Politique des États-Unis d'Amérique

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Cet article concerne la politique des États-Unis d'Amérique. Après avoir donné un rappel institutionnel, il s'attache à en décrire la politique générale indépendamment des administrations successives. Les États-Unis d'Amérique sont une république fédérale et présidentielle.
Politique des États-Unis d'Amérique

Cet article concerne la politique des États-Unis d'Amérique. Après avoir donné un rappel institutionnel, il s'attache à en décrire la politique générale indépendamment des administrations successives. Les États-Unis d'Amérique sont une république fédérale et présidentielle.

Principes généraux

Le système politique des États-Unis d'Amérique repose sur trois principes fondamentaux : la République, la démocratie et le fédéralisme. Il est défini par la constitution de 1787 et ses amendements.

Une République

La création des États-Unis d'Amérique à la fin du eut lieu dans le contexte de la guerre d'indépendance contre le régime monarchique de la métropole britannique.

Une démocratie

- Le pouvoir du peuple souverain :
- Les conditions du droit de vote : pour pouvoir voter aux États-Unis, il faut avoir la nationalité américaine, avoir plus de 18 ansdepuis 1971 et disposer de ses droits civiques. Le suffrage est universel direct pour les représentants, indirect pour les élections présidentielles (système des Grands électeurs). L'abstention est calculée par rapport à tous les électeurs potentiels et pas seulement par rapport aux inscrits sur les listes électorales, comme c'est le cas en FranceNicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2020799502, p.62.
- Les intérêts particuliers sont représentés par toutes sortes de lobbies allant de la défense de l'environnement au port des armes (National Rifle Association).
- Le financement des campagnes : il existe un financement public pour la campagne présidentielle, contrôlé par la commission des élections fédérales.
- Séparation des pouvoirs : elle est garantie par la Constitution et son application est très stricte. Ainsi, le président ou le congrès ne peut abolir la peine de mort, décision qui est du ressort des tribunaux et de la cour suprême.
- Contre-pouvoirs : il existe des commissions parlementairesCes dernières années, commission sur le 11 septembre, sur la guerre en Irak qui ont le pouvoir d'enquêter sur les actes des hommes politiques. Ces commissions sont composées de membres des deux principaux partis du pays. Elles possèdent des moyens financiers importants et peuvent entendre des responsables de haut rang, qui témoignent sous serment et en publicsauf pour les affaires de secret défense. En mai 2004, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a été entendu pendant plus de six heuresNicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2020799502, p.67 devant une commission de sénateurs puis de députés pour répondre du scandale de la prison d'Abu Ghraib. La personne entendue doit répondre à toutes les questions sous peine d'être accusé d'outrage au congrès (contempt of Congress) et se retrouver en prison.
- Indépendance de la justice et importance du droit
- Respect des minorités par les libertés
- Presse indépendante et critique : le scandale du Watergate a été révélé par deux journalistes du Washington Post et a abouti à la démission du président. La liberté de la presse est suspendue pendant les périodes de guerreSauf pendant la Guerre du Vietnam, au cours de laquelle les reportages sur le front ont fait évolué l'opinion américaine. Les journaux américains savent faire leur autocritique : en juin 2004, le New York Times a publié un éditorial dans lequel la rédaction reconnaît avoir diffusé des informations sans les vérifier suffisamment, et même des nouvelles fausses en faisant confiance aux informations fournies par l'administration du président George Walker Bush dans le cadre de la préparation de la guerre contre l'Irak du printemps 2003.

Un pays fédéral

- Méfiance à l'égard du pouvoir central
- Le fédéralisme
- Démocratie directe : référendum d'initiative populaire

Pouvoir exécutif

Le pouvoir exécutif fédéral est composé du président et de son gouvernement (le terme américain administration est aussi utilisé) composé de secrétaires (équivalent de ministre, qui sont chacun en charge d'un département (un ministère)). Il est aidé par divers conseillers (celui à la sécurité nationale joue en général un rôle majeur parmi ceux-ci) et organismes notamment le PFIAB pour les affaires de renseignement.
- Département de l'Agriculture (Department of Agriculture)
- Département des Anciens combattants (Department of Veterans Affairs)
- Département du Commerce (Department of Commerce)
- Département de la Défense (Department of Defense)
- Département de l'Éducation (Department of Education)
- Département de l'Énergie (Department of Energy)
- Département d'État - département des Affaires étrangères - (Department of State)
- Département de l'Habitat et du Développement urbain (Department of Housing and Urban Development)
- Département de l'Intérieur (Department of the Interior)
- Département de la Justice & Attorney général (Department of Justice)
- Département de la Santé et de l'Action sociale (Department of Health and Human Services)
- Département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security)
- Département du Travail (Department of Labor)
- Département des Transports (Department of Transportation)
- Département du Trésor (Department of the Treasury) - voir Albert Gallatin, 3 Secrétaire

Gouvernements George W. Bush I (2000-2004) et George W. Bush II (2004-2008)

Pouvoir législatif

Le Capitole, Washington D.C., États-Unis Le pouvoir législatif fédéral est représenté par le Congrès des États-Unis, qui est composé :
- de la Chambre des Représentants des États-Unis
- du Sénat des États-Unis (à ne pas confondre avec les assemblées législatives de chacun des cinquante États)

Partis politiques

Il existe aujourd'hui deux principaux partis, qui alternent à la présidence depuis 1853 :
- Parti démocrate Democratic Party (présente des candidats à partir des élections de 1830)
- Parti républicain Republican Party Parmi les partis mineurs, on trouve :
- Parti de la réforme Reform Party (dont le candidat à l'élection présidentielle de 1996 était Ross Perot)
- Parti libertarien Libertarian Party
- Parti vert Green Party
- Parti Constitutionnaliste Constitution Party
- Parti communiste des USA Communist Party USA
- Parti Pro Life fortement ancré dans la tradition religieuse, ce parti est totalement opposé à l'avortement et flirte avec les républicains et l'ensemble des "Joe six pack" qui soutiennent le parti républicain. Ces Joe six pack viennent pour la plupart de l'intérieur des terres ce que l'on appelle The Country Side
- Parti indépendantiste portoricain (Parti Vert) dont le personnage le plus connu est il President Honoraire de l'Internationale socialiste, Rubén Berríos Partis disparus (ayant présenté des candidats à plusieurs élections) :
- Parti fédéraliste (présente des candidats jusqu'aux élections de 1820)
- Parti démocrate-républicain
- Parti républicain national
- Parti whig (présente des candidats à partir des élections de 1836)
- Parti anti-Jackson
- Parti de la liberté
- Parti du sol libre

Éléments récurrents de la politique américaine

Politique relative à la Constitution

État fédéral et États constitutifs

Bâtiment de la Cour suprême Les États-Unis d'Amérique sont une fédération d'États (cinquante aujourd'hui). Chacun de ces États dispose d'une autonomie très importante dans les domaines sociaux, culturels, éducatifs, économiques, judiciaires etc. Le gouvernement fédéral est souverain quant à la politique extérieure et à la défense ainsi que dans les relations économiques entre les États. Le pouvoir législatif des assemblées nationales est très limité par les droits individuels des États. Le gouvernement ne peut que définir des orientations, rarement imposer sa politique.

Droits civiques

(paragraphe à rédiger)

Traitement des minorités

Bien avant la Déclaration d'indépendance, les colons américains avaient commencé à repousser les tribus indiennes des territoires défrichés. Cette politique se poursuivra dans les premières années de la jeune république avec la création de réserves et le transfert forcé de populations entières vers des territoires de l'ouest. Aujourd'hui encore le Bureau des affaires indiennes continue à assurer la tutelle des réserves, les habitants n'ayant pas tous les droits des citoyens américains. A contrario, certaines tribus indiennes profitent aujourd'hui de cette situation pour créer des établissements tels que des casinos, dans des États où cette activité est illégale. Les Noirs importés d'Afrique pendant la période coloniale et jusqu'à la Guerre de Sécession ont eu, dans les États du sud, le statut d'esclave. La loi d'émancipation leur a, en principe, accordé des droits identiques à ceux des citoyens blancs. Dans la pratique les États, en particulier ceux du Sud, ont maintenu des systèmes discriminatoires jusqu'au années 1960. À partir de 1973 la loi fédérale a imposé un système de « discrimination positive » (dit Affirmative Action) destiné aux minorités, mais surtout aux Noirs, pour leur permettre de rattraper le retard accumulé dans les domaines éducatifs et sociaux. La portée de ce système a été réduite au début des années 1990. D'autres minorités (ethniques ou religieuses) ont fait, ou continuent à faire, l'objet de discriminations aux travers de quotas d'immigration ou de différences de traitement. Aujourd'hui le problème se déplace sous l'angle social avec les droits des communautés homosexuelles.

Traitement de l'immigration

Les États-Unis restent le premier pays d'immigration au monde par le nombre d'étrangers venant s'établir sur leur territoire. Le Bureau de recensement américain indique qu’en 2004, 12% de la population américaine était née à l’étranger (34 millions sur un total de 288 millions), ce qui constitue le taux le plus élevé enregistré en 70 ans. La part active de cette population immigrée était de 7% (plus de 21 millions de travailleurs contre 13 millions en 1994), dont la moitié est arrivée aux États-Unis depuis 1990. Près de 40% de ces travailleurs nés à l’étranger proviennent du Mexique et d’Amérique centrale, 25% d’Asie (dont les Philippines, l'Inde, la Chine, le Viêt Nam, la Corée du Sud). On estime entre 9 et 12 millions le nombre d'immigrants clandestins vivant dans le pays, la lutte contre l'immigration clandestine est rendue très difficile par les énormes territoires à surveiller (3 200 km de frontière mexicaine surveillé par moins de 13 000 gardes-frontières qui ne manquent pas de matériel de surveillance : lanternes et projecteurs, jumelles de visions nocturnes, chiens, chevaux hélicoptères, etc.). Environ un million sont interceptés chaque année dans les quatre États le long de cette frontière, mais encore plus réussissent à passer. D'après le quotidien espagnol El País du 1998 . 50 000 visas seront accordés par la loterie de visas d'immigrant pour 2007 pour des personnes voulant s'établir dans ce pays, en plus des demandes de visas traditionnelles. 70 000 réfugiés ont été pris en compte par le Programme d'accueil et de placement des réfugiés en 2005, contre 53 000 en 2004. Plus de 565 000 étudiants étrangers étudient aux États-Unis durant l'année scolaire 2004-2005.

Passagers aériens

Une trentaine d'informations sont communiquées : l'état civil et l'adresse qui figurent sur le passeport, la commande d'un plateau-repas basé sur une croyance, le numéro de carte de crédit, etc ..

Politique étrangère

La politique étrangère américaine est désormais celle d'une « hyperpuissance ». Pourtant, tel n'a pas toujours été le cas. Le message d'adieu de George Washington mettait en garde les futurs gouvernants des États-Unis contre la tentation de l'ingérence dans les affaires d'autrui. Si le président est l'incarnation de la politique étrangère, puisqu'il permet à la nation américaine de parler d'une seule voix, s'il énonce les orientations de cette politique à travers des « doctrines » (il suffit de rappeler la doctrine Monroe, la doctrine Truman, ou encore la doctrine Bush), cette dernière n'est pas l'émanation d'un organe unique. Elle n'est pas le fruit du travail d'un groupe qui, seul, parviendrait à formuler l'intégralité d'une politique donnée. Appréhender la politique étrangère américaine revient donc à prendre en compte une multiplicité de facteurs (psychologie du président, modes de gestion, styles présidentiels) et surtout la grande concurrence qui existe entre les institutions administratives. Parce que la structure de l'administration n'est pas à proprement parler hiérarchique, on ne trouve pas un processus décisionnel formalisé et constant comme on le verrait dans le système politique français. La formulation de la politique étrangère américaine est la résultante d'une concurrence féroce entre :
- d'une part, les acteurs politiques :
- le Président
- le Congrès
- plusieurs ministères (comme celui de la Défense (et en son sein les divergences possibles entre civils et militaires) ou des Affaires étrangères.
- et, d'autre part, les débats idéologiques entre libéraux, conservateurs, néoconservateurs, religieux (libéraux ou conservateurs) et penseurs économiques. Il arrive parfois qu'un des acteurs prenne le pas sur les autres, mais il ne faut pas en surestimer la portée ni la durée. Dans un système désormais unipolaire, l'anti-américanisme paraît plus virulent que jamais. On relèvera toutefois que la littérature produite sous Ronald Reagan, notamment en France, avait des accents similaires.

Les différentes doctrines

On peut voir plusieurs doctrines qui ont été appliquées suivant les époques et les personnes au pouvoir :
- l'isolationnisme (républicains des années 1920) : doctrine Monroe (1823 : « l’Amérique aux Américains »), l'hostilité à toute influence européenne en Amérique
- le messianisme : le but premier est d'exporter le modèle américain. Il existe deux variantes :
- le messianisme multilatéral (Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, George Bush) : sécurité collective
- le messianisme unilatéral, autrement dit le « wilsonisme armé » (néoconservateurs, George W. Bush) : par la force
- le pragmatisme (Henry Kissinger, Richard Nixon) : le but est de s'associer avec n'importe quel pays si cela est favorable aux intérêts américains

Afrique

Le 20 juillet 2005, Washington a fait savoir, par l'intermédiaire de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, la création d'un programme d'aide pour le continent africain. À la fin du congrès de l'AGOA sur la "Coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne", les États-Unis ont annoncé la création d'un "fonds pour la diversification de l'économie africaine". Aucun montant n'est avancé, toutefois selon Le Monde (20 juillet 2005), "avec 3, 2 milliards de dollars en 2004, les États-Unis sont les premiers fournisseurs d'aide bilatérale à l'Afrique".

Voir aussi

Notes

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