Légion étrangère

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uniforme. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif. Ils portent le fusil d'assaut FAMAS. Emblème de la légion : fanion et grenades. La Légion étrangère est un corps d'élite de l'armée de terre française.
Légion étrangère

uniforme. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif. Ils portent le fusil d'assaut FAMAS. Emblème de la légion : fanion et grenades. La Légion étrangère est un corps d'élite de l'armée de terre française.

Création

Sapeur de la Légion 1970 La Légion étrangère est créée par décret le 10 mars 1831 par le roi Louis-Philippe, roi des Français, à l'instigation du maréchal Soult, ministre de la Guerre. Elle rassemble, à cette date, les différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses, issus de la Paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan, le régiment Hohenlohe. Cette troupe nouvelle est destinée à combattre en Algérie. La légion étrangère ne peut combattre qu'en outre mer sauf si la métropole est envahie. Les premiers cantonnements de la Légion sont implantés à Langres, Bar-le-Duc, Agen et Auxerre. Les anciens des gardes suisses et du régiment Hohenlohe sont placés dans le 1 bataillon. Les 2 et 3 reçoivent les Suisses et les Allemands, le 4 est réservé aux Espagnols et Portugais, le 5 aux Sardes et Italiens, le 6 aux Belges et Hollandais et le 7 aux Polonais. Au commencement, la Légion constitue un moyen très efficace pour retirer les éléments les plus « indésirables » de la société française du . Ses rangs sont remplis de meurtriers, d'évadés, de mendiants, de criminels de droit commun et d'immigrés non désirés. Le légionnaire est très mal formé, peu ou pas payé, et reçoit le plus sommaire en matière d'équipement, de vêtements et de nourriture. La motivation des hommes est alors au plus bas, car les raisons de rejoindre la Légion sont le plus souvent le désespoir et l'instinct de survie plutôt que le patriotisme. Certains légionnaires tentent très probablement d'échapper à de graves problèmes. Les conditions de vie et de travail sont terribles et les premières campagnes provoquent de lourdes pertes. En conséquence, les désertions posent un problème important à la Légion. Forger une force de combat efficace à partir d'un groupe de soldats peu motivés, représente une entreprise des plus difficiles. Dans ce but, la Légion développe d'emblée une discipline incroyablement stricte, dépassant de loin celle imposée à l'armée française régulière.

Traditions de la Légion étrangère

Les traditions au sein de la Légion étrangère sont nombreuses et issues directement de son histoire : du « vert et rouge », au pas lent de ses unités, en passant par les pionniers et Le Boudin (chant de marche de la Légion). Mais contrairement à une idée reçue, ces traditions ne sont pas inamovibles et vivent avec l'Institution. Elles sont officiellement regroupées au sein d'un "Recueil des traditions de la Légion étrangère" édité par le comité des traditions de la Légion étrangère.

Culture de la Légion étrangère

La Légion étrangère a, depuis de nombreuses décennies, inspiré des œuvres de tous types : livres, films, chansons, etc. Elles présentent souvent l'Institution sous son aspect romantique, mais parfois aussi sous un angle plus à même d'entretenir le mythe du « légionnaire-voyou ».

Campagnes

Algérie

drapeaux des 1 et 2 Régiments étrangers Créée pour combattre « hors du territoire continental du royaume », la Légion étrangère est stationnée en Algérie, où elle participe à la conquête et à la mise en valeur du territoire. Le 4 bataillon est le premier à recevoir le baptême du feu, le 11 novembre 1832, au combat de Sidi-Chabal, près d’Oran contre les troupes d’Abd El-Kader. En 1834, les Espagnols du 4 bataillon sont démobilisés et autorisés à rentrer dans leur pays, en proie à la guerre civile. Le 7 bataillon est ramené à Oran et prend alors le numéro 4.

Guerres carlistes

La guerre civile déchire l’Espagne. Afin d'aider Isabelle II, Adolphe Thiers, alors ministre de l'Intérieur, réussit à convaincre le gouvernement d'envoyer la Légion étrangère en Espagne. Deux jours plus tard, le 8 juin 1835, Louis-Philippe donne son accord et la Légion étrangère est cédée le 28 du même mois. Par ordonnance royale, la Légion ne fait plus partie de l'armée française. Celle qui devait devenir « l'Ancienne Légion » est livrée à elle-même en Espagne. Mal équipés, peu, voire pas payés, les légionnaires combattent sans renfort, ni nouveau recrutement. En 1839, la reine donne congé aux derniers survivants. La plupart d'entre eux franchissent la frontière française pour s'engager de nouveau dans la Légion.

Algérie pour la nouvelle Légion

Le 16 décembre 1836Chronologie. 13 juillet 2001 -Les Echos, après le passage de la Légion étrangère dans les rangs de l'armée espagnole, Louis-Philippe décida de la création d'une nouvelle Légion afin de renforcer les troupes françaises en Algérie.Trois bataillons sont alors créés pour combler le vide laissé par les départs en Espagne. En 1840, deux autres, les 4 et 5, sont formés à Pau et à Perpignan avec les survivants de l'aventure espagnole, anciens légionnaires comme carlistes. Ces bataillons viennent rapidement compléter le dispositif et renforcer les troupes françaises de l'Armée d'Afrique.

La Crimée (1854-1856)

Le 27 juin 1854, le Jean Bart embarque deux bataillons du régiment. Le 3 bataillon et le dépôt du régiment partent quant à eux s'installer en Corse, à Bastia, afin d'y former le dépôt de guerre destiné à alimenter les deux régiments étrangers partis en Crimée. Les deux régiments de Légion participent, au sein de la « Brigade étrangère », aux batailles de l’Alma, le 20 septembre 1854 et au siège de Sébastopol durant l'hiver 1854-1855. Le manque d'équipement est particulièrement éprouvant et le choléra frappe le corps expéditionnaire. Néanmoins, les ventres de cuir (surnom donné aux légionnaires par les Russes en raison de leur cartouchière sur le ventre), se comportent admirablement. Le 21 juin 1855, les compagnies d'élite du 3 bataillon et tous les effectifs disponibles laissés en Corse arrivent en Crimée. Le 8 septembre, c'est l'assaut final et, le 10, le 2 Régiment étranger, drapeau et musique en tête, défile dans les rues de Sébastopol.

Campagne d'Italie

Comme l'armée d'Afrique, la Légion participe à la campagne d'Italie. Elle s'illustre notamment au cours de la bataille de Magenta le 4 juin 1859. Le 24 juin, les légionnaires se heurtent aux Autrichiens au cours de la bataille de Solférino.

Expédition du Mexique

Emblème du 4ème bataillon. Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, mais une pétition de ses officiers adressée au ministre de la Guerre a pour effet de punir ceux-ci et d'envoyer le Régiment étranger au Mexique. Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate d'escorter des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3 compagnie s'illustre le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui reste dans l'histoire comme l'illustration du sacrifice au nom de la parole donnée. Le régiment se déplace ensuite vers les Terres Chaudes et est réorganisé en 4 bataillons en 1864. Parallèlement, le dépôt du régiment quitte temporairement Sidi bel Abbès pour Aix-en-Provence afin de faciliter le recrutement et l'envoi de renforts au Mexique. De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oaxaca. Le 3 juillet 1866, les 3 et 5 compagnies du 4 bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l'hacienda de l'Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains. Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires. L'accord passé avec l'empereur Maximilien indiquait que la Légion étrangère devait passer au service du Mexique ; comme l'aventure française au Mexique tourne au désastre, la Légion rentre en France.

Guerre franco-allemande de 1870

Le 19 juillet 1870, la Guerre franco-allemande éclate entre la France et la Prusse. Cette guerre se déroule sur le sol de France, où la Légion n'a pas, normalement, à intervenir. Par ailleurs, on ne peut pas demander aux légionnaires allemands de se battre contre leur pays. Mais la situation est si critique que le gouvernement fait appel aux troupes d’Afrique. Deux bataillons sont formés pour partir en métropole. Les légionnaires allemands, le drapeau du régiment et la musique restent, eux, à Sidi-Bel-Abbès. Pendant ce temps, un 5 bataillon est créé sur le sol national pour incorporer les étrangers qui veulent servir leur patrie d'adoption. Celui-ci se distingue particulièrement pour sa vaillance lors de la bataille d'Orléans le 10 octobre. Les bataillons arrivés d’Algérie se fondent avec les rescapés des combats d’Orléans mais ils connaissent la défaites avec l’Armée de l’Est. Ce qui reste de l'unité participe à la répression de la Commune de Paris en avril et mai 1871. Le 11 juin, le régiment étranger de marche formé pour la circonstance cesse d'exister. Ses éléments reprennent le chemin de l’Algérie.

Tonkin

Le 18 novembre 1883, les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l’amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons noirs. Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d'armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son-Tay. Renforcés par le 2 bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s'emparent de la forteresse de Bac Ninh. Du 26 janvier au 3 mars 1885, la citadelle de Tuyen Quang, défendue par une majorité de légionnaires est assiégée. Le 1 janvier 1885, les 3 et 4 bataillons du 1er régiment étranger arrivent au Tonkin et sont intégrés au 2 Étranger. Le 3 bataillon tient une place particulière lors de la prise de Lang Son le 4 février. Le 4 bataillon du 2 Étranger, débarqué à Formose en janvier 1885 combat les Chinois sur place jusqu'à l'armistice franco-chinois du 21 juin 1885. Il rejoint ensuite son corps au Tonkin. Après la conquête, vient la phase de pacification qui, comme en Algérie est une lutte permanente contre les bandes armées.

Afrique

-Dahomey (1892-1894) En 1892, le roi Behanzin menace le comptoir de Porto Novo et la France décide d'intervenir. Un bataillon étranger de marche est constitué à partir de 2 compagnies du 1 Étranger et 2 autres du 2 Étranger. Il est placé administrativement sous le commandement de ce dernier. Le commandant Faurax en prend la tête. De Cotonou, les légionnaires doivent s'emparer d’Abomey, la capitale du mutin. Deux mois et demi sont nécessaires pour atteindre la cité au prix de combats répétés contre les soldats, et surtout les amazones du roi. Celui-ci capitule et est capturé par les légionnaires en janvier 1894.
-Soudan (actuel Mali) (1892-1893) Une compagnie de marche est formée par le 2 Étranger et transportée à Kayes afin de soumettre les sultans Ahmadou et Samory Touré. Une fois sa mission accomplie avec succès, la compagnie est dissoute à son retour à Saïda le 24 juin 1893.
-Guinée (1894) Un bataillon de marche constitué de deux compagnies des deux régiments étrangers est créé au début de l'année 1894 pour pacifier le Niger. La victoire des légionnaires à la forterese d'Ouilla et les patrouilles de police dans la région accélèrent la soumission des tribus. Mais 51 légionnaires doivent y être hospitalisés en raison de maladies tropicales et de dysenterie.
-Madagascar (1895-1905) En 1895, un bataillon de marche, formé par les 1 et 2 Étrangers est envoyé à Madagascar afin de participer au corps expéditionnaire qui a pour mission de réduire l'insurrection. Le bataillon étranger forme alors le fer de lance de la colonne lancée sur Tananarive. Mais si la faible intensité des combats ne permet pas aux Légionnaires de montrer leur bravoure, ils laissent 226 des leurs, morts sur la grande île, dont à peine un dixième pour faits de guerre. Les autres, comme une grande partie du corps expéditionnaire, meurent des conditions climatiques et des maladies tropicales. Le bataillon rentre en Algérie en décembre 1895. Mais dès 1896, le général Galliéni, appelé à réduire une deuxième insurrection malgache, demande à partir avec 600 Légionnaires afin de pouvoir "mourir convenablement" le cas échéant. Un nouveau bataillon de marche est donc formé pour cette expédition. Des renforts suivent car les opération de pacification durent jusqu'en 1905. Là encore, l'ennemi le plus redoutable est la fièvre.

Première Guerre mondiale

Dès août 1914, des milliers d'étrangers, présents en métropole ou dans les colonies, rejoignent les rangs de la Légion, afin de prouver leur attachement et leur reconnaissance à la France. Au total ce sont 42 883 volontaires, représentant pas moins de 52 nationalités, qui forment les 5 régiments de marche, où servent en majorité des Russes, des Italiens, des Suisses, des Belges et des Britanniques. Suite aux nombreuses pertes subies par ces unités et au retour de la plupart de ces premiers engagés dans leurs pays d'origine, le commandement décide, le 11 novembre 1915, la création du RMLE: Régiment de marche de la Légion étrangère ; sur le front français, celui-ci est engagé en Artois, dans la Somme et à Verdun. Avec le RICM, le RMLE sera le régiment le plus décoré de France. La Légion fournit en outre un bataillon qui, amalgamé avec deux autres bataillons de zouaves et de tirailleurs algériens, constitue le RMA, Régiment de Marche d'Algérie, qui combat à Gallipoli (1915) et rejoindra l'Armée d'Orient sur le front de Salonique (1916-1918). Au total, plus de 6 000 Légionnaires trouvent la mort sur les champs de bataille de France ou des Balkans ; à titre d'exemple, le RMLE perd à lui seul 115 officiers tués, dont 2 colonels, 12 commandants et 21 capitaines.
-Maroc
- 1914 : Bataille d'Elhri
- Maroc précolonial
-Syrie Pacification contre les Druzes.

Seconde Guerre mondiale

La déclaration de guerre du 3 septembre 1939 provoque un changement sensible au sein des effectifs légionnaires : ainsi les Espagnols, en grande majorité rescapés républicains de la guerre civile, représentent jusqu'à 28% du total ; les opposants politiques européens, réfugiés ou expulsés de leur pays d'origine : Italiens, Allemands et Autrichiens, montent jusqu'à près de 17%. Cette vague de nouveaux engagés permet de porter le nombre de Légionnaires à 48 924 inscrits sur les rôles au 9 mai 1940 ; ce chiffre ne sera jamais dépassé, pas même lors de la guerre d'Indochine. Cet afflux de volontaires permet de créer plusieurs nouvelles unités:
- la 13° DBLE (demi-brigade de la Légion Etrangère), qui participe à l'expédition de Norvège à Narvik, avant d'être l'une des toutes premières unités constituées à rejoindre les FFL en Grande Bretagne pour participer aux campagnes de Dakar, du Gabon, d'Erythrée, de Syrie, de Bir Hakeim, d'El Alamein ;
- le 6ème REI qui participe lui aussi à la campagne de Syrie mais dans le camp adverse.
- les 11 et 12 REI, qui participent à la Campagne de France en mai-juin 1940 ;
- le GRD 97 ( Groupement de Reconnaissance divisionnaire n°97) qui est engagé en mai-juin 40 ;
- par ailleurs, au camp pyrénéen de Barcarès, sont mis sur pied trois autres régiments, les 21, 22 et 23 RMVE, ou Régiments de Marche de Volontaires Etrangers, unités éphémères. 1943: Campagne de Tunisie. 1944-1945: Le RMLE, le 1 REC et la 13 DBLE participent aux campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne. Après 1945, de nombreux anciens soldats de la Wehrmacht rejoignent la Légion, augmentant de façon très importante sa combativité et son efficacité.
- Bataille de Narvik
- Bataille de Bir Hakeim
- Bataille d'El Alamein
- Tunisie
- août 1944 : Débarquement de Provence

Guerre d’Indochine

Empblème du 2ème rep. Au total, de 1946 à 1954, ce ne sont pas moins de Légionnaires qui servent en Indochine. Avec plus de morts, la Légion enregistre le taux le plus élevé en pertes humaines: prés de 12 % pour les Képis Blancs contre moins de 7 % pour l'ensemble du Corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient. Total des pertes : morts dont 109 officiers, 1082 sous-officiers et 9092 légionnaires. La légion participera à la fameuse bataille de Dien Bien Phu .

Guerre d'Algérie

Pour s'être rallié au putsch d'Alger d'avril 1961, le 1 REP est dissous le 30 avril 1961 à Zéralda. Son commandant par intérim, Hélie Denoix de Saint Marc, est condamné à 10 ans de détention criminelle. La perte de l'Algérie est un traumatisme pour la légion car elle la contraint à quitter Sidi-bel-Abbès, l'un de ses centres de commandement, fondé en 1842. En partant, elle brûle le pavillon chinois qui, pris en 1884 à Tuyen-Quang, ne devait pas quitter Sidi-bel-Abbès, emporte la main de bois du capitaine Danjou, les reliques du musée du Souvenir et exhume les cercueils du Général Rollet (
Père de la Légion'') et, symboliquement, du légionnaire Heinz Zimmermann, dernier tué d'Algérie, qui seront transférés à Puyloubier, près de Marseille

Depuis 1962

parachutistes de la Légion, entre 1950 et 1970 Mortier du 2e régiment étranger de parachutistes en action durant la bataille de Kolwezi, 1978
- réduction de l'effectif de 40 000 à 8 000 hommes, déplacement du siège du commandement à Aubagne.
- 1969-1971: interventions au Tchad
- 1978 : Sauvetage de Kolwezi au Zaïre.
- Liban : Durant la première guerre du Liban (début des années 1980), le 2 régiment étranger de parachutistes est chargé d'extraire Yasser Arafat, pris dans une souricière à Beyrouth. Cette opération est lancée après que Paris eut arraché un accord avec Israël afin de préserver la pérennité politique de l'OLP.
- 1991 : Guerre du Golfe au sein de la division Daguet et évacuation de ressortissants français et étrangers au Rwanda, au Gabon et au Zaïre.
- 1992 : Cambodge et Somalie
- 1993 : Sarajevo Ex-Yougoslavie
- 1995 : Rwanda
- 1996 : Centrafrique
- 1997 : Congo-Brazzaville
- 2002-2003 : opération Licorne en Côte d’Ivoire

Composition

-Commandement de la Légion étrangère (COMLE) installé à Aubagne
-1er régiment étranger (1 RE) stationné à Aubagne (800 hommes)
-4e régiment étranger (4 RE) Régiment de formation stationné à Castelnaudary (570 hommes plus stagiaires)
-2e régiment étranger de parachutistes (2 REP) stationné à Calvi (Corse) (1 234 hommes)
-1er régiment étranger de cavalerie (1 REC) stationné à Orange (950 hommes)
-1er régiment étranger de génie (1 REG) stationné à Laudun (Gard] (1000 hommes)
-2e régiment étranger de génie (2 REG) stationné à Saint-Christol (Vaucluse) (870 hommes)
-2e régiment étranger d’infanterie (2 REI) stationné à Nîmes (1300 hommes)
-3e régiment étranger d’infanterie (3 REI) Stationné à Kourou (Guyane) (250 hommes Légion et 380 tournants).Le 3° REI est le deuxième régiment le plus décoré de toute l'armée française, derrière le RICM. Le 3° REI est l'héritier du Régiment de marche de la Légion étrangère
-13e demi-brigade de Légion étrangère (13 DBLE) stationné à Djibouti (740 hommes dont 580 Légion)
-Détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) stationné à Dzaoudzi (240 hommes dont 80 Légion et 160 tournants)
-Groupement du recrutement de la Légion étrangère (GRLE) stationné à Nogent-sur-Marne

Recrutement

La Légion étrangère, contrairement à d'autres corps de l’armée française au recrutement exclusivement masculin (sous-mariniers et gardes mobiles), ne bénéficie d'aucune disposition statutaire interdisant le recrutement des femmes. Néanmoins, et compte tenu du fort taux de sélection à l'engagement (environ 1 engagé sur 6 candidats en 2006), celle-ci ne recrute, comme légionnaire, que des hommes. En revanche, un nombre variable d'officiers et de sous-officiers féminins servent sous le béret vert, en tant que "cadres du régime général affectés à la Légion". Si ces femmes portent le béret de l'Institution, elle n'en portent pas les attributs de tradition (Képi blanc, épaulettes rouges et vertes et ceinture bleue). Ci-joint un "tableau des effectifs de la Légion" établi en 1963 et établissant l'origine nationale de plus de Légionnaires ayant servi de 1831 à 1961. On notera que, à un moment donné, les principales nationalités d'origine de la légion étrangère sont en étroite corrélation avec les évènements en cours à ce moment, la légion permettant d'échapper à pas mal de tracas pour les vaincus d'une guerre. C'est pourquoi on voit sur ce tableau une très forte majorité d'allemands, principalement d'anciens soldats de la Wehrmacht et des Waffen-SS : En ce qui concerne les conditions de recrutement au sein de la Légion étrangère, voir la page officielle dédiée : . Cependant, en ce qui concerne les limites d'âges, elles vont de 17 ans 1/2 (avec autorisation parentale) à 40 ans.

Faits d'armes

-Bataille de Camerone le 30 avril 1863 au Mexique. Bien qu'il s'agisse pour la Légion d'une défaite, elle est commémorée par les légionnaires avec autant de ferveur que par les Mexicains, qui reconnaissent sans réserve le courage des Légionnaires (ceux-ci ne se rendirent que lorsqu'il ne resta que trois combattants !).
-Tuyen Quang en 1885 au Tonkin. Six cents légionnaires sont encerclés et assaillis par vingt mille Chinois et leur résistance dure pendant trente-six jours avant l'arrivée de renforts.
- Bataille de Narvik
- Bataille de Bir Hakeim
- Bataille de Điện Biên Phủ du 13 mars au 7 mai 1954.
- Sauvetage de Kolwezi en 1978 au Zaïre. Les parachutistes de la Légion étrangère, à plusieurs milliers de kilomètres de leurs bases, interviennent à Kolwezi, au Zaïre, pour délivrer des Européens retenus en otage par des rebelles.
- Libération d'enfants pris en otage dans un bus scolaire à Loyada en République de Djibouti.
- Pendant la guerre du Golfe en 1991 la Légion étrangère participe aux opérations terrestres au cours de l'opération Daguet.

Légionnaires célèbres

Officiers

-Alexandre Joseph Comte Colonna-Walewski, fils illégitime de
-SAR le Prince Aage de Danemark
-Dimitri Amilakhvari
-général Serge Andolenko
-François Achille Bazaine
-François Certain Canrobert
-Capitaine Danjou
-Philippe Erulin
-John F. Hasey (Capitaine pendant la 2 Guerre mondiale et officier de la CIA)
-Pierre Koenig
-André Lalande
-Jean-Marie Le Pen
-Le Prince Louis II de Monaco
-Patrice MacMahon
-Pierre Messmer
-Joseph Plantevin (ancien colonel de légion terminera Général d'armée française)
-Kharaman-Khan Nazare Aga
-Zinovy Peshkov
- SAR Pierre I de Serbie
-Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud
-Hélie Denoix de Saint Marc (ancien résistant déporté à Buchenwald, participa au putsch d'Alger)
-Albert de Tscharner (lieutenant-colonel d'origine suisse
-Guy Marchand, chanteur de variétés, comédien, fut officier de Légion.
-Jacques Pâris de Bollardière, légionnaire durant la Seconde Guerre Mondiale.

Hommes du rang

-Blaise Cendrars
-Max Deutsch, compositeur autrichien
-François Faber coureur cycliste
-Milorad Ulemek
-Ante Gotovina
-Hans Hartung
-Ernst Jünger
-Arthur Koestler
-Raoul Gervais Lufbery
-Simon Murray (homme d'affaires et écrivain anglais né en 1940)
-Claude Nougaro
-Charles Petter (ingénieur et inventeur du fameux pistolet Sig P210)
-Alan Seeger (poète américain)
-William A. Wellman (metteur en scène américain)
- Roger Rousseau ex-légionnaire Raymond Reigner (auteur de deux livres sur la Légion)
-Giuseppe Bottai (intellectuel italien du régime fasciste, incorpore la Légion après avoir participé à la destitution de Mussolini en juillet 1943)
-Louis Napoléon, engagé volontaire de 1939 à 1941. Combat en Afrique du Nord.

Autres

-Cole Porter (prétendait faussement en avoir fait partie lorsqu'il vivait à Paris)
-Norman Schwarzkopf légionnaire honoraire
-Susan Travers (seule femme immatriculée à la Légion étrangère)
-Edmonde Charles-Roux (caporal à titre honoraire, elle porte un matricule honoraire)

Références

Bibliographie

- Bernard Quris, L'aventure légionnaire, France-Empire, 1972
- Erwan Bergot, La Légion au combat. De la Grande Guerre à nos jours , LGF, 1995,
- Georges Blond : La Légion Étrangère, Stock, 1964
- Paul Bonnecarrère, Par le sang versé : La Légion étrangère en Indochine, Académique Perrin, 2007,
- Jean Pierre Gourmelen et Antonio Hernandez Palacios, Camerone, Dargaud, 1983,
- P. Cart-Tanneur et T. Szecsko, Le Deuxième Étranger, B.I.P., 1986 -
- André-Paul Comor, La Légion Étrangère, P.U.F., coll. Que sais-je? N°2686 , 1992,
- Dominique Farale, Mystérieuse Légion Étrangère, D.I.E., 2005
- général (cr) Hallo, Monsieur légionnaire, Lavauzelle, 2000,
- Douglas Porch, La Légion étrangère 1831-1962, Fayard, 1994,
- Pierre Montagnon, Histoire de la legion de 1831 a nos jours , Pygmalion, 1999,
- Pierre Montagnon, Légionnaires d'hier et d'aujourd'hui, Pygmalion, 2006,
- Étienne de Montety, Des hommes irréguliers, Perrin, 2006,
- Pierre Sergent, Je ne regrette rien, Fayard, 1975
- Pierre Sergent, Les Maréchaux de la Légion, Fayard, 1977
- Pierre Sergent, Camerone, Fayard, 1980,
- Pierre Sergent, Légionnaire, en avant ! : De Budapest 1942, à Sidi-Bel-Abbès 1962 , Atlante, 2000,
- Roger Rousseau, Légion je t'accuse, La face cachée de Kolwezi, Ed. Rexy, 2006 ===
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