeliers, datant du , propriété de la commune. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 21 septembre 1982.

Patrimoine militaire

-Fort d'Anjou, non daté. Inscrit (avec les terrains attenants) sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 21 octobre 1986.
-Redoute du Point du Jour, non datée. Inscrite (avec les terrains attenants) sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 21 octobre 1986.
-Pont d'Asfeld, construit de 1729 à 1731. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 décembre 1988.
-Fort du Randouillet, 1 quart du . Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 26 janvier 1989.
-Fort des Salettes, 1 quart du . Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 14 février 1989. La Grande Gargouille de nuit, rue principale de la cité Vauban
-Communication Y, 1 quart du . Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 8 juin 1989.
-Fort des Trois-Têtes, 1 quart du . Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 8 juin 1989.
-Fort Dauphin
-Fort de la Croix-de-Bretagne
-Fort de la Lausette
-Fort de l'Infernet
-Fort des Gondrans
-Fort du Janus de la Ligne Maginot
-Fort de l’Olive
-Fort de Lenlon Il est à noter que la ville est candidate (avec douze autres sites Vauban français) à l'inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO à l'occasion du 300 anniversaire de la mort de Vauban en 2007. Décision attendue en juillet 2008.

Patrimoine industriel

- Nombreuses mines de charbon exploitées principalement par des agriculteurs XIX et
-Usine de la Schappe, ancienne manufacture (1842-1933) de peignage de déchets de soie
-Centrales et installations électriques

Autre patrimoine civil

-Fontaine des Soupirs (ou François I), dans la Grande Gargouille, datant du . Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 18 mars 1930.
-Façades et toitures de la « maison du Temple », construite en 1575. Inscrites sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 5 février 1982.
-Ensemble de cadrans solaires sur les façades de bâtiments publics et maisons particulières
-Maison du Pape, construite en 1635, incendiée en 1692 et reconstruite en 1714-1717. Servit successivement d'hôpital, de caserne et d'école pour jeunes filles.

Jumelages

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